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Un visiteur
1,0
Publiée le 6 février 2007
Décidément Wim Wenders ne fera pas encore de moi, un de ses adeptes. Je n'accroche pas. Malgré un jeu d'acteurs concluant, ce qui mérite cette petite étoile, l'histoire n'a rien de passionnant. Elle est lente et sans grand intérêt. L'histoire de cet acteur sur la pente descendante commençant à se poser les questions qu'il aurait dû se poser, sur son passé, longtemps auparavant tourne en rond et ne dégage pas assez d'émotions pour être suivi avec un minimum de plaisir...
Bon film sur le thème du père absent le film nous fait bien sentir la solitude de sam shepard dont son personage ex gloire du western ne ser plu ou il en est.Bref un bon film magnifiquement tourné avec une mention spéciale pour jessica lange.
naviguant entre comédie légère et drame profond Wim Wenders doit plus la qualité de son film à ses bons plans-montages, à ses cadrages, ses plans et à la bande-son d'un western crépusculaire. Parce que pour ce qui est du mélange drame/comédie légère c'est désagréable. Howard Spence voit son personnage être progressivement désossé par l'image mais la fin en dit long sur les velléités de Wenders. Don't come knocking est une enveloppe de wenders entourant un fond âcre. On ne sait que penser une fois le film fini, si ce n'est qu'à l'instar de Jim Jarmush pour Broken FLowers, Wim Wenders, pourtant reconnu, ne sait pas traiter de la paternité sous l'angle de l'émotion. A défaut, il nous sert un film fourre-tout dévertébré où il a décapité lui-même le personnage principal. A la lumière de la fin du film, Don't Come..est davantage une comédie légère sur le crépuscule d'un acteur qu'un film profond sur la paternité. C'est plus facile à mettre en boîte monsieur Wenders, non ?
Grosse déception avec ce film qui semble pourtant plaire à beaucoup... je suis un amoureux des premiers temps de Wenders derrière la caméra et je classe "les ailes du désir" dans mon top 10, c'est dire si la sortie d'un de ces films est un événement dans ma petite vie! Néanmoins, depuis quelques films, je me demande bien où se cache le génie de ce grand homme. "Million dollar hotel" était moyen, avec quelques fulgurances. celui de l'année dernière était lourd et bâclé, vraiment à côté de la plaque et déjà on parlait d'un renouveau dans la filmo de Wenders... je me demande bien où. Et comment. "don't comme knocking" est un film assez mal foutu, les histoires parallèles s'insérant mal dans le récit principal. si sarah polley est en apesanteur, jessica lange au bord de l'euphorie communicative, j'émets des doutes quant à l'acteur qui joue le fils et étrangement, je n'ai pas trouvé shepard si génial que ça. il n'a pas le charisme qu'aurait pu apporter un Clint Eastwood sur un tel projet. il est dur d'être bon sans rien dire. le film ne choisit jamais entre comédie ou drame profond, wenders mélange les deux dans chaque scène et désamorce l'intérêt de celles-ci. jarmush jouait la carte du tendre à fond, du décalage et de l'humour, Wenders a le cul entre deux chaises et j'ai attendu tout le film qu'il choisisse le drame; la gravité. Jamais je ne l'ai senti à la hauteur. dommage...
J'ai hésité entre deux et trois étoiles, je dirais qu'il vaut pour moi 2,5 étoiles ! L'histoire est très bien mais je trouve qu'il y a des longueurs qui auraient pu être évitées...les acteurs jouent très bien, rien à redire...
Un film franchement agréable et simpathique à voir, la musique blues-country accompagne le retour aux sources d'un célèbre acteur des années 50 qui en a raz le bol de son boulot et qui décide de tout laisser en plan pour changer d'air et retrouver sa mère qu'il n'a pas revu depuis 30 longues années, cette dernière lui apprend qu'il a un fils. Le compte à rebours est lancé, Howard Spence est poursuivi par le directeur d'assurance du film qu'il a abandonné... Un film très soigné, le cadrage est très rectiligne, pas d'animosité dans les prises de vues, les couleurs sont chaudes et le scénario se veut très lent qui ne représente pas un défaut, au contraire, le personnage incarné par Sam Shepard ne se soucie plus du temps, il est conscient qu'il a loupé quelque chose dans sa vie, sa famille. Toute l'émotion de ce vieux acteur rend le film très dramatique et émouvant. Un film pour résumer qui est à voir, il ne faut pas avoir peur de s'ennuyer un peu, c'est un road movie, une intrigue qui prend le temps de s'installer.
Wim Wenders ne retrouve certes pas la magie, la poésie et l'émotion de Paris, Texas mais réalise un film d'une beauté plastique intégrale qui finit de l'emporter sur le fond de l'histoire. Don't come knocking est un subtile mélange de western, d'humour et de drame. Le personnage incarné par Sam Shepard semble venu d'une autre époque et semble fuir ses contemporains à travers le désert...pour finalement faire le point sur sa vie aussi déserte d'interet que le paysage qui l'entoure. Le problème avec les personnages c'est qu'ils semblent stéréotypés, artificiels et assez creux. Le film ressemble à une succession de vignettes, certes souvent délicieuses pour les yeux et les oreilles mais qui finalement n'apportent pas vraiment grand chose. Don't come knocking est très plaisant mais on est assez frustré dans la dernière demi-heure chargée de clichés dans les scènes de Gabriel Mann et l'horripilante Fairuza Balk. Tim Roth apporte un humour bienvenu, Sarah Polley s'en sort très bien, c'est un grand plaisir de revoir Eva Marie Saint et George Kennedy mais c'est surtout Jessica Lange qui illumine ses scènes. Le rythme assez lent n'a jamais été un problème chez Wenders. Que reste t-il du film après la projection ? Le sentiment d'avoir vu un beau film avec de belles images, une belle reflexion sur le droit à une seconde chance, sur les occasions manquées, sur l'innocence de la jeunesse, sur l'amour perdu. Dommage que les scènes finales soient limites risibles par tant de clichés (le regard de Shepard, image floue sur fond de ciel bleu écoutant le discours de sa fille) et laissent un léger sentiment de regret.
Je disais ici même lan dernier à loccasion de la sortie de Land of plenty que je croyais au retour du grand Wim Wenders. Après avoir perdu sa foi dans le monde qui lentoure, mais aussi (plus grave pour un cinéaste) dans son cinéma et dans ses personnages au début des années 90, Wenders semble film après film sur la voie de la guérison. Ses retrouvailles avec Sam Shepard lui permettent de filmer un homme qui se décide enfin à regarder la vie en face et à en assumer la réalité ce qui semblait manquer à Wenders à lépoque où il se complaisait aveuglément dans un pessimisme caricatural et ridicule (avec Si loin, si proche par exemple). Et ce qui lui permet de réaliser son meilleur film depuis plus de 15 ans! Merci Sam, merci Wim, et bravo à Sarah Polley, qui est aussi à laise dans Larmée des morts que chez Wenders !!
Qu'un critique puisse parler d'un réalisateur comme on parle d'un entraineur d'une équipe de foot ("Wim Wenders bat de l'aile" a-t-on pu lire à Cannes) m' a d'autant plus choqué que ce film en est un vrai - en ces temps, c'est appréciable - avec une photo magnifique, une musique envoutante, une interprétation sensible... Certes l'histoire n'est pas originale et le rythme est assez lent, mais qu'importe on s'évade, en beauté. Enfin si être fidèle à un style c'est "se parodier" soi-même alors je n'ai pas honte de le dire: cette parodie de Wenders par Wenders est des plus réussies!
Ni passionnant, ni décevant, quelques jolies scènes, mais la lenteur dans laquelle baigne ce film finit par être soporiphique. On ne parvient que trop rarement à se sentir concerné.
tres beau film ; tout y est ou presque : une histoire, de tres tres bons acteurs, des textes, de l'émotion, des grands espaces bien filmés, une belle musique, un maître à la réalisation. Bref on est (bien) dedans du début jusqu'à à la fin. du grand cinéma. bat "broken flowers" et le soporiphique Bill Murray à plates coutures sur un sujet proche. Il n'y a pas photo... Don't come Knocking : à voir absolument.
C'est un film qui parlera à ceux qui ont vécu aux US; on y retrouve l'ambiance des "Monument" et "Arche valleys", les villes du desert hors du temps, cet urbanisme inhumain et désuet, cette symbiose cocasse du modernisme avec les vestiges des années 50 et ce mélange tipiquement américain d'ordre et de complète décrépitude. On y retrouve aussi une musique, une guitare et un cowboy qui passe son temps à se frotter les yeux tant il est mal à l'aise face à sa vie. A tel point que l'on est parfois mal à l'aise pour lui, je me suis pris à vouloir changer de chaine...sans succés ;-). Malgrés quelques longueurs, c'est un film qui mérite d'être vu et, en V.O., vous aurez le secret plaisir de comprendre ce qu'ils disent sans vouloir lire les sous-titres. ;-)
Vraiment déçu par ce film. En lisant les critiques presses d'Allociné, je ne suis pas loin de penser la même chose que le critique de Libé : "Don't come Knocking" est un grand moment de n'importe quoi !
D'abord, j'ai rarement vu quelqu'un autant surjouer que Gabriel Mann qui interprète le fils, Earl. On a envie de l'attraper et de lui dire "Arrête, bordel ! Arrête où j'te file un calmant !" (la scène de l'engueulade avec sa mère, dans la rue, est épuisante pour les nerfs des spectateurs...).
Sam Shepard, co-scénariste, est dans le film, un sexagénaire qui se tape des minettes à la pelle. Un peu gros quand même. Faut pas oublier qu'il fait un film sur un sujet sérieux qui ne doit pas être un défouloir à fantasmes. En plus, il n'a ren de sexy.
Wenders semble vraiment avoir bâclé son film :
- Howard (Sam Shepard) paraît aussi âgé que sa mère (Eva-Marie Saint) ;
- des erreurs grossières dans la continuité ;
- les dialogues ne volent pas haut ;
- et pour finir, il n'y a pas de conclusion : je me demande à quoi a servi cette quête pour le personnage principal, Howard.
Il y a quand même quelques bonnes surprises : d'abord, Tim Roth, qui joue un rôle à contre-emploi et qui est très drôle ; et puis, ça fait plaisir de revoir l'héroîne de "La mort aux trousses", Eva-Marie Saint, même si elle a 80 berges. Et enfin, de jolis plans. C'est tout.
Vraiment, on est "Si loin" de "Paris, Texas" qu'on ira vite revoir les classiques de Wim Wenders.
Si vous aimez les grands espaces de l'ouest américain, si vous aimez la musique des "films de cow-boys", allez voir ce film: vous ne serez pas déçus ! Et de plus, le jeu des acteurs est à la hauteur ...
Très beau "road movie" qui nous fait découvrir cet amérique si chère à Wim Wenders. Au rhytme lent du film, proche de la démarche de son "cow-boy vedette de cinéma" on admirera la magnifique prise de vues lèchée, la couleur ocre des grands espaces, la précision du cadrage. Film très esthétique, chaque plan nous rappelle cet étrange et troublant peintre américain qu'est Edgard Hoppers.A la recherche de son passé, comme en repentir, le héros nous fait suivre sa longue démarche sans but, de sa vie ratée. J'ai rédécouvert une Jessica Lange qui n'a rien perdu de son charme malgré l'age et les années. A voir comme une messe : en communion !