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Hearts of Darkness: A Filmmaker's Apocalypse
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Charlotte28
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4,0
Publiée le 12 juin 2026
Mêlant images d'archive, interviews (pendant et après le tournage), enregistrements officieux et journal de l'épouse de Ford Coppola, ce documentaire offre une plongée quasiment viscérale dans la construction infernale d'Apocalypse now. Exposant les difficultés liées à la production ainsi que les dangers entraînés par un site menaçant autant que par l'insatisfaction du réalisateur vis-à-vis de son script, cette odyssée interroge les méthodes de travail, la création artistique, l'abnégation (ou la mégalomanie!). Véritable périple, l'aventure de ce film culte illustre les liens parfois très intimes entre les personnages et ceux qui les créent, l'écriture des situations et leur portée métaphorique ou spirituelle. Passionnant.
« My film is not about Vietnam, it is the Vietnam, and the way we made it was very much like the way the Americans were in Vietnam. We were in the jungle and little by little we went insane… »
Eleanor Coppola a suivi son mari aux Philippines et tourné le making of de la production d’Apocalypse now qu’elle enrichie d’entretiens avec les protagonistes des années plus tard pour en faire un documentaire. Et quand le documentaire est quasiment plus fou que le film ça pose là le niveau de ce tournage catastrophique devenue mythique.
Un documentaire indispensable sur la créativité, la folie artistique et la démesure en général. Et surtout un témoignage de la liberté absolue et de l’élan créatif que constitua la parenthèse dorée du Nouvel Hollywood aux États Unis. Une décennie de folie cinématographique dans laquelle tout ce qui était imaginable devenait réalisable mais un mouvement finalement dévoré par sa propre mégalomanie et rattrapé par la réalité commerciale du cinéma en tant que divertissement.
Un visionnage passionnant pour tout cinéphile qui vous fera détester Coppola et surtout relativiser votre consommation personnelle d’alcool.
Très intéressant de se rendre compte à quel point le tournage d'un film peut détruire des vies et devenir chaotique tout en produisant un chef d'oeuvre. On retiendra l'implication de Coppola et de Martin Sheen et le comportement très limite du bon vieux Marlon.
Documentaire sur l'enfer du tournage d'apocalypse now réalisé par la femme de Francis Ford Coppola. Plus qu'un simple bonus de dvd (ce making off est sortie en salle de cinéma !), le doc te permet de comprendre les conditions hardcores dans lequel le film s'est réalisé : 250 jours de tournage en pleine guerre civile des Philippines, un typhon, de la drogue, un infarctus... on comprend alors mieux le film. A voir en même temps que le classique du cinéma.
Plongée dans le tournage d’un chef d’oeuvre du Nouvel Hollywood et ses énormes galères. On comprend mieux les raisons de décalage de durée et on apprend beaucoup sur les techniques du cinéma.
Plongée intéressante dans les affres d'un tournage aussi dantesque que mythique, ce documentaire offre un aperçu impressionnant de toute une époque, où le cinéma se faisait à grand renfort de décors et de moyens pharamineux, avec des acteurs quasi ingérables (qui auraient bien du mal à faire carrière aujourd'hui) et un réalisateur au bord de la folie, pris au piège de son propre délire. L'évolution du projet, fort bien racontée, témoigne encore de l'ambition folle du Nouvel Hollywood qui se croyait tout permis et a bien failli s'y brûler.
Un documentaire passionnant sur l'enfer que fut le tournage d'*Apocalypse Now*, mélangeant images d'archives du tournage et interviews de l'équipe des années après, le film propose une introspection du réalisateur et de ses tourments psychologiques et émotionnels et nous fait comprendre à quel point le tournage d'un film peut-être intense d'un point de vue moral et humain. J'aurai peut-être aimé plus d'images sur le tournage en lui même et la mise en place des différentes scènes ainsi que des discussions avec les acteurs, par moment on nous raconte un peu trop ce qu'on aimerait voir et entendre de nous même. Mais mis à part cela, il s'agit d'un documentaire extrêmement intéressant pour quiconque s'intéresse au cinéma.
Très bon complément au long-métrage culte de Francis Ford Coppola, ce documentaire utilise des images tournées par la femme du réalisateur, qui dépeint les conditions apocalyptiques du tournage : entre la météo déchaînée, les problèmes matériels, la mégalomanie galopante du cinéaste, ses difficultés à écrire le dernier chapitre de l'histoire, et de nombreux aléas avec les interprètes, l'expérience dépasse tout ce que l'on peut imaginer. Elle pourrait faire l'objet d'un véritable long-métrage et contribue sans aucun doute à la légende de l’œuvre originale... En l'état, le reportage est savoureux et quasi-indispensable pour comprendre et replacer l’œuvre dans son contexte.
Si la plupart des tournages de films ne rencontrent pas de gros obstacles, celui d' "Apocalypse Now" n'a pas eu le même sort. Au début du documentaire, Georges Lucas raconte que ce genre de tournages devrait durer trois semaines tout au plus, au-delà on finit par s'engluer dans les marais. Dire que Coppola s'est englué aux Philippines est un euphémisme, tant les problèmes se sont succédés: la scène des hélico qui prend trois semaines de retard parce que le pouvoir réquisitionne le matériel, des conditions climatiques extrêmes qui interrompent le tournage et des acteurs globalement ingérables sont les principaux éléments qui ont fait de la création de ce film un véritable enfer. Ce documentaire, raconté avec conviction par Eleanor Coppola (la femme du cinéaste), est aussi l'histoire d'un réalisateur jusqu'au-boutiste, dépassé par un projet mégalo qu'il mènera pourtant à son terme quitte à s'endetter. Effrayante et passionnante, une oeuvre qui participe à la dimension monumentale d' "Apocalypse Now".
Un tournage aussi épique que celui d'Apocalypse now méritait bien d'être raconté. Fax Bahr et George Hickenlooper effectue donc ce travail en regroupant des images réalisées par Eleanor Coppola lors de ce tournage et d'autres images d'archives. On y découvre l'évolution de cette œuvre : du projet avorté d'Orson Welles à la fin de l'ahurissant tournage du film de Coppola. On peut malgré tout regretter que l'étape de la post-production ne soit pas évoquée car le travail de montage (qui passe d'une première mouture de 4H30 à une version sortie en salle de 2H30) constitue une étape intéressante de ce film. Malgré ce point, ce documentaire atteint son principal objectif, à savoir décrire la folie d'un tournage qui se transforme petit à petit en enfer, qui ne semble jamais vouloir finir et être voué au désastre. Tout cinéphile trouvera donc un grand intérêt au récit de cette hallucinante aventure qui déboucha sur un chef-d’œuvre.
À toute légende sa genèse, "Apocalypse Now" reste dans l'histoire du cinéma comme un chef d'œuvre à part entière et son tournage avait suscité les fantasmes et les théories, "Heart of Darkness" fait lumière sur cette odyssée cauchemardesque et chaotique.
Coppola débute son tournage en 1976 avec comme but de réadapter le roman "Au cœur des ténèbres" de Joseph Conrad, un projet que Welles a dû abandonner se résignant à tourner son "Citizen Kane", il place l'action en pleine guerre du Vietnam, terminée quelques années auparavant, selon les mots du réalisateur qui introduisent le documentaire "ce n'est pas un film sur le Vietnam, c'est le Vietnam", le ton est donné. Les réalisateurs Fax Bahr et George Hickenlooper utilisent en majeure partie les prises de vue de l'épouse de Francis Ford Coppola qui décida de filmer les coulisses du film pour garder une trace de son travail. Prévu originellement pour 16 semaines, le tournage accumulera les retards et durera au final plus du double, pour de multiples raisons, d'abord financiers où Coppola face à son exigence à dû se battre avec la production pour s'accorder des délais, à côté de ça il aura fallu faire face à l'imprévisibilité du terrain entre les réticences de la population locale ou les intempéries détruisant les décors. Le réalisateur n'a d'ailleurs pas ménagé ses acteurs, en décidant notamment de remplacer Harvey Keitel en plein tournage par Martin Sheen, par soucis de réalisme il ne les empêcha pas de prendre de la drogue et de l'alcool (la scène de la chambre avec Martin Sheen est juste incroyable), il força même Brando à improviser des répliques seulement à moitié écrites où dû faire face à l'ingérence de Dennis Hooper. Le point de rupture arrivera lorsque Sheen sera victime d'une crise cardiaque, entre la vie et la mort il reçoit même les derniers sacrements, mais le réalisateur ne veut rien savoir et veut même l'empêcher d'aller à l'hôpital avant qu'il ne lui ai ordonné, ambiance ... On sent au fur et à mesure que la folie perfectionniste de Coppola devient presque aliénante, il joue constamment avec le feu, le chaos règne et il flotte dans l'air quelque chose de mythique ... Les moyens mis en œuvre sont colossaux et démesurés, en investissant une bonne partie de sa fortune personnelle l'aventure de Coppola s'apparente vraiment comme un voyage vers l'inconnu tellement il semble ne plus savoir où il va, avec du recul c'est un véritable miracle que le film ai pu être finalisé. Totalement vidé en ayant presque perdu la raison, Coppola abouti son long métrage, et son travail portera ses fruits, à l'arrivée une reconnaissance critique ainsi qu'un succès au box office mondial puis divers prix prestigieux dont la Palme d'Or en 1979.
Ce documentaire "Heart of Darkness" est juste fantastique et passionnant, un tournage autant légendaire que le film lui même, une vision du cinéma faite de sacrifices, de folie, d'audace et de génie.
"Apocalypse Now", outre celui d'être un monument absolu du Septième Art, a réussi l'exploit de naître d'un tournage aussi légendaire que le film lui-même. Il faut bien dire que tous les ingrédients sont réunis : un réalisateur alors au sommet de son talent, il a été le roi des années 70, qui déjà ne s'est jamais distingué par sa grande modestie mais qui là, bien aidé par le désespoir et quelques "produits locaux", vire dans la mégalomanie la plus totale et devient suicidaire et perd 40 kilos, un typhon qui arrive bien à propos pour saccager tout le décor, Martin Sheen qui fait une crise cardiaque, Dennis Hopper complètement pété, l'aide d'un dictateur avec des hélicoptères qui n'hésitent pas à se barrer en plein milieu d'une prise complexe pour aller chasser du rebelle, Marlon Brando qui arrive obèse, s'en branlant totalement du film et exigeant un cachet astronomique, un budget qui explose, un tournage qui s'éternise... On peut se demander aussi si Eleanor Coppola, épouse du réalisateur et réalisatrice de ce documentaire, n'a pas goûté aux "produits locaux" quand elle dit que la vision d'un buffle en train de se faire trucider à coups de machette est belle... Enfin bref, cette vision d'un tournage apocalyptique qui est assez fascinante (même si peut-être édulcorée certains aspects peu reluisants étant passés sous silence ou peu évoqués !!!), notamment par les conservations de Francis Ford Coppola avec son épouse enregistrées par cette dernière à l'insu de son mari où on peut entendre un créateur douté et être conscient d'être dépassé par la réalisation d'un véritable monstre qui va pourtant devenir un véritable chef d'oeuvre, marque fortement.