Mon AlloCiné
Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant
note moyenne
4,0
189 notes dont 25 critiques
32% (8 critiques)
32% (8 critiques)
20% (5 critiques)
8% (2 critiques)
4% (1 critique)
4% (1 critique)
Votre avis sur Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant ?

25 critiques spectateurs

Benjamin A

Suivre son activité 302 abonnés Lire ses 1 897 critiques

4,0
Publiée le 05/06/2014
Il y a le « voleur », grossier, violent, n’acceptant pas qu’on le contredise et selon lui gourmet, il est propriétaire d’un grand restaurant fréquenté par une clientèle huppée et dont le chef est Richard, le cuisinier, discret, bafouillant un mélange d’anglais et de Français et obéissant à contre cœur mais sans broncher au « voleur ». Il s’entend bien avec la femme de ce dernier qui a un palet fin, des gouts raffinés mais discrète et soumise à son mari qu’elle ne supporte guère. Sous l’œil de Richard, elle rencontrera « l’amant ». Peter Greenaway met en scène tout ce petit monde commençant (après une première scène assez violente) doucement (mais de très belle manières) pour monter peu à peu dans la violence, de l’érotisme et du sadisme. Esthétiquement c’est superbe, on est vite plongé dans son monde et sa totale maitrise de la caméra. Toutes les images et les cadres sont truffés de détails souvent savoureux, son utilisation des couleurs est exquise, tout comme ses mouvements de caméra, sa maitrise technique (notamment ses travelings !) et son utilisation de l’excellente musique de Michael Nyman. Visuellement c’est un régal et en même temps on commence par prendre plaisir à suivre ses personnages, notamment le voleur, bien bruyant et incorrect et sa belle, sensuelle et discrète. Mais Greenaway n’oublie ni les seconds rôles, ni le déroulement de l’histoire qui va assez prendre une toute autre tournure lorsque le voleur se rendre compte de ce qui se passe. C’est bien orchestré avec des personnages et des enjeux intéressants. De plus il est bien servi par d’excellentes interprétations, que ce soit l’ignoble Michael Gambon, Richard Bohringer ou la très sensuelle Helen Mirren. Le film est captivant de bout en bout, sans longueur et c’est un réel plaisir cinématographique de suivre cette histoire mettant en avant la difficulté des rapports humains avec un esthétisme inventif et superbe.
soniadidierkmurgia

Suivre son activité 180 abonnés Lire ses 3 095 critiques

4,5
Publiée le 02/05/2014
Peter Greenaway dans la lignée de réalisateurs comme Lynch, Kubrick, Cronenberg ou Ferrara ce réalisateur possède un univers bien particulier. Son film foisonnant peut être vu comme une critique amère de la société de consommation qui mène à la soumission au pouvoir. Dans ce restaurant temple de la cuisine à l’ancienne, tenu par un Bohringer qui fait un peu tâche dans le décor par un jeu trop hiératique qui sied mal à sa nature généreuse ; un mafioso local devenu le propriétaire fait de l'endroit soir après soir, le théâtre des humiliations qu’il fait subir à son entourage et principalement à son épouse qu’il semble avoir du mal à satisfaire sexuellement. Les scènes se déroulent en quatre endroits qui prennent chacun une couleur spécifique : Rouge vif pour la salle de restaurant, Vert bouteille pour les cuisines, Blanc blafard pour les toilettes et bleu métallique pour le parking. On se déplace en travelling d’une pièce à l’autre. La salle de restaurant est dominée par une immense toile du peintre flamand Frans Hals. On le voit, Peter Greenaway a un vrai parti pris esthétique. Le chef de bande joué par un magnifique Michael Gambon est tout à la fois odieux et capable d’une certaine affection pour sa femme qu’il semble avoir bien du mal à exprimer. spoiler: Celle-ci, jouée par la sublime Helen Mirren, tombe sous le charme d’un client lettré toujours seul à sa table. Le coup de foudre a lieu dans les toilettes lors d’une scène rythmée par la musique entêtante de Michael Nyman qui deviendra l’hymne des deux amants. Ceux-ci avec la complicité du cuisinier trop souvent humilié par son rustre propriétaire feront l’amour dans tous les recoins des cuisines. Nous avons alors droit à des scènes d’un érotisme tout à la fois débridé et raffiné. Il faut dire qu’Helen Mirren en guêpière damnerait plus d’un saint. spoiler: L’épisode des deux amants réfugiés dans la bibliothèque est grandiose d’émotion et de gravité. Conscients chacun qu’ils ne sortiront pas indemnes de leur histoire, les deux amants choisissent de jouir pleinement des moments qui leur restent. La fin est au diapason de tout le film : surprenante et sublime.
Phillip

Suivre son activité Lire ses 55 critiques

4,0
Publiée le 24/11/2013
spoiler: Vu sur DVD. Film qui marque durablement. Le voleur et sa femme sont remarquables. Les tableaux et la façon de filmer éblouiassants. Il parait que le film est avant tout une critique du thatcherisme, avec Spita représentant la classe dirigeante thatcherienne pillant le pays, les cuisiners représentant la classe ouvrière soumise aux puissants, les clients du Restaurant la classe élevée, complice même si elle peut se retrouver victime, et Helen Mirren symbolisant l'Angleterre, sous l'emprise de Thatcher, mais s'émancipant progressivement. Son amant, représente la Gauche, impuissante et se laissant humilier sans combattre (ses livres sont régulièrement jetés à terre par Spita). Même sans connaître cette interprétation, j'ai apprécié le film par son esthétisme et l'intensité des scènes
Estonius

Suivre son activité 191 abonnés Lire ses 3 019 critiques

5,0
Publiée le 06/06/2013
On ne ressort pas intact de la vision de ce film coup de poing. A la violence, voire au sadisme et à l'abjection de certaines situations répond l'érotisme parfaitement abouti des scènes avec Helen Mirren (absolument parfaite dans ce rôle). Et tout est transcendé par une réalisation hors du commun, l'utilisation de grands travellings et le travail sur les couleurs sans oublier l'excellentissime musique de Michael Nyman. Le rôle très particulier de Richard Bohringer (doté d'un accent français volontairement abominable) est très intéressant dans son évolution. Le film se termine en apothéose avec une fin géniale digne d'une scène d'opéra. ----- P.S. : Les comparaisons avec "La grande bouffe" lus ici et là sont totalement hors de propos, le seul point commun entre ces deux films géniaux est qu'on y mange beaucoup mais les propos sont totalement différents.
Moorhuhn

Suivre son activité 74 abonnés Lire ses 569 critiques

3,5
Publiée le 08/10/2011
Ah il divise ce film et ce pour bien des raisons ! Personnellement j’aime bien même si je ne hurle pas au génie. Force est de constater que ce film en a dans le ventre. C’est un hommage direct au théâtre, à la tragédie classique avec la formation d’un triangle amoureux, avec le cuisinier, une sorte d’arbitre. Visuellement c’est juste saisissant, la technique est orgasmique de par la virtuosité des plans et des mouvements de caméra mais pas que. Il y a un travail pictural très intéressant qui s’appuie sur la force des couleurs. La salle à manger du restaurant est d’un rouge vif, il y a ce côté infernal typique du diable dans ces lieux, les toilettes sont d’un blanc immaculé, une sorte de paradis dans cet univers sauvage. Certes c’est un peu trop démonstratif mais ça contribue au côté jouissif du film. Les acteurs sont excellents, j’ai particulièrement aimé Bohringer et Michael Gambon. L’un dans son rôle d’arbitre observateur, l’autre dans son personnage pourri jusqu’à l’os. Le film dispose d’une atmosphère particulière qui m’a plu mais que je n’ai pas totalement adoré. Il y a des choses qui m’ont irrité, le côté un peu trop sadique du film, le gosse blond qui chante (il méritait une paire de baffes !) et de manière plus générale le fait que Greenaway en fasse un peu trop mais dans l’ensemble ça reste vraiment bien, une curiosité à voir.
educomix@bluewin.ch

Suivre son activité 11 abonnés Lire ses 55 critiques

5,0
Publiée le 25/08/2008
Quand un réalisateur british génial, perfectionniste rabelaisien et peintre par dessus le marcher, réalise le meilleur de ses films autour du thème de la gastronomie, choisissant inévitablement un immense acteur français (Richard Borhinger) comme maître queue, mais traitant aussi des questions essentielles que sont la défécation, (les wc étant de blanc immaculé) la sexualité, la laideur incarnée par le bête et méchant Spica (Michael Gambon) et la pureté (le chant divin de l'angélique Pup). Des travellings qui font passer le spectateur dans des atmosphères les plus hétéroclites dans un décor qui pourrait être celui d'un théâtre, ajoutant ainsi à l'étrangeté de l'ambiance. Pour finir avec l'une des plus géniale scène de vengeance de l'histoire du cinéma.... ça donne un film exceptionnel. À revoir, puis à voir, encore et encore... avant et après!
Raw Moon Show

Suivre son activité 76 abonnés Lire ses 800 critiques

3,5
Publiée le 23/02/2014
Ravissement des 5 sens, ce film est une réussite depuis la composition de tableaux magiques jusqu'à cette intrigue au besoin culinaire ou carrément anthropophage pour amateurs éclairés ! Peter Greenaway est incomparable c'est vrai mais son cinéma n'est hélas pas accessible à grand monde… Dommage. Il aurait sûrement gagné à un moment de sa carrière à chercher à toucher un public plus large.
Parkko

Suivre son activité 66 abonnés Lire ses 2 011 critiques

3,0
Publiée le 16/10/2011
Il y a une maîtrise évidente de la mise en scène et de la photographie. Peter Greenaway est une sorte d'architecte visuel cinématographique. Pour lui, chaque plan doit être magnifique, travaillé, parfaitement cadré. Bref, on ne va pas lui reprocher ça, même si peut-être que certains seront agacés par cette recherche continue qui peut passer presque pour artificielle. Mais qu'importe, c'est tellement bien fait que pour moi c'est vraiment le point fort du film. Mais pourquoi ne pas accompagner sa mise en scène par un scénario plus inventif ? Dommage.
Karutso

Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 51 critiques

4,0
Publiée le 23/07/2011
Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant, de Peter Greenaway (1989). Je m'attendais à tout, sauf ça. Un film a voir ABSOLUMENT, tellement il est original et bon. La photographie est très bonne, la réalisation, dans sa globalité, est très bonne, la mise en scène est énorme, les deux musiques (deux tèmes principaux que l'on entend plusieurs fois pendant le film), sont magnifiques, les acteurs sont très bons (à noter Tim Roth et Richard Bohringer. Le premier étant très bons, mais on ne le voit pas asser pour dire qu'il est excellent, le deuxième,lui, l'est). De très long plans séquences et de très long travelling, qui demandent beaucoup de travail mais qui sont sublime et joussif. Chapeau bas pour la direction artistique (pour les coiffures, les costumes et les décors). Le scénario dans le fond est classique, mais très bien réhausser par le reste et par le sorte de huit clos dans lequel se passe l'histoire. 90% du film se passe dans un restaurant. Bref, du grand art.
kray

Suivre son activité 22 abonnés Lire ses 1 266 critiques

4,0
Publiée le 25/10/2010
Un remake de La grande bouffe par greenaway vous imaginez ? Un casting étrange ou se cotoie michael gambon et richard bohringer, oui oui ! On aime ou on aime pas greenaway, il n'y a pas de place pour deux avec lui, mais on ne peut l'ignorer ni nier son talent, faisant de lui, l'un des plus extravagants réalisateurs actuels.
stebbins

Suivre son activité 298 abonnés Lire ses 1 783 critiques

5,0
Publiée le 02/09/2009
Véritable splendeur visuelle, Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant est à mi-chemin entre la provocation excessive de la Grande Bouffe et la délicatesse stylistique de Barry Lyndon ( bien que les trois films n'aient - en définitive - pas grand-chose en commun ). L'oeuvre de Peter Greenaway joue constamment sur les contrastes - dignité et dépravation, finesse et vulgarité, douceur et violence, sensualité et brutalité - pour mieux nous retourner les sens. En ce sens justement, le travail sur les couleurs est impressionnant : toilettes immaculées en guise de Paradis Perdu, restaurant rougeoyant évoquant les terres du Malin, extérieurs d'un bleu saturé... Greenaway donne un relief pictural saisissant à son film ( l'auteur est réputé pour son passé d'artiste peintre ), tout en élaborant une étude minutieuse sur la condition humaine. Rarement un film aura capté avec autant de subtilités les limites entre lumière et ténèbres. Mais nul purgatoire entre les deux : simplement un impuissant cuisinier, témoin emblématique de l'esprit du film. Une oeuvre d'Art.
lanecdote

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 9 critiques

5,0
Publiée le 18/03/2009
Après une courte hésitation, ce film mérite bien ses 4 étoiles. Sans aucunes précautions et sans avoir lu son synopsis, il m'est tombé dessus par hasard, et que ce fut désagréable. Ce titre affriolant révèle une fresque agressive et morbide menée de main de maître. Authentique malgré la complexité des images, il effraie, dégoûte mais captive. Un étrange voyage de deux heures que l'on espère rêvé et qui laisse un amer goût de plaisir...dans la bouche!
chrischambers86

Suivre son activité 1035 abonnés Lire ses 10 060 critiques

3,5
Publiée le 16/03/2009
En dix jours et dix repas, dans un restaurant londonien ou se retrouvent les personnages du titre, le cinèaste Peter Greenaway dresse un festin macabre entre gastronomie et cannibalisme, esthètisme et perversitè! Greenaway voulait voir jusqu'ou on peut repousser les limites de ce qu'on peut regarder sur ècran avec une utilisation ingènieuse de la lumière et des couleurs! Le film est limite plus choquant que "La grande bouffe" de Ferreri, avec un Richard Bohringer, cuisinier angèlique et amoral et un Michael Gambon en voleur qui ètonne! Un singulier mèlange d'images baroques et insoutenables accompagnant une remarquable Hellen Mirren dans sa rèvolte! Obsèdante B.O de Michael Nyman...
elephantman

Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 141 critiques

5,0
Publiée le 17/05/2003
Un film très éprouvant qui ne se laissera pas regarder par les plus sensibles... Il "ose" des scènes parfois insoutenables, liant scatologie répugnante et sadisme pur et dur jusqu'à l'excès, peut-être... On ne peut qu'émettre des grimaces de dégoût devant l'obscenité extrême de cette oeuvre qui dépasse littéralement "La grande bouffe" dans le sadisme, mais qui, il est vrai, bénéficie d'une interprétation grandiose et de décors lyriques somptueux. Les comédiens sont, quant à eux, formidables et l'aboutissement final mérite de grandes éloges...
peter W.

Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 1 124 critiques

2,5
Publiée le 04/07/2017
Une réalisation baroque et outrancière avec des scènes marquantes, normalement j'aurai du aimé mais la scénarisation trop théâtrale ne m'a pas attiré et c'est un peu trop décousu.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top