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L'Enfance nue
note moyenne
3,7
151 notes dont 29 critiques
28% (8 critiques)
45% (13 critiques)
14% (4 critiques)
7% (2 critiques)
3% (1 critique)
3% (1 critique)
Votre avis sur L'Enfance nue ?

29 critiques spectateurs

Maitre Kurosawa

Suivre son activité 177 abonnés Lire ses 1 245 critiques

3,5
Publiée le 15/12/2014
En dépit de quelques défauts de montage, et donc de rythme, il faut reconnaître le talent de Maurice Pialat dans ce premier long-métrage prometteur. Une caméra souvent fixe toujours à bonne distance et des mouvements simples et d'une précision redoutable pour traiter un sujet extrêmement sensible. L'intelligence du cinéaste est de délaisser tout jugement de la situation ou d'une partie des personnages pour simplement observer. Etudier chaque geste, qu'il soit prosaïque ou complexe, utile ou non pour la progression du récit, c'est le programme de Pialat. Au final, malgré un intérêt inégal dans les scènes proposées, on ressort du film avec des questions à discuter. En effet, la force de l'engagement social et humain de "L'Enfance nue" est incontestable et ne peut laisser insensible.
Yannickcinéphile

Suivre son activité 189 abonnés Lire ses 4 005 critiques

4,0
Publiée le 11/05/2016
Premier long-métrage pour Maurice Pialat, qui signe aussi probablement ici un de ses meilleurs films. C’est l’un des rares pour le coup que je n’avais jamais vu, et je le conseillerai donc, car il est vrai que c’est loin d’être son plus célèbre. Sans atteindre la perfection formelle et mystique de Sous le soleil de Satan, L’Enfance nue dans un registre plus intimiste est nettement meilleur que l’encensé A nos amours. Pour le coup Pialat parvient vraiment à saisir l’authenticité, le réalisme, et c’est un de ses rares films où j’ai réellement eu cette impression, avec des acteurs au top. Honnêtement le recours aux amateurs dans le cinéma de Pialat c’est en général un ratage, car à vouloir faire naturel on sent clairement que ça sonne faux, mais là non. Le couple âgé est remarquable d’authenticité, le jeune garçon qui joue François est très doué, il trouve le ton juste, le juste milieu, ne verse jamais dans l’excès gratuit, et il y a quelques seconds rôles (notamment la mémé) mémorables. Franchement on sent que c’est réaliste, franc, authentique, et à ce niveau c’est clairement la plus belle réussite de Pialat. L’histoire est certes un poil haché, typique de Pialat, mais finalement on s’en moque un peu. Finalement le propos du film n’en souffre pas vraiment, et surtout Pialat arrive à faire ressortir les qualités de son cinéma sur les défauts. Plein de superbes scènes, on sent toujours poindre le réalisme et surtout en récupérant tant le beau et le moins beau, le rire et la tristesse, le réalisateur donne à voir le vrai qui n’est jamais tout gris ou tout noir (et c’est là un souci dans plusieurs de ses films). C’est authentique, frais, parfois poétique, et c’est en plus très ancré dans son époque ce qui dote le film d’une agréable tonalité mélancolique. C’est un film d’enfance, et je pense que tout le monde, sans avoir eu le parcours du héros reconnaitra un peu des moments de sa jeunesse. Sur la forme c’est très bien. Pialat propose toujours une mise en scène très posée, mais autant certaine fois ça confère un hermétisme terrible à son cinéma, ici il choisit les bons cadrages, et, pour reprendre une remarque d’un autre critique, la bonne distance. C’est vrai que c’est une sensation très perceptible. Par ailleurs Pialat ne surjoue pas l’ambiance grise et morose, et le film prend tout à coup plus d’authenticité, on n’a pas cette impression parfois très désagréable d’un cinéma vrai artificiel ! Pas de bande son comme souvent chez le réalisateur. Pour ma part L’Enfance nue à sut me séduire, et pour être très franc je crois que jamais plus par la suite Pialat n’a su saisir le vrai avec autant de finesse, et surtout ce petit grain de magie et de poésie. Pialat traite d’un sujet grave, mais sans jamais céder à l’excès, et surtout au réalisme en carton-pâte si pénible dans A nos amours ou même La Gueule ouverte à l’occasion de plusieurs scènes. 4
Emmanuel M.

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3,5
Publiée le 29/12/2015
Un film sensible et émouvant sous des dehors objectifs. Au-delà du sujet bouleversant des enfants de l'Assistance publique, traité parfois comme un docu-fiction, le cinéaste emploie des comédiens (amateurs ?) et des décors qui aujourd'hui nous plongent sans apprêt dans un monde ouvrier simple et honnête, dans une cité minière du Nord de la fin des années 60. Une leçon de vie donnée avec une apparente distance.
Martin Brucker

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4,0
Publiée le 03/01/2015
a vie ou le cinéma ? Maurice Pialat aurait certainement répondu la vie au cinéma. Cette absolue recherche d’une retranscription de la réalité à l’écran fut l’éternelle conviction de Pialat. Un réalisateur naturaliste comme pourrait l’être aujourd’hui un Abdellatif Kéchiche (La Vie d’Adèle). En 1968, Pialat réalise son premier long-métrage L’Enfance Nue, produit par Claude Berri et Truffaut. Très loin de la poésie des 400 Coups, le film se veut encore plus sombre. François un jeune orphelin est placé de famille d’accueil en famille d’accueil, de la France de la ville à la France de la campagne. Nous suivons quelques temps de la vie du garçon. Assez déprimant mais rempli d’humanité, les situations s’enchainent dans une ambiance très grise, pour y remédier, la magie de l’enfance, de la vieillesse et de la famille prennent le dessus des émotions. Le tyran qu’a été Pialat les filme avec amour et sensibilité. Il met le tout en scène à l’image de cette France d’antan, froidement et classiquement. Aucune fantaisie cinématographique n’est permise, un parti pris qui finalement ne rebute pas car profondément dans l’esprit du long-métrage. Plein d’humanité, de sensibilité et d’amour le film de Pialat prend aux tripes, nous retourne le cœur. Le pari est donc réussi, il filme la vie. Martin, Le Frisson de la Pellicule.
QuelquesFilms.com

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4,0
Publiée le 11/09/2013
C'est un peu Les 400 coups, bruts de décoffrage. Sans la beauté des images, sans la musique mélancolique, sans la qualité littéraire des dialogues. Pialat filme une réalité plus crue, sans artifice de mise en scène, sans recherche symbolique. À la fois proche et loin du film de Truffaut qui produit d'ailleurs ce long-métrage avec Berri et quelques autres. Le cinéma de Pialat, c'est la vie comme elle vient. "C'est la vérité du moment où l'on tourne", disait-il. Justesse et authenticité. Derrière la dureté de l'histoire (manque d'amour, blessures de l'enfance...) et l'extrême sobriété, pour ne pas dire aridité, de la forme, on ressent le cri de colère étouffé du réalisateur. Le film n'en est que plus fort et comporte des moments d'émotion intenses, notamment lors des scènes avec "mémère la vieille", qui touchent au coeur. Le titre initialement choisi était "La Peau dure".
jawen

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4,5
Publiée le 09/06/2010
Un beau film, sensible touchant sur le monde de l'enfance.Le parti pris est quasi documentaire, c'est la vie qui est ici filmée et la parole qui est libérée.C'est aussi souvent drôle.
Maqroll

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4,0
Publiée le 07/06/2009
C’est le premier long-métrage de Pialat, qui n’est pourtant pas un débutant (La Maison des bois pour la télé était déjà un chef d’œuvre). C’est un film dur, difficile même, mais dont on ne sort pas intact. C’est une exploration sans complaisance du monde de l’enfance, qui n’a plus rien de « merveilleux » pour peu qu’on veuille bien laisser tomber les clichés. C’est une leçon de vie, la première, pas la dernière !
loulou451

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4,0
Publiée le 13/08/2008
Avec ce film, tout le talent de Pialat explose au grand jour. Prenant le contre-pied de Truffaut et de ses "400 coups", Pialat porte un regard sans concession sur le monde de l'enfance. Ici, l'enfant est bien nu, dévêtu de sa conscience du bien ou du mal, juste là, balloté au gré de ses désirs et de ses emportements. Loin du pamlphlet sociétal, "l'Enface nue" montre au contraire la difficulté de vivre d'un adolescent pour qui l'amour, qu'il s'achète ou se vende, qu'il s'arrache ou se donne, demeure malgré tout la seule boussole de la vie. Certes, l'univers poétique, enjoué d'un Truffaut n'est pas là, mais reste un portrait juste et concis d'une enfance contrariée, dure et tendue vers le besoin d'amour.
chrischambers86

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4,5
Publiée le 30/04/2008
Maurice Pialat a dèjà plus de quarante ans lorsqu'il tourne son premier long-mètrage! Passionnè depuis longtemps par le thème de l'adoption, il filme de façon quasi documentaire la vie d'un enfant placè dans une famille d'accueil qui, malgrè tous leurs efforts, ne parviennent pas à substituer aux parents naturels! Pialat met en scène avec une distance pudique mais non dènuèe de cruautè les rapports conflictuels avec un gosse butè et ses parents adoptifs affectueusement surnommès "Pèpère" et "Mèmère". D'un rèalisme documentaire, "L'enfance nue" est une oeuvre poignante et indispensable qui a obtenu le prestigieux Prix Jean Vigo en 1969...
MalkovichMalkovich

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5,0
Publiée le 08/04/2007
Quelle claque ! Premier long métrage de Pialat, et déjà une méthode de travail et un style se mettent en place. Il nous livre un regard sans apitoiement sur l'enfance, et à la niaiserie habituelle des films du même genre, il oppose une histoire nuancée, où l'enfant n'est pour une fois fondamentalement ni bon ni mauvais, mais les deux en même temps. Pialat n'a eu de cesse que "d'enlever le gras" de ses films : pas de scènes de transition mais des tranches de vie; ici tout est intéressant, chaque scène a sa place, le superflu n'apparaît pas. On est plongé directement dans le vif du sujet, sans fioritures. De ce réalisme cru, le spectateur retire une émotion vraie portée très haut par les non-acteurs du film. Ce qui est bouleversant, c'est que les personnages sont fictifs mais leur histoire ne l'est pas : Pialat filme une rencontre avec un couple extraordinaire de simplicité et de tendresse. Le film fut un échec à sa sortie, Pialat comme toujours a dénigré son travail, disant qu'il "avait baissé son froc" en n'allant pas au plus profond de la vérité puisque des deux enfants qui lui ont inspiré le film, l'un s'est pendu et l'autre s'est empoisonné. Soit, comment un auteur ne pourrait-il pas avoir raison en jugeant son film, mais tout de même, que ce film est au-dessus des autres ! Vous remarquerez un hommage discret aux 400 coups : le travelling latéral sur l'enfant qui court en pleine nature après s'être battu. Pialat a-t-il jamais revendiqué aimer le film de Truffaut ? Si quelqu'un le sait j'aimerai avoir la réponse !
Francispassion

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5,0
Publiée le 10/03/2006
Maurice Pialat nous fait regretter le fait d'être venu tard à la réalisation et d'avoir si peu tourné. Cette histoire d'un enfant placé à l'assistance publique et trimbalé dans différentes familles d'accueil nous touche au plus profond de nous-mêmes. Le petit François turbulent et agressif sera confié à un vieux couple et trouvera écoute et aussi affection,ce qui ne le dissuadera pas de poursuivre ses tours pendables. Le film s'achèvera sur une note d'espoir oû l'enfant placé dans un centre de redressement écrit à ses parents adoptifs. Pialat est le cinéaste du naturel et de la vérité des sentiments humains. Il ne manifeste aucun misérabilisme et filme avec une justesse sidérante et bouleversante toute une série de personnages attachants. Il nous montre la réalité nue ,détachée de tout artifice et c'est justement cela qui est le plus émouvant. Qu'il s'agisse de la tendresse d'un couple âgé, de la générosité d'une vieille grand-mère,ou de camarades écoliers avec qui on fait les 400 coups, de fiançailles ou d'une valse d'époque;tout sonne juste dans cette chronique de près de 40 ans. La vision de ce film poignant va évoquer des souvenirs et c'est avec émotion que l'on se replonge dans cette période oû tout ressurgit (vêtements,rapports entre copains,sorties...) pour ceux qui avaient alors l'âge du jeune héros. Un moment de magie oû le cinéma rattrape notre passé et notre vie. Encore merci Monsieur Pialat.
feole

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3,0
Publiée le 27/11/2013
Pour son premier film Pialat parle des enfants maltraité... Essaie globalement transformé pour Maurice Pialat les acteurs sont bon comme tous le reste du film mais la fin nous laisse sur notre faim
gimliamideselfes

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5,0
Publiée le 14/03/2010
L'enfance-nue, mon troisième Pialat, et mon troisième chef d'oeuvre que je vois de Pialat. L'enfance nue ressemble un peu à la gueule ouverte dans le côté très vrai de ce qui se "passe", on pourrait voir un documentaire, on y croirait, ce petit François malgré son comportement de cochon a quelque chose de profondément attachant, on l'aime bien quand même malgré le fait qu'on ne le comprend pas, il y a un peu de chacun de nous dans ce gosse de 10 ans qui aime faire des bêtises, mais qui a quand même un profond respect pour certaines personnes, il ne mesure pas forcément la conséquence de ses actes, il aime être méchant, il aime être remarqué. Film magnifique tout en lenteur, qui prend son temps, j'ai parfois eut l'impression de voir la vie moderne (en limite mieux) des gens vrais, pas des personnages fictifs comme on peut les voir partout, je veux dire ces gens là ça peut être nos voisins, nos parents, nos grand parents, nos frères, nos soeurs, nos camarades du parti communiste (je m'égare), mais putain quelle claque immense. Pialat livre pour moi le plus beau, le plus juste, le plus fort des films sur l'enfance, plus beau que les 400 coups, los olivados, les gosses de Tokyo, Pialat envoie la vérité, sans artéfacts, sans subterfuge, juste la vérité, il est proche de son sujet, il suit sont sujet… Il ne cherche pas à juger, ni même à faire passer un message, il veut "juste" montrer ce qui existe, sans forcément faire dans le tire larme, et cette pudeur, retenue qui est profondément émouvante.
Jonathan M

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4,0
Publiée le 10/03/2015
En 2011, il y a "Tomboy" de Céline Sciamma. En 1968, il y a "L'enfance nue" de Maurice Pialat. Pourquoi ce parallèle? La justesse dont l'enfance est abordée. Le portrait d'enfants en marge, déjà, d'un environnement qui ne leur convient pas. Le récit docu/fiction apporte une spontanéité dans les dialogues. Cru, intime et progressif, le personnage central fédère l'idée de la rébellion. On apprécie aussi le rôle des deux femmes des foyers dans lequel il évolue. Pas des seconds rôles banales, mais deux femmes aux caractères mordants et qui savent mener les reines. Le réalisateur leur offre deux monologues d'envergure. Tout autant que son premier film, qui est une franche réussite.
Gabith666

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4,0
Publiée le 18/01/2014
"L'Enfance nue" m'a fasciné par sa simplicité et son réalisme. J'ai totalement accroché, c'est le premier film que j'ai vu de Maurice Pialat et ça m'a donné vraiment envie de découvrir ses autres films!
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