Dark Water
Note moyenne
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187 critiques spectateurs

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Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2012
Inutile de se morfondre en attendant désespérément quelques hypothétiques scènes de terreurs dans un climat soporifique à l'extrème.

Comme bien souvent la vérité est ailleurs tissée entre les lignes d'un travail d'une lenteur éprouvante laissant notre épiderme constamment sur ses gardes reposer sagement malgré quelques tentatives clairsemées se voulant terrifiantes mais n'atteignant jamais les hauteurs éthérées.

L'essence de cet opus est sans aucun doute son énorme sensibilité même si celle-ci semble enrobée dans une immense froideur.

Le pays du soleil levant nous dévoile sa face cachée, son desespoir et sa sollitude à l'intérieur d'un immeuble triste et sombre dont les couloirs et les plafonds sont inondés de larmes.

Le site pleure son silence et son isolement sur ses murs et ses toits.

L'enfant fantôme se sert de la terreur pour approcher ses semblables en dissimulant dans ses apparences floutées un manque profond.

Le besoin impératif de se blottir dans les bras d'une mère de passage dont les sens s'éveillent devant tant de souffrance.

« Dark Water » est un film poignant sur le mal du siècle, l'abandon et l'indifférence faisant de ses principales victimes des ressources vivantes fragiles, isolées, livrées à elles-mêmes dans un monde insensible managé par la procédure ou à des créatures de l'au-dela condamnées à la panoplie terrorisante paravent d'un état insoutenable, le manque d'affection.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 janvier 2012
Un bon petit film à l'atmosphère opressante et angoissante mais pas très flippant, alors qu'on s'attendait à ça de la part du réalisateur de "Ring".
EricDebarnot
EricDebarnot

240 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2011
J'avais gardé du "Dark Water" de Nakata un souvenir aussi ébloui que terrifié. Le revoir a été une légère déception au niveau de la "terreur" (encore que les fantômes japonais restent les plus convaincants du monde...), mais la beauté de la mise en scène - pure, simple, efficace, classiquement japonaise oserais-je dire - et la force tragique du mélodrame ( spoiler: le sacrifice d'une mère qui se voit comme incompétente et se trouve acculée à un choix extrême pour prouver au monde son amour à sa fille
) en font toujours l'un des films fantastiques les plus intelligents qui soient. On n'oubliera pas de si tôt la très belle conclusion - dix ans plus tard -, et les larmes amères qu'elle nous fait verser.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2011
Dark waters est un film d’horreur Nippon sur fond de drame social poignant. Une œuvre à voir pour l’atmosphère pesante et la mise en scène esthétique même si l’épilogue interminable vient plomber le rythme du film.
Mathieu H.
Mathieu H.

26 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2011
Il est étonnant de voir avec quelle dextérité les réalisateurs japonais parviennent à nous transporter dans leur univers. Hideo Nakata est l'un d'eux ! "Dark Water" se distingue de la multitude de films d'épouvante de la création par son absence totale de superficialité, de manière, de second degré, afin de se recentrer sur une horreur plus primaire et naturelle. Ces frissons ne tiennent pas forcément à la présence réelle mais supposée d'une entité irréelle mais plutôt au dérèglement croissant d'une situation a priori anodine et paisible, et à un final époustouflant. La virtuosité du cinéaste, par sa réalisation et l'agencement de ces détails qui forment la moelle du film (traces d'eau au plafond, couleur rouille, cheveux ...) font de "Dark Water" une véritable pièce maitresse déjà cultissime, car bien éloignée des machines à sursauts et à hémoglobine auxquelles nous avons droit à longueur d'année. Cette histoire à la Stephen King (les présences surnaturelles nous rappellent "Brume"), appuyée par la bonne performance des deux protagonistes, nous prouve qu'à l'instar de ses compatriotes (notamment Takashi Miike), Hideo Nakata possède réellement un cinéma délectable et surtout précieux et exemplaire pour le genre !
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 août 2011
Une photographie et une chromie des décors phénoménale. Une sorte de remake de "The ring" pour la fin. Un peu lent et calme, le principe du film de fantôme peut être lassant mais il y a un film aussi à côté, presque social sur la condition de la femme japonaise.
A priori ce n'est pas le film d'horreur qui intéresse ce réalisateur et c'est tant mieux comme ça.
La musique est hélas très peu présente et vue sa qualité c'est fort dommage.
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2011
Sombre, glauque et humide… Un bon cocktail d’angoisse qui reste assez soft autour d’une intrigue assez banale mais réussit quand même à nous séduire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 août 2011
Dark Water réalisé en 2001 par le connu Hideo Nakata (Ring 1, Ring 2) n’est autre que l’adaptation cinématographique du roman également connu de Koji Shimizu. Après le « succès » de Ring auprès du public (et croyez-moi je suis loin de faire partie des fans de ce film puisque je l’est vraiment trouver ennuyeux et mal exploité ce concept pourtant allant de pair entre une histoire de fantôme traditionnel additionné intelligemment à la rapide modernisation de ces pays que sont le Japon avec cet exemple de la vidéo), Hideo Nakata voulait revenir à ses amours sans pour autant se plagier lui-même (avec un film plus réaliste, et plus fantastique) mais comporte tout de même quelques similarités avec Ring 1 et Ring 2 comme ce puits troqué contre un réservoir, ce fantôme encore féminin, histoire d’une petite fille ou les personnages mais ici, beaucoup plus développés et attachants à travers ce léger drame social et surtout notamment la préconisation de ce cinéma de suggestion avec l’alternation champ/contrechamp et l’imagination qu’il suscite chez le spectateur (ici réussit contrairement à bon nombre d’autres films comme Ring ou The Grudge) car étant une personne psychologiquement impassible, ce type de cinéma ne me procure exclusivement que de l’ennuie, pourtant ici, je l’est trouver ma foi réussit et très efficace.
L’ambiance est bien travaillé dans ce film et les plans vraiment réussis nous offrant tour à tour des angles de vues vraiment intéressants et pertinents. Une chose est sur, Hideo Nakata sait tenir une caméra. Le scénario se veut beaucoup plus simpliste qu’un Ring enchaînant des procédés scénaristiques inefficaces et vite lourds autant ici, l’histoire tient la route, jouant bien plus sur sa mise en scène particulière mais fortement bien travaillé. Les couleurs froides du film contrastent efficacement avec d’autres nuances plus chaudes comme ce fameux sac rouge. Les émotions sont bien retransmises à l’écran et pourtant l’on sait qu’alterner cette vision suggestive et manifester correctement des émotions à l’écran est une chose quasi-impossible, véritable obstacle à la réalisation. Cela est sûrement dût au casting vraiment très fort, presque entièrement féminin (et pourtant cette tendance féministe dans Ring et encore davantage Dark Water n’a qu’un très léger côté personnelle, car ayant élevé par sa mère et sa grand-mère Hideo Nakata sait toute la puissance des femmes célibataires envers leur enfants et les sentiments que ces derniers suscitent en eux) composé de Kuroki Hitomi au jeu très mature interprétant Yoshimi la mère, Kanno Rio dans la peau de Ikuko Mastubara, cette jeune fille à l’interprétation marquante (notamment cette fameuse dernière scène de l’ascenseur que j’évoquerais un peu plus tard), intelligente et représentant la volonté de se battre de cette mère. Notons également la présence d’une bonne Oguchi Mirei en Mitsuki qui malgré son côté loin d’être omniprésent dans ce film, se débrouille correctement pour son jeune âge, déjà rien que pour ce casting quasi-parfait, chapeau, on évite vraiment les clichés. De plus, l’essence de ce film se base essentiellement sur cet élément naturel qu’est l’eau, véritable obsession dans ce film magnifiquement retranscrit dans ce film, étant à 99 % utilisé de par sa forme naturelle, l’eau étant définit au Japon comme une fatalité, une malédiction ou directement à la mort du fait de ses nombreuses catastrophes naturelles au Japon (inondations, raz de marée…) Le seul défaut selon-moi et encore l’on ne pourrait pas qualifier cela pour un défaut selon-moi mais c’est l’aspect visuel du seul moment explicite du film à savoir dans l’ascenseur le visage de Mitsuki , pas réaliste, mais cela conserve un aspect toutefois anormal.
De superbes scènes sont à notés dans ce film comme le cache-cache de Ikuko Dans cette maternelle, dans l’appartement de Mitsuko la jeune petite fille disparu ou encore la meilleure scène de ce film et l’une de mes scènes préférés à présent (Avec environ cinq ou six autres), cette scène de l’ascenseur ou cette erreur fatale de la mère entrainera bien des conséquences, véritable bijou cinématographique que cette scène magnifique, bien ponctué par des larmes, un surplus intensif d’émotion. A travers cette fin, une vision est disponible (que je vous laisserais trouver par vous-même pour ne pas gâchez la fin) mais vous pouvez aussi vous faire votre propre opinion.
Accompagné d’une ingénieuse bande sonore, ce film au suspense horrifique basé sur des subtilités arrive tout de même à délivrer une très grande émotion au spectateur, rien que pour cela bravo, c’est le premier film d’horreur japonais que j’aime ! Ce film culte est à voir !
Enkko-7
Enkko-7

54 abonnés 695 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juin 2011
Un film intéressant, des décors sombres et bien travaillés mais un pitch tellement couru d'avance qu'on s'ennuie presque. Sans parler de l'actrice principale dont le texte se résume à "Ikuko", c'est usant à la longue !
peypino
peypino

54 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2011
un film épouventablement magnifique! une histoire de fantomes mode asiat et ça fait tout de suite beaucoup plus d'effet que tout ces remake amériquains!
l'imaginaire et la culture asiatique en terme de malediction de demon et de fantome n'ont rien a envié a l'occident et ça se voit!
dark water est cru impitoyable terrifiant suffuquant, jusqu' a la fin surprenante tragique et belle!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 mai 2011
Tout le succès d'un bon film d'horreur c'est qu'il n'en fait ni trop ni pas assez et qu'il y a toujours quelques chose de psychologique chez les personnages.
C'est par une très naïve et simple curiosité que j'ai vu ce film, et ça m'a vraiment plu, c'est assez inatendue mais bizarement dans les films d'horreur japonais de l'an 2000 il y a toujours le fantôme d'une petite fille aux cheveux noirs long qui veut se venger (on ne sait jamais trop de quoi).
Mais dans ce film on a plutôt de la sympathie pour le personnage du fantôme qui a eut un passé triste et qui ne réclame qu'une chose et ce n'est pas la vengance ou je ne sais quoi d'autres, pour savoir, aller voir le film et c'est assez étonnant et simple en fin de compte.
Alors après les scènes d'horreurs sont assez térrifiante et oppressante même si il y a toujours cet air de déjà-vu.
Et la façon dont est mise en scène l'eau qui finalement devient l'objet de toute les peurs de l'héroïne, c'est splendidement orchestré.
Malgré ça une fin un peu étonnante.
Les acteurs sont magistrales et l'actrice principale est sensationnelle.
Un très bon d'horreur japonais du réalisateur Hideo Nakata
ZOGAROK
ZOGAROK

18 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2011
4sur5 Après Ring, petite anecdote du genre, Dark Water engendrait la consécration critique de Hideo Nakata en 2003. Il y a pourtant quelques raisons qui pourraient inciter à n'allez qu'à reculons vers Dark Water : une raison surtout, ce Ring justement, petite anecdote de genre, parfois séduisante dans la forme, foncièrement obsolète en général. Le titre est devenu un manne, suscitant un phénomène social nippon, puis une suite avant deux remakes américains, postérieurs à Dark Water.
Dark Water, pourtant, inversera les certitudes des plus sceptiques, tant le film atteste d'une approche du fantastique salvatrice, envisageant le genre avec une assurance débarrassée de toutes les scories en atténuant l'impact dont il s'est abusivement paré depuis le nivellement par le teenage-movie engendrés malgré lui par Wes Craven (Les Griffes de la Nuit, Scream). Ce que Ring ne parvenait pas vraiment à sous-tendre, Dark Water l'affirme frontalement : Nakata n'est jamais si bon que lorsqu'il s'arrête sur un drame humain et le plonge dans un cadre réaliste.
Il a gardé de son film-phare cette propension à une mise en scène précise et sobre, mais évacué toutes les lourdeurs du pitsch mystique poussif. Encore les apparitions furtives, les spectres sur vidéo, mais le geste est discret. C'est depuis ce quotidien morose et déglingué que le malaise peut se permettre d'étreindre la pellicule. Dark Water est un film dont on ne voit pas le monstre : il n'y a qu'un très beau portrait de femme, son combat pour la garde définitive de sa fille, un environnement vétuste [l'état de l'immeuble, la discipline dispensée par les enseignants de l'enfant]. C'est la fragilité d'un personnage se débattant contre l'incertitude dans laquelle elle avance contrainte qui distille une telle étrangeté. In fine, la chronique sociale et quotidienne (aucune esbroufe ''sociologique'', un propos épuré sur l'atrocité indissoluble de la condition enfantine) est un bien meilleur support du style rétro-fantastique de Nakata. Sa mise en scène douce et radicale s'y accorde avec allégresse.
La démarche formaliste, cette façon de remettre le motif horrifique aux croyances évoquent parfois le travail de Shyamalan, mais ce dernier ne sait que trop peu éveiller l'envoûtement, trop occupé à soigner le fond à des impératifs consensuels avant de leur abandonner la forme. Nakata lui se soucie moins de conformer Dark Water à son genre, il ne se soucie même pas d'esbroufe thématique. Par son minimalisme rigoureux et la dimension presque viscérale du traitement, Dark Water rappelle plutôt le Polanski première période. Du cinéma qui parvient à faire redouter les forces de l'invisible, c'est rare.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 février 2011
le scénario est excellent l'ambiance est mortelle en revanche quelques longueurs gâche un peu le rythme mais dans l'ensemble c 'est du bon
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 février 2011
Génial Nakata n'a pas perdu de son talent. Un film qu'on ne peut pas décrocher,un film d'épouvante très fort en mélancolie,ce qui est assez rare pour un film de ce genre. Bref un chef d'oeuvre,et très original. Et en plus bonne photographie et bonne une BO.
Mais le génie de Nakata c'est en plus de rajouter des éléments qui n'appartiennent pas à proprement parler à l'épouvante.
Terreurvision
Terreurvision

238 abonnés 505 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2013
Formellement maitrisé, épuré et accessoirement flippant, Dark Water plonge le spectateur en eaux troubles et rejoint les grands chefs-d’œuvre intemporels du genre... Culte ! Notre critique est en ligne sur le site Terreurvision.
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