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Les Chevaliers du ciel
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Les Chevaliers du ciel" et de son tournage !

Inspiré de la BD de Charlier et Uderzo

Les Chevaliers du ciel est une très libre adaptation des aventures de Tanguy et Laverdure, deux pilotes de chasse créés par les dessinateurs Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo, et apparus dans le premier numéro du journal Pilote en 1959. Le succès de la bande dessinée fut tel qu'une série télévisée, baptisée Les Chevaliers du ciel, vit le jour en 1967 avec Jacques Santi dans le rôle de Tanguy et Christian Marin dans celui de Laverdure.
Dans le film, ces deux personnages sont remplacés par les capitaines Marchelli et Vallois. Clovis Cornillac s'en explique : "Je crois que Gérard n'était pas très chaud pour adapter les personnages de l'époque, le côté un peu Pompidou, un peu vieillot... Depuis l'époque de "Tanguy et Laverdure", le métier de pilote a évolué, la technique a évolué, les enjeux et les menaces ont changé... Il semblait logique que Tanguy et Laverdure aient changé eux aussi."

La motivation de Girard Pirès

Pour Gérard Pirès, trois raisons motivaient son envie de réaliser ce film : le fait de traiter l'aviation en images, l'occasion de travailler avec des comédiens de qualité, et l'idée de faire un film où le jeu a une importance capitale. "Il y avait un petit côté "challenge" avec Top gun qui n'était pas pour me déplaire", ajoute le cinéaste.

Un casting hétéroclite

Ce film bénéficie d'un casting trois étoiles, composé d'acteurs aux horizons différents : Benoît Magimel, "un comédien assez "intérieur", à la nature réservée mais qui avait une vision très analytique de ce qu'il faisait" selon Gérard Pirès ; Clovis Cornillac "qui est un boulimique du tournage" ; Géraldine Pailhas "qu'on n'a pas l'habitude de voir dans ce genre de film" ; idem pour Philippe Torreton, "qui voulait depuis longtemps faire un film "entertainment" alors qu'on ne lui en avait jamais proposé" ; enfin Alice Taglioni, que le cinéaste a rencontrée quand elle était au théâtre. Le hasard a fait qu'elle avait beaucoup d'affinités avec le milieu de l'aéronautique, son frère étant pilote d'hélicoptère.

Un défi technologique

Avant même l'écriture du scénario, Les Chevaliers du ciel apparaissait comme un véritable défi lancé par Gérard Pirès et accepté d'emblée par la production : tenter de réaliser un film résolument moderne sans recourir aux effets spéciaux numériques et aux reconstitutions en 3-D, des prises de vue réelles capturant des scènes aériennes spectaculaires jamais montrées au cinéma.
Spécialement conçu à cet effet, un bidon de kérosène a servi de support d'intégration pour quatre caméras 35mm montées sur Mirage 2000, et susceptibles de filmer simultanément jusqu'à 50 000 pieds d'altitude et à la vitesse du son. Afin de recréer pour les comédiens les conditions de vol réelles en cockpit, un habitacle de Mirage 2000 a été entièrement reconstruit sur nacelle télescopique avec caméras intégrées.

Avec le soutien du Ministère de la Défense et de l'Armée de l'Air

Ce défi a été relevé avec le soutien exceptionnel du Ministère de la Défense et de l'Armée de l'Air française. Un soutien d'envergure : 12 semaines de tournage aérien durant lesquelles l'équipe put participer à plusieurs vols au-dessus du centre de Paris et à plusieurs dizaines de missions Mirage 2000 en compagnie des meilleurs pilotes de chasse des bases d'Orange et de Djibouti.

Un 14 juillet pour "Les Chevaliers du ciel"

Les Chevaliers du ciel ne chôment pas le 14 juillet. L'équipe du film a en effet profité du traditionnel défilé militaire sur les Champs Elysées en 2004 pour tourner certaines scènes. Dix caméras ont été placées le long de la fameuse avenue parisienne, quatre caméras ont été fixées sous un chasseur-bombardier Mirage 2000 et d'autres sur des hélicoptères. Gérard Pirès a également filmé les répétitions des Mirage, Transall, Alphajet et autres aéronefs qui survolaient les Champs Elysées.

Des vues aériennes rapportées par Eric Magnan

Le chef opérateur Eric Magnan était chargé de rapporter les images aériennes du film. Gérard Pirès se souvient : "Les premières prises de vue étaient très encourageantes, c'est-à-dire pas à 100% de ce que j'espérais pour le film. Je trouvais qu'il y avait juste un peu de mou, que c'était encore un peu trop contemplatif, un peu loin et les pilotes un peu timides ! Cela s'est rapidement corrigé, même hyper corrigé. J'ai impliqué Eric Magnan dans le tournage parce que je ne pouvais pas tout faire, qu'il est extraordinairement compétent et a une vision très synthétique. Nous avons collaboré comme deux techniciens très proches peuvent le faire, et cela s'est très bien passé."

Du voile gris aux G négatifs...

Clovis Cornillac se souvient des différentes phases par lesquelles il est passé durant son premier vol : "J'ai eu ce qu'on appelle le "voile gris", qui survient autour de 7G. On se retrouve écrasé dans le siège, on voit tout en noir et blanc, et après... on a très mal ! Mais il y a pire ! Ce sont les G négatifs, qui correspondent à une manoeuvre de l'avion, où le pilote pousse fortement sur le manche. Tout va vers l'avant, tout le corps semble vouloir sortir de lui-même par le haut. En gros, le cerveau pousse sur les yeux !"
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