Encore une masterclass de Big John avec trois bouts de ficelle et une idée géniale. Une idée terrifiante au passage et qui fait écho au monde contemporain par bien des aspects. Avec quelques effets efficaces Carpenter fait monter la tension, sociale d'abord, puis de survie, rapidement. Roddy Piper, qui n'a pas à son actif beaucoup de rôles marquants représente ici le parfait personnage, débonnaire et déconnecté avec sa tronche de comique, qui va tout donner pour faire exploser au grand jour le plus énorme complot de tous les temps. Dommage que les dialogues ne soient pas toujours à la hauteur mais ce petit bijou SF fait toujours son petit effet plus de 30 ans plus tard.
Avec la série des années 80 "V", voici un petit bijou futuristes adoré par ceux qui savent, communément nommés complotistes.
Bien que les effets spéciaux ainsi que le style et netteté de l image aient pris un sacré coup de vieux (ce qui donne du charme, bonne ambiance et nostalgie pour les vinties) ce film est génial.
Tout y est. Scènes stressantes et haletantes, humour, rebondissements, et surtout une histoire très bien foutue.
John Carpenter, déjà brillant, nous avait caché qu il avait des dons de voyance. Ferait il partie de la lignée de Nostradamus?
Peut être le film le plus satirique du grand John Carpenter, Invasion Los Angeles est un film culte au concept incroyable qui ne peut pas laisser indifférent à la fin du visionnage qu'on aime ou non le métrage. Un film de SF fort, qui nous pousse à réfléchir sur la société capitaliste, les politiques, l'argent etc. Car oui les lunettes permettent non seulement de voir les extras terrestres mais aussi les vrais messages des spots publicitaires et autres choses dont nous sommes envahi en permanence aujourd'hui. Ma préférée étant sur un billet de banque "ceci est votre dieu". En résumé un film qui ne vieillit pas grave à son concept, accompagné d'une mise en scène soignée et de musiques incroyables.
Ce film a énormément vieilli et les années 80 se font bien sentir Pas tant par les effets spéciaux mais par son propos simpliste et binaire Si la mise en scène est plutôt intelligente avec toujours une bande originale inspirée chez Carpenter, on se croirait dans un épisode de la série "V" la plupart du temps. L'un des problèmes principaux reste le jeu des acteurs qui laisse vraiment à désirer (le choix d'un catcheur en héros? Kurt Russel ne devait pas être disponible), Il faut dire que les dialogues ne brillent pas par leur intelligence. Tout meuble l'action et rien d'autre. Les méchants sont tous des figurants et donc inexistants.. La meilleure idée reste la manière dont les protagonistes voient les extra terrestres avec leurs lunettes de soleil. L'idée de base était vraiment intéressante, le début commence plutôt bien, et je pense qu'avec des moyens plus importants Carpenter aurait pu en faire un classique de la science fiction. On peut toutefois prendre un certain plaisir à le re regarder comme un objet très kitch et désuet, avec une certaine nostalgie des années 80 , un peu comme si on jouerait à Pac-man. Deux conseils, si vous voulez (re)découvrir l'oeuvre de Carpenter, regardez plutôt THE THING, ou même "le Prince des ténèbres" , qui, tourné à la même époque, a moins vieilli. ET surtout ne regardez pas THEY LIVE! en Version Française, le doublage est catastrophique
Si ce n'est pas un grand Carpenter, le cinéaste parvient néanmoins à construire une histoire efficace et prenante malgré des ressorts simples. Un petit plaisir de cinéphile qu'il ne faut pas bouder et ceci d'autant plus que la critique de la société américaine est sans concession. Une sorte de pamphlet fantastique.
Un film critiquant la sociétés de consommation à travers les lunettes noires qui sera une référence dans beaucoup de film contemporain comme Free guy. Scene de bastion infinisable. Quelque incohérences par-ci par la mais le film reste très bien.
Revu là, en 2022, et c'est le drame tellement ça a mal vieilli. Bon, à l'origine, ce n'est pas un chef d'oeuvre tellement c'est mal joué. D'ailleurs, le casting n'a pas du faire grand chose d'autre. L'histoire est pourtant loin d'être ininterressante et Capenter nous a tellement habitué à mieux que le sentiment de gachis est encore plus présent. Je ne vais même pas étaler ses défauts, d'autre l'ayant tellement mieux fait. Un remake sous forme de série avec un bon casting pourrait peut-être être sympa mais le film est, pour moi, à oublier au plus vite.
Sous couvert d'une critique acerbe du capitalisme et de la soçiété américaine, le génial John Carpenter signe avec "Invasion Los Angeles" une petite série B bien sympa et fun aux nombreuses bonnes idées et dans un style propre au réalisateur. Pas son plus réussi toutefois, il y a quelques longueurs (au début, l'interminable bagarre..) et un final trop vite expédié à mon goût. Un bon crû.
Excellent film qui reflète à merveille l'inégalable atmosphère des années 80. Je le possède en HDR 10 Plus, un régal de l'avoir revu en remasterisé HDR 10 Plus.. Un film des années 80 devenu culte.
Après l’échec immérité des « Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandariin » sorti sur les écrans en 1986, John Carpenter définitivement échaudé des gros budgets qui lui imposent trop de contraintes mais aussi beaucoup de stress, il retourne à des productions plus modestes mais plus sûrement lucratives. Après le succès du « Prince des ténèbres », il goûte à nouveau à ce qu’il affirme être son domaine de prédilection, la science-fiction, en adaptant une nouvelle de Ray Faraday Nelson. « Invasion Los Angeles » est sans aucun doute le film le plus ouvertement engagé de John Carpenter qui comme au bon vieux temps de la Guerre Froide avec le communisme utilise les extra-terrestres pour délivrer un message. Mais changement d’époque, changement de ton et surtout de thème. Ce n’est pas la sempiternelle crainte de la contamination par le communisme déjà presque éteint à l’Est qui mobilise cette fois les hommes verts mais bien le capitalisme triomphant cherchant à se mondialiser en uniformisant les comportements, qui inquiète le réalisateur. John Nada (Roddy Piper), « homeless » au patronyme hispanique signifiant, débarque à Los Angeles pour y trouver du travail sur les chantiers en attendant que sa chance se présente à lui. Immédiatement, il ressent dans l’atmosphère de la ville comme quelque chose qui ne tourne pas rond. Comme il sait si bien le faire que ce soit par l’image ou par la musique qu’il compose lui-même, Carpenter illustre parfaitement son propos en parvenant à créer en un clin d’œil le malaise chez le spectateur. Il ne tarde pas en effet à constater que certains des déclassés avec lesquels il loge dans un bidonville en périphérie des gratte-ciel luxueux sont en train de s’organiser en secret. Une paire de lunettes qu’ilspoiler: trouve par hasard lui fait voir le complot qui se trame insidieusement. Sur les murs derrière les publicités géantes, il peut décrypter les messages subliminaux qui incitent les gens à se soumettre sans condition à la société de consommation et à vénérer comme la prunelle de leurs yeux le dieu dollar. John Nada musclé et vigoureux peut dès lors se mêler à ceux qui ont refusé de se soumettre. John Carpenter parfaitement à son affaire retrouve lui aussi toute la verve dont il avait fait preuve dans « Assaut » (1976) ou dans « New York 1997 » (1981). « Invasion Los Angeles » n’est sans doute pas le film le plus abouti de son réalisateur mais il démontre de manière brillante que souvent le film de genre, notamment de science-fiction, est salutairement prémonitoire et parfois à relativement court terme.
John Carpenter s'attaque à la satyre politiquement incorrect mélangée à de la SF, c'est plutôt réussi, ça n'a quasiment pas pris une ride et c'est toujours autant d'actualité, comme quoi il a été assez visionnaire !
"Invasion Los Angeles" développe des thématiques très intéressantes sur le contrôle des masses, la paupérisation et le pouvoir des médias en pleine aire Reagan, mais d'une manière bien maladroite selon moi. Carpenter fait le choix d'aborder son sujet avec légèreté, alors il s'éternise sur des scènes 'funs' sans grand intérêt (comme l'interminable bagarre entre les deux héros) qui noient d'autres beaucoup plus réussies et prenantes (comme l'excellente scène d'attaque du campement par la police). Les acteurs ne sont pas très convaincants non plus, mais c'est la pauvreté du développement du scénario et sa fin complètement pétée qui font que je trouve "Invasion Los Angeles" très moyen.
Film plus que visionnaire, on est en plein dedans ! Il suffit de remplacé les extra terrestre par les élites (et toutes leurs magouilles et leurs dégueulasseries secrète). C'est pas un film de science-fiction des années 80 mais un documentaire des années 2000. Ceux qui on un état d'esprit développer comprendrons.