L'Enfance nue
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2026
Avec L’Enfance nue, Maurice Pialat signe un premier long métrage d’une sécheresse bouleversante, captant l’enfance sans filtre ni sentimentalité. La mise en scène, presque documentaire, observe le jeune François avec une attention brute, laissant surgir la violence, la tendresse et la confusion propres à cet âge. Pialat refuse toute psychologie explicative : les gestes et les silences suffisent à dessiner le portrait d’un enfant déjà cabossé par la vie. Cette frontalité confère au film une vérité sociale rare dans le cinéma français de l’époque. Un début de carrière remarquable, où s’impose déjà le regard âpre et profondément humain de Pialat.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2024
Magnifique film sur l'enfance. Pialat marque de l'estime et de la tendresse pour tout ses personnages. En premier lieu cet enfant révolté et recherchant de l'amour. Les couples hébergent François sont très émouvant. Le plus âgé est d'une vérité saisissante. Des gens du peuple mais montrant dans leur comportement non seulement une grande sensibilité mais beaucoup d'intelligence.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 268 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2024
On connait l'intérêt de Claude Berri et, surtout, de François Truffaut pour les choses de l'enfance (le premier avec son touchant "Vieil homme et l'enfant", le second à travers son oeuvre en général). Aussi, on n'est pas surpris de voir l'un et l'autre "patronner" le premier film de Maurice Pialat, une oeuvre dédiée à l'adoption, à l'enfance ballottée d'une famille d'accueil à l'autre.
Authentique et sensible, la chronique de Pialat dévoile les contigences administratives de l'adoption, dans un style quasi documentaire, en même temps qu'elle dessine la personnalité du petit François, ses désordres affectifs et comportementaux communs aux enfants "sans parents". Le film n'est pas précisément le récit de "400 coups"; Pialat décrit essentiellement l'environnement social et familial de François, sa relation entre tendresse et incompréhension avec ses parents, ou plutôt grands-parents, d'adoption, ces fameux Pépère er Mémère plus vrais que nature.

Car l'intérêt du film ne se concentre pas seulement sur l'enfant. Le milieu populaire et ouvrier du Nord où se déroule l'histoire, et l'expression très réaliste de ces années 60 forment un cadre d'une grande vérité obtenu par l'interprétation spontanée de comédiens amateurs dans leur propre rôle et par une mise en scène épurée, refusant le moindre effet dramatique complaisant.
L'authenticité des personnages, leur simplicité et leur humilité tirent, au-delà du cas de François, cette chronique de l'enfance vers une attachante étude de moeurs.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2023
Le 1et film de Maurice Pialat,le meilleur de ce metteur en Scene pour moi.
Un film très naturaliste qui est littéralement l antithèse des 400 coup de Truffaut,en réaction probablement pour le mouvement de la nouvelle vague dont il est un adversaire acharné.
L enfance nue est une oeuvre poignante voire déchirante, on suit un garçon de 9 ans trimballé de famille en famille d acceuil, étant turbulent l assistance publique ne sait plus où le placer.
Mais il va être confié à un couple âgé il commence à découvrir des sentiments d affection surtout pour la grand-mère, c est un témoignage bouleversant sur ses enfants abandonnés. Une ouevre nécessaire
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2022
Ce portrait d’un garçon de 10 ans géré par l’assistance publique et confié à des familles d’accueil (deux différentes dans le film) donne une rare impression de véracité. A tel point que l’on se croirait par moments face à un documentaire. Mais ce n’est pas le cas : le film est pensé et construit ; sans pathos, sans artifice, Pialat fait se succéder des courts morceaux de vie, et élabore, par touches précises, sans schéma de type narratif, un tableau d’une grande cohérence. Ce qu’il montre permet de percevoir le fonctionnement et les problèmes des placements d’enfants et suffit à faire naître les questions de leurs conséquences sur eux. Il fait aussi ressentir profondément l’ambiance d’un milieu, d’une région, à travers des moments de vie d’une classe populaire, des quotidiens comme des rares (le mariage, le décès de la grand-mère, …) ; il touche aussi le mystère de chaque individu, ici François, môme déchiré et désorienté, aussi difficile à gérer qu’à comprendre, qui exprime sa révolte avec les moyens dont il dispose et qui en même temps recèle quelques trésors d’humanité.
Un super maso
Un super maso

19 abonnés 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2022
L'enfance nue est une leçon de cinéma.

Je ne veux pas trop en dire à part que c'est d'une justesse rare.
Simplicité de toute beauté et magnifique complexité.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2022
L'Enfance Nue est une histoire simple, qui devient grandiose car regardé et conduite par un maitre, un très grand cinéaste, Maurice Pialat.

Son premier film, que je découvre en cette matinée de juin est déjà une démonstration de tout son cœur contrit entre tendresse et rage. Il y'a tant à dire, et pourtant, les mots manquent ...

Une attention toute particulière à ses acteurs, divins !

Ce film est un héritage, comme touts les autres de Pialat, un regard sur l'époque également donc. Je sais qu'il me faudra y revenir ... J'en prends donc note.
Jeune Ras
Jeune Ras

13 abonnés 469 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2022
Magnifique. Un portrait très juste de l’enfance tourmentée. Le rythme lent, les cadres réels et le jeu d’acteur réaliste en font une œuvre forte.
traversay1

4 485 abonnés 5 363 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2021
Premier film de Pialat, produit entre autres par Truffaut, L'enfance nue impose d'emblée le naturalisme d'un cinéaste à la recherche de la vérité. Une spontanéité très travaillée, on le sait, qui ne doit rien au hasard mais qui sidère par sa concision et sa (fausse) simplicité, avec un récit remarquable par ses ellipses temporelles. Chronique d'une enfance difficile, entre deux familles d'accueil, le portrait de ce garçon à la peau dure est exempte de toute psychologie facile ou de recherche d'émotion. D'où l'apparente rudesse du film, pas aussi marquée que dans La gueule ouverte, cependant, et sa force de conviction. A voir sur grand écran pour en saisir toute la densité.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 septembre 2020
On ne peut s'empêcher de voir en 'L'Enfance nue' une sorte d'antithèse aux '400 coups' de Truffaut, dans lequel Pialat aurait pris le parti du réalisme brut, sans mystique de l'émancipation et de la rébellion. On a donc affaire ici à un film âpre, qui ressemble à la vie, et qui expose sans faire la morale les conditions de vie d'un enfant de l'assistance publique très turbulent. Impossible de ne pas y croire, et de ne pas avoir d'empathie pour presque tous ces personnages que la caméra de Pialat filme avec honnêteté et bienveillance.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2020
Premier film de Maurice Pialat et déjà une grande réussite du cinéaste dont les bases de son cinéma sont déjà acquises et claires. C'est un film naturaliste, réaliste, mais sans effet de documentaire, d'une grande violence, autant par les actes des personnages que par le climat qui y règne en permanence. Gris, triste au plus haut point par les décors et le pessimisme ambiant, L'enfance nue garde au fond de son coeur qui palpite une grande humanité. Celle de la famille d'accueil : remarquable interprétation du couple de sexagénaires, exalte tout l'espoir de l'amour. L'enfant, difficile et taiseux, a tout du futur serial killer (pipi au lit tardif, sadisme envers les animaux..) mais il est capable, dans certaines situations, de sourire et de véhiculer l'espoir. De cet enfant violent, le cinéaste ne commet pas l'erreur de le montrer d'ailleurs surexcité. Ce film annonce l'oeuvre future, dont A nos amours, sa pièce maîtresse ou La maison des bois. Pialat sait capter les émotions intimes de ses personnages et l'amour qu'ils portent dans des gestes, au vu de la situation, très improbables. Il est intéressant de comparer le film à d'autres oeuvres théorisant l'enfance d'une façon assez pessimiste. On pense à L'enfant sauvage de François Truffaut, producteur de L'enfance nue, un très beau film également.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mars 2020
1 er film et premier coup de maitre du grand réalisateur Maurice Pialat... Un des réalisateur les plus réaliste du cinéma français.
L'histoire d'un enfant adopté par plusieurs famille d'acceuil mais incapable d'obeir et d'etre sage. Les conneries s'enchaine l'un après les autres.
Comme toujours avec PIALAT, les acteur joue comme si c'était la vrai vie...c'est quasi documentaire. Un de es meilleurs film.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mars 2020
Tout le style Pialat se retrouve déjà dans son premier film et cette chronique touchante d'une enfance cruelle.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2020
Ce premier long-métrage de Pialat raconte sans parti-pris le quotidien d'un enfant difficile qui réussit enfin à trouver ses marques auprès d'un couple de personnes âgées et ce, après avoir connu pas mal de familles d’accueil. C’est cru mais authentique quant à l’image de la France d’une certaine époque. Si c’est mieux filmé que chez Jean Eustache (« Mes petites amoureuses »), cela fait plus amateur, voire plus documentaire à cause peut-être du jeu limité de certains acteurs. En revanche, en ce qui concerne l’empathie pour le personnage principal, on repassera. Le jeune garçon, véritable sosie du Jean-Pierre Léaud de « Les quatre cents coups » est certes un gamin qui ne fait que des bêtises pour montrer son mal-être, mais il est bien loin du gosse du film de Truffaut, dont il pourrait être le pendant rural ! Mais ce métrage est tout de même touchant, ne serait-ce que pour le couple "pépère et mémère", très vrai !
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2020
Version télé de la maison des bois.
Je vois pas ce que cela amène de plus. C'est la suite ou le début. C'est la même chose. Même ambiance. Même schéma.
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