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Xavier D
82 abonnés
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3,5
Publiée le 26 avril 2026
L'Amérique puritaine de Wim Wenders, réalisateur de Paris/Texas, toujours avec ces images passionnante de grand espaces désert americain. Un scénario enfin, nouveau et fort. Également un nouveau souffle pour Sam Sheppard, qui a écrit le script, qui joue un acteur, star de western alcoolique qui recherche la femme a qui il a mis enceinte. Avec Jessica Lange et Tim Roth. Une sorte de film d’aventure rédempteur.
Je ne suis pas fans de Wim Wenders et je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire de cet acteur de western usé et sa de la crise existentielle. Le réalisateur sait filmer une Amérique mélancolique avec des paysages et des plans magnifiques, ça ne suffit cependant pas à accrocher, j’ai eu du mal à entrer dans le film. C’est du « Paris, Texas » réchauffé mais au cinéma ce n’est pas comme pour la cuisine.
Encore (après Paris Texas) une entrée dans la complexité des rapports filiaux par la confrontation des enfants à l'étranger qu'est leur père. Filmé comme un western, l'enchaînement des très gros plans et les allers retours de l'objectif sur les visages des personnages traduisent une tension tant physique que psychologique.
Le film s’ouvre sur des scènes (splendides) de grand western classique, et les hommages à John Ford viendront agrémenter le film. Mais ce n’est pas d’un western qu’il s’agit. Wenders a du vouloir faire plaisir à son ami Sam Shepard en tournant son scénario, d’une valeur il est vrai assez discutable ; il s’est surtout fait plaisir en filmant l’Amérique, ici en particulier le Montana. Car son caractéristique « sens du lieu » génère des plans et des images époustouflantes, avec entre autres des références appuyées à la peinture de Edward Hopper. C’est donc de la mise en scène et du montage (voir ses deux brefs plans successifs de l’hésitation, une contreplongée déséquilibrée, puis de la consommation, un plan fixe informatif, d’un verre par Howard) que le film tient toute sa valeur. Un exemple absolu d’une œuvre où la forme, étincelante, prime largement sur le fond.
Don’t Come Knocking de Wim Wenders débute de façon brillante avec la fuite d’un acteur vieillissant quittant à cheval son propre tournage. Le film prend ensuite la forme d’une quête intime : un homme usé, marqué par ses excès, tente de réparer les dégâts d’une vie centrée sur lui-même. Entre regrets, rencontres inattendues et révélations familiales, l’histoire oscille entre mélancolie et humour. Wenders compose de très beaux moments de cinéma : solos de guitare vibrants, ambiance western modernisée, paysages majestueux. Malgré quelques lenteurs, le film séduit par sa sincérité et son ton à la fois ironique et tendre. Un western existentiel réussi.
« Voici ma fille... Tu t’appelles comment, chérie ? » Sur ce thème de la redescente sur terre douloureuse et de la curiosité tardive d’un acteur célèbre trop immergé dans son travail, Wim Wenders nous propose un film d’auteur d’une exceptionnelle qualité visuelle avec une superbe photo de la souvent moche Amérique profonde, celle de la fille du motel d’Eddy Mitchell.
La première demi-heure est pour moi exceptionnelle, l'ambiance, les images, les émotions sont là, un acteur part, quitte le film pour la vrai vie dans un décor naturel absolument somptueux! Des images qui me font du flafla comme disait Léo. Puis tout fout le camp, malgré une image toujours magnifique, mais à mon gout les personnages sont tellement connotés! On dirait qu'ils jouent une mascarade, c'est téléphoné, le vieux cow-boy en a assez de sa vie dorée, il continue cependant à picoler et entasser les poules dans son lit, à aller voir sa mère au bout de 30 ans sans nouvelles comme si de rien n'était! Bon. Évidemment, il n' a que lui que ça surprend mais dans ses ébats au pieu il a eu des conséquences, ha ben comment est-ce possible? et 30 ans après il se dit "tiens, si j'allais voir ma mère et ma progéniture?" J'ai encaissé les poncifs sur le genre et puis, merveille, les quelques dernières minutes du film m'ont chavirée. Pou autatnt je n'arrive pas à mettre plus d'étoiles, mais c'est une réaction à chaud...
Un western sentimental, si on pouvait définir métrage wenders réalisateur talentueux mais parfois pas trop inspiré, mais aussi capable de faire des chefs d œuvres tel que perfect dans. Don t come knocking est un film contemplatif, ou l on peut admirer ces paysages du fin fond des états unis, avec ses paysages rugueux et désertique, qui agit pour ma part des destinations mythiques. On suit le périple de cet acteur, sur le retour, qui lors d une soudaine crise existentiel quitte abruptmement le tournage d un western pour se réfugier chez sa mère qu il n'a plus vu depuis des dizaines d années, il apprendra dans le détour d une conversation qu il est père, il décide alors de retrouver tant bien que mal son fils ou sa fille pour essayer de rattraper le temps perdu et de vivre une nouvelle vie. L acteur joué par Sam shepard est brillamment interprété, d ailleurs on peut louer la distribution qui est reussi avec en vrac la présence de la mystérieuse sarah polley, jessica lange etc .... Un bon film émouvant mais parfois assez ennuyeux.
La crise existentielle d’un acteur de western vieillissant et alcoolique en quête de rédemption. Un road-trip mélancolique, avec une première heure séduisante mais une intrigue qui ensuite s’éparpille inutilement, porté par le couple plein de charme Sam Shepard/Jessica Lange. 2,75
Une fable mélancolique bercée d'une esthétique enchanteresse. C'est beau, c'est lent, parfois très lent mais on aime le regarder et on attend...quoi...on ne sait pas mais on attend...comme les personnages. Errants. On se cherche, on se fuit, on disparaît et on espère revenir pour un nouveau départ de l'ancienne histoire. Des personnages un peu paumés, d'autres comme habités, entre désespoir et foi infinie. Moi j'ai beaucoup aimé en fin de compte.
Sentiment mitigé pour le film de Wim Wenders. D'un côté, la beauté des images qui revisite les grands espaces américains, et la symbolique qui va avec, dans des tons très clairs et lumineux, accompagne de notes de guitare qui nous rejoue Paris Texas. De l'autre, des personnages plus archétypes que réellement incarnés, comme souvent chez Wenders. L'intérêt pour l'histoire s'en trouve amoindri et va diminuant. Au milieu de ces personnages errants et en quête, chers au cineaste, on appréciera le glamour du duo Sam Shepard - Jessica Lange.
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 2 janvier 2021
Don't Come Knocking est l'histoire incroyablement ennuyeuse d'un acteur de film de cow-boy échoué qui tente d'échapper au rôle qu'il joue dans la vie réelle. Malheureusement nous les spectateurs sommes entraînés dans sa quête banale vers nulle part. La qualité de la production n'aide en rien cette odyssée morne et sans humour. Le jeu des acteurs est bon mais le drame est forcé et les répliques sont souvent carrément idiotes. La performance de Tim Roth dans le rôle de l'excentrique chasseur de primes envoyé pour récupérer l'acteur absent est tout simplement bizarre même selon ses critères. Je n'ai pu m'intéresser à aucun personnage du film pas un seul. À la fin j'espérais qu'un astéroïde apparaîtrait soudainement et frapperait la Butte Montana tuant tous les personnages qui s'y trouvent. Cela aurait été la meilleure façon de mettre fin à ce film prétentieux...
Wim Wenders comme pour Paris, Texas parvient à saisir avec une grande originalité les contrastes de l’Amérique profonde. Il le fait cette fois de manière parfois un peu trop caricaturale, parfois un peu trop politiquement correcte, et ce, avec une intrigue aux ressorts parfois simplistes. Mais les procédés visuels de narration sont tellement stylisés qu’on ne peut qu’applaudir des deux mains à l’ensemble. Un régal souvent pour les yeux et toujours pour les oreilles.
septiemeartetdemi.com - Vingt-et-un ans après Paris, Texas, c'est avec un film dans la même veine que Wenders ressurgit. Road trip déboussolé portant fièrement, comme il porterait une médaille, son thème des travers de la célébrité. Hollywood aurait présenté cet antisujet avec autant de faste que s'il ne le voulait pas dénoncer, mais lui le fait d'une manière beaucoup plus simple et terre-à-terre : quand le masque médiatique d'une star tombe, il n'en reste que l'individu, simple comme personne.
Don't come knocking laisse le spectateur prendre le train en marche. Car tant qu'à faire un film du type "tranche de vie", autant lui donner l'impression que c'est aussi une tranche de film. Le casting ressemble à un congrès d'outsiders, ces gens dont on est convaincu de les avoir déjà vus sans pouvoir mettre le doigt sur l'occasion voire le nom. Et quand le nom ne porte pas à confusion - du genre de Jessica Lange -, la griffe Wenders va se charger d'effacer la poussière d'étoile pour n'en garder que le coeur en feu. Le personnage joué par Sam Shephard est justement une étoile déchue, que la presse a toujours fait passer pour une star sans pourtant se gêner à parler de ses excès empirant. En injectant des sentiments dans son oeuvre, Wenders ne fait en fait qu'attirer notre attention sur ce qui nous entoure, n'usant aucun artifice, sur le paysage émotionnel que les humains se construisent les uns pour les autres.
L'attachement aux personnages ou les indices potentiels sur la suite de l'histoire - ces espèces de micro-teasers intégrés qu'on a le réflexe de chercher - sont des moyens d'expression visiblement jugés piètres par le maestro, et c'est tout à son honneur. Le spectateur doit donner du sien pour apprécier le résultat, mais c'est loin d'être cher payé quand l'art, comme à l'habitude du régisseur, est hissé à de si hauts sommets par son expertise de l'image comme de ce qu'elle contient. Par contre, une ou deux scènes rotatives en moins l'auraient encore plus approché de la perfection.