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nokidoki
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5,0
Publiée le 16 mai 2018
Bientôt 50 ans que le film est sorti et il n'a pris aucune ride. Blake Edwards nous offre un film d'un humour rare et subtil. Peter Sellers nous livre un personnage hors normes sorti tout droit d'un univers parallèle où la gaffe règne en maître. The Party est une oeuvre d'art familiale dont on ne se lasse jamais.
Ce film réalisé par Blake Edwards et sorti en 1969 est vraiment très bon. Lorsque je l'ai vu pour la première fois, je ne l'avais pas vraiment aimé car on me l'avait vendu comme un film hilarant, je m'attendais donc à une comédie peut-être moins subtile et plus rythmée et puis lors de mon deuxième visionnage, j'y ai par contre pris beaucoup de plaisir. C'est donc l'histoire de Hrundi V. Bakshi, un indien très maladroit, qui est invité par erreur à une soirée d'un producteur important et évidemment, les gaffes s’enchaînent. J'aime beaucoup ce genre d'histoires qui ne se passe presque uniquement en huis clos mais devant lesquelles on ne s'ennuie pas car on a toujours quelque chose à se mettre sous la dent mais ici, il faut je pense adhéré à l'humour particulier d'Edwards car on est totalement dans son univers. C'est donc ici le comique de situation qui nous fais bien rire mais aussi celui de la répétition car nous avons beaucoup de running gags mais sans en devenir lourd ou ridicule, tout est bien dosé. Nous avons bien-sûr des scènes mémorables comme celle de la salle de bain qui est irrésistible ou encore celle où le personnage maladroit joue avec le tableau de commande. Ce sont à chaque fois des gags très simples mais qui font pourtant mouche. De plus, l'ambiance est vraiment sympa, on a un petit côté nostalgique par rapport à la mode des années 60 et les couleurs sont très chaudes, on ressort du film en étant tout simplement de bonne humeur et surtout en voulant aller à une fête qui se termine de la même façon que celle-ci ! Nous pouvons également je pense y déceler une sorte de critique sociale envers ce milieu de riches cinéastes dont l'ordre y est perturbé par ce personnage loufoque. La musique est également très sympa et notamment le morceau "Nothing to Lose" qui est superbe. Pour ce qui est des acteurs, nous avons Peter Sellers qui joue encore une fois ici très bien et puis Claudine Longet dont le jeu est très authentique. "The Party" est donc un très bon film, bien que trop méconnu et qui nous fait passer une excellente soirée !
J'ai du mal à comprendre comment ce film peut être vu comme un chef-d'œuvre... Certes il y a des séquences mémorables et extrêmement drôles (l'introduction, la scène aux toilettes) mais globalement on ne rit pas tant que ça. C'est même un peu l'inverse, The Party, est construit sur un comique de répétition et sur des gags le plus souvent mués. L'ennui c'est qu'on en a rapidement fait le tour... Que ça soit le gag du serveur alcoolique, ou la séquence dans laquelle Peter Sellers (néanmoins excellent) cherche à récupérer sa chaussure, le comique s'épuise vite et laisse place à la "lourdeur". Sentiment mitigé donc, car film inégal alternant le bon, le très bon et le franchement lourd.
J'ai vu film par hasard sans savoir que beaucoup le considéraient comme culte... et heureusement ! Sans prejuges aucun le film encore fonctionne très bien en 2017.C est très drôle et un peu poetique par son personnage de candide amoureux. À ranger en bonne position parmi mes feel good movies tels que les meilleurs Pierre Richard , Jerry Lewis,ou Mr Bean.
Comédie burlesque de la fin des années 60 qui marque la collaboration entre Blake Edward et Peter Sellers en dehors de la saga de la « Panthère Rose ». Un comique de situation quelque peu répétitif au rythme lent qui s’accélère heureusement au fur et à mesure que le temps passe, avec une mention spécial au serveur alcoolisé. L’aspect visuel de « the Party » rappelle les réalisations de Tati autant que cet acteur indien maladroit rappelle celui de Monsieur Hulot. C’est drôle qu'épisodiquement mais pas aussi hilarant que sa réputation.
Bien sûr il faut apprécier l'humour absurde et goguenard (mais souvent bienveillant) de Blake Edwards, mais il est tout de même difficile de résister à cette comédie déjantée qui est devenue culte. Le film est tout simplement savoureux, la comédie poussée à son paroxysme, le cirque et le délire mêlé, une avalanche de gags situationnels complètement déjantés, bref, un must ! Peter Sellers s'y déchaîne dans le rôle d'un acteur raté qui se retrouve au coeur d'une soirée bien malgré lui. Le film pourrait durer quatre heures sans que l'on s'ennuie une seconde. Un film qui redonne le sourire, qui ravive l'âme, surtout l'âme d'enfant ! Mais je crois que le génie de Blake Edwards c'est d'avoir réussi la pari de réaliser un film qui peut faire rire toutes les générations. Le film monte en puissance au fur et à mesure de son déroulement, on frise le chef d'oeuvre de l'humour absurde pas si absurde que cela d'ailleurs... A voir sans réserve !
Pas revu depuis des lustres (et même davantage). The Party est une recréation brillante de la comédie burlesque chère au cinéma muet. Pas de dialogues drôles, mais un comique de situation subtilement dosé où maladresses et bévues s'enchaînent jusqu'au délire final. La performance de Peter Sellers est inouïe, avec cet accent indien à s'y méprendre, et cette gentillesse naïve qui provoque des catastrophes. Aux dépens d'une classe sociale qui ne vit que d'hypocrisie et de faux-semblants. Sous la comédie hilarante se dissimule une critique de classe qui n'est pas moins piquante. Une sorte de film marxiste (Groucho Karl), en somme.
Pas grand amateur de comédies, j'ai vu celle-ci durant une nuit d'insomnie...et je ne suis pas endormi! Démarrage gentillet, mais le scénario monte régulièrement en puissance vers un délire complet, pour finir dans un bain de mousse géant où passe un éléphant, animal de compagnie de la fille de la maison! Sellers est impayable parlant anglais avec un accent indien plus vrai que nature (v.o. obligatoire of course) et sa démarche chaloupée évoque Jacques Tatie ou Buster Keaton. Il a bien appris le bougre. The party date des années soixante, ne lui demandez pas plus qu'un moment de détente et de retour en enfance. DVD aout 16
Suite à un quiproquo, un acteur maladroit est invité à une soirée donnée chez un grand producteur et provoque une suite de catastrophes. La première partie est plutôt drôle, mais assez vite le propos tourne en rond. Les gags se succèdent tout au long du film. Le souci c'est qu'ils reposent tous sur le même ressort, c'est-à-dire le contraste entre la bonne société aisée et snob, et un type un peu gauche qui enchaîne les bévues. Les bons sentiments ne sont pas oubliés, avec le numéro de la superbe fille qui renonce à une carrière au cinéma pour un minable qui lui a immédiatement tapé dans l’œil... Bref c'est un film qui secoue les conventions, mais gentiment. Cela n'enlève pas les qualités du film, qui sont le jeu d'acteur de Peter Sellers, l'étude de la bourgeoisie, notamment de sa suffisance et de sa décadence, et les gags qui sont plus ou moins réussis. Intéressant, mais je m'attendais à une satire plus féroce. Et puis le film a vieilli, cela se sent notamment au niveau du rythme.
Peter Sellers où le rite de l'humour potache. C'est un comique de situation, hilarant de son temps, poussiéreux au fil des ans. Qu'importe : Pierre Richard, Mr Bean et consorts avait leur maître. Le film lui, est comme un champagne ouvert depuis 1 semaine : sans bulle. La farce ici va droit dans les bottes du milieu mondain de l'époque. Et il en fallait du culot pour s'attaquer à eux.
Bon, je vous avoue que quand on me présente The Party comme l'une des comédies les plus drôles de tous les temps je me vois forcer de protester. Le film n'est pas hilarant, il est plutôt drôle, enchainant les situations cocasses, mais il est assez inégal. C'est un film qui le rappelle énormément Mon oncle (je pense qu'il s'en est inspiré) de Tati, tant pas son esthétique que par la façon d'utiliser tous les éléments de la maison pour les gags. Et au final c'est un film très sympa, qui se suit sans ennui, avec un Peter Sellers très bon.
The Party n'est pas seulement une brillante comédie burlesque enlevée mais un film majeur de l'histoire du cinéma et le chef d'oeuvre incontesté d'un genre souvent honni, souvent à juste titre. Influencé par les grands comédies du burlesque du muet ou plus récentes (on peut penser à Jerry Lewis ou Jacques Tati, du fait du personnage principal lunaire, acteur raté et maladroit). A ce sujet, ce personnage qui déclenche bon nombres de catastrophes sur son passage, à peine remarquées d'ailleurs (d'où le climat particulier de The Party) a aussi, tel le Jerry Lewis du Tombeur de ces dames, une vertu philanthropique (voir la relation qu'il a envers le personnage de la jeune chanteuse, française d'ailleurs et injustement oubliée). Les gags du film sont innombrables, fameux, tous réussis et à l'opposé de beaucoup de comédies françaises poussives (tels les films avec Louis de Funès ou même le diptyque de La tour infernale) ont la bonne durée d'exécution. Alors que souvent les gags sont étirés et réitératifs, perdant ainsi de leur puissance comique ou, ici, assez surréaliste. Le film, à la mise en scène virtuose, part en vrille et confère au fur et à mesure de sa conclusion, vers un certain délire. Des scènes tartes à la crème mais avec un grand brio. Mais aussi, Blake Edwards nous livre de courtes scènes assez troublantes (allusions à l'homosexualité). Notons aussi, la sublime partition musicale d'Henry Mancini qui suit le mouvement des scènes. La photographie et la gestion des plans sont magnifiques. Les interprètes donnent le meilleur d'eux mêmes (dont de belles blondes aux gros seins). Enfin, Blake Edwards nous envoie ici sa vision caustique et ironique du monde du cinéma d'Hollywood (l'action est sise la quasi totalité du film dans une superbe villa de Los Angeles). Le cinéaste s'en prend volontiers aux producteurs d'Hollywood, fats et ridicules. Il s'agit probablement d'un des films majeurs de Blake Edwards qui donnera une version plus sombre et acide dans S.O.B. en 1981 avec Larry Hagman. The Party est une expériences inoubliable à vivre sans modération.