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Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Assez fan de l'animation japonaise. Ce dessin animé ne m'a pas totalement convaincu. Son univers se déroulant pendant la révolution industrielle est son point fort. C'est original et bien réalisé. L'histoire de facture assez classique est toutefois ambitieuse et pose des questions intéréssantes (les plus jeunes spectateurs ont quand même dûs être largués). La grosse fausse note du film est à mon avis dernière demi heure où Otomo se complait dans la destruction des décors à grande échelle. Et ça dans les mangas, les fins dominés par le "je casse tout parce que cela fait joli et spectaculaire", cela devient très rengaine: Le chateau dans le ciel, métropolis, Le chateau ambulant, princesse mononoke. Le syndrome Hiroshima/Nagasaki travaille encore les japonais. Bien que tragique, Faîtes nous maintenant des films qui donnent envie de construire ça nous changera.
« Steamboy » est un film visuellement EPOUSTOUFLANT, dont les dessins sont travaillés à la perfection et sont dune beauté unique. Lhistoire est originale et assez intéressante, on ne sennuie jamais. Certaines scènes sont à coupé le souffle (la bataille à lExposition Universelle, la bataille dans les airs, on bien lexplosion de la tour Steam). 2D et 3D sont alternés avec brio et nous navons jamais d 'overdose' deffets en 3D (ce qui est rare dans les dessins animés ayant cette faculté de 'cohabitation visuelle'). La musique est MAGNIFIQUE et maintient le film à merveille. « Steamboy » est un chef duvre danimation, et un film à voir de toute urgence.
Hormis les prouesses visuelles, rien à retenir de ce film animé. Histoire simple, personnages fades, univers imperméable. On regrette fortement la magie d'un "Château dans le ciel" ou d'un "Princesse Mononoke". Même un esprit cartésien risque d'être rebuté par l'essence (enfin, la vapeur) du moteur de ce film.
Petite déception pour ce film, de la grande animation nippone mais une histoire convenue et assez classique. On est assez loin d'Akira, mais on passe un bon moment.
Techniquement parlant, ce film est une merveille à tous les points de vue. Les dessins et décors sont superbes, l'animation 2D très fluide, la 3D très bien utilisée et incrustée, la musique est excellente, et les acteurs de doublage ( japonais bien sûr ) collent très bien à leurs rôles respectifs. Par contre, niveau scénario, je suis un peu déçue. Je m'attendais à quelque chose de plus complexe et profond (comme pour Akira), mais ça reste assez naïf, voire enfantin. Otomo a peut-être un peu raté son public. Dommage... Mais ça reste quand même un film à voir.
Booofff ! Voilà malheureusement ce qu'on peut retenir de cet anime dont on attendait pourtant beaucoup. Certes, graphiquement c'est imparable, un film fait pour être passé à la géode ou au futuroscope. Certes il y a un message : la guerre c'est pas bien et ça tue des gens même si on peut s'enrichir avec, mais alors le reste... C'est interminable, deux heures trente de tuyaux qui explosent parce que la pression est trop forte, voilà qui régalera nos amis chauffagistes, moi personnellement la plomberie... Et alors les passages du film où on est sensés trembler pour les héros, ça donne : "Vite ! Baisse le manomètre à 40 millibares (tuyau qui explose)" "Mais je peux pas la chaudière est à 60 de pression (tuyaux qui explose, vapeur qui sort) !" "Alors desserre le joint du piston (tuyau qui se gondolle sous la pression)" "Mais j'ai qu'une clé de trente !"... Bref si vous aimez zoner dans les rayons outillages et gainages des bricorama, ce film est fait pour vous.
C’est beau, c’est poétique. Je suis resté devant comme un enfant. Bon, le personnage de Scarlett est un peu énervant au début mais on finit par s’y attacher. L’image est un peu sombre quelque fois et on a du mal à voir tous les extraordinaires détails qu’Otomo a mis dans ce dessin animé. A voir, qu’on soit petit ou qu’on soit grand.
Ce n'est pas une critique, ni un jugement de valeur, mais j'ai toujours autant de mal avec les films d'animation "à la japonaise". A quoi cela tient-il, je ne saurais trop exactement le dire. Est-ce le graphisme si particulier, aux antipodes de ce à quoi le spectateur européen moyen est habitué ? La façon de raconter une histoire n'est pas la même, les conceptions du rythme et de l'efficacité non plus. Mais cette "allergie" personnelle a au moins un avantage : quand un film est bon, il passe la barrière des cultures et des habitudes sans trop de difficultés... Je ne connais à ce jour que deux longs-métrages d'animation à la japonaise auxquels j'arrive à adhérer et à passer cette "barrière des cultures". Le premier, c'est "Castle in the Sky" d'Hayao Myazaki, et le second, c'est celui-ci : Steamboy. Dans les deux cas, on se laisse emporter par l'histoire. Sans en dire plus de l'intrigue, je dois dire que le cinéaste s'y entend pour entretenir le suspens et les surprises jusqu'à la fin, même si certaines ficelles sont parfois un peu grosses. Pratiquement rien ici n'est téléphoné : on ne voit pratiquement pas venir certains coups de théâtre... Enfin, la qualité (et donc la beauté) du travail sur les décors, créés en partie par ordinateur mérite d'être soulignée, notamment sur la verrière et la salle des machines... Pour résumer, un bon film d'animation qui n'a rien d'un film pour enfants, et que je recommande même aux allergiques à l'animation japonaise, ne serait-ce que pour les trouvailles visuelles qui émanent le film et pour la qualité du suspens....
la mauvaise 3D à la particularité de provoquer, chez moi, des gastros psychosomatiques. Note sanction pour les litres de bile déversés dans la fosse. (cela dit, je n'ai jamais vu de bonne 3D...)
Ce film doit etre proche de la perfection niveau réalisation. Les musiques sont excellentes. Le scénario n'est peut etre pas super complexe, si on compare a Akira surtout, mais c'est qd meme très bien. Bref moi j'ai vraiment aimé, je le conseille à tout ceux qui peuvent le voir (étant donné le peu de salle...).
Graphiquement ça frise la perfection, une image tellement travaillée quelle ressemble à une photo, une animation tellement fluide quelle ressemble à de la prise de vue réelle. Cinématographiquement ça frôle la perfection aussi : mouvements de caméras et plans incroyables. Finalement il ny a que le scénario qui peut un peu décevoir. Une histoire steampunk qui passe un beau message (lhumilité de lhomme et à quoi sert la technologie) mais qui sessouffle au fil du film, peut être écrasé par lesthétique et lanimation. Finalement la deuxième partie du film dans la machine aurait pu être plus courte. Mais au final SteamBoy est et sera un film culte.
Le nouveau bébé du père d'"Akira" est un manga luxueux et très ambitieux sur le plan graphique et scénaristique. Délaissant le cadre généralement fantastique des mangas, cet opus se situe dans le Londres de la fin du XIXème siècle, alors en pleine révolution industrielle. Ainsi, le traitement historique et social du début est intéressant et plutôt rare dans le genre. Par la suite, le métrage prend l'apparence d'un film d'aventures proche de l'univers de Jules Verne, avant de s'orienter franchement dans le fantastique. Au passage, le cinéaste aborde des thèmes intéressants comme la responsabilité des scientifiques devant l'humanité (le fameux "science sans conscience n'est que ruine de l'âme" de Rabelais repris au sage Salomon), mais aussi des dérives du progrès lorsqu'il sert les intérêts d'une minorité capitaliste avide de profit. L'ensemble est souvent passionnant, mais on regrette seulement la durée du film qui est vraiment trop long : ainsi, la dernière demi-heure avec sa multitude de scènes de destruction massive est épuisante et finalement lassante. Otomo tombe dans le même travers que pour "Akira" en voulant systématiquement en montrer plus pour épater le spectateur : la beauté des graphismes et l'intelligence de son histoire auraient dû suffire.
Très beau... très très très beau (d'où le nombre d'étoile). On reconnaît l'empreinte stylistique d'Ôtomo, dans les fabuleux décors réglé au millimètre près, dans les machines très réalistes, dans la force scénaristique et dans le burlesque des personnages. Mais ce n'est plus Akira (près de 15 ans ont passé), les thèmes de l'histoire sont différents : la violence urbaine a fait place à la révolution industrielle, le mythe a fait place à la moral, le futur au passé, l'étrange au spectaculaire... Non, Steamboy n'a plus rien à voir avec Akira, il faut garder cette idée en tête pour apprécier cette oeuvre spectaculaire à sa juste valeur. COUREZ-Y !!!