Man on Fire est un thriller se déroulant au Mexique. On y suit Creasy, joué par Denzel Washington, un ancien militaire alcoolique et suicidaire au bord du gouffre, qui trouve un travail grâce à son ami Rayburn, joué par Christopher Walken. Il devient le garde du corps d’une petite fille issue d’une famille fortunée, Pita, jouée par Dakota Fanning, dans un contexte où les enlèvements sont fréquents. Mais en réalité, cette embauche n’est qu’une manigance du père, qui cherche à renouveler la police d’assurance, nous donnant un avant-goût de la suite.
On voit un homme brisé, rongé par les regrets liés à son passé suggérés, se lier d’amitié avec Pita, alors qu’il était froid et distant au début, ne voulant être que son protecteur. Ce lien est notamment développé à travers l'entraînement qu’il lui fait suivre pour une compétition de natation, montrant les deux passionnés par une même cause.
Creasy va retrouver la joie de vivre grâce à Pita, mais tout bascule lorsqu’elle se fait enlever. Après une longue convalescence, il est lui-même suspecté par la police. À partir de là, Creasy se lance dans une quête de vengeance, croyant Pita morte après un échange raté. Il va alors se confronter à la corruption de la police, directement impliquée dans l’enlèvement, ainsi qu’au père de Pita lui-même, qu’il confronte avec sa réplique iconique : "A bullet always tells the truth." Bref, on ne peut se fier à personne : il est seul contre tous. Cela donne lieu à des scènes de poursuites épiques, des interrogatoires d’une grande violence, où Creasy ne fait preuve d’aucune pitié. On retrouve alors le Creasy évoqué par son ami : "Creasy's art is death. He's about to paint his masterpiece."
La mise en scène du film est d’ailleurs très particulière pouvant déranger certains : à plusieurs moments, elle devient mouvementée, avec des zooms, des dézooms, des accélérations, des ralentis ainsi que des lumières aveuglantes, comme si l’on se retrouvait à la place de Creasy, désorienté, perdu dans un pays étranger, saoul, en détresse, diminué, ayant perdu ses réflexes d’antan et surtout consumé par la vengeance.
L’introduction, épileptique et chaotique, va dans le même sens : elle montre un enlèvement typique au Mexique, avec le nombre d’enlèvements annuels affiché à l’écran.
La fin est déchirante, montrant la rédemption de Creasy, qui décide de se sacrifier pour sauver Pita.