Avec "La Fleur du Mal", Claude Chabrol mettait en scène une famille bourgeoise quelque part en Province devant faire face à de lourds secrets qu'elle croyait pourtant enterrés. Pas grand chose de nouveau dans l'univers chabrolien, il n'empèche que sans être inoubliable (loin de là), "La Fleur du Mal" est un assez bon exercice. En effet si par exemple "Au Coeur du Mensonge" (1999) ne brillait que par son extrème lourdeur narrative, on voit que des efforts ont été faits ici. Le cinéaste se montre incroyablement fin, instaurant le mystère avec une habileté tout à fait prenante. On pense aux voix-off évoquant le passé qui sont placées avec grand soin et très efficaces, on pense à ces jolis mouvements de caméra, ces angles intéressants ; tout cela au service d'une histoire au départ captivante. Malheureusement ce travail ne sera effectué qu'à moitié. Car Chabrol ne vient jamais enrichir son intrigue ; pas de rebondissements majeur, une maitrise qui s'essouffle progressivement, une fin très perplexe. On aurait aimé cette "Fleur du Mal" plus vénéneuse tout comme l'interprétation sans aucun plus (je mets juste au dessus de tous les autres Suzanne Flon qui est sublime) tant les personnages sont inaboutis. Un cru moyen.
Plutôt fan des oeuvres de Chabrol, j'avoue avoir été un peu déçu par celui la que je trouve un peu en retrait avec un jeu d'acteurs plutôt inégal. C'est évidemment un film interessant mais pas le meilleur de son auteur.
l'histoire est relativement originale, le cadre est plaisant et on se laisse emporter très facilement dans l'histoire. Ne connaissant pas encore très bien l'univers de Chabrol, je ne pourrais pas faire de comparaison avec ses précédents film, néanmoins, il semblerait que l'intrigue n'ai pas assez bien été mise en place, et le jeu de mélanie doutey laisse à désirer (qui suis-je pour juger ? soit, mais bon). néanmoins, j'ai beaucoup apprécié ce film, très agréable a voir.
Je dois prévenir tout de suite que je ne serais pas d'une objectivité irréprochable. Effectivement, j'admire Suzanne Flon, et comme dans la plupart de ses films, Suzanne est émouvante et drôle a la fois. je pense que c'était quelqu'un de très bien. Un fonds dramatique, histoire un peu compliqué mais interprété par une magnifique pléiade d'acteurs qui joue avec simplicité et facilité.
Le film "La fleur du mal" nous plonge dans une atmsophère étrange et froide.... L'univers familial est intriguant et inquiétant car le réalisateur Claude Chabrol brouille des repères dans la famille, on ne sait plus de qui il s'agit... Et, la famille détient un lourd secret ... On voit bien que Claude Chabrol se moque bien de la société bourgeoise considérée par lui, hypocrite, égoiste et paresseuse.... L'interprétation de Suzanne Flon est remarquable. Cependant, je trouve que le scénario est plat, voire ennuyeux. Sans surprises! Dommage car l'atmosphère est bien orchestré pour nous mettre mal à l'aise!
Tellement étonnée que la critique ait célébré ce téléfilm pour grand écran!!!! tout le long du film, devant le jeu pitoyable de Mélanie Doutey, j'ai invoqué l'excuse de la télé --> "bon, c'est un téléfilm, c'est normal..." et en arrivant ici, je me rends compte que 1. c'est un Lellouche, 2. c'est un cinéfilm, 3. c'est une acclamation de la critique, même des irréductibles mécontents comme les Cahiers ou Télérama... soit je n'ai pas su apprécier le talent lellouchien à sa juste valeur (i.e. 3 étoiles Allocine...), soit la critique presse française a eu un moment d'évasion passager.
Une jolie petite satire bourgeoise de la part d'un Chabrol qui film malheureusement trop simplement, cela n'aurait pas été bien différent si ça avait été produit pour la télé mais les acteurs s'en sortent tous terriblement biens, une Suzanne Flon attachante et une Melanie Doutey cul-cul mais qui le fait très bien.
J'ai du mal avec les derniers films de Chabrol qui sont des espèces de pseudo-satire de la bourgeoisie qui ne dépassent jamais leur idée de départ et qui sont d'une lenteur épouvantable (voir "Merci pour le Chocolat"!). "La fleur du Mal" ne déroge pas à la règle avec son rythme inexistant, ses tartines de dialogues insipides et son scénario vide. Heureusement, il reste le casting avec des acteurs parfaits (Nathalie Baye, Benoit Magimel, Mélanie Doutey, Bernard Le Coq, Suzanne Flon) mais ils ne suffisent pas à sauver le film.
Un film ou un téléfilm, ca aurait été certainement l'idéale pour un feuilleton d'été . A noter un belle performance de Suzonne Flon, ainsi que sa belle histoire, mais le reste est à dormir debout. Un Claude Chabrol sans inspiration.
Claude Chabrol fait une peinture d’une société assez riche sur fond de campagne politique. Le résultat est inquiétant, une peinture assez rude de ce monde. Grâce à des acteurs convaincants, le film tient toutes ses promesses.
Bon cru que ce Chabrol bordelais. Les personnages n'échappent pas à la caricature mais le tout se tient très bien. Quant aux acteurs, si Baye n'est pas très crédible en politicienne, Bernard Le Coq est remarquable. A noter les débuts de la charmante Mélanie Doutey.
Turpitudes familiales dans la bourgeoisie bordelaise, en période électorale. Chabrol produit un film répondant à la règle des 3 unités, avec une progression dramatique bien dosée, servi par d'excellents comédiens (mention spéciale à Suzanne Flon, âgée alors de 84 ans). La fleur du mal est un film d'atmosphère, ou les résurgences du passé éclairent progressivement les évènements présents, où le cynisme des anciens s’oppose à l’innocence, semble-t-il provisoire, des plus jeunes, où l’opulence des belles propriétés sert à masquer l’indignité des âmes. L’ensemble constitue une comédie de mœurs grinçante, que l’on suit avec intérêt, et qui ne manque ni de caractère ni d’insolence.