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Quand la ville dort
note moyenne
4,0
430 notes dont 65 critiques
40% (26 critiques)
37% (24 critiques)
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Votre avis sur Quand la ville dort ?

65 critiques spectateurs

Benjamin A

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4,5
Publiée le 02/06/2014
Alors qu’il devait réaliser « Quo Vadis » avec Gregory Peck, John Huston se voit rediriger vers un autre projet, l’adaptation du roman de William Burnett « The Asphalt Jungle », après que Peck tomba malade. Il nous fait suivre un criminel tout juste sorti de prison, « Doc » Riedenschneider qui prépare le cambriolage d’une bijouterie et s’entoure d’une équipe comprenant quatre criminels ayant chacun une spécialité. On navigue en plein film noir et c’est un régal, l’atmosphère mêle vapeurs d’alcool, imperméable, cigarettes, chapeau en feutre, braquage (c’est d’ailleurs le précurseur dans ce genre) ou encore personnages aux destins tragiques et à la psychologie sombre et Huston les rend fort intéressant. Il met en scène de très belle manière cette passionnante galerie de personnages où l’on trouve des accros aux jeux et/ou paris endetté, avocats véreux, magouilleurs, ou ex-prisonniers. Il approfondie leur psychologie, les rends humains dans un monde corrompus où il n’y a pas vraiment de bien et de mal. A l’image du déroulement du film, ils sont très bien écrit, toujours un minimum complexe et jamais manichéen. Ce serait d’ailleurs une erreur de penser que tout le film tourne autour du braquage, ce n’est pas le cas et c’est tant mieux tant Huston nous passionne pour ces personnages. Il trouve toujours le ton juste, si c’est complexe, ce n’est jamais compliqué. Il instaure un climat sombre et angoissant de plus en plus fort, tout en maintenant le suspense et une tension de plus en plus présente. Sa réalisation est superbe, il maitrise sa caméra, toujours fluide et en usant de plusieurs gros plan sur les visages des personnages, captant à merveille leur sentiment, souvent le désespoir et la peur et il sublime cette ville plongée dans l’obscurité et le froid de la nuit. Certaines scènes sont brillantes, à l’image de ce casse (dont on sent que Melville a regardé ce film plusieurs fois avant de faire « Le Cercle Rouge ») minutieux, sans dialogue et superbement réalisé, mais aussi des scènes plus simples et humaines ou encore cette superbe scène finale. Les interprétations sont impeccable et notamment un excellent Sterling Hayden qui rentre à merveille dans son rôle, donne une humanité à son personnage et le rend touchant. Louis Calhern, Jean Hagen, Sam Jaffe ou encore la jeune Marilyn Monroe sont impeccables. Dix années après "Le Faucon Maltais", John Huston nous livre à nouveau une perle du film noir, intelligent, sombre, passionnant et humain. Superbe.
Puce6386

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3,0
Publiée le 01/02/2014
Un film du début des années 1950 à l’esthétique réussie et à la mise en scène respectable, parfois brillante. Cependant, l’intrigue devient assez rapidement lassante et pénible à suivre, la réalisation se perdant dans une analyse psychologique de ses personnages fort peu intéressante et délaissant l'action et les rebondissements. Les dialogues sont assez plats et il manque également du suspense et de la noirceur. Un film de John Huston quelque peu surestimé, du niveau de "Key Largo" mais inférieur au "Faucon Maltais" !
Maitre Kurosawa

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4,0
Publiée le 22/04/2017
À la fois film noir et film de gangsters, "The Asphalt Jungle" est à mi-chemin entre ces deux genres dans le sens où sa première partie présente les principaux personnages et décrit la préparation minutieuse d'un casse apparenté à un rite et génialement mis en scène, où la présence dérisoire de dialogues et l'importance accordée à la gestuelle aura inspiré Melville pour sa séquence mémorable du "Cercle rouge". Alors que l'opération doit, selon Doc' Riedenschneider, se dérouler sans accrocs car pensée des années à l’avance, elle connaît un premier dérapage au moment où les gangsters quittent la bijouterie avec la blessure de l’un d’entre eux. Mais ce rebondissement n’est que le premier d’un engrenage tragique, motif typique du film noir, qui dévoile la part plus intime des criminels dans une superbe seconde partie où tous sont renvoyés à leurs rêves, leurs vices et leurs regrets. Fort d’un remarquable scénario et d’une mise en scène qui parvient autant à faire ressentir le suspense de l'action par ses cadrages serrés qu'à représenter la psychologie trouble des personnages grâce à la beauté de son clair-obscur, "The Aspalt Jungle" aurait pourtant gagné à encore plus singulariser ses personnages, à les détacher davantage des stéréotypes du genre afin de les rendre plus émouvants. Le film n’en reste pas moins éblouissant de maîtrise et de personnalité.
Estonius

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5,0
Publiée le 26/05/2013
A partir d'un pitch qui sera maintes fois copié (un casse minutieusement préparé mais qui tourne mal) Huston nous dresse un galerie de portraits : que des voyous mais aucun manichéisme, que des personnages extrêmement complexes et même parfois attachants. Quel contraste avec le personnage antipathique, monolithique et doctrinaire du commissaire dont on se demande si les trois minutes de propagande finale en faveur de la police sont vraiment à prendre au premier degré. Réalisation, photos et direction d'acteur excellente (la palme revenant à Sterling Hayden, mais Jean Hagen est très bien ainsi que Marilyn Monroe dans un petit rôle. La musique (Miklos Rosja) efficace, Un chef d'œuvre !
FDC33

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5,0
Publiée le 04/06/2012
Quand la ville dort est un film magistralement écrit et réalisé par John Huston . Il faut le dire , Quand la ville représente un peu ce qu'on appelle le film noir par excellence avec sa mise en scène formidable , une image travaillée et maîtrisée ( le noir et blanc est réellement superbe ) . Ensuite , c'est effectivement un film à l'action passionnante où l'on peut suivre avec intérêt l'histoire d'hommes préparant le braquage d'une bijouterie . Le film tient aussi par la très bonne écriture des dialogues et bien entendu par une interprétation formidable avec Sterling Hayden , Jean Hagen , Louis Calhern et la très plaisante apparition de Marilyn Monroe . Quand la ville dort est aussi un film avec du souffle et où l'on peut noter la présence de scènes contenant une forte tension dramatique spoiler: notamment la scène finale de la mort du protagoniste sur les terres de son enfance au milieu des chevaux . Un chef-d'oeuvre .
Roub E.

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4,5
Publiée le 14/08/2017
Du polar à l'ancienne, une histoire de braquage qui mise plus sur le côté humain que sur le spectaculaire (on est en 1950) et cela fonctionne encore parfaitement. Parfois brillant comme sur des jeux d'ombres, des acteurs convaincants, les débuts de Marylin Monroe. Quand la ville dort est un film pessimiste, très humain sur des personnages qui rêvent de fortune et vont se perdre totalement en tant qu'individus. C'est du grand cinéma qui traverse le temps.
MickJagger

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4,0
Publiée le 10/06/2016
Film noir de 1950 réalisé par John Huston, l'action se déroule dans une ville des Etats-Unis où plusieurs personnes se trouvent impliquées dans un important cambriolage, et pour différentes raisons. L'intérêt particulier de chacun des membres de cette organisation, improvisée, va aller à l'encontre de l'intérêt général. Le livre était particulièrement bon, son adaptation, au cinéma, un an après sa parution est une réussite. Les personnages sont en parfaite adéquation avec la narration. Le rythme est soutenu. La description précise des caractères laisse clairement voir le dénouement, et pourtant on reste attentif à cette succession d'évènements imprévus jusqu'au dénouement final. Evidemment cela peut paraître trop lisible puisque ce film constitue l'une des références du film noir, et à ce titre, on a le sentiment d'avoir déjà vu certaines scènes, ou certains personnages. John Huston reste assez fidèle au livre, même si le rôle de Dix est mis en valeur alors que dans le livre c'est celui du Docteur. Les acteurs sont parfaits et leur physique contribue à la limpidité du scénario tout en matérialisant leur appartenance sociale. Sterling Hayden imprime son aura sur cette sombre histoire, et on comprend pourquoi Stanley Kubrik le choisira 6 ans plus tard pour L'Ultime Razzia. La musique reste en arrière plan, et s'efface au profit de beaux dialogues, apportant ainsi une coloration au décor où le noir et blanc domine dans des scènes d'intérieurs ou de milieu urbain, le plus souvent nocturnes. Le message est clairement énoncé dès le début du film par Dix et le Dr : l'homme est un pêcheur qui doit lutter contre ses vices, sous peine de l'entraîner à sa perte. On peut également y voir une critique de la cupidité de la société américaine, où l'appât du gain fait perdre la raison. Ces références biblique présentes tout au long du film viennent illustrer cette description du mal, particulièrement réussie car profondément humaine (pas de fx ici, que du jeu d'acteurs !!). Un classique du film de genre.
Mad Gump 10

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4,0
Publiée le 02/03/2016
Ça c'est du bon film noir : une intrigue prenante et bien fichue, une palette de personnages humains et pas manichéens, d'ailleurs tous très bien développés, des séquences marquantes (ici le braquage) et de bons acteurs (on notera ici la courte apparition de la magnifique Marylin Monroe). Le seul bémol de ce film est pour moi le fait qu'il manque un peu de tension. Ça reste du très bon niveau de film policier.
keating

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4,0
Publiée le 18/06/2015
Le hold-up au cinéma a peut-être bien commencé ici ! J’ai bien senti l’influence de ce « Asphalt Jungle » sur des illustres suiveurs comme Kubrick (« L’ultime razzia »), Verneuil (« Mélodie en sous-sol ») ou, mon préféré, Melville et son « Cercle Rouge ». Pour ce qui est du braquage même, je trouve que John Huston s’en sort bien, mais l’expédie un peu vite ; on n’a pas assez de temps pour s’intéresser au plan ou aux détails de la marche à suivre. Je regrette aussi une certaine moralisation qui dénote sur la fin (sans doute imposée par les studios). Mais pour le reste, c’est le pied ! Je voudrais surtout mettre en valeur la richesse des personnages : ils ont beau être assez nombreux, ils possèdent tous une écriture profonde, au point qu’on souhaiterait voir un film entier pour chacun d’entre eux ! Des personnages qui s’inscrivent bien dans une tragédie noire (comme chez Melville, c’est assez flagrant pour moi) : des êtres humains enfermés dans cette grande ville inhumaine, qui tenteront d’atteindre un rêve en glissant du côté obscur, et qui seront rattrapés par une certaine fatalité. C’est là que le film est grand, après le braquage, dans sa dernière partie extrêmement poignante. Si j’aime tous ces personnages ayant tous l’illusion de pouvoir changer leur destinée, j’ai une petite tendresse supplémentaire pour Gus (l’amitié au-dessus du reste). Et puis, comment rester insensible à la découverte de Marilyn couchée sur le canapé ? En un mot, « Quand la ville dort » contient un bon braquage, mais surtout des magnifiques braqueurs !
Bruno François-Boucher

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5,0
Publiée le 24/03/2015
Noir comme la nuit, désespéré, et pourtant empreint de halos de lumière. Qui ne se souvient de la marche inexorable de ces silhouettes quasi fantômatiques livrées au plus tragique des destins, sous les traits vieillissants de Louis Calhern et du trop rare James Whitmore. On ne peut également oublier la douce apparition de Marilyn et la séquence finale, éblouissante. La quintessence du film noir.
soniadidierkmurgia

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4,5
Publiée le 17/06/2014
Un chef d’œuvre du film noir dans une version collector de belle facture. Passons sur la photographie sublime d'Harold Rossom qui une fois de plus est magnifique pour insister sur le côté psychologique du film qui le distingue des canons du film noir. Huston s’intéresse davantage aux protagonistes qu’à leurs actions. D’ailleurs le casse en lui-même pourtant un modèle de précision occupe une part infime du métrage. Ce qui fascine Huston c’est la motivation des personnages. Chacun poursuit un rêve qui l’oblige à tremper dans des affaires louches. Ainsi le travail autour du casse est fait avec méthode mais sans passion comme le commun des mortels se rendant tous les jours à son travail. Il est d’ailleurs symptomatique que ce soit celui qui a le statut social le plus élevé (l’avocat campé par Louis Calhern) qui spoiler: finisse par trahir ses collaborateurs de circonstances estimant sans doute qu’il n’avait pas de gants à prendre avec le menu fretin. Les acteurs sont tous très typés avec une mention pour Sam Jaffé parfait dans le rôle du « doctor », petit homme méticuleux capable de concevoir un casse au millimètre et spoiler: qui se fera prendre dans la scène finale pour avoir céder à son péché mignon en regardant une jeune fille danser dans un bar. Sterling Hayden apporte toute sa virilité nordique à ce malfrat, fils de fermier égaré dans ce monde qui n’est pas pour lui et qui ne rêve que de pouvoir rentrer chez lui parmi ses chevaux (passion de Huston). spoiler: D’ailleurs il parviendra au bout de cette quête en finissant mortellement blessé dans sa ferme natale pour ce qui sera la seule scène diurne du film voulue par Huston qui donne au final un accent Fordien à son film. Le bonus qui décortique le film est très intéressant faisant intervenant la fine fleur de la critique française (Michel Ciment, François Guérif, Patrick Brion) et un petit maître français du film noir : Alain Corneau.
Truman.

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4,0
Publiée le 08/02/2014
Quand la ville dort est un de ces polars noir dans la plus pur tradition Hollywoodienne, avec des gangsters qui fument clopes sur clopes, des flics, un casse et une ambiance froide . On suit le déroulement minutieux d'un cambriolage, le tout avec des personnages pas forcément honnêtes, un brin de violence et quelques passages fort en intensité . Un film qui à marqué le cinéma et qui a sut l'influencer avec par exemple l’Ultime Razzia où encore Reservoir Dogs .
Sinefil44

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5,0
Publiée le 04/10/2013
Parmi les films noirs des années quarante-cinquante, "The Asphalt Jungle" fait figure de référence. L'adaptation du roman de William R. Burnett par John Huston est une véritable réussite. La première partie peut sembler longue, voire ennuyeuse mais elle permet de situer les protagonistes et de présenter leur aspect psychologique. La seconde phase, très brève montre le cambriolage de la bijouterie, avec une certaine sobriété dans l'action. L'étape suivante confronte les auteurs du vol aux indélicats commanditaires. Il s'ensuit une situation dramatique et le déclenchement de la machine policière qui va broyer progressivement les parties prenantes. John Huston manie le suspense avec habileté et démontre une maîtrise dans le maniement de la caméra, notamment sur les gros plans. Si Sterling Hayden est désigné tête d'affiche, il n'y a pas vraiment d'acteur principal mais plutôt une équipe d'artistes talentueux qui tous contribuent au succès de ce long métrage. Cette adaptation est nettement supérieure à celle de Delmer Daves en 1958 et transposé à l'époque du Far West avec Alan Ladd et Ernest Borgnine, et surtout, elle est fidèle à l'œuvre de Burnett.
Raw Moon Show

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5,0
Publiée le 14/06/2013
Maintes fois pompé, rarement égalé. Il faut voir ou revoir ce film pour Sterling Hayden, pour la poésie intacte de son final, pour la belle séquence d'introduction, pour le soin méticuleux qu'apporte John Huston à la psychologie de ses personnages observés sous leurs moindres coutures en privé comme à la ville, même quand elle dort.
Grouchy

Suivre son activité 71 abonnés Lire ses 1 035 critiques

4,0
Publiée le 25/11/2012
Véritable labyrinthe d'intrigues qui se croisent et s'entre-croisent, Huston inverse la procédure du film de casse, celui-ci commencant au début et les conséquences qui s'ensuivent arrivent au devant de la scène. Le rythme joue avec la lenteur et les tensions internes. Le film de Huston est un exemple du thriller américain
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