L'Âge d'or
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stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2009
L'Age d'Or... On pourrait facilement décrier le premier long métrage de Luis Bunuel : mise en scène ridicule, scénario décousu, acteurs qui n'en sont pas, brouillage musical, cadrages et doublages approximatifs, montage effectué à coups de machette... Et pourtant, l'ensemble est incroyablement homogène. L'intérêt premier de cette oeuvre manifeste réside dans son décalage entre ce qu'elle nous raconte et ce qu'elle nous montre. En ce sens, la scène où un homme tente de violer sa femme ( du moins c'est ce que l'on peut croire, compte tenu de l'attitude des deux personnages ) est significative : cette séquence traite d'un sujet profondément dérangeant, mais elle nous est présentée de manière grotesque, improbable... surréaliste, en somme. L'Age d'Or est celui de la controverse, de la provocation ( aussi bien dans son contenu et ses thèmes que dans sa forme, vous l'aurez compris...). C'est une oeuvre délibérément bricolée par les deux chefs de file du cinéma d'avant-garde : Bunuel et Dali. Un film brillant, impertinent certes, mais qu'il faut resituer dans son contexte. A voir impérativement.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mars 2008
Seconde réalisation pour Luis Buñuel, toujours en charge du scénario avec son compère Salvador Dali. A eux deux, ils réalisent un premier film de 60 minutes environ, toujours dans le surréalisme le plus total et dérangeant.
Alors que son précédent film, le court-métrage Un Chien Andalou (1928) avait de quoi surprendre et peut être choquer par quelques scènes difficiles, le pire reste à venir avec L'Age d'Or (1930) qui à plusieurs reprises se montre provocateur avec quelques scènes assez osées pour l’époque (entendez à caractère sexuel).
Le film démarre comme un documentaire, sur les scorpions et sans raison précise, change de sujet, en partant à Rome. C’est ensuite une succession de séquences absurdes et loufoques qui défilent les unes après les autres.
Buñuel se veut provocateur, ce n’est que le début car à la vue de sa filmographie, il aura pendant longtemps créé un certain malaise. Le monde était trop pudique pour pouvoir accepter ce qu’il avait à montrer !
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2007
Plus convainquant et réussi qu'"Un chien andalous" car plus abouti, "L'âge d'or" nous propose une succession de scènes oniriques particulièrement choquantes pour l'époque... Grâce à ce film, le surréalisme atteint un niveau jamais égalé dans l'absurde... Intriguant et fascinant...
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2007
Suite au «Chien andalou» (France, 1928), le surréalisme s’affiche et dérange, différemment, dans «L’Âge d’or» (France, 1930) de Luis Bunuel. Là où le premier court-métrage dérangeait par son illogique narration et par la folie onirique de son contenu, «L’Âge d’or» (France, 1930) possède une histoire plus réelle, tout en étant à des milliers d’années lumières du réalisme. Grosso modo, c’est l’histoire d’un homme (Gaston Modot) qui a pour mission de venir au secours d’enfants, de femmes innocentes et de pauvres vieillards. L’homme semble donc incarné le modèle type du héros, à la rescousse de la pauvre et de l’orphelin. Mais l’ironie grinçante de Bunuel, ironie qui ne retrouvera son mordant efficace qu’avec «La Voie lactée» (France-Italie, 1969) et «Cet obscur objet du désir» (France-Italie, 1977), fera croiser au présumé héros le chemin de la folie passionnelle. L’ironie pèse tout le long du film, elle pèse tellement qu’elle est le négatif de la légèreté que dégage l’oeuvre. Sommes de barbarie : meurtre sauvage d’un enfant comme un vulgaire canard, violence gratuite sur un aveugle inoffensif et une bourgeoise servile, etc… Bunuel ri de cette gravité, il en ri pour ne jamais en pleurer car ici l’art n’est pas dans sa valeur illustrative, elle y est expérience avant de devenir politique pour «Terre sans pain» (France, 1932). Heureusement le film, bardé de surréalisme, grâce à une causalité des plus démunis de logique, n’affiche jamais d’irresponsabilité. «L’Âge d’or» l’est peut-être du cinéma artistique. Le plan final de «L’Âge d’or» tout aussi étrange que le reste laisse une ouverture immense vers l’œuvre bunuelienne. «L’Âge d’or» et «Un chien andalou» se révèlent a posteriori les immenses introductions de l’œuvre de Luis Bunuel.
Camusduverseau
Camusduverseau

58 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2007
Chef-d'oeuvre du cinéma surréaliste. C'est totalement délirant. Les scènes sont oniriques à souhait. Génial quoi !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Imagerie percutante marquée du goût de la provocation. Enchaînements d'une logique excentrique. Nombreuses images au grand pouvoir de fascination. Style abrupt et direct. Interprétation stylisée.
Ce film est tout simplement, avec un chien andalou, un film véritablement poétique.
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