L'Impératrice Yang Kwei Fei
    • Séances
    • Bandes-annonces
    • Casting
    • Critiques
      • Critiques Presse
      • Critiques Spectateurs
    • Photos
    • DVD, VOD
    • Le saviez-vous ?
    Note moyenne :   4,2 pour 33 notes dont 12 critiques  | 
    •     75% - 9 critiques
    •     17% - 2 critiques
    •     0% - 0 critique
    •     0% - 0 critique
    •     8% - 1 critique
    •     0% - 0 critique

    12 critiques spectateurs

    Trier par 
    Les plus récentes
    • Les membres ayant fait le plus de critiques
    • Membres ayant le plus d'abonnés
    Arthur de Bussy
    Arthur de Bussy

    1 abonné | Lire ses 477 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Une fois de plus Kenji Mizoguchi réalise avec «L'Impératrice Yang Kwei Fei» un long métrage impressionnant de maîtrise, porté par l'interprétation irréprochable de Machiko Kyô et, chose nouvelle, une pellicule en couleurs. Esthétiquement parlant, on retouve ainsi la rigueur de la composition du plan commune à tous les films du japonais, et l'on peut découvrir en plus son talent à harmoniser les teintes. Pour ce qui est de ses qualités visuelles «L'Impératrice Yang Kwei Fei» vaut donc largement le détour. Mais il est tout aussi intéressant quant à son intrigue et aux thèmes qui le traversent. Si Mizoguchi s'est singulièrement éloigné de la vérité de l'histoire de l'empereur Xuan Zong et de Wang Kei Fei (en réalité bien moins héroïque que dans le film), il en a fait une tragédie remarquable, à l'image de ses «Amants Crucifiés», s'achevant avec la même mélancolie, étrangement sereine malgré une issue des plus funestes. Là encore il est question d'amour impossible, de féminité asservie, de rites étouffants ou encore de dilemme entre vie publique et privée. Mais ce qui frappe davantage, c'est cette figure de l'artiste incarnée par l'empereur, profondément équivoque : il est peut-être l'homme qui doit le plus avoir les pieds sur terre, au vu des immenses responsabilités qui lui incombent, et pourtant il ne rêve que d'ailleurs, d'art et de beau. Ce paradoxe matérialisé par son caractère indécis va peu à peu l'isoler de tout, et de la politique et de la beauté qui lui donnait la force de vivre, et ce aux dépens de son entourage, surtout de sa bien-aimée. Le tableau que peint Mizoguchi de cette Chine féodale et de cet idéal artistique est donc particulièrement pessimiste, mais pour autant ne verse jamais dans le pathos, préférant une retenue des sentiments bien plus troublante qu'une tristesse exacerbée et non équivoque. «Les Contes de la Lune Vague après la Pluie» ne sont pas très loin, et «Yang Kwei Fei» apparaît comme un parfait condensé de l'oeuvre de Mizoguchi. A voir! [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/

    Ajoutée le 18 mai 2012 à 12h47
    Signaler un abus
    devlin6994
    devlin6994

    24 abonnés | Lire ses 1013 critiques |

      4 - Très bien

    Une fois n'est pas coutume, l'action de ce premier film de Mizoguchi en couleurs (et quelles couleurs !) se situe en Chine, au VIIIème siècle, sous l'empereur Xuanzong, plus artiste que véritable chef d'Etat. Si le film prend de grandes libertés avec l'Histoire, il n'en garde pas moins les éléments de base, parfaits pour une tragédie digne de ce nom : un amour impossible, le pouvoir, la guerre. De ce matériau ultra-classique rabâché depuis la nuit des temps, Mizoguchi en tire un film magnifique qui vous en apprend plus sur le cinéma que tout ce que vous pouvez voir aujourd'hui. Il est toujours fascinant de contempler le déplacement des personnages dans le cadre dans un film de Mizoguchi : on pourrait presque comprendre toute l'histoire sans sous-titres rien qu'en voyant un personnage dominé par un autre avant de reprendre le dessus ou bien encore deux personnages séparés par un obstacle ou un grand vide. Dans l'absolu, tout cinéaste devrait être capable de raconter une histoire uniquement par ses images : mais c'est un art, et Mizoguchi est probablement un des plus rigoureux du 7ème.

    Ajoutée le 10 mars 2012 à 17h00
    Signaler un abus
    Vous avez vu L'Impératrice Yang Kwei Fei ?
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

    63 abonnés | Lire ses 1435 critiques |

      4 - Très bien

    Pour son premier film en couleur, Kenji Mizoguchi nous propose une magnifique fresque historique mais qui est doté surtout d'une histoire profondément dramatique et tragique, et qui est rendu particulièrement touchante grâce à ces deux comédiens principaux que sont : la magnifique Machiko Kyo, qui interprète avec grande sensibilité le rôle de l'impératrice Yang, ainsi que Masayuki Mori, qui est magistral dans celui d'un l'empereur plein de solitude, mais aussi rempli de sincérité. Le réalisateur japonais filme cette oeuvre comme un véritable poème d'amour, avec une grande élégance et une grande justesse, ce qui fait que l'on suit l'ensemble avec une grande passion. A noter également, la présence d'une très belle photographie, de somptueux décors et d'une musique totalement relaxante, et le tout fait que l'on se trouve en présence d'un grand film asiatique qui obtiendra le Lion d'argent au festival de Venise en 1955.

    Ajoutée le 24 mars 2011 à 16h33
    Signaler un abus
    benoitparis
    benoitparis

    23 abonnés | Lire ses 1242 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    C ‘est magnifique. Un amour fou par delà la mort, les jeux du pouvoir et de la séduction, un sens extraordinaire du cérémonial et de l’ellipse, et une photographie couleur splendide.

    Ajoutée le 01 janv. 2010 à 20h56
    Signaler un abus
    Ancien utilisateur
    Ancien utilisateur

      5 - Chef d'oeuvre

    Une fois de plus Kenji Mizoguchi réalise avec «L'Impératrice Yang Kwei Fei» un long métrage impressionnant de maîtrise, porté par l'interprétation irréprochable de Machiko Kyô et, chose nouvelle, une pellicule en couleurs. Esthétiquement parlant, on retouve ainsi la rigueur de la composition du plan commune à tous les films du japonais, et l'on peut découvrir en plus son talent à harmoniser les teintes. Pour ce qui est de ses qualités visuelles «L'Impératrice Yang Kwei Fei» vaut donc largement le détour. Mais il est tout aussi intéressant quant à son intrigue et aux thèmes qui le traversent. Si Mizoguchi s'est singulièrement éloigné de la vérité de l'histoire de l'empereur Xuan Zong et de Wang Kei Fei (en réalité bien moins héroïque que dans le film), il en a fait une tragédie remarquable, à l'image de ses «Amants Crucifiés», s'achevant avec la même mélancolie, étrangement sereine malgré une issue des plus funestes. Là encore il est question d'amour impossible, de féminité asservie, de rites étouffants ou encore de dilemme entre vie publique et privée. Mais ce qui frappe davantage, c'est cette figure de l'artiste incarnée par l'empereur, profondément équivoque : il est peut-être l'homme qui doit le plus avoir les pieds sur terre, au vu des immenses responsabilités qui lui incombent, et pourtant il ne rêve que d'ailleurs, d'art et de beau. Ce paradoxe matérialisé par son caractère indécis va peu à peu l'isoler de tout, et de la politique et de la beauté qui lui donnait la force de vivre, et ce aux dépens de son entourage, surtout de sa bien-aimée. Le tableau que peint Mizoguchi de cette Chine féodale et de cet idéal artistique est donc particulièrement pessimiste, mais pour autant ne verse jamais dans le pathos, préférant une retenue des sentiments bien plus troublante qu'une tristesse exacerbée et non équivoque. «Les Contes de la Lune Vague après la Pluie» ne sont pas très loin, et «Yang Kwei Fei» apparaît comme un parfait condensé de l'oeuvre de Mizoguchi. A voir! [4/4]

    Ajoutée le 12 déc. 2009 à 21h51
    Signaler un abus
    max6m
    max6m

    40 abonnés | Lire ses 180 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    "L’impératrice Yang Kwei Fei" est une merveille d’une splendeur absolue, une incarnation du Beau au cinéma, à l’instar d’autres films du cinéaste, comme "Les contes de la lune vague après la pluie", "Contes des chrysanthèmes tardifs", et tant d’autres… "Kwei Fei" est l’une des dernières œuvres de Mizoguchi, et l’on peut y voir un condensé de nombre des thématiques chères au cinéaste. Le film est d’abord l’histoire d’un amour, un amour pur construit sur la sincérité et la vérité, et qui ne peut de ce fait que rentrer en confrontation avec le monde de pouvoirs, d’ambitions, de mensonges, et de manipulations politiques dans lequel il éclot. Cette pureté est, comme toujours chez Mizoguchi, portée par le personnage d’une femme, incarnation des valeurs essentielles de la vie. Le sacrifice de celle-ci souligne toute l’absurdité de cette société rigide, prisonnière de ses propres codes, en même tant qu’il révèle toute la grandeur d’âme de l'impératrice, la hissant en une véritable figure légendaire. Cela donne lieu au passage à une scène proprement splendide, d'une beauté à en pleurer, qui se passe de commentaires: contentez-vous simplement d’admirer cette nouvelle illustration de l’art si raffiné de la mise en scène de Mizoguchi. Le cinéaste assène une nouvelle charge féroce à la vanité du pouvoir et des richesses qui ne procurent qu’une satisfaction éphémère et un bonheur paradoxal. Ce n’est que dans sa condition modeste que l’homme peut accéder à la liberté, dans sa faculté et sa capacité à jouir des plaisirs les plus simples de la vie, comme la contemplation de pruniers en fleurs, ou dans la création artistique (ici la musique), et bien sûr dans l’amour, ainsi que dans la relation non marchande avec les autres. "Kwei Fei" est par ailleurs un chef d’œuvre visuel de chaque instant, indiscutablement l’un des plus beaux films en couleurs de toute l’histoire du cinéma, porté par un travail musical remarquable. Mizoguchi atteint ici, une fois de plus, la perfection.

    Ajoutée le 11 août 2009 à 11h47
    Signaler un abus
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

    37 abonnés | Lire ses 932 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Si les commentaires sur l'histoire peuvent remplir des pages ,sur le plan du cinéma,un seul mot:perfection.C'est d'autant plus vrai que le scénario n'est guère passionnant,L'auteur s'en débarrasse d'ailleurs en disant tout dès les premières quinze minutes.L'art du cinéaste, sa maitrise des couleurs (malgré un procédé médiocre) son accompagnement musical et sa direction d'acteurs sont ici sans failles.Le coté émotionnel de ses autres films qui nous empêche parfois d'admirer sa façon de faire n'existe pas ici.Tout est peinture et poésie.La promenade du couple, incognito dans les rues de la ville, est un exemple parfait de mise en scène si maitrisée qu'on ne la remarque plus.La beauté est telle que les yeux sont nettoyés par les larmes chaque fois que l'impératrice apparait en plans rapprochés.Même son exécution est l'occasion d'un grand moment de douceur cinématographique.Ce film qui n'est pas considéré comme le meilleur de son auteur est pour moi visuellement le plus abouti.

    Ajoutée le 25 janv. 2009 à 14h26
    Signaler un abus
    Flav43
    Flav43

    95 abonnés | Lire ses 1076 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    C’est l’ultime plan qui révèle tout l’arcane de «Yôkihi» (Japon, 1955) de Kenji Mizoguchi. Dans un décor de débris, vestiges du grand Empire chinois, retentissent le dialogue et les rires d’outre-tombe de deux amants qui, eux-seuls, survivront à la marche du temps. Bien avant cette heureuse révélation, c’est un long couloir de colonnes sur lequel s’entame le film. Au bout, un vieillard, l’ancien Empereur de Chine Huan-Tsung, contemple l’horizon du haut de sa fenêtre. Sommé à quitter l’endroit, il y répugne pour mieux se plonger une dernière fois dans le souvenir de sa seconde épouse, Yang Kwei-Fei. Dès lors émerge le souvenir, flash-back introduit par le travelling sur un voile léger qui nous emporte au-delà du temps. Blessé par le deuil de sa femme, le même Empereur Huan-Tsung se voit sollicité par de nouvelles prétendantes. Or sa musique seule peut apaiser ses maux. En parallèle, Mizoguchi développe l’histoire de Yang Kwei-Fei, cousine cuisinière de la famille des Yang. Sa beauté décelée, elle deviendra l’instrument de sa famille pour accéder au pouvoir. «Je serais toujours votre jouet» constate-t-elle. Au-delà de l’usage opportuniste dont est victime Yang Kwei-Fei, elle réussit de son seul chef à séduire l’Empereur. Cette façon dont le personnage, initialement outil de pouvoir, réussit à fleurir le cœur d’un homme dénote du féminisme poétique qui abonde le cinéma de Mizoguchi. La musique du générique, une douce mélodie, apparaît fréquemment et limbe le film de mélancolie. Quant au mouvement de caméra, ce ne sont jamais des fadaises stériles qui complaisent un besoin de ne pas stagner, ils incarnent toujours la présence perpétuel du cinéma qui enveloppe ici l’intrigue comme une estampe baigne les paysages. De ce bref portrait du Féminin, c’est la scène de mise à mort de Yang Kwei-Fei qui captive. Par l’unique glissé d’une robe dans le coin d’un plan, c’est le sublime qui prend forme, c’est les femmes toutes entières qui se sacrifient pour leur souvenir glorieux.

    Ajoutée le 27 déc. 2007 à 00h49
    Signaler un abus
    asketoner
    asketoner

    49 abonnés | Lire ses 280 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    La nuit, encore, est omniprésente dans ce film de Mizoguchi. La nuit, par ce qu'elle recèle de magique, de fantastique et de libérateur. Point de départ du conte - c'est le soir que la jeune fille qui ressemble à l'impératrice défunte s'introduit dans la chambre de l'empereur inconsolable, de manièreà créer l'illusion. Pourtant, au contraire des contes de la lune vague et de la pluie, ici, dans l'impératrice Yang Kwei Fei, l'illusion ne tient pas longtemps. Le regard de l'empereur est trp désabusé pour se laisser prendre au piège de la ressemblance. Il connaît les motifs secrets du monde pour les avoir lui-même élaborés (ainsi cette loi qu'il a décrétée quelques années auparavant et qui finit par condamner ceux qu'il aime). Il ne se laisse pas prendre au piège du fantastique. Ce qu'il désire, c'est la vérité. L'empereur tombe amoureux de Yang Kwei Fei, parce qu'elle est sincère, parce qu'elle est vraie. Le monde, lui, est l'artifice. Fait de rites, de réceptions, d'ambassadeurs qui toujours empêchent l'empereur de jouer sa musique. Et puis survient la nuit du Nouvel An, où l'empereur et sa nouvelle épouse se déguisent et s'échappent dans les rues de la ville pour se mêler à la foule, et danser avec les gens, boire avec eux, manger avec eux, sans être reconnus. L'empereur connaît ce soir là le vrai plaisir. Masqué, il peut avancer dans la vérité. Le réel est l'ennemi, et finit par rattraper les amants. C'est le film le plus triste de Mizoguchi - les amants crucifiés, sous ses allures de tragédie, était quand même une victoire, un pied de nez à la face du monde. L'impératrice Yang Kwei Fei est une soumission à l'ordre du réel - ce réel créé de toutes pièces et ennemi de l'amour - ce réel illusoire, fait de codes, de rites, de castes, qui écrasent les coeurs et les vies. Absolument indispensable.

    Ajoutée le 07 sept. 2007 à 15h13
    Signaler un abus
    Glr
    Glr

    3 abonnés | Lire ses 58 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Ce premier film en couleur de Mizoguchi est, comment on peut s'y attendre, un régal visuel. J'ai particulièrement apprécié la manière dont y parle ici des sentiments, en particulier de leur naissance (j'aime moins la dernière scène, qui est plus à l'image de ses autres films). Mais le film aborde aussi avec justesse d'autres sujets (le pouvoir, la violence collective). Le point faible du film est le fait que les personnages chinois soient joués en japonais par des japonais, j'ai vraiment eu du mal à m'y faire.

    Ajoutée le 12 août 2007 à 17h33
    Signaler un abus
    Précédente Suivante

    Donnez votre avis sur ce film

    Envie de voir ce film ?

    Oui Non

    Déjà vu ce film ?

    0 : Pourri
    0.5 : Nul
    1.0 : Très mauvais
    1.5 : Mauvais
    2.0 : Pas terrible
    2.5 : Moyen
    3.0 : Pas mal
    3.5 : Bien
    4.0 : Très bien
    4.5 : Excellent
    5.0 : Chef d'œuvre
    En cours...
    Enregistré
    Critique
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Pour rejoindre la communauté
    Se connecter avec Facebook
    Identifiez-vous si vous avez déjà un compte AlloCiné
    Meilleurs films au ciné
    Avengers
      4,3

    De Joss Whedon
    Avec Robert Downey Jr., Chris Evans
    Action

    Le Roi Lion
      4,2

    De Roger Allers, Rob Minkoff
    Avec Matthew Broderick, Jonathan Taylor
    Animation

    Hasta la vista
      4,1

    De Geoffrey Enthoven
    Avec Robrecht Vanden Thoren, Johan Heldenbergh
    Comédie dramatique

    Tous les meilleurs films au ciné