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Philemon P
22 abonnés
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4,0
Publiée le 18 décembre 2006
Kitano dixième. Le Beat Takeshi filme avec une passion et une sensibilité inédite cette très belle représentation des sentiments humains à travers le chassé croisé de trois histoires d'amours. Un Kitano étonnemment mature donc, "Dolls", même s'il est très respectueux vis à vis des autres films du réalisateur, ne succombe pas aux obsessions et aux faiblesses de ce dernier. Cela se passe dans un univers mystique, peuplé de japonais aussi inexpressifs que des poupées. Des poupées, qui vivant dans un monde factice de propreté... Et c'est de là que provient le génie du réalisateur. Car de ce portrait de japonais plats et inexpressifs tels qu'il les voit, de cet univers mièvreux de perfection, de tout ce vide, le réalisateur a su faire jaillir un véritable flot de sentiments... Un des Kitano les pluis fluide et poétique: Plus qu'un film, une oeuvre d'art.
Dolls est assez bon film très beau mais parfois lent. Ces trois histoires d'amours sont prenantes et très émouvantes que ce soit celle du couple condamné à errer, celle du yakuza incapable d'aimer ou celle du fan prêt à tout pour séduire sa star préférée. Kitano nous réalise après Hana-Bi un autre film poétique tout en simplicité et en émotion tout ça très bien valorisé par la sublime musique de Joe Hisaishi. Un beau film à voir mais qui souffre de quelques lenteurs.
«Dolls» (Japon, 2002) de Takeshi Kitano débute par l'extrait d'une pièce de bunraku, théâtre de marionnettes japonais. D'emblée, Kitano annonce la couleur : son film est l'histoire de poupées manipulées. Manipulées par quoi ? C'est tout au long du film que Kitano nous prouve avec une beauté esthétique ultra-rare, que le vecteur le plus essentiel chez les hommes est l'amour. Trois histoires d'idylles, de passions et de pardons se croisent avec la même pudeur qu'«Hana-bi» (Japon, 1997). «Dolls», c'est un peu le film chorale de Kitano. C'est également le plus beau film du cinéaste japonais et sûrement l'un des plus beau du cinéma ( avec «2001...» de Kubrick et «Der Heilige Berg» de Franck). Jouant sur les couleurs des saisons, le rouge de l'automne, le rose du printemps, le blanc de l'hiver deviennent tant de moyens d'expressions visuelles qui par le truchement de la caméra de Kitano sont des peintures en mouvement où l'on ne peut que s'extasier. Le film, en plus de sa charge émotive pure croît en force grâce aux images toute plus belles les une que les autres. «Dolls» n'est donc pas un film politique au sens engagé du terme mais réellement un film d'auteur où le Japon apparaît magnifique et où l'imaginaire de l'auteur connu pour ses giclées de sang devient l'imaginaire d'un enfant qui joue avec les couleurs et les images. Bref, Kitano fait là un film sur la force ( destructrice ) de l'amour. Un incontournable de la filmographie de Kitano.
Kitano nous surprend ici avec Dolls, il sécarte en effet de son univers violent peuplé de yakuzas et autres gangsters. Dans ce film, pas, ou peu, violence, on suit simplement trois belles et tristes histoires damour à travers les quatre saisons. Le rythme est lent, parfois trop cest vrai, je mentirai en disant que je nai pas décroché à un moment, mais le film est en accord avec la culture du cinéma asiatique (sans vouloir faire de généralités), aussi, dans lensemble sa longueur ne ma pas tant dérangée, cest à dire que je nattendais pas la fin avec impatience. Le film est très beau, les petites histoires, bien que tragiques, sont captivantes, mes préférées étant celle du vieux yakuza et celle du fan, cependant, la scène vers la fin entre le couple principal est aussi très réussi niveau émotions. Le film est intéressant, les acteurs interprètent bien leur personnage, et surprise Kitano napparaît pas dans son film ! A voir.
Trois histoires du Japon contemporain, mais trois histoires intemporelles, lorsque, depuis la séparation originelle du ventre de la mere, l'Homme tente de reconstruire le lien, un lien ténu avec le monde, avec l'autre, avec la vie.
Un film qui parle d'amour, vu sous 3 histoires, 3 critiques, 3 portraits de la vie. Bravo kitano !! A part quelques lenteures trop accentuées, la realisation est impeccable
De la poésie pure, magnifique !!! Beaucoup de sentiments, peu de mots, des décors éblouissants aux splendides couleurs des saisons japonaises. C'est un conte romantique, mélancolique qui nous touche directement au coeur. Un moment à ne pas manquer, pleins d'émotions.
Film très poétique de Kitano, qui réalise ici un film à la manière des théâtres japonais. Cependant, si certains trouveront le film formidable, d'autres vont sérieusement s'ennuyer et le trouver ridicule.
3 histoires d'amours dramatique ou la fidélité et le sacrifice pour l'être aimé sont mis en valeurs accompagné pour la mise en scène d'un esthétisme superbe ...
Probablement le film le plus féminin de Kitano. J'avoue que cette définition de "Dolls" n'est pas de moi, mais elle est tellement vrai. Un film d'une incroyable délicatesse sur la passion amoureuse... Peu de mots comme d'habitude avec Kitano, d'où des émotions qui passent par des regards ou des situations, ce qui en fait un film d'autant plus pénétrant. On croirait revivre "A scene at the sea", mais pour le coup "Dolls" est plus merveilleux, plus poétique. Il s'agit d'ailleurs probablement du film de Kitano le plus travaillé sur le plan de l'image et du son. Joe Hisaishi vient apporter sa contribution pour donner la dernière touche à cette oeuvre qui frôle la perfection. Difficile de dire s'il s'agit du meilleur Kitano, mais il est du moins le plus abouti. Une perle.
J'ai bien dormi !! Cette culture japonaise m'est complètement hermétique, et le pire, c'est que je connais très bien le japon, j'ai étudié le japonais pour mon travail, et j'adore les sushis, mais il n'y a rien à faire, c'est pour moi un autre monde, une autre planète !! Un seul bon point : prise de vues et images.
Kitano nous a pourtant très bien surpris, nous autres occidentaux, à aprécier le cinema japonnais avec des petits chef d' oeuvres comme Kikujiro ou Aniki. Mais là rien. Kedal. Niet. Le néant. Si nous pouvons noter quelques touches microspopique d' humour, des beaux paysages... Le film se résume à un defilement d' images de carte postale, sans dialogues bien evidemment. Un des films les plus soporifique jamais réalisé, merci Kitano je trouvais plus mes somnifères.