Pas le plus mémorable des Scorsese, mais un honnête road movie, et une relation particulière entre une mère et son fils, faite de hauts et de bas. J'ai adoré l'esthétique de la scène introductive, dommage que le reste ne suive pas. La composition d'Ellen Burstyn est parfaite, rien à redire. Je n'ai juste pas été follement emballé par l'histoire. Même si cela reste au-dessus des mélos habituels.
"Alice n'est plus ici" commence de manière surprenante : on y voit une petite fille chanter près de sa maison en pleine campagne sous une lumière rouge apocalyptique. Près de trente ans plus tard, Alice a abandonné ses rêves de devenir chanteuse, est devenue mariée à un homme avec qui il n'y a guère de passion et également mère d'un enfant souvent insupportable. Mais à la mort de son mari, Alice quitte sa maison et part avec son garçon en direction de Phoenix. Si l'entrée en matière est laborieuse, le film gagne en intérêt et suscite progressivement l'émotion par la simplicité de la trajectoire, bien moins étrange que celle éprouvée par le personnage d'"After Hours". Abordée par un dragueur dix ans plus jeune qu'elle, refoulée des bars dans lesquels elle voudrait chanter, elle finit serveuse dans un restaurant où se côtoient des personnages extravagants et maladroits, où elle rencontre enfin un séduisant propriétaire de ranch divorcé. Scorsese prend un plaisir fou à filmer ce restaurant comme un petit théâtre autant propice aux actions insignifiantes qu'aux rencontres sentimentales, décor génial aux personnages attachants qui dévoilent une tendresse et une profondeur vibrantes. "Alice n'est plus ici" est une belle comédie dramatique qui emporte le morceau par le charme distillé par les excellents Ellen Burstyn et Kris Kristofferson et qui aura surtout réussi à faire évoluer ses personnages, les rendre plus grands au sein d'un récit minimal.
Réalisé entre "Mean Streets" et "Taxi Driver", "Alice Doesn't Live Here Anymore" passa quelque peu à la trappe, happé par le succès des deux premiers films cultes de Scorsese. Aujourd'hui encore il reste l'un de ses moins connus et estimés et c'est bien regrettable. Car "Alice Doesn't Live Here Anymore", l'un des longs les plus féminins de son auteur, a tout d'une chronique charmante doublée d'un portrait passionné de femme. Ellen Burstyn y trouve l'un de ses meilleurs rôles, avec cette chanteuse avortée entourée de brutes épaisses qui contre vents et marées souhaite coute que coute réaliser son rêve. Ce sont surtout les instants partagés avec son gamin survolté qui demeurent les plus réussis, tour à tour poignants, drôles et déjantés. L'inventivité de Scorsese est également à signaler ce dès l'introduction du film où une première scène très "Le magicien d'Oz" est suivie par les seventies et une bande-originale rock, essence du cinéma scorsesien. Un film qui mériterait d'être réévalué.
On peut se dire que le début de carrière de Scorsese fait part belle aux femmes : le point commun entre Who's that knocking...; Bertha Boxcar et Alice n'est plus ici - est que la femme fait rébellion. En errance; en road-movie aussi; elles ont ce caractère qui dit oui à la vie et non à l'hégémonie masculine. Leur désir de liberté assumé en fond des personnages attachants. Tout comme Barbara Hershey - alias Bertha - Ellen Burstyn cherche l'aventure. Libéré d'un mari dont elle restait fidèle, son émancipation commence alors. Mais le grand amour qui chérira son coeur doit avoir le coeur bien accroché. A la fois forte et trop naïve face aux hommes, elle est beaucoup moins devant son garçon. Celui pour qui elle donnera tout doit comprendre que maman est une battante.
Un chef d'œuvre très bien réalisé sur les traces d'une femme qui rêve de devenir chanteuse à montrey la ville de son enfance depuis qu'elle perd son mari elle part avec son enfant turbulent à la quête du rêve de sa vie sont chemin pour y arriver est sur des charbons ardents et fait une alte et trouve un petit travail dans un bar restaurant un drame parceme de moments drôle les acteurs son magnifiques dans leurs rôles .
Martin Sorcesse réalise un très beau mélodrame . Harvey Keitel incarne Ben. Ellen Burstyn interprète une serveuse qui veut devenir une chanteuse. Une belle histoire entre une mère et son fils.
Un des premiers Scorsese, un peu éloigné de son inspiration urbaine de l'époque (Means Streets, Taxi Driver). Ce film mineur reste un témoignage intéressant sur l'Amérique profonde du milieu des années 70, où ses laissés-pour-compte, héritiers des "hobos" de la grande dépression, triment afin de se constituer un avenir. Dans un rôle secondaire, Harvey Keitel impose sa présence inquiétante.
Quand on regarde un film des années 70,on s'attend à ce qu'il date terriblement, mais ce n'est pas le cas. Le personnage d'Alice - remarquablement interprété - est très moderne et sa relation impossible avec son fils et les hommes est d'une terrible actualité près de 50 ans après. Ce mélange de violence gratuite et d'intérêt profond pour les personnages si propre à Scorsese est omniprésent. Un grand film servi par des acteurs excellents.
"Alice n'est plus ici" est une oeuvre de Martin Scorcese qui sort un peu de sa filmographie habituelle. Le parcours chaotique d'une veuve chanteuse, accompagné de son fils, tantôt insupportable, tantôt touchant, à la recherche d'une meilleure vie pour elle et ce dernier, mais qui va sans cesse se confronter à des difficultés (logement, travail, amour...). C'est surtout le joli portrait d'une femme sensible mais forte, qui tombe puis se relève. Un film, et c'est assez rare pour le signaler, qui rend justement hommage à la femme en général. Un coup de chapeau au réalisateur italo-américain rien que pour ça.
Très bon film doux-amer de Martin Scorsese, sur une chanteuse novice et mère de famille qui tente de refaire sa vie après le décès de son mari. Livrée à elle-même avec son fils de 12 ans, l’héroïne doute, fait des rencontres, et déploie toute son énergie pour s'en sortir. Les péripéties s’enchaînent, tantôt rudes, tantôt positivement surprenantes, toujours réalistes, et souvent pleine d'humanité : au départ le film semble un peu bancal, à l'image de son montage, mais force est de constater que la mayonnaise finit par prendre, et l'on ne peut que s'incliner devant la belle sensibilité de l’œuvre et ses ressorts théâtraux insoupçonnés. Bien écrit et emmené par un casting parfait, le film ne fait pas son âge et constitue une bonne découverte !
Un portrait de femme, de l'Amérique des années 70, une mise en scène impeccable et parfois même virtuose, des personnages plus vrais que nature et attachants, des acteurs qui leur collent à la peau, un BO Rock and Roll. Du pur Scorsese. On s'éloigne certes de la tradition du héros masculin violent et tourmenté pour se concentrer sur un personnage de femme, une femme forte, presque autant voire plus que les hommes au centre des précédents films du cinéaste. Seulement, celle ci est entourée par ces hommes tourmentés, elle ne peut pas leur échapper, et son combat sera celui de la conciliation entre une acceptation de soi et l'acceptation de l'autre. En bref, j'ai beaucoup aimé ce Alice n'est plus ici que je pensais voir comme un film mineur scorsesien mais qui se révèle au final une oeuvre clef dans la filmographie du cinéaste italien. Je le conseille !
Réalisée il y a quarante ans, cet excellente mise ne scène de Martin Scorsese n’a pas pris une ride. Le jeu d’actrice d’Ellen Burstyn est remarquable ; elle interprète avec brio le personnage principal d’Alice et fut Oscarisée pour ce rôle. Le personnage d’Alice étant une chanteuse, ce film bénéficie d’une BOF intéressante et riche. Le scénario, supporté par des dialogues pertinents, nous conte l’émouvante histoire d’une jeune femme qui cherche à se sortir des difficultés de sa vie Le pitch : Alice est mariée à Donald ; son mari est un butor et son fils est plus que difficile. Malgré les difficultés, elle continue de rêver et ne cesse de chanter. Après le décès de son mari, elle quitte la ville et part avec son fils, espérant faire carrière à Monterey.
Film assez méconnu de Martin Scorsese, Alice n'est plus ici est plutôt bon : il y a des acteurs excellents (grande prestation d'Ellen Burstyn), une BO bien choisie, un côté road-movie que j'aime bien et surtout un thème intéressant : l'échec du rêve américain. Mais bon, derrière ça je trouve que le film manque un peu de punch parfois. Un film assez mineur dans la filmographie de son réalisateur, mais qui reste très largement regardable.
Bof ! Pas mal dans le sens où ce film porte vers l'espoir d'une vie meilleure mais on voit que le film date car aujourd'hui je ne pense pas que Martin Scorsese le referait de la même façon, les mentalités évoluant.