Swimming Pool
Note moyenne
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230 critiques spectateurs

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Shiwamada
Shiwamada

46 abonnés 559 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2020
Alors que Sarah Morton se rend dans la maison de campagne de son éditeur pour travailler sur son livre, elle se retrouve à partager la maison avec la jeune et charmante Julie, dont le train de vie ne va pas l'aider à rester concentrée sur son travail. Alors que Sarah va d'abord être jalouse et obsédée par Julie, le rapport de force va petit à petit se retourner. Ozon réussit à livrer un thriller honnête avec un rebondissement final qui ne vous fera pas tomber la mâchoire non plus. Cependant, "Swimming Pool" reste à voir pour ses décors et son interprétation, avec une Ludivine Sagnier éblouissante, Charlotte Rampling dans un rôle de femme froide qui se débride au fur et à mesure et Ozon a réussi à trouver un bon compromis entre les langues française et anglaise pour intégrer Rampling et Dance à l'histoire.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2019
Intéressant par de nombreux aspects, mais pas totalement abouti, Swimming pool vaut surtout pour le face-à-face improbable entre les excellentes Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier, ainsi que pour les nombreux plans à la sensualité exacerbée que multiplie François Ozon sur le corps de cette dernière. Quelque part entre le Providence d’Alain Resnais et La Piscine de Jacques Deray, ce film agréable ne cesse de citer ses illustres prédécesseurs sans jamais atteindre leur niveau. Il se laisse cependant suivre avec plaisir.
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2019
Je n'y peux rien : à quelques exceptions près, j'aime bien François Ozon. Et sans doute encore plus lorsque j'y repense par la suite, trouvant souvent à ses titres une richesse supplémentaire, un sens caché. « Swimming Pool » n'échappe pas (du tout) à la règle : évoquant aussi bien « La Piscine » qu'Hitchcock, construit avec beaucoup de soin pour nous perdre suffisamment tout en maintenant un suspense constant sur le récit, il est difficile, voire impossible de savoir comment ce dernier va évoluer, le réalisateur étant presque passé maître dans l'art de la manipulation. Vous en dire beaucoup plus serait gâcher le plaisir de ceux ne l'ayant pas encore découvert, mais dans ce jeu oscillant constamment entre fantasme et réalité, aussi bien magnifié par une splendide lumière estivale qu'une musique follement élégante, difficile de rester insensible au charme vénéneux de ce thriller singulier, porté par deux actrices inspirées : on avait l'habitude pour Charlotte Rampling, moins pour Ludivine Sagnier, développant ici une sensualité merveilleusement adaptée au propos. Enfin, pour en avoir parlé avec quelqu'un juste après, difficile d'avoir un avis tranché sur le dénouement tant celui-ci multiplie les interprétations... Bref, sans être extatique, voici une œuvre dans laquelle on se plonge (oho) avec ravissement : étonnant « thriller ».
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 septembre 2019
Un film intriguant, qui se déroule doucement et surement La manière de filmer est assez fine, beaucoup de messages qui passent par l'observation. Le jeu des comédiennes est saisissant. Et un super second rôle anti-star pour Michel Fau, excellent. Je ne comprends pas trop pourquoi certaines critiques tentent de dire que c'est du Lynch raté. Je suis fan de Lynch et je n'ai même pas pensé une fois à rapprocher les univers... Dans l'ensemble, j'apprécie de ne pas être resté sur ma faim, "la boucle est bouclée". Un bon Ozon !
Astronot
Astronot

7 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 août 2019
Il ne se passe pas grand chose tout le long du film, la fin aurait pu relever le niveau, mais c'est tellement lent que le twist final n'émeut guère.
Savana&Jon
Savana&Jon

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2019
Arte me réservera toujours des bonnes surprises. J'adore cette chaîne où je peux zapper sans savoir à quoi m'attendre....
Et ce fut le cas cette nuit, où je suis tombée sur Swimming Pool.
Ce film qui débute par une scène dans le métro Londonien nous éblouira ensuite par sa splendide lumière sur les scènes tournées dans le Lubéron. Et cette lumière sera encore plus magnifiée sur la peau et le corps somptueux de Ludivine Sagnier.
Le film narre l'histoire d'une écrivaine de polars incarnée par Charlotte Rampling (impeccable) . Fatiguée et en manque d'inspiration, elle se fait prêter la maison de son éditeur pour un séjour qui se voudrait reposant et ressourçant.
Bientôt débarque la fille de cet éditeur, qui ne va pas manquer de semer le bazar dans l'organisation au métronome de Sarah Morton....
Et c'est là que toute ma curiosité a été titillée.... en effet, quel intérêt de voir Charlotte Rampling remplir son frigo de tonnes de fromage blanc, même si cela nous alerte sur son caractère psycho-rigide?
L'arrivée inopinée de Julie (Ludivine Sagnier) nous fait comprendre que l'histoire va prendre une toute autre tournure....
Quelle va être la relation entre ces deux femmes que tout oppose? et surtout, l'auteure Sarah Morton va t'elle réussir à conserver son entrain des premiers jours pour écrire son prochain roman?
Tout cela bien sur ne va pas tourner comme prévu, et petit à petit nous découvrons les travers de ces personnes, leur fragilité, les aspects insoupçonnés de leur personnalité qui peuvent faire écho en nous (l'abandon, la tromperie conjugale, les excès en tout genre...)
S'ensuit un twist final qui m'a laissé songeuse, je ne m'attendais tellement pas à cela! Sans cela, le film se tiendrait très bien, avec une fin, certes classique, mais tout à fait dans la logique de l'histoire...... mais là, quand survient le twist, et bien, quelle surprise! et on se met à projeter une deuxième vision, car peut-être n'avons nous pas vu le film dans le film. Et finalement, ce vire-voltage scénaristique n'est peut-être pas si incongru....
spoiler: [spoiler]
moi je pense que Sarah Morton est une femme seule, très seule, qui repense à la phrase de son éditeur quand elle est encore à Londres "Je viendrai sans doute avec ma fille". Quelques jours après d'encore plus grande solitude dans cette immense maison, elle imagine la venue de cette fille qu'elle ne connait pas et lui donne une vie. Elle l'a fait avoir des rapports sexuels avec des hommes qui s'en foutent d'elle, elle l'a fait belle et espiègle. Elle invente une vie à une femme qui existe, mais qu'elle ne connait pas. Elle inclut les hommes qu'elle cotoie (Franck et Marcel) à cette vie de débauche. Malheureusement, cela mènera au drame.... réel ou pas...[/spoiler]
Très bon film de François Ozon, avec une atmosphère particulière qui plaira ou déplaira c'est selon. Moi, j'ai adoré! merci Arte!
Marie Depuydt
Marie Depuydt

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2019
François Ozon nous avait agréablement surpris avec huit femmes et son incroyable casting. C’est maintenant avec swimming pool qu’il nous épate à nouveau. Un film avec Charlotte Rampling et Ludivine Saigner qui nous cloue sur place avec un final inattendu. Sarah Morton une écrivaine londonienne part en séjour dans la maison de son éditeur en France pour trouver l’inspiration. Là-bas, elle fait la rencontre de la fille de celui-ci. Habituée par l’écriture des romans policiers, elle s’inspire de l’histoire de cette jeune fille.
Charlotte Rampling est encore une fois impressionnante dans ce rôle d’écrivain très à cheval sur les règles et qui va peu à peu se laisser envouter par la jeunesse et la naïveté de sa colocataire.
Quant à Ludivine Saigner elle incarne parfaitement le rôle de la petite fille riche qui joue avec les hommes et qui contrairement à Charlotte Rampling se moque totalement des règles.
Le scénario, le jeu des acteurs et le décor sont vraiment spectaculaires. Cependant la fin est assez surprenante et soudaine.
ADalton
ADalton

10 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2019
j'ai apprécié le cadre et la qualité de l'image l'été la piscine le chant des cigales (on imagine sinon)
Ludivine divine volage sexuelle et fragile, Charlotte Rampling mature qui l'utilise pour nourrir son roman indéniablement mais on doute en permanence de ses bonnes intentions (mure et protectrice) ou mauvaises intentions, on finit par se dire que les femmes sont de divines sorcieres incroyablement imaginatives
SB88
SB88

35 abonnés 1 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 août 2019
On s'y laisse couler car le film est sans intérêt.
J'ai aimé le jeu de Rampling mais vraiment déçue par la fin.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 août 2019
Si au final, j'ai bien compris, c'est Charlotte Rampling spoiler: qui se faisait son scénario
, elle meme. Le sujet est sommes toute interressant, mais j'aurais aimé, que la tension, entre les deux femmes devienne irrespirable. La, ce n'est jamais le cas, c'est dommage. Bonne note tout de meme aux deux actrices qui font le boulot.
Tartiflette
Tartiflette

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2019
J'ai failli passer à côté car je n'apprécie pas du tout les films de François Ozon et puis faute de mieux j'ai regardé lors de son passage sur Arte et je m'en réjouis. Je n'ai pas trouvé le film ennuyant. J'ai été vite entraînée par les personnages et la fin est une totale réussite qui explique tous les passages manquants de crédibilité (pour le regard féminin).
leptitju
leptitju

10 abonnés 77 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 juillet 2019
Ozon c'est long. Comme toujours. Si le film est bien filmé et que le casting est talentueux, il reste englué dans un certain ennui et l'inutile érotisme. Bref encore un film sur des femmes vues par un homme. Ça vieillit mal et ça manque cruellement d'intérêt.
Shawn777

807 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2019
Ce film, réalisé par François Ozon et sorti en 2003, n'est pas mal du tout ! Le film est librement inspiré de "La Piscine" de Jacques Deray mais ne l'ayant pas vu, je ne pourrai donc pas comparer les deux œuvres. C'est l'histoire ici d'une écrivaine anglaise qui va se reposer dans la maison de son éditeur, dans le sud de la France. Là où elle pensait y trouver son éditeur, elle y trouve la fille de ce dernier qu'elle n'apprécie pas vraiment. Le synopsis à l'air un peu bateau et résonne énormément film d'auteur français un peu ennuyant, annoncé comme ça mais nous avons finalement une intrigue qui monte petit à petit en puissance. C'est vrai que le début peut-être un peu déroutant car nous suivons ces personnages sans trop savoir où le film veut aller et puis d'un coup, le film prend une tournure complètement différente. On regrette d'ailleurs presque que le film n'ait pas prit cette tournure un peu avant dans l'intrigue car cette partie est vraiment très intéressante et ne dure finalement pas très longtemps face au reste du film. Le côté thriller ne débute effectivement que pendant cette sorte de seconde partie et l'enquête est très bien faite avec ses retournements de situations etc. même si le dénouement final est peut-être un peu prévisible. Malgré tout, la première partie du film reste tout de même assez bonne, même si elle en est moins passionnante, elle nous permet de connaître et d'appréhender les personnages qui sont assez difficiles à cerner. De plus, le film reste assez flou sur beaucoup de points, notamment sur la relation entre les personnages et sur les personnages eux-même, ce qui laisse au spectateur un choix d'interprétation assez libre. Je pense d'ailleurs qu'il faut voir le film plusieurs fois afin de bien en comprendre tous les aspects et voir des éléments qui ne nous avaient tout de suite sauté aux yeux. La réalisation est quant à elle très bonne, tout simplement. Du côté du casting, nous avons principalement Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier qui jouent très bien. "Swimming Pool" est donc un film très simple au premier abord mais qui s'avère par la suite très surprenant !
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 mars 2019
Je ne crois pas qu'Ozon soit le genre de mec à faire un film juste pour faire un film. Mais, avec ce "Swimming pool", tout ce qu'il a réussi à faire, c'est nous pondre un navet couplé à une prétention de tous les instants. Je me demande encore quelle idée son idée quand il a fait ce truc là. En plus d'être extrêmement prétentieux, le film devient même complètement grotesque. Un peu comme si Ozon venait de comprendre qu'il n'a rien proposé pendant plus d'une heure et que d'un coup, comme frappé par une révélation, il venait de comprendre qu'il fallait faire quelque chose pour que l'on se souvienne de son film. Et on ne peut même pas compter sur les actrices. Charlotte Rampling donne l'impression de s'ennuyer à mourir. Et Ludivine Sagnier, bien que dynamique et volontaire, est difficilement supportable.
Fêtons le cinéma

852 abonnés 3 663 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2019
En manque d’inspiration, Sarah Morton trouve refuge dans la maison estivale de son éditeur : elle s’approprie les lieux, découvre une piscine sous bâche qui laisse pourtant, une fois la couverture soulevée, entrevoir quelques feuilles mortes. Un cadavre qui va peu à peu s’incarner à mesure que la fille deviendra personnage : d’abord un corps, magnifique, érotique, sensuel, rivalisant avec sa romancière qui apprendra, à terme, de son protagoniste au point d’en épouser les comportements et les formes, jeu de miroir rendu par un subtil travail de mise en scène où les plans semblent se refléter dans l’eau. L’auteure donne vie à Julie et s’en nourrit – le foie gras vient remplacer le fromage blanc –, elle s’alourdit, dévore un dessert composé de choux à la crème, porte en elle le poids d’une autre qui ne demande qu’à s’incarner par les mots. Julie constitue une projection à la fois idéale et détestable de son auteure-modèle. Une fois le corps croqué vient la « chaire » (appuyée au stylo) : la culotte est ramassée puis conservée, le journal intime est dérobé. Julie est jolie, évoque juillet. Sarah était morte. L’onomastique parle, tout comme les regards et, plus largement, le corps féminin. Ce dernier respire le désir ; c’est lui qui s’inscrit au cœur de l’histoire en train de s’écrire, cet amour assassiné. Le désir est un manque, et le combler exige la mort. Pour se faire, Ozon filme la révolution d’une écriture qui ne passe plus par un support papier mais se dématérialise : Julie écrit ses pensées dans un journal privé que Sarah exploite à travers les lignes froides et marchandes du traitement de texte. Nous glissons du stylo maintenu par la jeune femme dénudée aux touches frappées par des doigts ridés. Il y a d’ailleurs un plan magnifique, tout en mouvement, qui part du visage de Sarah en train d’écrire pour gagner la porte, puis revient à Sarah. La fenêtre est ouverte, un nouveau dossier a été créé sur le bureau informatique : une porte ouverte sur l’inconnu, le mystère, la création. Et ce qu’il y a de plus fort, c’est que les degrés de lecture ne s’effacent guère à mesure que le symbolique prend le pas : tout se superpose, s’emboîte. Les corps se cherchent dans une danse à laquelle le spectateur aimerait participer encore et encore, lui qui frémit, s’impatiente, cherche la clef. Jamais cinéaste n’avait capté avec autant de justesse le processus de création d’un roman policier et exposé en concomitance sa réception par le lecteur-spectateur. Du grand art.
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