dougray
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3 - Pas mal
Après un 7e épisode décevant, j’ai malgré tout persévéré dans ma volonté de découverte des films "Star Trek", ne serait-ce que parce que la bande-annonce de ce 8e opus m’avait presque emballé à l’époque de sa sortie en salles. A juste titre, cet épisode étant incontestablement meilleur que son prédécesseur (et peut-être le plus réussi de la saga époque "Nouvelle Génération"). Tout d’abord, la mise en scène (confié à l’acteur Jonathan Frakes) est davantage travaillée tant sur la plan du rythme que des décors. Je reprocherai malgré tout un final rapidement expédié et une certaine dispersion dans le récit entre les différentes intrigues pas forcément bien articulées entre elles. Le scénario est également plus élaboré puisqu’il nous fait découvrir une facette étonnement sombre du Capitaine Picard et nous présente des ennemis avec un vrai potentiel cinématographique et un look pour une fois original, à savoir les Borgs, créatures mi-machines mi-humaines, adepte de l’assimilation de population et fonctionnant sur le principe d’une ruche totalement inféodée à la Reine. C’est quand même autre chose que les Klingons et leur maquillage ridicule de l’opus précédent ! Maintenant, il faut admettre que l’histoire n’est pas non plus révolutionnaire et, pire, qu’elle souffre du manque de moyens du film qui se voit amputer de plans qui aurait pu être fantastiques. Seul le manque d’argent peut expliquer que le spectateur n’ait pas le droit de voir à quoi ressemblerait une Terre repeuplée de Borgs ou à un premier contact avec les Vulcains plus spectaculaire. Quant au casting, on retrouve l’intégralité de la nouvelle équipe avec un léger mieux par rapport au film précédent. Ainsi, Patrick Stewart campe un Capitaine Picard plus riche émotionnellement et plus affirmé (aidé, il est vrai, dans la VF par la voix inimitable de Claude Giraud, doubleur officielle de Tommy Lee Jones, ce qui lui confère une autorité naturelle), Riker (Jonathan Frakes) prend la tête de l’équipe se rendant sur Terre, Data (Brent Spiner), toujours en quête d’émotions humaines, est moins pénible, Worf (Michael Dorn) s’offre une petite confrontation avec son Capitaine et LaForge (LeVar Burton) réussit à être drôle. Seules les filles sont encore oubliées par les scénaristes. On appréciera également l’apparition du légendaire Dwight Shultz (le Looping de "L’Agence tous risques") déjà présent dans la série TV et le rôle étonnant de James Cromwell en savant alcoolique. En somme, il ne faut pas être trop exigeant avec ce 8e épisode qui s’avère plus abordable que nombre des autres films de la saga et qui réussit à divertir les spectateurs qui n’ont jamais vu un épisode de Star Trek. Maintenant, on retrouve toujours le côté kitch (la téléportation pas très travaillée, les monologues chiants...) qui a tant creusé le fossé entre trekkies et non-trekkies et que seul J. J. Abrahms a su gommer jusqu’à présent.
Ajoutée le 11 oct. 2010 à 15h24
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