Sexe, mensonges et vidéo
Note moyenne
3,4
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157 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 avril 2017
L'aspect technique du film - particulièrement la partition de James Spader - est réussi mais une fois parvenu au bout du long-métrage on ne peut s'empêcher de penser "tout ça pour ça?!"
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

49 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2017
Jeu de mensonges croisés réussi où le sexe, sans jamais être montré, devient le catalyseur des regrets, des errements narcissiques et des défauts de communication des individus qu'il hante. Chacun des personnage est habilement dépeint, habité par une forme de déni sous jacent qui lui permet à priori de fuir la réalité de sa vie ou la responsabilité de ses actes. Au delà de ce fond intéressant, on pourra cependant regretter une forme assez lisse et monotone et ce malgré de très belles performances d'acteurs, qui empêche selon moi le film de Steven Soderbergh d'atteindre des sommets.
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 février 2017
Sexe, mensonge et vidéo est un film qui a reçu la palme d’or, et je me demande bien comment c’est possible une telle chose. Bon, non, ça ne me surprend pas, ça confirme que la qualité d’un film ne se mesure pas à la longueur de son palmarès.
Voilà un métrage très mauvais. Je ne vois pas ce qu’on peut sauver dans ce film, si ce n’est quelques prestations d’acteurs. Pas tous encore, mais il faut avouer que Peter Gallagher et encore davantage Laura San Giacomo parviennent un peu à donner du volume à leurs personnages, et surtout à mettre un peu de vie dans ce film terne au possible. James Spader et Andie McDowell sont ici franchement absents. Pas expressifs, mous (surtout Spader), dotés de personnages sans vrai relief, ils traversent le film mollement, débitant leurs dialogues fades. C’est franchement lourd, pompeux, et pour tout dire médiocre. Rien ne vie, rien ne vibre, même les confessions sexuelles ont le piment d’une endive pas fraiche.
L’interprétation est donc très aléatoire, mais l’histoire est mauvaise comme la peste. C’est d’une lenteur incroyable. Il ne se passe rien dans ce métrage, et ce quatuor de personnages est inintéressant au possible. Des dialogues lourds entrecoupés de silences qui n’en finissent plus, c’est la platitude incarnée. Parait-il, le scénario a été écrit en une semaine, et pour tout dire, en voyant un tel résultat, cela ne m’étonne guère. Soderbergh a un concept, et il essaye de le faire tenir tant bien que mal sur 1 heure 35. Mais non, c’est plus passionnant de compter des petits pois, et peut-être tout aussi utile. Le réalisateur ne semble pas savoir où aller, et il y a des dialogues franchement abscons qui le confirment.
Quant à la forme je ne vois pas ce qu’on peut dire. Le film tourne autour d’intérieurs sans saveur (Spader le dit lui-même d’ailleurs). Couleurs ternes, décors ternes, mise en scène terne (le premier grand échange entre McDowell et Spader est une catastrophe niveau réalisation, deux pauvres plans fixes qui alternent), Sexe, mensonge et vidéo est un premier film certes, et on peut être relativement indulgent sur certaines choses, mais il ne faut pas pousser. C’est quasiment du théâtre filmé tant Soderbergh semble se désintéresser de toute recherche dans sa réalisation. Le seul bon petit point que je saluerai, c’est la musique. Très sobre, mais qui parvient tout de même en de rares occasions à susciter un semblant d’ambiance.
Sexe, mensonge et vidéo est franchement un métrage très peu marquant, dont on se demande comment il a pu intéresser qui que ce soit. Creux, abscons, auteurisant dans le mauvais sens du terme, il ne reste pour sauver l’ensemble du naufrage absolu, Gallagher et Giacomo, et une bande son. C’est bien peu. 1
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2017
Un couple insatisfait, composé d'une femme frigide et d'un mari volage, voient leur quotidien bousculé par l'arrivée d'une vieille connaissance, qui a la manie d'interviewer des femmes en leur posant des questions sur leur vie sexuelle. "Sex, Lies, and Videotape" rencontra un joli succès critique à l'époque (il remporta notamment la Palme d'Or à Cannes en 1989), ce qui permit un nouvel essor du cinéma indépendant aux USA, et lança la carrière de Steven Soderbergh dont c'était le premier long-métrage. Pour autant, le film n'est pas aussi marquant que d'autres œuvres du cinéaste. La mise en scène est très sobre, s'appuyant surtout sur son sujet et ses acteurs. Ceux-ci sont en effet en forme : James Spader est touchant en nomade névrosé, et Andie MacDowell tient sans doute l'un de ses meilleurs rôles en femme paumée qui se rend compte de son calvaire. Tandis que le scénario évoque lentement mais sûrement la question du sexe et des tromperies chez les couples sérieux, en apportant des idées intéressantes (le mensonge est évoqué comme un outil qui se retourne toujours contre son utilisateur). Un drame bien construit.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2017
Resserré sur un quatuor de quatre personnages, filmé intégralement en intérieurs (sauf une première séquence qui filme l'asphalte d'une route goudronnée), porté par une mise en scène discrète et sans effets, Sex, lies and videotape apparaît d'une facture plutôt "théâtrale".
Ce qui importe ici, c'est le texte. Un générique qui passe aussi vite que le vent, un traitement parcimonieux du filmage (à part quelques prises de vues audacieuses par-ci, par-là...), un usage économe de la musique, des acteurs au jeu sobre: tout est fait pour que nous nous concentrions sur les propos du films; sur ce qui est dit, comme sur ce qui est tu.

A travers ces quatre personnages qui ont tous un rapport complexé à la sexualité - Ann et John, mari et femme, n'ont pas fait l'amour depuis un bail, comme Ann le confie à son psy; Graham, impotent, se réfugie dans le voyeurisme en se masturbant devant les confidences sexuelles des femmes qui veulent bien lui révéler leur vie intime; Cynthia, la maîtresse de John, devient nymphomane - c'est en fait tout le portrait de l'Amérique de la fin des années 80 qui nous est peint. Il s'agit d'une Amérique sexuellement complexée à l'image de ces quatre personnages, et qui préfère se livrer aveuglément à des excès - abstinence et puritanisme d'un côté, voyeurisme et masturbation de l'autre - plûtot que de regarder sa vérité en face.

Selon cette ligne de conduite clairement déterminée, le film de Soderbergh est très bien mené. Il parvient à faire du tiraillement psychologique auquel sont soumis les différents personnages un véritable ressort de suspens - Ann va-t-elle se confier à Graham? John finira-t-il par avouer son infidélité à son épouse? Cynthia quittera-t-elle John? - tout en régalant le spectateur par des dialogues particulièrement soignés: "La dernière fois que j'étais heureuse, j'ai pris 12 kilos" dit Ann à son psy; "Les deux pires catégories de l'humanité sont les menteurs et les avocats" dit Graham à la table de son ancien "ami", John, et il se trouve que ce dernier peut aisément être rangé dans les deux catégories, ce que le spectateur sait déjà...

Si sa fin abrupte peut laisser le spectateur sur sa faim - même si elle reste séduisante ("Il pleut déjà") - le film de Soderbergh, tout en étant traversé d'un suspens psychologique particulièrement intense, a le mérite de pointer du doigt le rapport au sexe excessivement complexé d'une société qui fait le grand écart entre puritanisme et pornographie, sujet qui n'a pas perdu une ride et qui est encore aujourd'hui d'une sidérante actualité...
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 juin 2016
Palme d'or à Cannes, on se demande vraiment pourquoi à moins que ce soit la prime à la lenteur. Il y a une idée dans le film, juste une et tout repose la dessus (y compris le titre du film) ça aurait sans doute pu donner un bon court métrage, mais 90 minutes, c'est un supplice, ça cause, ça cause et on n'a qu'une hâte c'est que ça s'arrête de causer, de plus la fin est bâclée. Côté interprétation c'est plutôt bien avec un James Spder troublant et une étonnante Laura San Giacomoy. Andie MacDowell n'est pas mal mais on la préfère dans des rôles plus légers. Un film a la réputation surfaite d'autant que Soderbergh a fait beaucoup mieux par la suite…
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2016
Pour le premier film de Steven Sorderbergh, Sexe mensonges et vidéo est une sacrée surprise qui parle des couples modernes et qui a le mérite d'avoir des personnages bien écrits, complexes et très bien interprétés. Si la réalisation et la mise en scène ne sont pas révolutionnaires, certaines idées sont intéressantes. Le travail fait sur le montage est aussi intéressant; un très bon film
Karim A.
Karim A.

48 abonnés 616 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2016
James Spader monsieur Reddington de Black List à ses débuts
c'est spoiler: l'arroseur arrosé, quand la belle Andy mac Dowell retourne la caméra

un film sympathique sur l'instropection de soi.
J.Dredd59
J.Dredd59

122 abonnés 703 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 février 2018
Prémonitoire ce titre n’est-ce pas ? Un truc qui a donné autant de pouvoir à Weinstein, c’est dire la tare. Malgré cela, et même si on ne pouvait pas savoir à l’époque, ça a remporté une Palme d’Or. Quand on a fini de voir le tout on se demande encore pourquoi, et avec le recul ça décrédibilise l’institution.
En dehors de ces considérations ça reste nul, tant les acteurs mous que « l’intrigue » inexistante et irréaliste. Franchement vous voyez une nana faire ça ? A plus forte raison plusieurs ? Jar Jar en empereur Sith est plus crédible. Certes Soderbergh réalise, mais c’était pas encore le cador de maintenant, puis il nous a pondu Solaris et Traffic hein ? C’est pas rien, puis n’oublions pas que la 1ère est rarement réussi… Entre ensemble inintéressant, rythme mou, histoire relou, film trop long, intérêt nul, Weinstein et une Palme ça finit de rendre ce film indigeste (et oui la fin inexistante n'arrange rien).
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2015
J'hésitais entre 3 et 3,5 car même si ce film est incomplet voire pas abouti pour ma part, il y a quand même une grand maîtrise de l'image et une ambiance qui nous enveloppe dès les premières secondes, ce qui correspond au genre de film à portée psychologique que j'adore, donc finalement 3,5 mérité. J'avais envie de voir "Sexe, mensonges et vidéo" pour deux raisons, la première car il s'agit du premier long métrage du très éclectique Steven Soderbergh qui plus est récompensé de la palme d'or, rien que ça. Mais j'étais également tenté de revoir James Spader dans un thriller pervers après avoir vu "La secrétaire" plus récemment. La palme d'or 1989 bénéficie donc d'une interprétation hors pair de ces quatre acteurs principaux, (j'adore Andie Macdowell, rôle fait sur mesure pour elle) qui apporte une dimension très réaliste. C'est finalement toute l'attractivité du film. On a dû mal à comprendre ces personnes qui se mettent à parler de sexe comme si c'était le premier sujet qu'on abordait dans la vie, mais c'est tellement naturel et spontané que ça fonctionne.
Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 juillet 2015
Palme d’or à Cannes 1989 hein ? Voilà qui finit de me convaincre que tout les films primés ne sont que des daubes que l’on essaie de faire passer pour des chefs d’œuvres parce qu’ils sont différents. Qu’à-t-on dans ce film ? Un titre qui porte bien son nom, moui c’est à peu près tout ce qu’il y a de bien là dedans.
Je le note moins bien qu’un nanar car ce long métrage n’a rien de sympathique pour lui. D’abord c’est très lent, plus qu’Elephant man, ça se traine, l’histoire pourrait être résumée et filmée en 10 minutes montre en main. En plus, elle est banale, mais pire, elle est montrée de la même façon. Rien à apprécier donc. La trame est très classique, alourdissant l’ensemble, pareil pour la musique, très absente et tant mieux puisque quand il y en a c’est très moche (une sorte de plainte de violon mais en plus moche et moins abouti).
Ça n’est rien encore comparé au vide que représente ce film et à ses longueurs. Enfin je devrais sa longueur puisque les 1h36 sont une seule et même longueur, inutile en plus puisque 10 minutes suffisent pour boucler le tout. Cela essaie de se barrer dans la psychologie mais sans parler des persos c’est dur. On ne sait rien d’eux, et on en n’apprend rien. Le jeu d’acteur est plus inexistant que la musique, c’est dire. En effet, aucun ne montre un début de sentiment ou d’émotion, aucun trait ne bouge, c’est plat. Aucune action pour les bouger, même la colère du mari semble bâclée et molle.
Je garde le meilleur pour la fin : les dialogues. Les dialoguistes ont du s’évanouir en voyant ce film récompensé. Déjà ils n’ont aucun sens, ils sont vides aussi, ils ne sont pas réalistes pour un sou, ils n’apportent rien et si les silences n’étaient pas si nombreux on pourrait préférer que les acteurs se taisent tellement c’est insupportable d’incompétence. Tous les réalisateurs se plantent un jour, Sodenberg ne fait pas exception, la preuve, le seul problème vient du fait qu’il ait été récompensé pour son loupé, et du coup il n’a toujours pas fait de chef d’œuvre…
Le jury aurait-il été influencé par le casting ? Pourtant un gros lot d’acteurs dans un long métrage sans prétention augure trop souvent d’une bouse, c’est connu, mais pas à Cannes. En bref c’est à éviter, trop mou et lent, n’amène rien, ennuyant mais se voulant bien travaillé, un produit fait pour Cannes en somme, du vide qu’on élève à un point immérité et où les « connaisseurs » se masturbent le cerveau pour trouver des raisons de justifier cette erreur..
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2015
Un film étrange, où le dialogue à une part très importante, presque au même point que le non dit, et ça c'est très intéressant. A 25 ans, réaliser un film aussi mature et profond sur un sujet si délicat que les relations humaines, en particulier sous l'angle du sexe, c'est fort, et Soderbergh réussit son coup à merveille. Les acteurs sont excellents, James Spader joue ici un rôle similaire à celui qu'il prendra plus tard dans "Crash" de Cronenberg. Mais il a ce charme, cet attrait dans le regard et sa manière de parler qui font que l'on s'attache très rapidement à lui, malgré l'étrangeté de son comportement. Andie MacDowell est sublime, son personnage connaissant une véritable évolution tout au long du film, représentant presque la matrice de l'oeuvre, car c'est autour d'elle que tout le sujet repose. La mise en scène est sobre, très lente, mais ultra efficace et intimiste. Bref, une très bonne surprise, de la part d'un réalisateur qui n'a aujourd'hui plus rien à prouver
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mars 2015
Film assez pervers sur le voyeurisme et le fétichisme. Le sexe par procuration, sans toucher juste en regardant. C'est assez spécial. C'est très bien filmé, les mouvements de caméra sont langoureux et sensuels bien en adéquation avec le sujet... La femme est complètement subjuguée alors qu'elle est choquée....
De plus la fin est magistrale. C'est superbe. Ces corps avec cette musique.
À voir pour l'expérience originale.....
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 décembre 2014
Sexe, mensonges et vidéo est un film étrange, dont on ne sait quoi penser tant son atmosphère est ambigüe. Dénué de toute sensualité ou de tout érotisme, comme Graham (James Spader), Soderbergh nous parle de sexe, d’absence de sexe et de voyeurisme, avec quatre acteurs. Deux sont hyper sexualisés, couchent ensemble et n’ont rien à se dire, les deux autres ne font jamais l’amour. Aussi, avec une qualité de réalisation remarquable mais un statisme qui interroge, Soderbergh tente de nous faire comprendre le jeu du voyeurisme, la sensualité de l’absence de sexe… sans sexe. Hormis le fait que le film soit un ovni cinématographique, Soderbergh aurait sans doute gagné à exploiter d’avantage l’aspect sexuel de ses personnages plutôt que de ne parler que de ça. Peut-être alors aurait-on compris ce qui attire l’un vers l’autre les deux personnages à la sexualité inexistante… Un film flou qui n’en reste pas moins diablement intriguant.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 septembre 2014
Je me demande comment peut-on faire deviner ce film lors d'une partie de Taboo tant le titre correspond au contenu. Réalisé avec un petit budget (pour les États-Unis), Sexe, mensonges & vidéo sera le succès surprise de Cannes et lancera la carrière aujourd'hui bien remplie de Steven Soderbergh. Il s'agit d'un film dont on se souvient pour son ambiance et non pas une (ou des) scène(s) en particulier, tout comme Arizona Dream. Ici, l’érotisme est mis à l'honneur, avec une bonne pincée de calme et de douceur. L'histoire tourne autour de quatre personnages ayant tous un rapport à la sexualité différent. Ces points de vue vont se confronter à mesure que les héros discutent, évoluent et découvrent des choses sur eux-mêmes. Cela nous tient en haleine tout le long malgré un rythme assez lent. Les interprètes sont très justes, en particulier lors des interviews (les fameuses vidéos du titre). James Spader joue très bien la fascination grâce à ses regards. Sexe, mensonges & vidéo est une oeuvre particulière, un film presque sensoriel traitant du sexe, du moralement acceptable mais aussi des relations humaines.
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