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stans007
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3,0
Publiée le 15 août 2022
Elle écrit des polars. Il y a ce qu’elle perçoit, puis ce qu’elle imagine, puis ce qu’elle écrit, en y ajoutant une pointe de perversité (il faut vendre). Et Ozon nous promène dans cet entrelacs plutôt hermétique. A nous de démêler le vrai du faux. Il y a du Busnuel dans ce film.
J'ai été plutôt déçu par ce film dont le scénario ne vise qu'à surprendre le spectateur par un twist final que pas grand chose n'annonce pendant une heure trente. Evidemment, c'est pas mal filmé, plutôt bien joué, Rampling étant quand même un peu en demi-teinte alors que Saigner est bimbo délurée est éblouissante... ensuit, à la réflexion, on peut faire toutes les interprétations psychanalytiques de l'écrivaine vieillissante, un brin perverse qui se crée un double opposé (jeune, vivante, sexy)...le problème de ce film reste à mon point de vue, que si l'on sent assez vite qu'on n'est pas forcément toujours dans le réel, il y a assez peu d'indices donnés au spectateur pour déterminer tout au long du scénario, ce qui est du réel et ce qui est du rêvé ou du roman... Impression désagréable au dénouement de s'être fait perversement balader par (Osons le dire) un Ozon moins inspiré que d'habitude
Difficile de faire plus mauvais que ce film, tout est mauvais, le jeu de Charlotte Rampling plus proche du congélateur et des anti-dépresseurs que du cinéma, allant du faux rire au faux énervement, comme pressée de finir ce film où tous les castings sont faux, où les figurants et tout petits rôles jouent mieux que les acteurs connus, faux décor de piscine (plus triste et moche tu meurs) fausse campagne, fausse nature, fausses émotions. Que de temps perdu avec ce navet.
Très bon film d'Ozon ! un mélange de réalisme et de fantasmes ! Excellent ! Ludivine Sagnier s'est "fabriqué" un corps de rêve et en joue magnifiquement ! Charlotte Rampling est formidable dans ce personnage de romancière revêche qui est en panne d'inspiration qui finira par une belle complicité avec Julie. Superbe lumière du Luberon. Et cette fin de film qui nous surprend , nous excite !! . Julie, réelle ? irréelle ? Nous ne saurons pas et c'est tant mieux ! L'imagination, les fantasmes sont beaucoup plus forts ! Pour moi c'est un grand film !
Le début est laborieux la faute à la mollesse de l'histoire ainsi qu'à des personnages (Rampling notamment) chiants. Puis petit à petit on est pris dans l'intrigue, dans le mystère et on se laisse embarquer.
Je dois bien avouer que ce polar dramatique m'a laissé sur ma faim. Les 10 dernières minutes laissent à penser que Ozon restructure le film autour du thème de l'inspiration de l'auteur. Artificiel procédé. En revanche le duo Rampling/Sagnier est au top.
En panne d’inspiration, une célèbre auteure anglaise se rend dans le Luberon en France pour se reposer et écrire son prochain livre dans la villa de son éditeur. Une nuit, la fille de ce dernier débarque et commence à perturber la tranquillité de la romancière. “Swimming Pool” est un polar érotique mettant en exergue les sages fantasmes du personnage de Charlotte Rampling avec l’arrivée de celui de Ludivine Sagnier. François Ozon n’a peut-être pas été assez loin dans les scènes démonstratives pour bien mettre en évidence les pulsions ambiguës des protagonistes. Bien que le suspense soit présent, chacun semble résoudre le problème avec une extrême facilité. “Swimming Pool” est un long-métrage intéressant, mais certainement trop froid et lisse pour vraiment nous émoustiller ou angoisser. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
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1,0
Publiée le 12 avril 2021
Je ne comprends vraiment pas pourquoi ce film est acclamé. Pour être acclamé par la critique un film doit-il être incompréhensible et ennuyeux. Je suppose que le fait d'être à la fois ennuyeux, incompréhensible et énervant lui a réussi. J'ai d'abord été intriguée par l'histoire et par l'interprétation de Charolette Rampling qui incarne le désespoir tranquille d'un auteur. Puis j'ai été titillé par la beauté de Ludivine Sagnier. Mais finalement j'ai été irrité par la négligence de l'intrigue car on sait qu'une intrigue a des problèmes quand un quelqu'un apparaît soudainement dans une histoire sans raison apparente. Mais la fin condescendante m'a donné envie de hurler à l'écran en me disant vous m'avez fait perdre mon temps pour ça. Je donne une étoile uniquement pour la beauté époustouflante de Ludivine Sagnier et parce que je préfère Delon dans l'original de Jacques Deray a Charles Dance dans celui de Ozon...
Duel d’actrice sous l’œil de la caméra de François Ozon. On suit une Charlotte Rampling qui joue une vieille autrice anglaise de roman policier qui part s’isoler dans le Luberon pour écrire son prochain livre et qui voit ses plans perturbés par l’arrivée de la fille très délurée de son éditeur jouée par une étonnante Ludivine Sagnier. La fascination du réalisateur pour ses actrices est palpable et le jeu de séduction répulsion qui est instauré entre elles est vraiment intéressant. Dommage que l’on passe de manière trop abrupte à mon goût à la partie Thriller (elle aussi réussie) du film alors qu’une lente progression à ce niveau aurait été plus pertinente. La j’ai eu l’impression d’avoir deux films en un, comme si le premier était arrivé trop vite à sa conclusion et qu’il fallait en démarrer une autre. En général j’ai des avis très tranchés sur les films d’Ozon, soit j’adore soit je déteste; dans le cas de Swimming Pool j’ai juste apprécié.
Très bon film ! Ozon est très bon dans sa façon qu'il a de nous rendre voyeur. Ses plans glissés sur les corps avec une photographie suggestive et très sensuelle ! Mais ce côté voyeuriste n'est pas dérangeant car il y a consentement mutuel comme si nous étions invités notamment par Julie (Ludivine SAGNER) à partager ces instants voluptueux ! A suivre Sarah (Charlotte Rampling) dans sa lente descente vers sa quête du sens. Vers sa renaissance même ! (renaît -sens) De glace, elle devient braise ! Réalité ou imagination ? Peu importe car l'objectif est atteint...l'écrivaine s'est enfin retrouvé !
J'apprécie beaucoup le style de François Ozon, alors même si par moment je n'étais pas très emballée ou surprise par l'intrigue, je ne me suis jamais ennuyée. La fin mystérieuse a tout rendu plus intéressant, il y a plusieurs fins possibles d'après Ozon lui même, c'est le genre de films dont c'est un plaisir de discuter pendant toute une soirée.
Pour ce qui est des deux actrices principales, Charlotte Rampling semble faire vivre parfaitement le rôle de Sarah Morton et en ce qui concerne Ludivine Sagnier, quel que soit le film c'est toujours un plaisir de la voir jouer; sa performance dans Swimming Pool ne déroge pas à la règle. Les personnages secondaires sont tous suffisamment développés et intéressants. J'aurais quand même aimé en apprendre plus sur la fille de Marcel et sur ce qu'elle sait sur la mère de Julie, mais comme il y a une grande place à l'interprétation dans ce film peut-être est-ce fait exprès.
Je n'irai pas plus loin que 4 étoiles pour mon appréciation personnelle mais il est indéniable que c'est un super film!
Le réalisme troublant de ce polar mêlant intrigue fictive et monde réelle plonge le spectateur dans un décor au calme inquiétant. Les personnages sont bien écrits et sont admirablement bien joué par le duo franco-anglais Sagnier-Rampling. Une réussite.
Pour son sixième long-métrage, François Ozon signe une oeuvre très classique dans sa forme (presque trop, diront certains) et dans son fond, sous influence clairement hitchcocko-de palmienne.
Le scénario, qu'il a lui-même écrit, commence un peu mollement et la mise en place du film suit des voies très attendues pendant sa première demi-heure.
L'irruption de de Ludivine Sagnier, dans le rôle d'une bimbo d'une explosivité rare, réveille le film. A partir de ce moment-là, l'intrigue devient plus amusante, les thèmes habituels du cinéma d'Ozon affleurant ici ou là (la psychanalyse, les faux-semblants, les images à double-fond, le double, les pulsions inassouvies, la permissivité des genres).
On cherche alors à deviner le retournement de situation final qu'on sent bien arriver, mais qui reste difficilement prévisible au regard de son importance.
Un exercice de style qui génère un petit plaisir intellectuel, mais qui souffre de maladresses et de longueurs qui empêchent une adhésion plus franche.