Madame porte la culotte
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Thomas Lesta
Thomas Lesta

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5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Au lieu d'aller voir Mr & Mrs Smith, j'ai opté pour le couple Adam & Amanda, et c'est que du Bonner!
On s'amuse de voir comment est traité en 1949 le sujet de l'égalité hommes-femmes devant la loi (à l'époque, ça ne faisait que 4 ans que les françaises pouvaient voter). Le jeu authentique des acteurs nous fait chavirer entre scènes burlesques au tribunal et scènes intimes (élégamment pudiques, époque oblige) chez les Bonner.
lillois
lillois

124 abonnés 454 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2010
"Madame porte la culotte" a un gros défaut : toute sa dernière partie. "Madame porte la culotte" a une énorme qualité : tout ce qui précède sa dernière partie. Le duo Amanda / Adam Bonner permet un exemple formidable de complicité au Cinéma. Katharine Hepburn et Spencer Tracy s’en donnent à cœur joie, grimaçant, se taquinant et se chamaillant à qui mieux mieux. Féministe convaincue, madame est avocate. Traditionaliste, monsieur est procureur général. Sur une idée simple et enthousiasmante pour le spectateur mais au grand dam d’Adam, ils vont se confronter durant le procès de Doris Attinger (Judy Holliday). Cette dernière a ouvert le feu sur son mari volage alors qu’il était dans les bras de sa maîtresse. Le jury populaire verra t-il en elle une hystérique ou une mère au foyer dont le geste est explicable ? Amanda Bonner fait du procès de sa cliente le procès de l’égalité des femmes avec les hommes devant la Justice. Les hommes étant ce qu’ils sont, cette idée n’a malheureusement pas toujours été vue d’un bon œil… La scène de sélection des jurés en témoigne. George Cukor n’en était pas à son premier brûlot féministe, une nouvelle fois il véhicule avec efficacité sa bonne parole. Son discours moderne est appréciable au plus haut point et Katharine Hepburn s’empare avec délectation du rôle de sémillante femme libérée qu’il lui a offert. Il met également en évidence deux conceptions radicalement opposées du mariage. Ce long-métrage plein de charme et d’intelligence s’embourbe brusquement une fois le verdict rendu, nous laissant quelques regrets qu’il se prolonge ainsi. Ça avait pourtant si bien commencé… Le reste de la distribution s’illustre, en particulier David Wayne (Kip Lurie, leur voisin et ami chanteur), parfait lorsqu’il entonne le "Farewell Amanda" de Cole Porter. Dans le rôle de la méprisante amante Beryl Caighn, on découvre Jean Hagen. En 1952, c’est elle qui interprètera Lina Lamont, l’hilarante actrice à la voix insupportable de "Chantons sous la pluie".
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