Derniers Avis : A l'Ouest, rien de nouveau - Page 2
A l'Ouest, rien de nouveau
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Alexander F.
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5,0
Publiée le 31 janvier 2023
Un chef d'œuvre, un film extrêmement riche en émotions, malheureusement surtout de haine et de tristesse. La réalité d'une guerre sale et cruelle, dire que c'est vraiment arrivé... Malgré tout de très bonne vue, des très bons acteurs à mes yeux. C'est pas juste un film dessus avec seul intérêt de montrer des combats sans intérêt, même si vous voulez du combat vous allez être servie malgré qu'on se fait très vite rattrapper par l'émotion de cette guerre atroce, que c'est pas une simple histoire inventé de toute pièce... Pour conclure si vous étiez hésitant à le voir, REGARDEZ LE spoiler: La scène entre l'allemand et le français dans le trou m'en a mis les larmes aux yeux, ennemi ou non ça reste un humain et on s'en rend bien compte.
Incroyablement déçu par ce film que je pensais de nature neutre. Malheureusement, c'est tout l'inverse, nous avons à faire à un film de propagande allemande montrant les français comme sans coeur et abjecte (utilisation de gaz et lance flamme alors que c'est pourtant historiquement les allemands qui ont commencés à utiliser ces armes ...). Très déçu par ce manque de neutralité malgré les très bons effets spéciaux
Un drame qui condense avec une modernité inattendue les enjeux réels de la guerre ainsi que la véritable expérience du front pour de jeunes naïfs aveuglés par le patriotisme de leurs aînés et l'image enjolivée du combat. Illustrant les attitudes diverses face à la mort latente grâce à un impeccable casting et à une narration efficace, ce cri pacifiste pathétique respecte et honore l'esprit du roman magistral de Remarque - dont la lecture ne saurait être assez encouragée! Une âpre critique lucide.
J'ai compris la mention 'Version originale' du DVD que je me suis procuré : c'est une version non restaurée, et c'est vraiment dommage car l'image est globalement très mauvaise et détériorée et ça ne rend pas justice au film. Car "A l'ouest rien de nouveau" est sans contestation possible un très grand film de guerre et le meilleur avec "Les sentiers de la gloire" sur la première guerre mondiale (bien meilleur que les récents "1917" et la nouvelle adaptation de "A l'ouest rien de nouveau"). C'est sans doute celui qui montre le mieux ce qu'a été cette guerre, puisqu'il traite bon nombre d'aspects essentiels : l'endoctrinement, la vie dans les tranchées, en seconde ligne, l'hôpital, le retour en permission, le fanatisme de civils versus ce que subissent les soldats, et évidemment les bombardements et les combats. Et sur ce dernier point "A l'ouest rien de nouveau" est tout à fait étonnant. Bien qu'il date de 1930, il a été presque entièrement filmé en décors naturels et est d'une violence graphique assez inouïe. Certes, il y a moins de sang visible que dans les films d'aujourd'hui, il n'y a pas de cadavres décomposés accrochés aux barbelés, mais les soldats sont sales, blessés et pas rasés, bref, c'est visuellement très réaliste. Et ce réalisme étonnant on le retrouve dans la scène d'attaque incroyable qui détrône ce qui était pour moi la meilleure du genre : celle des "Sentiers de la gloire". En six minutes elle nous montre ce qu'était ces batailles de tranchées : préparation d'artillerie pendant des heures, traversée du no man's land par les assaillants, combats au corps à corps, repli vers la deuxième ligne de défense, contre attaque et reprise de la tranchée, tout est dit... des centaines d'hommes sont morts pour faire du surplace. Le montage est incroyable, on voit en cascade les hommes fauchés par les mitrailleuses, et aussi les mains d'un soldat déchiqueté rester accrochées aux barbelés, scène d'horreur que je n'imaginais pas possible dans un film plus ancien que 1970... et on est en 1930. On pourra aussi s'étonner des impressionnantes explosions d'obus qui atteignent un niveau de réalisme rarement vu même dans des productions très contemporaines... On l'aura compris, tout est fait dans "A l'ouest rien de nouveau" pour montrer ce qu'est la guerre, pour faire comprendre toute l'étendue de l'horreur, qu'il n'y a aucune forme de romantisme, et pour véhiculer un discours fondamentalement anti-guerre par l'intermédiaire des dialogues. Un tel résultat aussi en avance sur son temps dans la représentation de la violence est évidemment dû à la proximité des événements relatés, le film n'est fait que douze ans après l'armistice, et on sent bien la volonté de ceux qui en ont été les acteurs d'en faire un témoignage précis, on pourrait dire un docu-fiction (on peut aussi noter la précision des détails comme l'évolution des uniformes et des casques allemands). Il y a évidemment quelques moments qui font un peu vieillot, comme parfois un jeu d'acteur issu du cinéma muet (le parlant est tout jeune), mais c'est tellement négligeable par rapport à tout ce que ce film véhicule et par la qualité de sa réalisation que je ne peux que le recommander très vivement - en version restaurée... - malgré son grand âge, et croyez-moi, c'est autrement mieux que "1917" et la nouvelle 'adaptation' du livre sortie il y a peu sur une célèbre plateforme de streaming.
Il a peut être pris une ride, mais reste extrêmement fidèle à l’oeuvre originale. En revanche, le fait de souhaiter une telle fidélité littéraire fait que le film n’a pas de bonne direction artistique, on ne perçoit pas de propos et beaucoup d’émotions comme dans le roman.
En octobre 1918, à quelques centimètres d'une tranchée allemande, un papillon vient de se poser délicatement sur le couvercle d'une boîte de conserve vide, abandonnée à l'extérieur du parapet. À travers une meurtrière encadrée par des sacs de sable, le soldat Paul Bäumer (Lew Ayres), le voit, lève la tête au-dessus de la tranchée (photogramme 1), puis tend la main pour s'en saisir avec précaution. Oubliant toute prudence, il ne réalise pas qu'il offre au sniper français qui le vise au même moment, une cible de choix. Alors qu'il se penche, hors-champ, plus près du papillon, le coup de feu tranche l'écran d'un son aussi assourdissant qu'aigu, et la main de Paul recule subitement pour se détendre lentement et s'immobiliser dans la mort, après un dernier spasme. Interrompant une mélodie jouée en arrière-plan à l'harmonica, le silence, désespérant et sinistre, submerge désormais tout le cadre. Après J'accuse (Abel Gance,1919) et avant L'homme que j'ai tué (Broken Lullaby, Ernst Lubitsch, 1932) et Les Croix de bois (Raymond Bernard, 1932), mais en même temps que Quatre de l'infanterie, (Westfront 1918, G.W. Pabst, 1930), À l'Ouest, rien de nouveau (All Quiet on Western Front, Lewis Milestone, 1930) est un témoignage particulièrement saisissant dénonçant l'absurdité et la monstruosité de la guerre.
Voir la suite de ma chronique à partir d'un photogramme du film: https://etoilesdetoiles.blogspot.com/2022/03/le-papillon-chez-lewis-milestone.html
À l'Ouest rien de nouveau est l'un des plus grands films sur la grande guerre si ce n'est le meilleur ! Mais là où il réussit son pari c'est de montrer, avec des acteurs jouant à la perfection leur rôle de soldat dans cette horrible guerre, un grand nombre de paramètres de celle ci (la boue, le manque de nourriture, les tranchées, les bombardements ennemis, les camps d'entraînement, la population qui ne se rend pas compte de la réalité du champ de bataille, la mort des êtres qui nous sont chers etc...) Tout cela nous immerge dans leur quotidien et on apprend même à les aimer. Un chef d'œuvre !
Lewis Milestones, réalisateur américain d'origine russe émigra aux usa avant la première guerre mondiale. Il anglissisa son nom.
"A l'ouest rien de nouveau " adaptation du best-seller d'Éric Maria Remarque est une diatribe pacifiste contre la guerre et est généralement considéré comme le chef-d'oeuvre de Milestones.
Si le film mérite d'être vu, il n'est pas exempt de défauts et dus à plusieurs scènes ( concentrées dans la seconde partie) qui manquent de rythme.
Les scènes de batailles sont très réussies et empreintes de modernisme, à l'instar de.la première demi-heure particulièrement accomplie.
Pour la petite histoire Maria Remarque apparaîtra en personne au cinéma dans un petit rôle à la fin de " le temps d'aimer , le temps de mourir" un des chefs d'oeuvre de Douglas Sirk.
Sa présence soulignera que malgré la force de son message, la leçon universelle et intemporelle de l'écrivain ne sera pas toujours entendue et reste malheureusement d'actualité.
Les amateurs du cinéma du patrimoine ne laisseront pas passer le film sans le voir.
Chef d’œuvre magistral réalisé en 1930 par Lewis Milestone, fidèle au roman d'Erich Maria Remarque. L'histoire raconte celle d'un jeune Allemand, Paul Bäumer, parti la guerre en 1914 la fleur au fusil et qui va vite déchanter pour vivre toutes les horreurs de la Grande Guerre ( sous-alimentation, bombardements meurtriers, cruauté des combats, la mort...).
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18 103 critiques
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1,5
Publiée le 10 mai 2021
Le film commence comme un documentaire avec de braves soldats allemands défilant dans un village allemand avec des appels au courage et à la patrie. Bien sûr lorsque ces bleus s'entraînent enfin et partent au front c'est quelque chose de totalement différent qui s'appelle la réalité. Lorsque vous regardez vos camarades tomber jeter leurs tripes vous vous rendez compte qu'il n'y a aucune explication à une telle boucherie. On se rend compte que les seuls gagnants sont les firmes qui vendent des armes, les politiciens qui réclament la guerre et ne la font jamais à l'abri dans leur palais et que finalement toutes ces jeunes vies perdues n'ont servi à rien. Bien sûr le film parle comme aucun autre et il y a des moments vraiment inspirés surtout la scène finale mais honnêtement un film de guerre ou anti-guerre en noir et blanc pendant la WWI et pendant 2 heures c'est quand même trop pour moi. L'Amérique qui fait un film pacifiste en effet il y a du nouveau pour le monde occidental...
Alors certes, les images sont marqués par le grain d'une vielle pellicule, certes le son est étouffé et grumeleux à souhait dû à son grand âge, mais ce film a très bien vieilli. Je trouve son propos incroyablement précurseur pour l'époque car il met en avant le destin tragique de ces hommes qui partaient à la guerre plein d'entrain et qui s'y retrouvaient sans vraiment savoir pourquoi, qui comprenait qu'ils n'étaient que de la chair à canon pour servir des ambitions bafouées. Malgré un jeu d'acteur très daté qui donne parfois l'impression d'être au théâtre plutôt qu'au cinéma, on comprend vite qu'il ne s'agit pas d'un film de guerre comme les autres. Ici, nous comprenons qu'il n'y a pas que les balles et les obus qui ont tué ces jeunes (pour certains des enfants), il y aussi eu le quotidien, le bruit et la folie qui en découle, parfois longtemps après. Ce film sent le travail à plein nez, ce chemin des illusions perdues est pavé de scènes fortes comme celle des bottes ou celle où Paul se retrouve avec un Français dans un trou d'obus. Le temps est un personnage à part entière, il est omniprésent sous toutes ses formes. Prenez-en un peu pour découvrir un vieux film en noir et blanc à peine ridé dans ses propos.
16 171 abonnés
13 132 critiques
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4,5
Publiée le 19 février 2021
D'après le cèlèbre roman d'Erich Maria Remarque (le même ècrivain inspire des annèes plus tard le très èmouvant "A Time to Love and a Time to Die" de Sirk), Lewis Milestone signe avec "All Quiet on the Western Front" un classique important sur le conflit de 14-18! Le film se passe en 1916, sur le front français, avec de jeunes recrues initièes à la guerre par leurs aînès! Un tel sujet dèplut fortement aux nazis, qui parvinrent à faire retirer le film des ècrans! Après la guerre, cette oeuvre rèaliste conserva malgrè toute sa valeur antimilitariste et connut un joli succès auprès du public! Et ce n'est que justice notamment pour la grandeur de certaines scènes de bataille et pour la composition inoubliable de Lew Ayres en soldat pacifiste! La sèquence où ce dernier essaye de s'emparer d'un papillon est sublime! Oscar du meilleur film et du meilleur rèalisateur en 1930, gardant encore aujourd'hui sa force et sa valeur, et non son sentimentalisme et son schèmatisme comme l'on dit certains...
J'avais vu ce film en ciné club quand j'avais 12 ans et il m'avait fortement impressionné. Je viens de le revoir et je constate qu'il n'a pas pris une ride. C'est sans doute le film le plus véridique sur les horreurs de la guerre de 14-18
Un film majeur sur la guerre. Exceptionnel, notamment de par sa date. Les scènes de combat sont extraordinaires, et certains passages sont boulversants. Cela fait réfléchir sur l'humain et surtout sur la betise de la guerre et tout l'aveuglement qui l'entoure. A voir.
« A l’Ouest rien de nouveau » de Lewis Milestone est sorti en 1930 soit 12 ans seulement après la fin de la Grande Guerre. Il raconte l’histoire du jeune Paul Bäumer (Lew Ayres), 18 ans, issu d’un milieu modeste et qui le crâne bourré par le patriotisme de son professeur qui n’a jamais connu la guerre, va s'engager dans l'armée allemande avec ses camarades de classe. Il découvrira rapidement la réalité et les horreurs de la guerre qui déshumanisent l’homme et en font un animal apeuré et prêt à tout pour survivre… tout comme les poilus français. C’est une adaptation très fidèle du roman éponyme « Im Westen nichts Neues » d'Erich Maria Remarque publié l’année précédente et qui fut rapidement un symbole de l’humanisme et du pacifisme allemand… pourchassé par les nazis. Le roman fut un triomphe et le film a reçu 2 Oscars comme meilleur film et pour sa réalisation. Un film culte contre la guerre qui ne vieillit pas !