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Un visiteur
1,0
Publiée le 24 mars 2013
Un gros navet, une véritable absurdité, plein de vulgarité et mal joué, enfin bref un carnage cinématographique. Rien de plus à ajouter si ce n'est que j'ai été forcé de regarder cette nullité en cours et ce fut loin d'être un plaisir.
Un film lourd et prétentieux. Au lieu de faire, comme le personnage de "Krimo", une réalisation détachée, rêveuse et hélas retranchée dans une dure réalité, on voit une vie ennuyeuse et monotone, avec une bonne petite morale bien énervante, des paroles qui, au début drôles, à la fin sont pénibles, et surtout aucun relief. On oublie vite, et c'est tant mieux.
Une bande d'adolescents de banlieue montent avec leur collège la pièce de théâtre de Marivaux, "Le jeu de l'amour et du hasard". L'occasion pour le timide Krimo de se rapprocher de l'espiègle Lydia, et pour Kechiche de mettre en perspective langage littéraire et novlangue des cités HLM. Pour ce deuxième long-métrage (après "La faute à Voltaire"), le cinéaste franco-tunisien signe une œuvre attachante et engagée, consacrée à l'adolescence et au théâtre davantage qu'à la banlieue. Il en profite pour révéler Sara Forestier et Sabrina Ouazani, au sein de sa troupe de jeunes comédiens amateurs, qui comprend aussi Osman Elkharraz. La sincérité et la pertinence de "L'esquive" (2004) sont tels que le film décroche 4 Césars, dont ceux de meilleur film et meilleur réalisateur. La mise en scène et la direction d'acteurs de Kechiche sont unanimement salués, d'autant que "L'esquive" montre la banlieue sous un jour nouveau. La spontanéité et l'authenticité dégagée par le projet sont telles que l'on pense souvent à un documentaire. Une belle confirmation pour Abdellatif Kechiche, qui est alors loin d'avoir achevé son ascension.
Que c'est mal joué!!! C'est pas possible!!! Le réalisateur n'a pas d'oreilles ou quoi!!! Et qu'est-ce que c'est caricatural!!! Bref, encore un film bien de chez nous!!!
J'ai hésité... 2 étoiles ou 3 ... J'en ai mis 3. PourQuoi? Ok les dialogues au départ sont agaçant, ok les scènes sont longues, ok il y'a un trop de clichés! MAIS, les acteurs sont bon et les émotions passent. Sarah Forestier est excellente, ainsi que ses "copines". Pour moi c'est un film d'amour, mais le problème c'est qu'il gêne car c'est un film sur la complexité des jeunes de banlieue qui n'arrivent a exprimer aucun sentiment! Ils s'insultent ne s'excusent jamais, il pense que l'amour est machinale. Par contre la scène des flics c'est abusé, trop cliché les flics s'énervent pour rien. Et la fin est banale mais finalement suffisante! L'acteur principale je ne sais pas quoi en penser... Je pense qu'il aurait dut évoluer, il est mou ok mais il est finalement pas intéressant, il ne se livre pas, on attend qui se bouge et on attend encore ... Je ne le conseille pas a tout le monde. Les dialogues peuvent être gênant...
Il y a des films qui méritent leurs prix et d'autre non...Ce film en est le meilleur exemple! Oh mon dieu,j'ai rarement vu un jeu d'acteur aussi nul: l'acteur principale a l'ère de se faire chier, Sara Forestier est insupportable et le reste des acteurs sont vraiment nul! Le film est aussi poétique que prédator est un film romantique! Tous les clichés des films français y sont! Et un scénario dont même Uwe Boll s'en moquerait (pareil pour la mise en scène.) Sincèrement, j'en ai vu des daubes mais là, c'est clairement la seconde plus grosse daube que j'ai jamais vu!
au début c'est assez déroutant surtout quand on est pas habitué mais au final on est pris dans l'histoire et je me souviens avoir eu le même ressenti lors de la graine et le mulet. kechiche a un don pour rendre ces acteurs brillant, sara forestier une actrice qui a confirmé son talent d’ailleurs.
Mal joué, mal tourné, interminable. Une banlieue caricaturée jusqu'au bout du ridicule. Bref, l'amateurisme devient un parti-pris, la malhonnêteté intellectuelle une prise de position et le mauvais un choix esthétique. Mon fils pourtant friand des films d'art et d'essai tchèques a tenu 45 secondes. Mon épouse 2 minutes. Moi, j'ai dû subir la chose jusqu'au bout: je surveillais les élèves. Heureusement je n'ai pas eu à payer. Ah si! Bravo pour le conformisme béât des critiques.
Trop film de banlieue , avec effectivement le parler des rues , mais bon je regarde un film pour mr sortir de la réalité ou me faire révasser , l'histoire reste banale , sans vraiment apporter quelques choses , entre reportage et film .... pas nul mais presque...
C’est un film marquant à plus d’un titre. D’abord parce qu’il a définitivement révélé au cinéma grand public Abdellatif Kechiche mais aussi parce qu’il marque les premiers pas de Sara Forestier. Reparti de la cérémonie des Césars 2005 avec 4 trophées sous les bras avec notamment ceux du Meilleur réalisateur et du Meilleur espoir féminin, L’esquive est ainsi devenu une référence dans le cinéma français. C’est l’authenticité qui prime dans cette histoire qui présente une bande de jeunes réunis autour d’un projet et permettant par la même occasion de diffuser une image enfin positive de la vie dans les banlieues. Si l’histoire peut laisser insensible, on ne peut toutefois pas passer à coté de la spontanéité qui accompagnait à l’époque ces jeunes comédiens.
Un film surprenant que l'on peut détester ou adorer. Servi par une Sara Forestier à la performance époustouflante de naturelle, un peu comme Reese Witherspoon (Freeway). Elle crève l'écran, sidérant ! Elle pousse les limites de l'interprétation avec un lâcher prise naturel déroutant. Un film très typé documentaire sur une banlieue qui rencontre les mêmes émois amoureux , universels, que les centres-ville. Avec ses codes, son parler, ses discutions d'ados à ne plus en finir et l'approche des situations, certes enflammées, mais ... classiques. Si la forme change, le fond reste identique. La "fracture" "sociale" reste superficielle, visible, marquante dans des propos banalisés à l’extrême, sans aucune prise de conscience de leur retombées dans "notre" 'normalité", un autre langage mais, en profondeur, les thèmes, intérieurement, sont vécus comme tous les jeunes. Une opposition forte entre des attitudes d'un autre temps (le théâtre) et le coté caméléon, identification, qui reprend le pas dans la seconde suivante. Une vision différente, intéressante et assez dure en fin de compte à décrypter, déroutante. Cette jeunesse qui s'accapare une langue qu'elle maîtrise et la codifie par soucis d’appartenance, de reconnaissance. Carole Franck (la prof) est aussi excellente. Un très bon film ! 4/5 !!!
Sarah Forestier a un talent évident et elle crêve l'écran. Mais ce film m'a paru long. Je ne trouve aucun lyrisme ni aucune poésie chez Kechiche. Je me suis dans l'ensemble bien ennuyé en regardant ce film.
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4,0
Publiée le 31 juillet 2012
Dans les banlieues, il n'y a pas que la haine, il y a aussi l'amour! Autour des rèpètitions de la pièce de Marivaux "Le jeu de l'amour et du hasard", Abdellatif Kechiche filme des jeunes qui dècouvrent sur la scène un ècho à ce qu'ils vivent dans leur citè! Violence latente et contrôles policiers sont relèguès à l'arrière-plan pour laisser place à l'èvocation de tendres sentiments que les hèros expriment avec leurs mots à eux! Cèsar du meilleur espoir fèminin, Sara Forestier se rèvèle avec une tornade d'envie, de gènèrositè, de tchatche et d'espièglerie qui donne une vraie bouffèe d'air frai au cinèma français! Couronnè par 4 Cèsars en 2005 dont le meilleur film et le meilleur rèalisateur, "L'esquive" est un film de troupe (saluons aussi le travail remarquable du jeune Osman Elkharraz), une rèussite totale où Kechiche a fait constamment èvoluer son scènario! Et ça c'est plutôt fort car personne ne filme les comèdiens comme lui! Ses films ont la grâce (voir absolument "La graine et le mulet") et lui, c'est la grâce ! Esquiver ce film serait commettre une erreur...
Sur le papier, " L'Esquive " fait peur, laissant imaginer le pire dans le genre constat social banlieusard... Surprise : il n’en est rien. Progressivement, le scénario, subtil et fin, évapore les clichés, s’affranchit des comparaisons peu flatteuses et propose une histoire drôle, simple, juste, lumineuse. La gageur de " L’Esquive " est de proposer un marivaudage made in banlieue qui repose sur une multitude d’idées audacieuses. La première consiste à montrer une autre image de la banlieue sans les problèmes sociaux inhérents. Après une première Faute à Voltaire sur le monde des laissés-pour-compte, Kechiche pose sa caméra dans une banlieue ordinaire et se met à hauteur d’ados pris au cœur d’une mise en abîme et d’un vaudeville moderne où la réalité côtoie délicieusement le dérisoire. En filigrane, le cinéaste privilégie ici l’individu par rapport au groupe. Par exemple, le jeune Krimo se met au théâtre par amour et emprunte ce support pour déclarer sa flamme à celle qu’il aime secrètement. Il ne possède pas les mots pour lui dire ce qu’il ressent, de la même façon qu’il a peur de la réaction de ses amis. Incidemment, le film prend la forme d’une belle histoire d’amour entre deux personnages qui, prisonniers de leur condition, ne peuvent pas dire qu’ils s’aiment et dont l’issue de leur relation est inévitable. Cette situation sert de plan final au film. Cependant, si le cinéaste montre sans démagogie une image de la cité qui va craquer débarrassée de poncifs, son film n’est pas pour autant consensuel : le passage éclair des flics rappelle à quel point les jeunes issus de l’immigration et plus généralement des cités peuvent être parfois victimes des clichés haineux véhiculés par les médias, les réduisant à des délinquants. C’est une réalité que le réalisateur n’a pas eu envie d’éluder sans quoi son récit aurait sans doute été taxé d’angélisme. Mais il y a ici plus d’espoir que d’appel à la révolte : Kechiche a compris que montrer une image plus juste de la banlieue (sans pour autant l’améliorer ni la magnifier) pourra peut-être faire évoluer les mentalités.
Kechiche n'a pas voulu (ou n'a pas pu) soigner son image pour ne garder que le réel. Mais sauf quelques rares (mais brillants) moments de poésie, son film est trop désorganisé pour assumer ce qu'il est. A trop filmer l'épure, Kechiche filme à côté. Sans lui enlever tout son mérite, force est de constater que "L'esquive" jouit d'une certaine tolérance concernant sa qualité (surtout de la presse visiblement).