The Hit : le tueur était presque parfait
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Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2026
Un road movie avec Terence Stamp qui joue l'un de ses meilleurs rôles, John Hurt en tueur glaciale, et le jeune Tim Roth, qui joue déjà les petits dures à cuire. En Espagne, estrader un ancien tueurs, d’un pays à un autre pour une exécution, emmener par deux malfrats minables qui emmènent avec une prostituée cache bien son jeu, malgré le destin tragique qui lui est destiné. Un film d’aventure, au ton léger. brutal et décisif par moment. avec une musique espagnole et Éric Clapton pour le morceau d'ouverture.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2026
"We'll meet again, don't know where, don't know when…
But I know we'll meet again…some sunny day...".

Willie a, lors d’un procès, dénoncé ses complices d’un braquage, en échange de la liberté. 10 ans plus tard, deux tueurs l’enlèvent dans sa retraite en Espagne ; s’engage un long périple en voiture, à travers l’Espagne, pour ramener le traître aux commanditaires, de l’Andalousie jusqu’à la France, et définitivement régler les comptes.

The Hit : le tueur était presque parfait est le premier succès de Stephen Frears. C’est un polar déconcertant se déroulant sur les routes d’Espagne. Déconcertant par ses personnages, un tueur professionnel et méthodique pourtant rattrapée par le doute, accompagné de son jeune sous fifre décontenancé et maladroit pour son premier contrat, face à un héros calme et stoïque, déterminé à affronter la mort, pour laquelle il s’est préparé. Et pour ça quoi de mieux que de mettre Terrence Stamp, John Hurt et le débutant Tim Roth dans une bagnole, pour que le spectateur se délecte de ces relations de personnage, dont on se doute qu’elle n’aboutiront pas à grand chose, si ce n’est une accumulation progressive de cadavres, laissés derrière cette fuite en avant.

The Hit c’est aussi un mélange du huit-clos au sein de cette bagnole, et de ses gigantesques environnements de la campagne espagnole. Frears tire très bien profit de ce double environnement, celui de la voiture, en filmant des échanges de regard ou des dialogues en s’appuyant sur le rétroviseur, ou en magnifiant la campagne espagnole dans des plans grandioses, par de lents travellings.

The Hit c’est un film loin des standards, avec des personnages qui suent, ont soif, doutent, parlent, s’engeulent et échouent.
C’est aussi une approche philosophique du rapport à la mort, froid et méthodique pour le tueur, stoïcienne et profonde pour le héros, deux conceptions qui voleront en éclats, car oui The Hit, est un film cynique déstabilisant.

Un polar organique et original, et une très grande rencontre d’acteurs.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2025
Comme Stephen Frears a décidé de contrarier le genre, il n’y a pas d’histoire formelle dans ce récit d’un gangster repenti poursuivi par ses anciens partenaires. Seulement l’homme une fois rattrapé, parait ne pas se soucier un penny de ce qui peut lui arriver. Sur ce postulat parfaitement joué par Terence Stamp, Stephen Frears tricote des idées de mise en scène fantaisiste et à contre-courant du polar américain dont il semble s’inspirer. Pour sinon démolir, du moins le contredire, sur les indices, les menaces et le dur à cuir des protagonistes, qui se ramollissent tranquillement. Seul le héros demeure sur sa superbe, confiant en sa belle étoile. Celle de Terence Stamp s’est éteinte il y a quelques jours, mais la magie du cinéma l’a fait revivre ici de façon magnétique. Vive le cinéma ! AVIS BONUS Une présentation du film par son auteur, mais le son ne suit pas
Pour en savoir plus :
cinéman
cinéman

49 abonnés 927 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 août 2025
Road moovie en Espagne assez sympa durant lequel un mouchard doit se rendre à sa dernière demeure (exécution à Paris pour le punir). Rien d'extraordinaire mais une petite philosophie assez rassurante sur la mort parsème le film et malgré le sujet noir d'un règlement de compte dans le grand banditisme, cela reste humain et léger. Sobre, simple, assez efficace, même si la tonalité peut paraître parfois étrange, ou que ce ne soit pas un scénario incroyable, ni un film à grand budget.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 juillet 2025
Un polar noir décalé qui nous entraîne dans un road‑movie tendu et imprévisible à travers l’Espagne, porté par un excellent et complémentaire trio d’acteurs. 3,25
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2025
Loin des habituels film de gangster, celui-ci prend son temps, développe les personnages et pose l'action.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2024
Road-trip mélancolique symbolisant le cheminement vers un sort inéluctable, ce drame laisse entrevoir des échappatoires à la vie de tueur à gages que les héros peuvent ou non choisir de saisir - quitte à payer le prix de cette tentative de rédemption... Porté par un impeccable trio d'acteurs (Terrence Stamp, John Hurt, Tim Roth) et une mise en scène capable de fulgurances (le plan aérien), ce voyage entre truands questionne le rapport à la mort tout en soulignant l'hypocrisie ou la faiblesse de ceux qui la donnent sans hésitation apparente. Sur un canevas simple, classique, Stephen Frears imprime une atmosphère amère, se souciant peu de facilités de scénario qui servent le propos principal. Singulier.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2024
Curieux film. Les motivations des personnages, qui semblent claires de prime abord, sont sans cesse rebattues par leur nonchalance affichée. Willie Parker, recherché par ses anciens complices qu'il a dénoncés à la police dix ans auparavant contre sa libération, est capturé par deux hommes de main engagés par les taulards sortis de prison. Mais Parker, déclarant ostensiblement ne pas avoir peur de la mort, ne cherche pas vraiment à échapper à ses ravisseurs. Ces derniers, qui revendiquent leur professionnalisme, multiplient étrangement les digressions, les arrêts inutiles, les situations ingérables. Les acteurs sont tous épatants. Tim Roth joue les apprentis mafieux avec beaucoup de talent : immature et manquant de confiance en lui, il contraste avec le calme imperturbable de son partenaire. Mais John Hurt présente peu à peu des signes de faiblesse : actions reportées, silences équivoques, une certaine forme de masochisme aussi dans sa relation avec Maggie, enlevée initialement pour faire pression sur un témoin. Seul le début du film est franchement raté : le procès puis l'enlèvement de Parker sont mal mis en scène et mal interprétés.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2024
1500 kilomètres de cavale, une frontière à passer...et la mort au bout qui n'est au fond qu'une ètape du voyage! Second long-mètrage de Stephen Frears, "The Hit" (1984) est un thriller brillant qui expose un milieu noir diffèrent : le road-movie en terre hispanique! Le film ne relate finalement pas grand chose mais tout est exècutè avec tellement de brio que l'histoire se boit ici comme du petit lait! La froideur et l'absence totale d'humour de John Hurt, le côtè imprèvisible de Tim Roth, le regard faussement serein de Terence Stamp et la fascinante sensualitè de Laura del Sol! Un quatuor d'acteurs inoubliable et la gratte de Eric Clapton pour accompagner le tout! Les images d'une Espagne qui n'en finit plus dèmontrent une fois de plus que Mike Molloy, qui a bossè avec Kubrick, Preminger ou Roeg, ètait l'un des spècialistes de la photographie en extèrieurs! A l'arrivèe la première grande rèussite de Frears...
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2024
Ce film en déroutera plus d'un : séduisant pour celui qui saura s'en imprégner, visuellement très beau, l’analyse des personnages est plutôt réussie. Ce road-movie psychologique est truffé d’un humour noir corrosif. Mettant en avant des personnages aux tempéraments contrastés courant vers une mort probable, la mise en scène est exquise voire posée, les dialogues minimalistes, ponctués de silence, abordent de belles réflexions sur la vie et la mort. Les acteurs sont truculents avec Tim Roth à l’âge de 23 ans, complètement électrique, augurant une belle carrière cinématographique. Il y a du Tarantino dans ce film, tourné vers la contemplation des personnages et des paysages espagnols mais brûlant de scènes de carnages. Seule la fin est un peu expédiée.
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2021
J'avais vu ce film lors de sa sortie en salles. A l'époque, cet opus de Stephen Frears était précédé de très bonnes critiques. Pourtant, je dois reconnaître que le film m'avait laissé sur ma faim et je n'avais pas compris l'engouement autour de lui. En le revoyant plusieurs décennies plus tard, je dois admettre que j'étais complètement passé à côté de ce vrai faux film policier, prétexte à une réflexion sur la mort et les passions humaines qui occultent la raison. Un truand repenti qui a dénoncé sa bande et son chef vit des jours heureux en Espagne. Cependant, ses amis trahis veulent lui régler son compte et envoient deux tueurs pour le capturer et le ramener à Paris ou on imagine le sort qui va lui être réservé. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Frears qui débuta avec les représentants de la nouvelle vague Britannique et fit même une carrière à succès aux usa, est un réalisateur de premier plan dont la filmographie comprend des films de moindres importance. Ce n'est pas le cas de "the hit" dont le scénario, la distribution ( terence stamp, john hurt et tim roth) et la réalisation sont très réussies. Ce que nous dit le film est qu'il est difficile d'affronter la mort, malgré les préceptes enseignés par l'école philosophique d'Épicure, que les passions humaines nous conduisent au pire et que la raison est impuissante à les combattre. Un film excellent, qui inspirera sans nul doute Quentin Tarantino. La présence de Tim Roth à ses débuts, qu'on retrouvera dans " réservoir dogs" et pulp fiction " en témoigne. Il faut malgré tout prévenir le spectateur éventuel que le film n'est pas un véritable polar. Le scénario n'est ici qu'un prétexte à la réflexion sur des questions clefs de l'existence humaine. La première partie du film est, de loin, la meilleure.
Marc D
Marc D

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2024
Un film que l'on n'oublie pas en raison de son interrogation métaphysique. Jeu d'acteurs exceptionnel, scénario complexe. C'est sûr que l'on n'est pas dans le registre du film d'action simple. C'est une errance, une réflexion sur l'acceptation de la mort. Le film ne plaît pas à tout le monde (ce qui quelque part est un gage de qualité). En résumé Stefen Frears a conçu un bijou dont le souvenir demeure très puissant.
FrancoisAix
FrancoisAix

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2020
Excellent film d'action sans action, tourné vers la contemplation des personnages et des paysages espagnols , le magistral développement de l'intrigue. La musique de Paco de Lucia renforce ce sentiment de malaise qui vous prend à la première minute et ne vous lâchera plus.
labadens
labadens

27 abonnés 253 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2020
The Hit ressemble par bien des aspects à une relecture du classique d'Hemingway "The Killers", un livre qui nous présentait un personnage, Ole Anderson, qui sait qu'il doit être éliminé par deux tueurs à gages dans un futur proche. A noter que ce livre a déjà été adapté en deux films noirs américains, une fois par Robert Siodmak (1946) et une fois par Don Siegel (1964), ce qui est intéressant puisqu'ils sont tous traités de façons différentes.

Dans ce roman, le protagoniste reconnaît qu'il est inutile de fuir, puisqu'il dit que la mort arrive de toute façon à un moment ou à un autre. Comment échapper à l'inévitable? Pourquoi ne pas couper court à la chasse et rencontrer son destin de front?

L'adaptation de Siodmak suit un enquêteur d'assurances qui veut essentiellement découvrir la raison pour laquelle Ole a été tué. L'adaptation de Siegel quand à elle, suit les tueurs à gages (Lee Marvin et Clu Gulager).

Essentiellement, la version de Siodmak semble prendre la forme d'un film d'enquête classique, celle de Siegel est quand à elle une adaptation du thème philosophique de Hemingway.

Parlons maintenant du film de Stephen Frears, The Hit, essai néo-noir également inspiré de ce roman. Premièrement, il est intéressant de relever la direction prise au niveau du scénario, en effet nous sommes conscients de la solution au mystère dès le début du film. Willie, un gangster membre d'une bande commettant des braquages, témoigne contre ses anciens partenaires en échange d'un pardon et d'une retraite confortable en Espagne, lorsqu'ils sont confrontés avec le témoignage de Willie, le reste de la bande chante "We'll Meet Again" de Vera Lynn à l'intention de leur ancien collègue. Dix ans plus tard, après avoir passé son temps à se prélasser dans la littérature et la culture du monde, Willie est confronté à une paire de tueurs à gage: Braddock (John Hurt) et Myron (Tim Roth). Willie se rend sans discuter, et le trio entame un voyage pour le conduire de l'Espagne à Paris, où les anciens partenaires de Willie l'attendent pour se venger.

Mais, car il y a toujours un " mais " , des complications s'ensuivent ...

Ce qui est intéressant avec The Hit, c'est la façon dont il joue en permanence avec nos attentes. Dès le début du visionnage, on pense regarder un film sur le personnage de Willie, qui finirait par mourir aux mains de ses assassins, sans grande surprise. Pourtant, étant donné que le film n'est pas un film d'enquête, l'intrigue doit changer d'arc narratif pour progresser. Il n'est pas question ici de la structure assez simple que Frears et le scénariste Peter Prince ont donné au film, comme par exemple la transformation de Willie, qui est entièrement motivée par la psychologie et non par la nécessité d'une séquence d'action violente (poursuite ou fusillade). L’intérêt lors du visionnage de ce film est de trouver quel est le véritable cœur dramatique du récit, et c'est là qu'est tout son intérêt justement, alors que dans un thriller classique on aurait passé beaucoup de temps à observer le personnage dit "principal" et l'élaboration de sa méthode pour se sortir de sa situation, on a l'impression que le film s'attache presque plus aux ravisseurs. On observe ainsi la réaction émotionnelle de Braddock face au personnage de Willie, cet homme condamné à une mort certaine pourrait-il changer sa propre vision de la vie? Est-il resté le froid meurtrier calculateur que nous voyons au début du film, ou se rend-il compte sa propre mortalité?

Ces légères transformations psychologiques sont subtilement traitées ici. Willie, interprété par Terrence Stamp est d'abord confiant dans sa décision, en essayant de bluffer ses meurtriers dans la confusion avec des monologues sur la nature de la vie et de la mort. Pourtant, plus le film progresse, plus Willie commence à douter et l'on commence à réaliser à quel point ses paroles et ses actions ne sont qu'une façade.

Le caractère et la représentation de Braddock, le personnage de John Hurt, sont difficiles à évaluer, étant donné qu'il est plutôt contemplatif et silencieux, les yeux cachés derrière des grandes lunettes de soleil Ray-Ban. Comme Stamp, cependant, nous commençons à remarquer des changements subtils dans son comportement à mesure que le film continue, en particulier lors de séquences où ils sont confrontés aux sautes d'humeur de Myron, ce dernier jouant le rôle de métronome entre les deux protagonistes principaux.

Le film comporte également une superbe trame sonore, composée en grande partie par l'espagnol guitariste de flamenco Paco de Lucia avec un titre éponyme réalisé par Roger Waters et Eric Clapton. La photographie du film capte avec merveille les rues ternes et déprimantes de Londres et les juxtapose avec le surexposé des paysages arides de la campagne espagnole. Dans l'ensemble, Frears a réussi à livrer un très bon film réinterprétant l’œuvre de Hemingway à sa manière, une vision peut-être plus personnelle et stylisée que celle de ses prédécesseurs.

Frears est un cinéaste relativement sous-estimé de notre côté de la manche. C'est peut-être en raison de la diversité de son matériel, ses réalisations les plus connues en témoignent: My Beautiful Laundrette (1985), Les Liaisons dangereuses (1988), High Fidelity (2000), et The Queen (2006). Essentiellement, il s'agit d'un cinéaste tellement éclectique que son œuvre ne possède pas ce qui pourrait être considéré comme une signature personnelle. Pourtant, Frears a tranquillement et humblement contribué au genre du néo-noir au cours des dernières décennies, que ce soit dans son adaptation de Jim Thompson, Les Arnaqueurs (1990), le drame des immigrants Dirty Pretty Things (2003), ou The Hit, pour le coup. Une réalisation assez étrange pour un anglais, compte tenu que la demande en film noir est intrinsèquement largement américaine, et c'en est d'autant plus louable.
Audrey L

806 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 février 2018
On ne connaissait pas Stephen Frears dans le registre longuet et mou, voilà chose faite... Une petite déception pour un réalisateur que j'apprécie (avec son somptueux Philomena et son beau portrait The Queen...) et que je découvre dans The Hit comme manquant d'ambition, se contentant de filmer ses acteurs (assez bons, surtout le chien fou Tim Roth qui signe une interprétation inspirée et imprévisible) dans des palabres qui n'en finissent plus, avec de rares occasions d'actions, et une fin décevante (rapide et pessimiste). L'intrigue intéresse dans les premiers instants, puis l'on suit de façon nonchalante le film simplement pour en connaître le dénouement, mais sans réelle envie (pas de rire ni sourire, pas de sursaut ni surprise, pas d'émotions...). L'ambiance poussiéreuse et chaude de l'Espagne rappelle certains westerns, et la musique d'Eric Clapton est un petit bijou de guitare pincée frénétiquement. Dommage que les quelques atouts du film soient gâchés par le rythme complètement plat et l'absence d'émotions.
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