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Un visiteur
3,0
Publiée le 6 juillet 2014
François Ozon signe un film particulier et inclassable. D'abord, on peut dire que Ozon sait filmer les femmes, leur corps, tout en frôlant la limite entre beauté cinématographique et voyeurisme. De plus, les actrices, Charlotte Rampling et Ludivine Saignier, campent bien leur personnage, tout en laissant une part de mystère. L'histoire est intéressante, on la suit avec plaisir même si la fin se perd (un peu) et le spectateur (beaucoup) par la même occasion.
Un thriller intelligent de François Ozon, au scénario plus complexe qu'il n'y parait et qui dévoile un twist final intéressant et plutôt déroutant. "Swimming Pool" c'est l'histoire de Sarah (Charlotte Rampling) une écrivaine anglaise de polars à succès qui se rend dans la maison française de son éditeur pour se reposer et écrire son nouveau roman, elle y rencontrera sa fille Julie (Ludivine Sagner), les deux femmes au caractère diamétralement opposés vont se livrer un jeu attentiste, sensuel et troublant. Durant la majorité du film on croit à un long métrage traditionnel, qui plus est bien réalisé et mis en scène, le duo d'actrice est excellent, l'atmosphère s'alourdit au fur et à mesure créant un climat de suspense assez efficace. Ozon prend son temps et aime nous faire languir avec des séquences peu rythmées mais subtiles, ou d'autres plus explicites dans son intention scénaristique comme celle de la danse où Sarah et Julie s'affrontent lors d'un jeu de séduction avec Frank le serveur, un moment charnière du film car ensuite tout ça va s'enchaîner. La jalousie mutuelle va laisser place à une sorte de fraternité face au rebondissement du meurtre, et Sarah apprendra que la mère de Julie est en fait décédée dans un accident de voiture et que cette dernière chercherait un substitut matrimonial envers la romancière. Et dans le dernier quart d'heure le film prend une tournure inattendue, retournant tout ce que l'on a vu depuis, Julie serait en fait une représentation des fantasmes de Sarah, où elle a puisée son inspiration pour écrire son nouveau roman. Tout est assez malin mais mériterais sans doute un second visionnage par curiosité pour voir si des éléments m'auraient échappé. "Swimming Pool" est donc un bon thriller, audacieux et sensuel, manquant parfois certes de rythme mais qui bénéficie d'une atmosphère intrigante parfaitement mise en scène par Ozon mettant au passage en valeur le duo Rampling - Sagnier.
L’art du huis clos, l’art de l’ambiguïté… Une romancière grincheuse et percluse dans ses habitudes, un caractère impossible face à une jolie pimbêche toute en cuisses, ventre et seins dorés qu’elle jalouse, envie et déteste. La relation troublante de deux femmes, son basculement en vampirisme suivi par l’œil de la caméra… Les reflets de l’eau et ceux démultipliés des miroirs… La maison « coffre » où s’enfouissent, se figent à défaut de s’écrire, les chuchotements, les cris, les drames relationnels… La fin du film en twist souligne, engendre, un questionnement… L’art de la fuite ? L’art des apparences ? Après tout n’est ce pas là l’essence même du cinéma… De la création artistique… Tout cela signe le cinéma de François Ozon…
Rien de bien nouveau pourtant dans cette relation vénéneuse qui lie deux êtres dans une complexe répulsion/séduction… Losey dans « The servant » par exemple atteignit des sommets dans l’analyse de ce trouble dilemme.
Un film lisse et complexe servi par deux magnifiques actrices… Lent parfois, servi par un humour diffus… Et dont certaines péripéties me semblent artificielles (ou maladroites) . A mon avis cette « Swimming pool » est moins forte que « La piscine » de Deray, moins lumineuse. Et de plus Ozon me semble en retrait, en ce qui concerne l’écriture scénaristique, par rapport à « Sous le sable » film magnifiant également la grande Charlotte Rampling.
Par quoi puis je commencer. Un film comme je les aime ou il ne se passent pas grand chose la majorité du temps et que c'est que vers la fin qu'il y a un evenement important mais finalement pas tant que ça. Cette vieille chouette de Sarah est d'un chiant, je pourrais jamais supporter de vivre avec quelqu'un comme ça. En plus elle me dégoute, tout ces regard pervers envers Julie. Heureusement qu'on voit ses seins a Julie lol. Mais bon elle est nympho et elle couche qu'avec des laiderons, mais grace a la fin on comprend pourquoi. Les acteurs sont tous moches, sauf bien sur la Julie dont Sarah rêve Et j'ai faillit gerber a la scène ou Sarah était a poil. J'aurait mit un 5 si Sarah était pas aussi moche et qu'il y avait pas une scène ou elle est a poil.
Bof ! Quand on a un film assez moyen avec une grande actrice dans le rôle titre, on est partagé quand il s’agit de noter. Bon ? Pas bon ? Charlotte fait son job, mais Ozon ne fait pas beaucoup de vagues, donc bon ? Pas bon ? Il tourne autour de son héroïne, mais elle n’a pas grand-chose à faire ou à exprimer. Thriller ? Pas thriller ? Un semi huis clos avec deux actrices qui s’affrontent autour de rien, car ça ne se développe pas, et l’affrontement laisse place à la camaraderie. On est appâté par une atmosphère faussement dramatique, puis ça se transforme en partie de campagne autour d’une piscine. D’ailleurs la piscine ne sert à rien du tout, à part pour le titre du film. Hommage au film de Deray peut-être ? Cela confirme que c’est une étude de style sans rebondissements ou coups d’éclats que l’on aura sous les yeux, vous êtes prévenus. D’accord, Mathilde Seigner a des formes avantageuses, mais où est le « pourquoi elle est là, celle-là» du film ? C’est vrai qu’elle est agréable à regarder, et elle arrive même à tenir tête à Rampling, pas mal, mais c’est pas assez pour moi. Et puis la révélation finale sert plus à cacher les manques et trous du scénario, ça se voit quand même, c’est un peu trop gros pour qu’on y croit, faut pas déconner.
Formidable directeur d'actrices, Ozon offre a Charlotte Rampming et Ludovine Sagnier une partition magnifique. Cependant, on peut être quelque peu déçu par le classicisme de l'histoire qui nous est racontée.
L'art et la manière de filmer selon François Ozon. Dans Swimming Pool, il nous ressort le bon vieux conflit de genre : balais dans le cul contre dévergondée. Alors le scénario sur le papier fait un peu vieillot, certes. Mais c'est sans compter sur la patte du réalisateur frenchie, qui apporte une mise en scène clairvoyante, précise et limpide et où il est difficile de ne pas craquer au son de la voix écorché de Ludivine Sagnier.
François Ozon reprend des éléments (et certains plans) de "La Piscine" pour faire son propre film-hommage. Ce thriller franco-britannique au rythme un peu lent mais captivant possède lui aussi un beau casting : Charlotte Rampling et Charles Dance, sans oublier la provocante et troublante Ludivine Sagnier dont la venue fait monter la température et entraine une certaine tension. L'histoire n'est quand même pas tout à fait la même que celle de 1969, en particulier la fin, qui a de quoi surprendre. (Bien)
Un excellent film de François Ozon. Une auteure anglaise de polars part dans la maison de son éditeur où elle rencontre la fille de ce dernier, Julie. Cette jeune fille perturbe l'écrivaine et décide d'en écrire un livre. Un très bon scénario surprenant et mystérieux ainsi que la musique. Un des meilleurs films de François Ozon.
Pas trop mal pour un film franco-britannique. C'est accrocheur et me fait manquer la France dont on fait un beau portrait. Le duo Rampling/Sagnier marche bien.
Un excellent thriller érotique de François Ozon avec Charlotte Rampling en écrivaine anglaise qui se lie d'amitié avec sa colocataire jouée par la sublime Ludivine Saigner !!! Leur relation devient ambigu et attirante après que la colocataire Julie tue son petit ami dans la piscine !!!
j'ai aimé le duo formé par les deux personnages bonnes actrices. On ressent un réel désir d'innovation dans la mise en scène du réal, notamment au niveau de la composition de l'image. C'est un film qui se regarde très bien, on a envie de savoir ce qui va se passer. Le seul bémol : je m'attendais à beaucoup plus de perversions, à une intrigue plein de trucs tordus. Donc je suis resté un peu sur ma faim .
Mauvais polar (mieux vaut laisser ce genre d'histoire aux vieilles romancières Anglaises, largement plus douées), film psychologique foireux, il reste les nichons de Sagnier (pour ceux qui ont les même goûts qu'Elie Seymoun) et la foufoune (plus très fraîche) de Rampling, çà fait peu pour noter "swimming pool" comme érotique (selon allociné). Bref, cette piscine est aussi excitante qu'un bouton d'herpès...