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Un visiteur
2,0
Publiée le 30 novembre 2011
Alors là, on ne s’y attendait pas de la part de Scorsese ne serait-ce qu’en raison de sa sortie en salle située entre ‘Mean Streets’ (73) et ‘Taxi Driver’ (76). Drôle de moment pour réaliser un pamphlet féministe même si le sujet n’était que peu abordé. Sydney a quand même fait une tentative en 66 avec ‘Le groupe’ mais le machisme dans le cinéma américain reste bel et bien présent jusqu’aux années 70, il aura fallu ‘Thelma et Louise’ afin de créer un genre à part entière mais seulement en 91. Pas un road movie même si le duo Ellen Burstyn-Alfred Lutter font un bout de route ensemble; pas vraiment un enchaînement de rencontres même si Alice devient chanteuse puis serveuse et qu’elle s’entiche de Ben (Harvey Keitel chez le réalisateur depuis ‘Who’s that knocking at my door’) ou encore que Tommy s’entiche d’Audrey (Jodie Foster deux ans avant ‘Taxi Driver’); pas vraiment un buddy movie –parce que l’histoire est centrée sur Alice et qu’elle tend à aller vers un trio– même si les liens entre la mère et le fils sont proches faisant d’eux des amis; pas vraiment un drame même si une bonne dose de tragique vient perturber la vie insouciante de la veuve et de son fils. Kris Kristofferson est le mari potentiel qui pourrait donner une vie simple et sable aux deux arrivants. La photographie de Kent L. Wakeford est horrible, la qualité de l’image laisse nettement à désirer : le sépia tirant souvent vers le jaune n’embellit pas le film. Outre l’esthétisme, l’important réside dans le sujet exposé à savoir l’éducation, la famille monoparentale et ses conséquences, la précarité sociale, le vagabondage, l’autorité paternelle parfois poussée à l’extrême et amenant aux violences conjugales… C’est en fait Kris Kristofferson qui est le réel héros de l’histoire car il incarne le respect et la morale d’une famille. C’est en effet lui qui a raison concernant l’éducation de l’enfant et qui arrive à faire comprendre à Alice qu’une mère doit également se montrer autoritaire lorsqu’il le faut. Pour conclure, difficile de croire qu’à l’époque Hollywood remettait des Oscars (à Ellen Burstyn cette fois) à des films artisanaux.
Long métrage de 1974 réalisé juste après "Mean Streets", il est assez atypique dans la filmographie de Scorsese... en effet plus habitué à réaliser des films "mâles"! Il s'agit donc d'une femme qui venant de perdre son mari décide de prendre sa vie en main et de la mener avec son fils (le gamin est insupportable et très drôle!) de manière indépendante. Sympathique "chronique familiale", beaucoup d'humour, des dialogues ciselés et les débuts de Jodie Foster en gamine asociale... gentil et mignon!
une oeuvre bizarre de la part d'un réalisateur talentueux qu'est Martin Scorsese. ce film qui retrace l'histoire d'une jeune femme qui devient veuve et qui décide de tout quitter pour réaliser son rêve d'antan. le film va pour ne rien dire, on reste perplexe à devant cette histoire qui n’aiguise pas mon intérêt. on appréciera quant même le magnifique jeu de Ellen Burstyn qui reçut l'oscar de la meilleur actrice pour un rôle qui lui va à merveille. bref, vous l'aurez deviné, c'est un petit film dans la filmographie de ce réalisateur incroyable qui a réalisé plusieurs chef-d’œuvres du septième art.
Quand Martin Scorsese ne s'intéressait pas à la pègre, il était capable de livrer des film indépendants que n'aurait pas renié le festival de Sundance s'il avait existé. Hommage à l'émancipation féminine... les tensions avec le studio Warner ont enrichi le film en proposant une oeuvre tendant vers le conte. Conte qui, on le sait, traverse plus facilements les ans. Tout en montrant une femme à qui une liberté nouvelle est offerte pour atteindre ses rêves, le film ne dissimule pas les difficultés économiques et de stabilité des familles monoparentales, à l'image du charmant petit monstre qui fait office d'enfant à Alice (Ellen Burstyn bluffante et couronnée d'un très mérité oscar). Un film encore très actuel.
Un film pas désagréable, assez intéressant du fait qu'il soit l'un des premiers long-métrages de Martin Scorsese... Ainsi ont découvre l'origine de l'œuvre de ce grand cinéaste, son style... Et si au final c'est vraiment l'un des moins bon films du réalisateur, c'est une bonne expérience ! Un drame assez prenant, avec certains airs de road-movie, une belle histoire et une mise en scène tres convaincante !
Ellen Burstyn , qui a livré une prestation excellente dans l'ovni "Requiem for a Dream", campe ici avec brio Alice Hyatt : Femme d'une quarantaine d'années parcourant le pays avec son fils insupportable afin de réaliser son rêve d'enfant : devenir chanteuse. Au fil de son périple, elle fera de bonnes et de mauvaises rencontres qui changeront sa vie à tout jamais. A priori, une histoire alléchante mais malheureusement, on ne peut pas rester captivé face à des scènes d'un mélodramatique classique et répétitifs. "Alice n'est plus ici" a déjà 35 ans, et cela se ressent. Dommage aussi que le doublage français soit bâclé de la sorte.
Un sympathique Scorsese, comédie dramatique familiale. Malgré une histoire à la base plutôt banale, le don du cinéaste pour raconté les histoires est frappant. Les scènes entre la mère et le fils sont souvent drôles et touchantes. Réalisation plus calme qu'à l'accoutumée mais typique du cinéaste. Les dialogues sont très bien peaufinés.
En 1974, lorsque Scorsese signe Alice doesn't live here anymore, il n'est encore qu'un petit réalisateur plein de volonté cherchant à se faire un nom dans l'immense Hollywood. Suite à la réussite qu'était Mean Street, Warner Bros lui confie un projet qui, par la suite, allait devenir Alice doesn't live here anymore. Et franchement, on ne le regrette pas.
Le film se construit autour d'un thème que nous ne connaissons pas très bien chez Scorsese, puisqu'il parle avant tout du combat d'une femme pour sa survie et celle de son enfant au travers de l'Amérique profonde des années 70. Alice se rendra vite compte qu'une femme ne peut vivre sans la présence d'un homme qui lui assure une couverture financière confortable, ce qui nous amène directement à penser que Scorsese épouse la cause féministe en décrivant une Amérique dans laquelle aucune femme ne peut s'émanciper.
Construit comme un road-movie, genre idéal lorsqu'il s'agît de présenter en image la quête initiatique d'un personnage, le film montre également une Alice qui découvre véritablement la vie, réelle désillusion pour une éternelle petite fille qui s'imaginait chanteuse depuis sa tendre enfance. Les tares et vices des hommes, la violence et la misère vont se révéler à elle.
Ici, Scorsese semble beaucoup plus calme, posé. On est loin de la rage qu'il laisse éclater dans la majeure partie de sa filmographie, notamment avec des hommes forts et violents cherchant à se hisser au plus hauts échelons de la société. Ainsi, la caméra prend le temps d'observer, se stabilise, les travellings se font plus furtifs; le tout est moins clinquant afin de laisser plus de place aux personnages et à leur psychologie, le style plus calme de la réalisation leur correspond mieux.
Pour conclure, Alice doesn't live here anymore est un beau portrait de femme à la fois dramatique et plein d'humour, peut-être pas aussi ambitieux que la plupart des films du maître italo-américain, mais incontestablement un excellent film.
Sans aucun doute un des films de Martin Scorsese à redécouvrir,bien que noyé dans la masse de ses chefs d'oeuvres."Alice n'est plus ici" est un road-movie en même temps qu'un beau portrait de femme.Alice Hyatt,épouse malheureuse,maman accablée,quitte avec son fils insupportable le Nouveau-Mexique,direction la Californie et la concrétisation de ses rêves de chanteuse.Mais sans le sou,elle devient serveuse dans un routier,attendant le déclic.Le film pâtit du manque de communication entre la Warner,voulant une oeuvre gaie et optimiste,et Martin Scorsese,recherchant plus d'ambiguïté.D'où la sensation de bricolage,qu'une réalisation trop démonstrative de Marty,renforce.En dépit de tous ses problèmes,Alice préfère rire ironiquement de sa situation.L'interprétation d'Ellen Burstyn,est formidable de nuances(Oscar 1974),et on s'attache à cette femme aux illusions perdues,opiniâtre,malgré ses liaisons toxiques avec des hommes violents(dont un Harvey Keitel saisissant),et le comportement énervant au possible de son fils de 12 ans.La BO est soignée,et on a droit en préambule à un hommage au Magicien d'Oz.C'est aussi une vision sincère des difficultés pour une mère d'élever seul son enfant,et des conditions de vie difficiles dans ces bourgades désertes des Etats-Unis.
C'est avec Alice n'est plus ici que j'ai compris que Scorsese est mon cinéaste préféré. En effet tout dans ce film est du pur Scorsese et je ne m'en lasse pas car le cinéaste à cet capacité à toujours se renouvelé malgré le fait qu'il fait toujours un peu la même chose. Nous accrochons à cet histoire, les acteurs jouent bien surtout l'actrice principale dont c'est l'habitude chez le réalisateur italo-américain de fournir des prestations de femmes fouillées et puissantes. Il sait vraiment dirigé les femmes et c'est un talent que je lui prête. De façon générale de toute façon il dirige à merveille ses acteurs, ils trouvent toujours une symbiose entre eux qui est superbe, tu as l'impression qu'ils n'ont pas perdue leurs temps sur le plateau. A propos de vitesse, ce film en est sa meilleur qualités, le rythme est bon et pour cette histoire je crois que c'est meilleurs point de vue que l'on est pu choisir et je trouve cela très originale. Car originale, le film l'est absolument bien qu'il ressemble à ces films sociaux peu passionnants, ce film l'est complètement. Je le conseil vivement !
je découvre ces films de scorsesse des années 70 et 80, ils sont tout simplement merveilleux. Pour Alice, il s'agit d'un road movie très émouvant avec une mère courageuse et imparfaite et son fils à la recherche d'un peu de normalité dans des endroit et avec des gens complètement banaux et bizarres au même temps. Du bon cinéma américain
Ce film au scénario assez modeste est le 5e long métrage de Scorsese, juste avant Taxi Driver. Ici, tout repose sur le rôle central d'Alice, qui vit une galère quotidienne, flanquée de son rejeton, assez chiant d'ailleurs... Ellen Burstyn (Alice) remportera l'Oscar de la meilleur actrice pour ce rôle. On la retrouve également dans l'Exorciste.
alice est une femme qui a vecu avec un mari qu'elle croyai aimé, mais du jour ou il est mort, elle decide de partir avec son enfant qui est plutot turbulent, ils vont de ville en ville en esperant avoir assez d'argent pour qu'alice puisse redenouveau chanter comme quand elle etait plus jeune, elle va rencontré plusieur homme, changé plusieur fois de travail avant d'enfin trouvé une vie qui lui convient scorsese realise un film simple mais efficace, les acteur sont tres bon, on peut y apercevoir jodie foster ou encore harvey keitel. un film a decouvrir au moin une fois
Je dois avouer que j'ai été à reculons pour voir ce film car le synopsis de celui-ci m'a fait croire que j'avais affaire à un film ennuyeux. Or j'ai eu la bonne surprise de voir que je me suis totalement trompé et que j'ai fait une bourde impardonnable en ne faisant pas confiance à l'immense talent de Martin Scorsese. Celui-ci d'ailleurs impose une réalisation vive et rythmé à ce très beau portrait de femme. Celui-ci est brillamment et magnifiquement interprétée par Ellen Burstyn et le talent de Kris Kristofferson et celui de Diane Ladd ajoutent leur pierre à l'édifice. Les relations entre mère et fils sont traitées avec beaucoup de tact et avec un humour totalement bienvenue. Ce qui a pour résultat qu'au lieu de l'image terne que je me suis fait, à tort, de ce film avant de le voir celui-ci est au contraire plutôt rafraîchissant malgré la dureté de son sujet, et je me suis même surpris à la fin du film à penser "Quoi déjà fini ?".
Un des meilleurs films de Scorsese où éclate son dynamisme éternel, son génie filmique, une B.O culte pour un Road-movie culte, drôle, émouvant aux acteurs tout simplement géniaux... Sacré film et sacré cinéaste!