Derniers Avis : La Folle journée de Ferris Bueller - Page 4
La Folle journée de Ferris Bueller
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Shirokuromelt
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3,5
Publiée le 26 février 2020
le film excelle dans un genre dont je ne suis pas spécialement amateur, mais Johnn Hugues sait s’y prendre avec suffisamment d’habileté pour livrer une chronique de l’adolescence à la fois drôle et attendrissante, avec un personnage de proviseur jubilatoire. Je n’y vois toutefois pas le monument que certains y voient mais c’est sans conteste du très bon cinéma, dans son registre.
Bon j'avais détesté Breakfast Club qui a le symptôme du film d'ados écrit par un vieux qui fantasme sur ce qu'est l'adolescence toute en se volant réaliste en brisant certains clichés (et en en créant de nouveaux). Ici on va dire que la folle journée de Ferris Bueller a l'avantage de n'être qu'un fantasme et de ne quasiment pas se prendre au série. C'est une pure comédie, ce qui rend le film tout de suite plus appréciable (lorsque l'on a pas des discours sur le fait de s'affirmer face à son papounet qui préfère la Ferrari à son fils ou sa femme).
Le film est plutôt bien rythmé, John Hughes se permet quelques apostrophes afin de maintenir le spectateur éveillé, il se passe plein de trucs, les jeunes font plein de conneries, certaines sont drôles, d'autres moins, globalement le film est sympathique... Cependant je trouve que le film échoue à être plus qu'une succession de sketchs où Ferris Bueller est plus malin de que tout le monde et la met à l'envers à son Principal ou n'importe quel autre adulte pouvait se mettre entre lui et sa folle journée.
Je comprends des dialogues qu'on est censé éprouver une certaine mélancolie de tout ce bordel, c'est la dernière fois qu'il peut se permettre de sécher les cours, ensuite les trois comparses seront séparés car ils iront à la fac, donc il faut en profiter car la vie est courte... Et je dois dire que je ne l'ai pas vu dans le film, enfin je l'ai entendu, car c'est dit... car on a l'ami du héros qui est là en train de dire que c'est le meilleur jour de sa vie... (j'aimerais bien savoir en quoi) Mais rien n'aide réellement à se sentir nostalgique, mélancolique d'une époque ou n'aide réellement à profiter du temps qui nous est imparti. Disons que le réalisateur échoue à faire passer son message avec du cinéma.
Et puis je suis désolé, mais les personnages ne sont pas réellement des personnages, se sont des fonctions, des clichés, on a le héros beau gosse rebelle qui veut s'amuser et qui ne propose jamais rien de plus... l'ami qui est peureux, qui vit sous l'emprise de son père et qui va s'en libérer (banalité/20) et la copine qui est trop bonne et qui est juste ça... qui n'a pas une once de personnalité à elle. Elle est juste là pour être là et c'est tout.
Donc ouais c'est rigolo, tout ce que tu veux... Mais bon c'est quand même pas bien malin... Il en faudra bien plus pour que j'estime que John Hughes puisse être un réalisateur intéressant.
Une folle journée d'aventures buissonnières de lycéens, regardable par tout le monde, y compris des enfants, puisque les protagonistes sont loin d'être des terreurs. On ne s'ennuie pas, et... c'est tout, il ne faut pas chercher autre chose.
Dans la veine des Maman j’ai raté l’avion et autres comédies dans le veine des années 80, J.Hughes nous claque un feel good movie pour adolescents enchaînant les gags et les situations comiques. L’un des premiers grands rôles de M.Broderick. Générationnel et culte pour beaucoup un vrai bon moment de cinéma.
Une bonne petite comédie, avec l'énergie fougueux de Matthew Broderick, qui n'a pas trop vieillie. Un scénario simple mais efficace sur la perte de temps dans la journée d'une vie. Quelques guest comme Charlie Sheen ou Jennifer Grey. Le style de John Hughes sur la vie des adolescents dans la ligne de Breakfast club, un style purement années 80. Le générique est accompagné d'une vidéo du directeur de lycée, prenant le bus scolaire, en très mauvais état et il faudra attendre y voir la fin pour avoir une petite surprise ! Amusant !
Comment résumé La Folle journée de Ferris Bueller ? Une comédie audacieuse, pleine de fougue et totalement impertinente ! J'étais quelque peu réticent à me lancer avec ce long métrage, un peu à la manière de Breakfast Club, un autre film de John Hughes qui m'avais en fin de compte conquis. Constat similaire avec Ferris Bueller. Le casting est excellent, Matthew Broderick mène avec panache sa petite troupe. Un film très drôle et tout aussi intelligent.
Ce teen-movie culte des années 80 se laisse toujours regarder avec le plus grand des plaisirs. Beau, charismatique et ingénieux, le personnage de Ferris Bueller, incarné par le génial Matthew Broderick, ne cesse de nous émerveiller avec sa pêche d’enfer, ses incroyables stratagèmes et ses interventions face caméra destinées au spectateur. Tout comme nous enchante l’ensemble des personnages secondaires (mention spéciale au principal du collège, incarné par Jeffrey Jones, première victime du personnage principal, dont les tribulations sont autant de séquences d’anthologie). Un petit bonheur que de se laisser embarquer dans cette « folle journée » au vent de liberté très agréable. Jamais idiot et toujours divertissant.
Ferris Bueller day off c'est un film typiquement eighties avec des trucs improbables, des coupes de cheveux improbables et des scènes improbables et ce film réunit les trois. Globalement, il est très drôle, bien écrit, avec des personnages attachants et des bons acteurs (mention spéciale à alan Ruck le meilleur acteur du film). Un film très sympa que je vous conseille de voir après que Karim Debbache l'ai lui-même conseillé.
Teen movie emblématique du genre, du même auteur que Breakfast Club, qui mêle anticonformisme et univers pop des années 1980. Une comédie, un rien cynique en ces années Reagan, qui met en scène des adolescents épanouis et joyeux (c’est rare!), au son d’une BO endiablée (les Beatles, Yello, John Williams etc. )
Autant, j'adore John Hughes, que ce soit en tant que scénariste ou réalisateur, autant, je n'ai jamais réussi à vraiment adhérer à son film le plus acclamé ou en tout cas apprécié des fans (en tout cas en tant que réalisateur), sorti en 1986. On y suit les aventures de Ferris Bueller qui a décidé de sécher les cours pour s’éclater à Chicago en compagnie de son meilleur pote et de sa petite amie. Alors oui, c'est un scénario qui ne vole, comme ça, pas très haut mais c'est tout ce qui fait le charme des films du réalisateurs. Hughes s'intéresse en effet avant tout à l'adolescent en tant qu'individu, c'est d'ailleurs l'un des premiers, si ce n'est le premier, à traiter les adolescents de la même manière que les adultes, à leur insuffler de réelles problématiques et pas simplement les montrer comme des "petits monstres" en décalage avec la société, ce qui était le cas jusqu'au début des années 80. Par exemple, "The Breakfast Club" n'a, sur le papier, pas beaucoup plus de fond mais John Hughes traite ces personnages avec tellement d'intérêt et de justesse que, d'une part, on s'attache vraiment à eux et puis, le fond est tout de même assez riche. Cependant, ces adolescents sont dans un décalage générationnel et c'est ici montré avec humour bien évidemment, comme ce proviseur finalement plus immature que les personnages principaux qui cherche à tout prix à traquer Ferris Bueller à travers toute la ville, jusqu'à se rendre chez lui. Et pendant cette journée, ce sont trois adolescents qui vont apprendre à affronter leur peur, à découvrir de nouvelles choses, apprendre à se connaitre les uns, les autres, apprendre à se débrouiller par eux-mêmes avec divers subterfuges etc. C'est donc une comédie mais avant tout une comédie intelligente qui a un fond beaucoup plus riche que sa forme ne le laisse penser. Et puis, le réalisateur prend le temps de construire ses scènes, on n'avance jamais à 2000 à l'heure, on a par exemple cette excellente scène dans le musée qui en dit long sur les personnages sans avoir recours aux dialogues. Soulignons également que le film a été source d'inspiration pour bon nombres d’œuvres s'en étant inspirée, comme "Parker Lewis ne perd jamais" pour ne citer qu'elle. Bref, malgré ses qualité évidentes, j'ai quelques fois trouvé le temps un peu long, à cause d'un rythme pas toujours très soutenu et puis je ne suis tout simplement jamais parvenu à réellement rentrer dans l'histoire.
Contrairement à ce que laisse la première impression qu'on peut se faire au vu du synopsis (en particulier quand on voit les dernières minutes), La Folle Journée de Ferris Bueller n'est absolument pas une glorification de la paresse des adolescents qui envoient paître le système scolaire. John Hughes est bien trop malin pour mouler le grain d'une vieille génération coincée dans la bien-pensance qu'une vie réussit se résume à une vie entière passée derrière un bureau rangé dans le moule, ce qui fait de son quatrième film une exception aussi incontournable n'est pas la journée en elle-même mais le besoin de liberté qui en résulte. Le vent de fraîcheur délivré par cette journée s'applique à tous les personnages dont chaque spectateur peut s'identifier, n'importe lequel. Au milieu de ce monde ordonné, vit comme un guide omniscient et omnipotent le jeune mais très mature Ferris Bueller, véritable personnification de l'insouciance juvénile que tout un chacun a besoin de connaître au moins une fois. Capable de se permettre de sécher les cours grâce à son ingéniosité et ses efforts ahurissants, transmettant à ses amis comme au spectateur installé derrière le quatrième mur la philosophie qu'il vaut mieux saisir l'instant présent pour s'épanouir plutôt que de le gaspiller au lycée à apprendre péniblement des instructions qui ne mènent nulle part ou à s'enfermer dans une quelconque prison de pensée. Plus qu'une journée de désinvolture contestant le système en place, c'est une exhortation à vivre pleinement sa vie pour ne pas la laisser passer aux futilités de notre existence qui peut parler à tout le monde car il implique tout le monde. Une ode au courage et à la vivacité.