Kes
Note moyenne
4,0
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41 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mai 2014
Un petit bijou de simplicité, le meilleur de loach pour moi, ou on retrouve comme dans tous ces films ce contexte social difficile, le soleil du film c'est kes, l'oiseau, qui est filmé très joliment. spoiler:
j'ai regretté néanmoins que le synopsis dévoile le film dans son intégralité.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2025
Formé au documentaire de télévision, Ken Loach signait là son deuxième long-métrage de fiction pour le cinéma, après Pas de larmes pour Joy (1967). On y trouve déjà l’essence son art, cette captation lucide et précise de la détresse sociale, accompagnée ici d’une finesse psychologique qui va au-delà des mots. Tout le film repose sur la mise en opposition de l’éducation anglaise, dans ce qu’elle a de plus rigide, sévère ou injuste, et du dressage passionné, subtil et intelligent, du faucon par le jeune personnage principal. Le contraste nourrit une critique cinglante du système scolaire, complètement sourd aux besoins des enfants. Mais ce qui touche le plus, c’est cette relation entre Billy et le faucon, dans laquelle le gamin parvient à donner ce qu’il n’a jamais reçu, à savoir de l’attention, de l’affection et une bonne éducation.
Kes (pour kestrel, « faucon » en anglais) dégage une authenticité forte, ainsi qu’un mélange d’âpreté et de tendresse vraiment bouleversant. Son réalisme dépouillé n’exclut pas des moments de grâce (les épisodes du dressage dans le champ). Par sa simplicité et son humanité douloureuse (la fin est terrible), ce film laisse une déchirure profonde. Difficile d’oublier le visage de Billy. Ce gamin qui ne pleure jamais.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 décembre 2013
un pure chef-d'oeuvre, ce film qui a plus 44 ans n'a pas pris une seule ride, l'histoire est universelle, intemporelle, elle pourrait très bien se passer de nos jours, peut-être pas le comportement de certains enseignants qui sont bien à l'image puritaine d'une angleterre révolue qui luttait contre le changement apporté dans la culture et les moeurs, encore une fois ken loach est le témoin de son temps, de films en films il décrit ces gens simples, ces gens du peuple avec leurs petits tracas et leurs joies, la vie de tous les jours
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2013
Même s’il ne s’agissait que de l’une de ses premières réalisations pour le grand écran (la première à traverser la Manche), Kes se fit aussitôt remarquer par le réalisme qui allait caractériser l’œuvre de Ken Loach et faire de lui l’héritier naturel du free cinéma. Dépeignant avec énormément de sincérité le quotidien difficile d’un jeune garçon qui va rechercher de la compagnie auprès d’un oiseau sauvage, symbole évident de liberté, ce récit poignant s’ancre dans une réalité sociale très austère où justement l’enfant n’a pas l’opportunité de s’épanouir. Regard acerbe sur un système scolaire défaillant et un état d’esprit trop individualiste pour permettre au cocon familial d’être un lieu de réconfort, cette comédie dramatique par moment très bavard s’efforce également de multiplier avec brio des images naturalistes pleines de justesse artistique.
Lucien O.
Lucien O.

8 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2013
De Ken Loach je ne connaissais que « Le vent se lève » et c’est avec plaisir que je découvrais « Kes », le premier film du réalisateur à être parvenu en France en 1970.
« Kes », c’est l’histoire d’un gamin mal aimé issu de la classe prolétaire du nord minier de l’Angleterre des années 70. Ce gamin survit tant bien que mal, pris entre deux instances alors déshumanisantes : la famille et l’école. L’histoire d’un gamin engagé malgré lui dans une lutte inéquitable contre son grand frère mineur qui le martyrise et contre un directeur d’école tyrannique, pétri d’un moralisme simpliste et inflexible qu’il dispense à coup de badine. L’histoire d’un gamin au-dessus duquel stagne une épée de Damoclès : la fosse !
A l’abord on serait tenté de qualifier « Kes » de film social, à valeur documentaire; en dépeignant le monde scolaire du milieu, Ken Loach réfléchit le parvis de la société prolétaire anglaise de l’époque.
Pourtant, si ce les films naturalistes ont la vertu d’instruire, ils ont avant tout la vertu de m’ennuyer !
Pourquoi alors « Kes » ne me lasse-t-il pas ? C’est qu’il contient une double réflexion, la première déjà mentionnée, montre d’une part les mécanismes de formatage engagés par une discipline absurde et d’autre part l’absence d’ascenseur social pour cette working class (La scène du conseiller d’orientation l’illustre bien !), la seconde réflexion quant à elle est conduite par le regard de l’enfant, Billy (« Billy Elliot » pourrait d’ailleurs bien être perçu comme une « réponse » à « Kes » !) , et fait la part belle à l’imagination montrée comme étant le terreau d’un éventuel projet émancipateur.
En effet, Billy est encore un « être des possibles », un enfant capable de rêver (Il lit les comics dans les journaux qu’il arrive à faucher.) et qui, un jour, va apprivoiser un faucon, lequel deviendra pour Billy un moyen d’évasion autant qu’un support sur lequel il pourra projeter ses désirs de liberté.
Sur ce bref mais important passage de la vie de l’enfant, Ken Loach propose un regard des plus intéressants en ce qu’il amène à considérer la violence de cette société comme étant le résultat d’une asphyxie mentale, d’une déshumanisation organisée, et, cela, il le fait sans jugement car « Kes » est loin d’être un réquisitoire !
C’est plutôt un constat objectif, doublé d’une invitation à donner un peu de considération à son entourage car le fait qu’il ne faudrait pas grand chose pour que Billy s’épanouisse est assez manifeste.
Au reste, l’ambiance est très finement travaillée, sans déployer de grands jeux techniques, en nappant le film de musiques oniriques et apaisantes, en filmant quelques plans champêtres que parcourt un Billy en vadrouille buissonnière, le décor est subtilement planté et permet au réalisateur de montrer ce qu’il a à montrer.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 190 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2012
Festival Lumière Lyon 2012. Après avoir vu UMBERTO D, chef d'oeuvre du néoréalsime du cinéma italien, j'ai le plaisir de découvrir Kes, chef d'oeuvre du réalisme britanique. Des différences : 16 années d'écart entre le tournage des 2 films, le N&B pour le premier, la couleur pour le second, un vieillard dans Umberto, un jeune ado dans Kes. Des points communs : absence d'avenir, solitude dans un mileu humain soit hostile (Kes), soit indifférent (Umberto D), et en contrepoint à cette solitude, un animal (un chien et une jeune servante chez de Sicca, un faucon et un prof ches Ken Loach). Le film de Ken Loach est toutefois moins désespéré que celui de de Sica. il y a du mouvement (le gamin court, le faucon vole), la campagne riante contraste positivement avec les usines noires et fumantes en arrière plan, et puis cette sorte d'humour cruel et britanique si bien illustré par la partie de foot où le prof est à la fois arbitre et joueur, adulte injuste et enfant-copain qu'on ne retrouve pas chez De Sicca. Mais à bien y regarder, Umberto s'enfonce vers la mort au mileu de gens certes égoïstes, mais qui semblent bien s'en sortir, alors que Billy qui a vécu un momen fabuleux avec son oiseau jusqu'à se découvir des talents de conteur devant sa classe, évolue dans un milieu de gens médiocres, méchants et sans avenir intéressant et la cruauté de son frère le fait probablement définitvement sortir de l'enfance à un moment où il doit quitter l'école pour gagner sa vie alors que rien ou presque ne l'intéresse en dehors de son faucon disparu.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2012
Une histoire poignante et bouleversante, des acteurs hors du commun et une réalisation parfaite font de "KES" l'une des plus belle réussite de Loach et même du cinéma réaliste anglais !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 26 avril 2012
spoiler:
Même si ce film psycologique dénonce d'une façon les conditions ouvrières , la différence sociale des jeunes , je n'ai pas adhéré au film . Peut être simplement trop lent , trop passif , ou trop vieux . Encore un navet de Ken Loach , star du Télérama ...
totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2011
Ken Loach signe ici un très joli film d'une belle économie de moyens, parvenant sans efforts à mélanger émotion et dénonciation d'un système, renforcé par une interprétation criante de naturel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 mars 2011
Encore un film lumineux de Ken Loach . Jamais un réalisateur n'aura si bien dépeint les milieux défavorisés et les petites gens de l'Angleterre . Véritable hymne à la liberté , au droit à la différence , à l'évasion , Kes pointe du doigt les carences de la société anglaise (du monde en général ?) . Un film qui démontre que le bonheur n'est ni le fait de l'école , ni de la famille ni de la "société" en général . Etouffé dans un monde hostile , dans une famille indifférente et dans une vie sans espoir , Billy trouve une raison de vivre et un bol d'oxygène dans la campagne anglaise en compagnie d'un oiseau . Contraste des bocages verdoyants et des cités minières grisâtres , contraste de la violence de la vie au quotidien et de la douceur/refuge des instants passés avec son faucon . Mais on devine rapidement qu'il n'y a pas de salut pour Billy et le dénouement implacable vient inéluctablement broyer le peu d'espoir de l'enfant . Un film beau , un film dur ...
Ti Nou

625 abonnés 3 863 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2010
"Kes" n'est pas un récit initiatique sur le passage de l'enfance à l'âge adulte. Il serait même tout le contraire puisque Ken Loach s'attache à décrire la manière dont la société maltraite la jeunesse et l'empêche de s'épanouir. Billy, préadolescent à la recherche de sa place, émeut terriblement et il n'y a aucun happy end à espérer pour lui.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2010
Petite rectification immédiate à certaines critiques précédentes : Kes n’est pas le premier film de Ken Loach mais le deuxième après Poor Cow (Pas de larmes pour Joy) en 1967. Ceci dit, voilà un film où le génie de Ken Loach éclate déjà à chaque plan. Le jeune David Bradley, alors âgé de dix sept ans pour son premier rôle, a l’air d’en avoir treize et il est confondant de vérité et de fragilité. Plongé dans la misère de l’Angleterre minière et de son système scolaire abrutissant, il s’en évade en recueillant et en dressant un jeune faucon qui devient son seul ami. Les séquences où on le voit, seul avec l’animal, point isolé dans la campagne verte sur horizon de ville grise sont des moments de cinéma inoubliables, tout comme la scène où, devant ses camarades de classe qui cessent pour un instant de se moquer de lui, il raconte dans un langage impeccable son histoire avec l’animal, démontrant tout à la fois son intelligence et son amour pour son compagnon. C’est un film exemplaire, quasi parfait dans sa forme, un vrai bijou qui exalte les valeurs d’humanité et de liberté chères à ce grand cinéaste que n’a jamais cessé d’être Ken Loach tout au long d’une carrière irréprochable où il n’a jamais fait la moindre concession à quelque système que ce soit.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2017
Kes c'est la poésie de l'enfance sublimée à l'état sauvage. Déjà au début du film la magnifique promenade dans la forêt magique et pure avec la musique élégiaque témoigne d'une tendresse folle pour le pouvoir de l'enfance qui s'évade, tel le faucon, dans les limbes de l'imagination et du rêve pour échapper au destin morne et triste qui l'attend: vision implacablement noire d'une vie toute tracée.
Très beau film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 janvier 2010
Je viens de revoir ce film bouleversant, qu'on dirait presque tourné sur place comme un documentaire. Je ne savais pas qui en était le réalisateur mais je me suis dit que ce devait être Ken Loach, car cela me rappelait le style d'un autre film, "Family Life", tout aussi bouleversant. J'ai donc vérifié : c'est bien un film de Ken Loach, sobre, sec, non larmoyant, sans effet, sans commentaire ni jugement — les personnages se jugent eux-mêmes par leurs actes — mais authentique. Et par conséquent d'autant plus fort et bouleversant. Notamment le jeune David Bradley dans le rôle de Casper le fauconnier. Superbe ! Quant à la patte de Ken Loach, impossible de ne pas la reconnaître.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2010
Une oeuvre remarquable dans la veine sociale et réaliste qui est la patte de son réalisateur Ken Loach. Malgré la dureté de l'histoire et de son contexte qui culmine avec des scènes à la limite du supportable, le cinéaste parvient néanmoins à captiver le spectateur en lui laissant comme à son personnage des moments de répit à travers les scènes avec son professeur d'anglais et surtout celles qui filment le vol majestueux de ce magnifique animal dont le titre du film porte le nom. Les personnages, rongés par une pauvreté économique et culturelle, que nous présente Loach sont en outre interprétés par des comédiens qui brillent par leurs incroyables naturels. Une oeuvre majeure du cinéma social mais aussi du cinéma britannique.
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