Ridley Scott nous a habitué à réalisé des films stylisés, avec des ambiances bien reconnaissables, on apparente sa filmographie et sa façon de filmer à ses plus grands films, mais est-ce que l'on n'irait pas un peu vite dans notre façon de voir son cinéma. Car après tout, si on se penche sérieusement sur sa filmographie, il y a autre chose que Alien, ou Blade Runner, ou même que Black rain. Et ici, on se retrouve devant un film sans artifice, dans un style presque classique, tout l'intérêt est basé dans le scénario, dans les personnages, et notamment celui joué par Cage. Dans un premier tiers, on se demande si tout cela tient bien la route, certes, on découvre cet arnaqueur bourré de tics obsessionnels qui sans ses cachets la vie est enfer pour lui, c'est intéressant mais pas suffisant pour nous accroché réellement, puis le film passe a la vitesse supérieur avec la mise en place d'une belle arnaque, et on sent bien qu'il va y avoir un caillou dans la chaussure; le rythme des scènes et les situations cocasses s'enchainent. Nicolas Cage maitrise son personnage, on se prend de sympathie pour lui, pour son histoire, et on marche avec lui jusqu'à la fin de cette aventure. Mention spéciale à la jeune Alison Lohman, peu connu, mais qui s'acquitte très bien de son rôle.
Une comédie d'arnaque maline et bien ficelée mêlant humour, tendresse, suspense avec efficacité, portée par un excellent trio de comédiens, notamment Nicolas Cage en escroc névrosé et l’attachante Alison Lohman. 3,75
Ridley Scott, quand il dispose d'un bon scénario, peut faire des miracles d'autant qu'il a toujours été un excellent directeur d'acteurs, il le prouve ici en permettant à Nicolas Cage de livrer l'une de ses meilleures prestations, Quant à Alison Lohman, c'est très simple, on la dirait habitée par son rôle tellement elle crève l'écran. Le scénario est très malin nous scotchant dans notre fauteuil grâce à une réalisation très rythmés. Et puis ce petit côté amoral est assez jouissif. Quant aux finals (au pluriel) chapeau l'artiste !
Je peux regarder ce chef d'œuvre en boucle. Tout est sublime. La musique, les acteurs (meilleur film de Cage je trouve), les dialogues, l'intrigue et le twist final.
Nicolas Cage qui joue un escroc d'envergure atteint de trouble de personnalité obsessionnel-compulsif. Le pitch est fou. Parce que l'acteur américain l'est tout autant. Son jeu fait le film, littéralement. Sur un scénario qui n'est pas celui du siècle, mais qui a au moins le mérite de nous proposer un twist finement amené. Pour que ce dernier soit efficace, vaut mieux ne rien en dire. C'est très curieux mais le film arrive encore à capter une identité visuelle d'un cinéma américain qui semble aujourd'hui révolu. Je me suis imaginé l'espace d'un instant ce long-métrage fabriqué en 2022, et cette certitude que ce serait un navet. Ce genre de thriller policier à la croisée entre drame et comédie, interprété par des acteurs brillants, et un réalisateur de pointe, aka Ridley Scott, çà n'existe plus. Du moins plus sur grand écran. La demande et la consommation en 20 ans a bien changé, en voici une belle illustration.
En abandonnant son style de prédilection, à savoir le film d’action, Ridley Scott livre en 2003 une sympathique comédie familiale. Un homme vivant de petites combines et d’escroqueries découvre par hasard l’existence de sa fille. Bien qu’atteint de troubles obsessionnels, il décide d’assumer sa nouvelle paternité. L’histoire possède de nombreux passages drôles en s’appuyant sur des personnages décalés mais attachants. Le scénario présente également une intrigue policière remplie de rebondissements. En outre, les interprétations d’Alison Lohman (jouant l’adolescente bien qu’âgée de 24 ans à l’époque) et surtout de Nicolas Cage sont excellentes. Bref, un bon divertissement qui constitue une originalité dans la cinématographie du réalisateur.
Le scénario, la mise en scène, le rythme, les comédiens... font le succès de ce film mais cerise sur le gâteau... le cliffenger est incroyable !! On ne le voit pas venir une seconde !! Et le final, au fond est une sorte de belle morale qui sied à merveille l’expression « un mal pour un bien ».
N. Cage livre à nouveau une interprétation grandiose à travers les traits d un personnage pas évident à interpréter avec tous ses tiques etc
Matchstick Men investit le faux comme vecteur d’accession au vrai, le mensonge comme thérapie permettant à Roy de quitter sa solitude et une partie des tocs qui y sont associés pour, à terme, (re)fonder une famille. Nul hasard si le personnage commence par marcher en chaussettes sur sa fameuse moquette – celle qu’il ne cesse d’aspirer et dont la pureté doit rester intacte – avant de finir pieds nus sur le toit d’un immeuble quand, désillusionné, il prend conscience de la supercherie dont il a été l’objet. Les pieds nus signifient, comme souvent chez Ridley Scott, le raccord à la réalité et à la fragilité congénitale de l’être humain : Paul Getty père marchant jusqu’au tableau La Vierge et l’Enfant dans All the money of the world (2017), le robot David dans Alien: Covenant (2017), l’avocat de The Counselor, l’agent Ferris dans Body of Lies (2008), Christophe Colomb sur sa caravelle dans 1492: Conquest of Paradise (1992), les marins de White Squall (1996) etc. Nous retrouvons également le symbole de l’échiquier, détenu par le psychiatre, instigateur principal de l’arnaque. Le cinéaste offre ainsi une variation cynique sur le thème de l’arroseur arrosé, quoique son cynisme s’émousse enfin pour ménager une porte de sortie : retrouver un équilibre par le déséquilibre, créer un foyer authentique après avoir vu le factice détruit. Le jeu de rôles prouve à Roy qu’il est capable d’être un bon père et qu’il a besoin d’assurer sa paternité. Nicolas Cage l’interprète à la perfection : il compose un personnage à la fois hilarant et poignant, épaulé par des seconds rôles tout aussi convaincants. Matchstick Men témoigne de l’habileté de Scott à s’emparer d’un genre qui n’est pas le sien, et qu’il réussit haut la main après la lourdeur de son A Good Year (2006).
Ce Ridley Scott est plutôt pas mal. Le début est un peu long mais la seconde partie se révèle être intéressante et les retournements de situation sont bien amenés. Une bonne surprise car vraiment ça a mis du temps à démarrer. Alison Lohman est extraordinaire et Nicolas Cage, définitivement crédible dans ce personnage déluré. Un bon film!
Ce film m'a surpris dans le bon sens du terme. Nicolas Cage est très bon dans son rôle et le scénario est sympathique. Sans pousser vers le sombre, c'est un film regardable en famille. Bon film à tous !
Ridley Scott offre encore un beau rôle à Nicolas Cage qui excelle dans son personnage d’arnaqueur. Les Associés n’est sans doute pas le meilleur film du cinéaste mais prouve encore sa capacité à toucher à tout.
Ridley Scott nous arnaque brillamment avec ses associés N Cage, sobre et plein de TOC ainsi que Lohman : la révélation. Sans prétention malgré ses énormes qualités.
Très bonne réalisation de Ridley Scott, qui nous conte une histoire drôle et bien rythmée. Cette comédie nous offre un scénario solide, alliant humour, action, émotion et … surprise. Ce film comporte beaucoup de clins d'œil sympathiques avec un excellent support musical ; la BO de Hans Zimmer nous proposant de superbes insertions Jazz ou classiques, avec des emprunts à Nino Rota et la présence notable de The Voice (F. Sinatra). Le casting lui aussi est extraordinaire avec un Nicolas Cage impressionnant, Alison Lohman naturelle et craquante, Sam Rockwell crédible et efficace.