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    La Porte du paradis
    note moyenne
    4,1
    1081 notes dont 132 critiques
    répartition des 132 critiques par note
    53 critiques
    40 critiques
    16 critiques
    15 critiques
    4 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur La Porte du paradis ?

    132 critiques spectateurs

    vinetodelveccio
    vinetodelveccio

    Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 801 critiques

    5,0
    Publiée le 20 juillet 2016
    Un film lyrique et puissant qui prend aux tripes pendant près de 4 heures. Cimino nous emporte dans une histoire magnifique aux personnages jamais manichéens et aux enjeux multiples. L'histoire d'amour est déchirante et le scénario résonne particulièrement aujourd'hui : racisme, inégalités, injustice... En terme de mise en scène, tout est au diapason : lumière, cadrages tour à tour intimes et gigantesques sur les magnifiques paysages du Wyoming, son... tout est là pour passer un moment historique. Bravo Cimino!!
    JeffPage
    JeffPage

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    5,0
    Publiée le 3 mars 2013
    Un monument du cinéma américain qui retrouve sa beauté et sa durée originale grâce a une restauration magique et une ressortie sur grand écran. Enfin une distribution a sa hauteur !
    brunocinoche
    brunocinoche

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    5,0
    Publiée le 16 juillet 2014
    Une très grande bien qur très longue fresque historique. Une vision sans concession de l'histoire américaine. Des séquences incroyablement filmées, une photographie et une bande son inoubliables. L'un des plus grands films maudits de l'histoire du cinéma. Ce film qui ruina son producteur et qui compromit la carrière de son cinéaste est aujourd'hui considéré à juste titre comme un très grand film américain.
    João J.
    João J.

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    5,0
    Publiée le 14 septembre 2014
    Une belle lumière dans des décors splendides, un scénario qui éclaire sur un évènement méconnu de l'histoire américaine, un casting de rêve, des fusillades grandioses, le tout avec un soucis du détail qui réussit l'exploit de rendre ce film colossal à la fois réaliste et lyrique. Un film fleuve dont la durée de 3h30 pourra en rebuter. Toutefois cela en vaut la peine, car le style du réalisateur sans concession et inimitable, nous décrit avec exigence un drame de la construction américaine, en ruinant au passage un peu sa carrière et totalement le studio. Au final le chef d'œuvre maudit de Cimino reste un chef d'œuvre.
    kray
    kray

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    5,0
    Publiée le 1 août 2009
    Film maudit ? Pas pour tout le monde et en tout cas , certainement pas pour moi qui le considère comme l'un des plus grands films de tous les temps ! Il s'agit en effet d'un film prodigieux par son envergure , son message , sa violence et sa magnificience absolue. A voir dans sa version originale plutôt que la minable version "producteurs" actuellement en vente.
    cocolapinfr
    cocolapinfr

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    4,5
    Publiée le 2 juin 2016
    Vu la director's cut. Un film grandiose, remarquable reconstitution de l'Amérique fin 19ème siècle avec ses millions d'immigrés, et s'articulant autour d'une histoire vraie : la guerre des éleveurs contre les paysans (Guerre du comté de Johnson). Une histoire sombre que le public de l'époque n'attendait pas (sans parler de la fictionnalisation de Nate Champion qui collabore avec les éleveurs au début). Le film est doté de scènes ahurissantes, des villes entières reconstituées, des milliers de figurants tous en costumes, des centaines de chevaux allant dans tous les sens, des plans remarquables aux couleurs sublimes sans le moindre nuage. Si les 3h30 se passent sans ennui, on ressent cependant le manque de scènes ne serait-ce que pour le développement des personnages (notamment Nate qui arrive comme un cheveu sur la soupe). Autre petit défaut, une scène finale étrange qui ressemble à un "happy end" forcé, souvenir du bon vieux temps. Un très grand film important historiquement.
    CH1218
    CH1218

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    3,5
    Publiée le 30 avril 2014
    Tout le monde connait les déboires de ce film maudit : la mégalomanie de son réalisateur, son budget explosé et son planning de tournage largement dépassé. Descendu à sa sortie par les critiques avant son échec cuisant au box-office, malgré un retour à la table de montage et une nouvelle version allégée de 300 coupes qui ne sauva pas United Artist de la faillite. Avec ses prises de vue de toute beauté, sa photographie pleine de poussière et d'effets de luminosité, ainsi que le soin apporté aux décors, «La Porte du Paradis» est une réussite visuelle. Ce n’est pas la longueur du film qui m’a le plus dérangé mais le peu d’intérêt suscité par la trame amoureuse autour du trio interprété par Kris Kirstofferson, Christopher Walken et Isabelle Huppert. La caméra de Michael Cimino prend alors beaucoup trop de temps sur ces personnages-là au lieu de nous conter cette tragédie basée sur des faits historiques peu glorieux. Vu dans sa version remasterisée, ce film n'est ni mauvais, ni un chef d'oeuvre, juste un bon western épique.
    soulman
    soulman

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    4,0
    Publiée le 25 avril 2017
    Epopée remarquable signée Cimino, qui, après son chef-d'oeuvre, '"Voyage au bout de l'enfer", allait mordre la poussière et perdre tout crédit auprès des studios avec ce western trop long, trop lent, trop mélancolique... Certaines scènes sont entrées définitivement dans l'Histoire du cinéma (l'attaque des mercenaires par les fermiers à la fin du film), tout comme Huppert, muse française perdue dans l'Ouest sauvage, entre ses deux amours (Kris et Chris dans leur meilleur rôle ?).
    Tayop
    Tayop

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    4,0
    Publiée le 29 mars 2018
    Un director's cut sublime où les grands espaces confèrent à cette oeuvre les plus belles images qu'on ait sans doute vu au cinéma. 3h40 de toute beauté, légitime de part son rythme et sa structure, inspirés. Seul le récit et ses constats laissent l'oeuvre desservie.
    danna2509
    danna2509

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    4,5
    Publiée le 18 mars 2013
    Très content d'avoir pu enfin voir ce film au cinéma. La restauration est pas mal, concernant l'image c'est assez inégal, mais le traitement sonore, lui, est excellent. Profitez-en tant qu'il est encore temps.
    In Ciné Veritas
    In Ciné Veritas

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    4,5
    Publiée le 23 avril 2017
    La porte du paradis est un film aussi fabuleux que son échec commercial a été retentissant. Un échec qui a causé la faillite du studio United Artists et signé l'arrêt de mort du Nouvel Hollywood. Derrière cette Porte du paradis, c’est l’enfer qui attendait Michael Cimino devenu paria dans la sphère Hollywoodienne. L'échec constaté au box-office est en partie lié aux faits racontés d’une Amérique pas si éloignée de nous (fin du XIXème siècle). Le film relate une Amérique sombre et violente à travers la lutte que mènent de grands éleveurs face à des immigrants d'Europe centrale dont l'identité de ceux qu'il faut liquider est consignée sur une liste. Les qualités de La porte du paradis sont pourtant innombrables : décors naturels ou reconstitués vertigineux, mouvements de caméra complexes et parfaitement réalisés, captation saisissante de la lumière naturelle, figurants par centaines, reconstitutions de fusillades relevant de la chorégraphie, etc. Si la version longue d’une durée légèrement supérieure à 3 heures et demie dilue inévitablement le propos et introduit un certain déséquilibre dans le traitement des personnages, elle est sans contexte la version à voir absolument d’un point de vue cinématographique. Un très grand film de cinéma par un des plus brillants cinéastes du Nouvel Hollywood, à jamais incompris.
    Attigus R. Rosh
    Attigus R. Rosh

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    2,5
    Publiée le 16 avril 2018
    Mouais, ce film m'a assez moyennement emballé. Les décors sont magnifiques, c'est bien là la force du film. Mais le rythme est vraiment lent et il n'y a pas beaucoup de péripéties. Je me suis pas mal ennuyé (pour être honnête, je pense être tombé sur la version longue du film). Les relations amoureuses ne sont pas palpitantes et ça ne se ressent pas du tout entre Isabelle Huppert et Christopher Walken. Les acteurs sont très bons, mais clairement sous-employés (notamment John Hurt qui ne sert strictement à rien dans le film, on peut dire de même de Jeff Bridges). En revanche, lors de la scène d'introduction, ils font vraiment jeunes (le maquillage est très réussi). Les plans sont beaucoup trop longs, il y a de nombreux moments de silence où il ne se passe strictement rien. Même la fusillade est trop longue malgré son intensité. spoiler: La scène finale est inutile au possible (le personnage principal a refait sa vie ailleurs … et alors). Vrai déception de la part du réalisateur de Voyage au bout de l'Enfer.
    Léa H.
    Léa H.

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    5,0
    Publiée le 31 mai 2014
    Le cinéma de Cimino est celui d’un homme seul, luttant envers et contre tous pour imposer un projet singulier et non référentiel (contrairement aux Scorcese, Spielberg, Coppola ou De Palma). L’attirance du cinéaste pour les paysages sauvages et la nature inviolée traduit son désir de filmer un endroit, un groupe, comme si c’était pour la première fois, sans être influencé par une vision antérieure. C’est ainsi que l’espace de l’Ouest n’aura jamais été aussi bien rendu que dans La Porte du Paradis. Se dessine le rêve d’une autosuffisance absolue, d’une orgueilleuse indépendance (celle de Salvatore Giuliano sur son île, décrit comme s’étant «inventé lui-même ») que la figure favorite du cinéaste, le cercle, laisse clairement deviner. Les sept films de Cimino sont bâtis sur une mythologie personnelle des plus puissantes que la mise en scène habille de vérité par un scrupuleux travail sur le détail. Ce sont ces détails, parfois reconstitué à force de décors spectaculaires ou de descriptions précises des us et coutumes d’une époque (l’ouverture de La Porte du Paradis en serait le parangon), qui aboutissent à des épisodes souvent étirés démesurément au détriment de la narration mais qui en deviennent, par leurs correspondances et leurs résonnances, les pièces maîtresses d’un vaste poème épique. Le récit de « La Porte du Paradis » est organique, par opposition au « récit synthétique » prédominant dans le cinéma américain. Le film apparaît comme formé de blocs où l’action dramatique parfois se dilue ou s’accélère. Plus important est le prodigieux enchevêtrement de rimes et d’associations qui fournit au film sa vraie texture et son énergie. « La Porte du Paradis » est ainsi une superproduction expérimentale, dans le sillage de certaines grandes œuvres de Kubrick (2001) qui fonctionnent avant tout aux niveaux poétique et musical. Ces œuvres, comme certains films muets, sont souvent composés de différents volets, chacun annoncé par un carton, parfois sans rapport de causalité évidente les uns par rapport aux autres (ou tout du moins reliés par des ellipses conçues comme des béances narratives). Loin des habitudes normatives du récit classique, Cimino ne nous expliquera ainsi jamais comment son personnage principal, après de brillantes études à Harvard se retrouve simple marshall en plein Wyoming, ce qui le pousse dans les bras d’une prostituée ou comment amasse-t-il la fortune qui lui permettra de vivre comme un prince sur un yacht. De même, on ne saura jamais rien de la mystérieuse amitié qui le lie avec Nate Champion (Christopher Walken), le personnage le plus opaque (et fascinant) du film. Le prologue du film établit pourtant, de façon diffractée, la plupart des ressorts formels et thématiques. Il souligne d’abord des divisions et des contrastes qui seront celles de l’histoire : entre le discours du Révérend (Joseph Cotten) qui appelle les finissants à un « devoir impératif », éduquer une nation hostile au savoir et à la réflexion, et celui de Billy (John Hurt) qui loue pour rire la loi de la gravité, allégorie de la fatalité, et partant l’inutilité de forcer son talent, donc le refus de toute vocation, c’est l’antinomie de l’humanisme démocratique et du sarcasme imbu d’impuissance. Entre Billy, que l’ivresse fait tituber, et Jim (Kris Kristofferson), plein d’ardeur juvénile, l’amitié n’efface pas l’antithèse du bouffon pitoyable et d’une ébauche de héros qui ne se réalisera jamais. Mais l’alternative la plus importante de ce prologue demeure celle de l’individu et du groupe : Jim rejoint en courant le défilé des diplômés, Billy sort des rangs. Pour l’un comme pour l’autre, appartenir à un camp et se détacher d’une foule forment l’intrigue. Le mariage, la relation avec les femmes, concernent Jim à tout moment. L’adhésion de Jim à la cause des faibles, son souci persistant du droit et son courage sont malheureusement vains, mais affirment son rôle antinomique à celui de Billy, pitre impertinent. Ils illustrent pourtant l’un et l’autre l’échec pratique des deux discours d’Harvard : la mission civilisatrice se brise devant le cynisme des puissants, tandis que l’insouciance ne peut rester folâtre quand l’histoire devient tragique. On reprochera au film de commencer un western dans une université pour le terminer dans la cabine d’un yacht comme on avait signalé, au sujet de 2001, l’étrangeté d’un film de science-fiction débutant dans la préhistoire et s’achevant dans une chambre Louis XVI. A la manière de Kubrick, Cimino cherche à dépasser le film de genre pour explorer de nouveaux territoires cinématographiques, d’où sa structure inattendue et originale. L’idée ici est que l’énergie dramatique et l’émotion sont moins amenées par les scènes elles-mêmes que par le « jeu » ou le « manque » existant entre les différentes scènes. Contrairement à « Voyage au bout de l’enfer » ou « L’Année du dragon », « La Porte du Paradis » ne joue pas la carte du romanesque. Doté d’une trame très linéaire, il ne possède pratiquement pas de progression dramatique. Cimino revendique cette intention dès le prologue à Harvard, lorsqu’il fait dire à Billy Irvine (John Hurt) : « Tout est fini ! ». L’essentiel de l’intrigue (la liste noire et le massacre des immigrants) est annoncé dès le début du deuxième volet et tout le film n’est que l’attente d’une tuerie inévitable qui ne surprend pas lorsqu’elle arrive enfin. On voit que la part de suspens est assez réduite et que, manifestement, Cimino a préféré s’intéresser à autre chose (comme Coppola s’était délibérément écarté du livre de Conrad pour « Apocalypse Now »). Le film tel que l’entendent ces metteurs en scène doit avant tout être une « expérience sensorielle, une expérience « non verbale », comme dirait Kubrick. Pour Cimino, il s’agit moins de raconter la Johnson country war que de faire ressentir l’Ouest, ou un rêve de l’Ouest. Cette dimension onirique, au-delà de la lumière dé-réalisante de Zsigmond, est soulignée par l’épilogue sur le yacht. Lorsque la femme demande une cigarette à un Averill encore hanté par le souvenir d’Ella, c’est toute l’horreur d’une existence dorée résumée en une seule phrase, laquelle par sa banalité même fait ressentir la parenthèse du Wyoming comme un fragment de vie rêvée. On songe à la dernière image d’Il était une fois en Amérique qui possèdera elle aussi cette façade onirique. Dans le regard halluciné de Kris Kristofferson, les questions semblent se bousculer : « Ma vie s’est-elle vraiment déroulée comme dans mon souvenir ? Comment en suis-je arrivé là ? Comment et pourquoi ai-je survécu ? L’Ouest n’a-t-il été qu’un rêve ? ». Dans ce questionnement mélancolique , se concentre le projet même du film : faire se croiser réflexion historique (le fantasme de l’Ouest comme l’imposture d’une violence séminale), existentielle (les idéaux de jeunesse confrontés aux renoncements adultes, la vieillesse, la vie comme un rêve) et cinématographique (le fantasme d’un art cinématographique pur, la position de l’artiste hollywoodien, annonçant spectaculairement la prochaine chute du cinéaste). L’Ouest aura toujours été un rêve, pour Cimino comme pour tous les poètes, tous ces hommes qui durent se déplacer pour aller à sa rencontre, reproduisant en cela le mouvement des pionniers. Certains étaient originaires de la côte Est (Ford, Vidor, Walsh, Cimino), d’autres venaient de plus loin (Léone), mais tous virent leur passion pour l’Ouest naître en même temps que leur attirance pour le cinéma (alors que les grands cinéastes nés dans l’Ouest cherchèrent souvent à le fuir : Welles, Losey…). Ce sont ceux qui en ont rêvé qui le filment le mieux et c’est probablement en cela que « La Porte du Paradis » est l’un des plus beaux films « rêvés » de l’histoire du cinéma.
    ClockworkLemon
    ClockworkLemon

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    4,5
    Publiée le 1 mai 2011
    "Heaven's Gate" est une œuvre cinématographique à part. Flop commercial dans son pays d'origine, qui a couté cher à la boite de production, jusqu'à sa disparition.. certes long.. le troisième film de Michael Cimino a ses détracteurs mais aussi ses admirateurs, dont je fais partie ! Si la première partie souffre de quelques longueurs minimes, la deuxième partie est une véritable réussite, un moment fort du cinéma. Sublimé par ses lumières, ses fastueux décors américains et sa musique lyrique et envoutante, "Heaven's Gate" est une superbe fresque d'une partie honteuse de l'histoire des États Unis... Critique aigüe d'une société américaine, de l'impossible rêve américain, le film enterre le genre du western en montrant de nouveaux paysages, de nouveaux visages et de nouveaux conflits. Beau, émouvant et terriblement cruel par son réalisme, porté par des acteurs magistraux, ce film est un petit chef d'œuvre, une perle rare du cinéma américain.
    Starwealther
    Starwealther

    Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 621 critiques

    5,0
    Publiée le 8 avril 2007
    Ce film, financé par Hollywood avec 40 millions de dollars, est certainement un des plus gros bides que le cinéma américain est connu. Pourtant il n’est pas mauvais loin de là mais le hic c’est qu’il critique l’Etat américain et ses actions xénophobes. En effet, plusieurs groupes de gens venant de pays d’Europe Centrale sont venus aux Etats Unis pour fuir la misère ou la famine de leurs pays. Ceux-ci n’ont pas toujours été acceptés et parfois même exterminés pour de fausses motivations comme par exemple pour le fait de dire que c’était des anarchistes ou des brigands. Dans ce film, Cimino dénonce toute cette histoire ; cela n’a pas vraiment plu c’est le cas de le dire. Celui-ci d’ailleurs désormais pris ses distances avec le cinéma en raison de trop grosses difficultés pour convaincre les producteurs. Pourtant ce film est un chef d’œuvre, certains plans sont magistraux de beauté, Cimino montre la nature américaine dans toute sa splendeur. Tout au long du film, il prédomine une couleur ocre par la terre, le bois et les roches. Les acteurs sont par dessus ça magnifiques. Isabelle Huppert joue très bien malgré son accent anglais pas terrible, je découvre un Kris Kristofferson qui a du talent et un Christopher Walken toujours égal à lui même. Certains passages sont longs et j’avoue qu’il faut être motivé pour se lancer dans ce film qui dure 3h40 !!!Mais on ne le regrette pas. Dépaysement garanti.
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