2 Fast 2 Furious – Quand le tuning dépasse le scénario
Brian O’Conner revient, cheveux au vent et sourire brighté, pour nous montrer que même sans Vin Diesel, on peut foncer dans les décors sans frein à main. Mais le pauvre Paul a beau tout donner, c’est un peu comme si tu essayais de tirer un drift avec une Clio diesel. L’absence de Toretto se sent autant qu’un siège vide dans une Lamborghini : ça manque de puissance et d’âme.
Si tu trouves que le scénario manque d’huile, t’inquiète, Tyrese est là pour graisser la mécanique avec ses blagues bidons et son attitude de gars qui a toujours un plan foireux sous le capot. Mais bon, entre deux vannes de niveau collégien, il t’offre des sourires Colgate et ça passe crème.
Le FBI recrute Brian pour infiltrer un criminel ? Sérieusement, ça sent le prétexte cousu de fil blanc pour aligner des courses-poursuites et des ralentis sur des carrosseries lustrées. Le pitch, c’est NFS Underground rencontre Miami Vice, mais version téléfilm du dimanche après-midi.
Eva Mendes, c’est le néon qui clignote en pleine course : ça brille, ça attire l’œil, mais tu sais très bien qu’elle est là pour camoufler la pauvreté du reste. Un jeu correct, une belle plastique, mais elle ne sauvera pas un moteur qui tousse à chaque dialogue mal écrit.
Soyons honnêtes : on ne regarde pas ce film pour ses dialogues profonds. Les vraies stars, ce sont les bolides customisés et les ralentis sur les décolletés. C’est du porno mécanique et visuel. Mais attention, à force de trop miser sur l’enrobage, on finit avec un dessert sans goût.
2 Fast 2 Furious, c’est un cheeseburger visuel : ça cale sur le moment, mais tu sais que dans une heure, t’auras oublié le goût. Si t’aimes les vroum-vroum, les néons et les blagues d’ados, vas-y les yeux fermés. Sinon, repasse au premier volet pour retrouver un minimum de saveur.
Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr