Michael Winner et Charles Bronson après avoir tourné trois films ensemble dont le célèbre et très controversé "Un justicier dans la ville" sorti sur les écrans en 1974, se connaissent déjà très bien quand Menahem Golan et Yoram Globus contactent l'acteur pour qu'il accepte de reprendre le rôle de Paul Kersey, l'architecte pacifiste transformé en justicier impitoyable suite à l'agression sauvage par des délinquants de sa femme et de sa fille. Menahem Golan ambitionne de diriger le film mais Bronson impose Michael Winner. L'action est transposée de New York à Los Angeles où Paul tente de refaire sa vie en compagnie d'une journaliste (Jill Ireland) et de sa fille toujours profondément perturbée. Comme le symbole d'une criminalité qui a gagné en profondeur l'ensemble du territoire y compris les beaux quartiers de Beverly Hills, spoiler: le sort s'acharne une nouvelle fois sur l'entourage de Kersey. Mécaniquement le tranquille architecte endosse à nouveau son habit de vengeur mais cette fois-ci avec plus de discernement et de prudence, ne s'en prenant qu'aux agresseurs de sa fille et de sa femme de ménage . L'ensemble de la problématique autour de l'auto-défense et de la justice expéditive rendue par le peuple devant faire face à l'incurie des institutions ayant été exposé dans le film précédent, on s'aperçoit très vite qu'il ne faut rien attendre de neuf de ce côté-là. Pour donner l'illusion de ne pas se répéter, Michael Winner misant principalement sur la variation des décors, l'escalade de violence et les variations de mode opératoire d'un Paul Kersey de plus en plus marmoréen. Après un troisième épisode en 1985, Michael Winner laissera sa place à Jack Lee Thompson puis à Allan A. Goldstein qui réaliseront les ultimes séquelles d'une saga qui n'avait déjà plus de justification hormis financière. C'est donc l'échec public du "Justicier braque les dealers" qui sonnera le glas des sinistres déambulations de Paul Kersey. Contrairement aux sagas des films d'horreur de l'époque comme "Freddy", "Halloween" ou "Vendredi 13", qui sont régulièrement réactivées, le personnage de Paul Kersey semble bien avoir disparu avec son interprète dont la réputation d'acteur ajoutée à certaines de ses prises de position aura tout de même lourdement pâti de ce que beaucoup considérèrent à l'époque comme un dérapage honteux vers le conservatisme le plus rétrograde. Difficile d'affirmer le contraire.
Sorti en salles 8 ans après le 1er opus, "un justicier dans la ville n°2" est un calque fidèle de son prédécesseur. On y voit entre autres qu'être la fille de Charles Bronson n'est pas un métier d'avenir... Bronson y porte tout le film et confirme l'un des rôles marquants de sa carrière. Si on n'est pas trop révulsé par les thèses de la NRA c'est un très bon film d'action qui a bien franchi les années ce qui n'est pas le cas pour de nombreuses productions des années 80. A noter que comme dans le 1er ou le réalisateur Michael Winner avait confié la musique au légendaire Herbie Hancock, cette fois la bande originale est signée Jimmy Page, non moins légendaire guitariste de Led Zeppelin. Coup de chapeau spécial donc pour le soin apporté à la BO. ... 3.5 / 5
Un second volet plus cru, des scènes plus extrêmes, et un scénario aussi bien construit. De belles images et de belles cascades. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Décidément, Paul Kersey n'a pas de chance ! Paisiblement installé à Los Angeles, il accueille sa fille qui commence à sortir de sa catatonie. Et c'est le moment que choisissent des voyous pour violer et tuer sa fille et sa bonne... Notre architecte justicier expéditif va alors reprendre du service ! Malgré un budget plus élevé, et la présence du même réalisateur et de Charles Bronson, cette suite se révèle vite très médiocre. La trame décalque les bases du précédent volet, et se veut comme une histoire caricaturale de vengeance, sans la subtilité ou l'ambiguïté de son prédécesseur. Sans parler du fond puant prônant l’auto-justice. Côté acteurs, on oscille entre cabotinages et acteurs endormis, à l'image d'un Charles Bronson qui réagit à peine en découvrant sa fille morte. Question mise en scène, difficile de croire que c'est toujours Michael Winner derrière la caméra, tant le film est plat et sans identité visuelle. Cela est peut-être du à la patte de la Cannon, qui a racheté les droits de la franchise pour ce volet. Et dire que 3 autres films vont suivre...
La Cannon ayant repris le flambeau, il fallait forcément pousser tous les boutons à fond! Donc pour commencer deux grosses scènes de viols et de violence gratuites, mais qui prêtent plus à la moquerie qu'à l'effroi tant elles sont risibles. Ensuite, notre gentil héros (qui accumule les malheurs) va gentiment tuer tout le monde, comme un vrai pro, avec en prime la complicité de tiers personnes. Un film à la morale et aux intentions douteuses, bien éloigné du premier volet.
Si le premier était un film policier assez moyen, cette suite fait dans les scènes chocs particulièrement immondes et le racisme à tous les étages. Paul Kersey vit avec sa fille et sa nouvelle compagne à Los Angeles. Mais sa fille va de nouveau se faire agresser et violer et mettra à ses jours. Paul va ressortir les armes pour venger sa fille... La réalisation est légèrement plus réussie que dans le premier: le cadrage est plus propre, les prises de vues un peu meilleures, la mise en scène par contre est toujours aussi simple, les mouvements trop lisses et la profondeur de champ légèrement plus agréable. Le scénario est ultra répétitif, notre justicier va dézinguer des voyous (qui sont constitués à 99% de Noirs, quel coïncidence) toutes les 20 minutes. Aucun rebondissement, aucune originalité, c'est terriblement lent, le personnage de Bronson est devenu une coquille vide (il n'était pas excellent mais là, c'est vraiment ridicule). Mais outre cette histoire longue et sans intérêt, le pire est une scène de viol particulièrement immonde à à peine 10 minutes de film. Si dans "Irréversible" (donc je n'ai pas l’intention d'écrire la critique car je ne pense pas le revoir), la scène du viol est aussi très dure à regarder, elle est au moins en plan fixe et dure moins de 5 minutes (ce qui est déjà trop). Dans ce film, elle dure le double et les plans sont tellement variés qu'on dirait qu'on a pris plaisir à filmer cette atrocité. Filmer la violence je veux bien, mais pas avec plaisir. Les personnages sont ultra stéréotypés, c'est un véritable défilé de clowns conventionnels. Les acteurs surjouent beaucoup, même ceux du premier volet. Les dialogues sont vraiment crétins. La photographie a le même problème que celle du premier film: un ensemble plutôt bon mais la lumière est trop répétitive et les couleurs souvent ternes. Le montage reste assez fluide et efficace. Les décors sont très pauvres, les costumes de mauvais goût et la musique a mal vieilli. "Un justicier dans la ville n°2" est un film mauvais, voir dégoûtant.
Cette fois-ci, Michael Winner a laissé de côté la psychologie mais j'ai mieux aimé cette suite car il y a une véritable histoire de vengeance (j'étais resté un peu sur ma faim dans le premier). Charles Bronson tient la route, il faut le voir faire le justicier dans les rues de Los Angeles ! Certains parlent de clichés racistes mais moi personnellement, je n'en vois pas ! Il tue tout simplement de la racaille pour ce qu'ils font et non par ce qu'ils sont ! Ce thriller fait partie de mes deux préférés de la saga (l'autre c'est le troisième).
Un début de film assez couillu avec deux scènes très crues, l'une chez le héros et l'autre dans un hangar sordide...Un plan final qui évoque les héros vengeurs de certains comic-books et voilà, c'est à peu près tout ce que j'ai retenu de ce film...Papy Bronson joue de la gâchette, il retrouve (très) facilement les violeurs de sa fille et le final fight digne de Mortal Kombat est à mourir de rire... Le plus gènant, ce n'est même pas ça c'est plutôt l'inexpressivité de Charles qui ne montre aucune émotion, pourchasse les criminels comme s'il allait à la pêche, bref semble avoir tourné cette bande uniquement par besoin financier...De même les scènes avec Jill Ireland n'apportent rien et confinent même au ridicule...Voir la belle Jill faire pendant tout le film des aller-retour entre son appartement et celui de Charles, bon, on dirait que ça sert surtout à meubler un film assez court par ailleurs... Un nanar amusant, à ne surtout pas regarder en premier lorsque l'on souhaite se faire la filmo de Charles.
La série des justiciers dans la ville pourrait figurer parmi les nombreux nanars mais le problème vient de leur volonté d'être des films crédibles. Le scénario est éternellement le même et tenant sur un timbre poste. Bronson est totalement linéaire dans son triste jeu d'acteur et le film cumule les stéréotypes ou les facilités. Une perte de temps que de visionner n'importe quel épisode de cette série de films.
Une suite supérieure et plus étoffée que l'original. Là ou le premier nous laissait vraiment sur notre faim (les assassins ne sont jamais retrouvés, Kersey est muté... et voilà). Celui-ci est un authentique film de vengeance, on recherche les loubards un par un. Hormis l'insupportable et racoleuse scène de viol du début, cet opus comporte beaucoup plus d'action et de suspense que le premier, de quoi passer un moment sympa avec notre justicier préféré.
On reprend les bases du premier, on ajoute plus de violence et d'images crues, et on a "Un justicier dans la ville 2". Pas besoin de réfléchir, on prend un héros, on lui brise le cœur en lui arrachant ceux qu'il aime, et c'est parti pour un nettoyage nocturne dans les ruelles sombres de Los Angeles. Pas de soucis, les Vigilante Movies me plaisent, j'ai aimé le I et j'ai donc tout naturellement aimé le II !
Charles Bronson reprend son rôle de justicier dans ce deuxième opus, où l'action se déroule cette fois-ci non pas à New-York mais à Los Angeles . Les ingrédients qui avaient fait le succès du premier film sont à nouveau présents, avec moins de psychologie et plus de violence . Un choix assumé par Michael Winner qui fonctionne tout aussi bien et qui classe ce long métrage comme un sympathique policier de série B . A réserver quand même pour un public averti .
Huit ans après avoir foutu des roustes aux petits branleurs de la banlieue New-Yorkaise, le justicier Paul Kersey va devoir reprendre les armes et va de nouveau rendre la justice à sa manière. Cette fois, c’est sa fille qui passe à la trappe ! Et vous le savez tout aussi bien que moi, quand on emmerde un peu trop Paul Kersey, la sentence est irrévocable. Franchement, ce deuxième opus de la saga du justicier se serait appelé « Un justicier dans la ville bis » , il y aurait rien eu à redire. Ce deuxième volet, toujours réalisé par Michael Winner, reprend les mêmes ingrédients que son prédécesseur. La seule chose qui change, c’est le lieu où se déroule l’action. On passe de New York à Los Angeles. A part ça rien d’autre. Une vraie copie conforme. Et pourtant cela fonctionne toujours bien. Soyons honnêtes: n’est-ce pas simplement jouissif de voir le charismatique Charles Bronson dézinguer de la racaille à tout va? Moi en tout cas, ça me botte ! Je me souviens de certaines critiques (sur le premier opus) qui s’offusquaient de la violence du film et qui pointaient également le caractère réactionnaire. Et bien ce « Death Wish II », tape encore plus fort, notamment avec une certaine scène de viol qui fait beaucoup parler d’elle… Mais au final la morale est la suivante: les voyous passent et trépassent. Bronson triomphe. Bronson est invincible.
Après sa première et sulfureuse apparition en 1974, Paul Jersey"le justicier"( Charles Bronson ) est de retour en 1982! Le premier volet était certes violent mais très réaliste! La aucun réalisme! C'est toujours l histoire dun homme qui a perdu foi en la justice de son pays et qui va se lancer dans une quête vengeresse nocturne contre la racaille.... Sa fille est violée une 2 ème fois et sa nouvelle copine tuée, il a vraiment pas de chance Paul! Une suite inutile qui promène des clichés racistes et reactionnaires, Bronson na pas grand chose a changer de ses rôles habituels et ce n'est pas les répliques assassines(" Tu crois en Jesus- eh ben tu vas le voir très bientôt")qui vont améliorer sa prestation....Winner filme bien et c'est tout ..rien d'autre ..C'est vraiment le début de la fin pour Paul Jersey qui sera malmené bien pire que sa dans 4 autres suites vraiment .... Bref. Sa me fait mal de dire sa mais Bronson ,après ce film, ne va que faire des films nuls..Dommage car c'est un bon acteur.
Bon, d'un point de vue artistique et moral, c'est un très mauvais film. L' idéologie est douteuse, les images de violence et de sexe sont pour le moins racoleuses, la malédiction qui s'abat sur les proches de Paul Kersey est tout bonnement surréaliste mais moins que les hasards successifs improbables qui permettent à notre justicier de retrouver ses malfrats dans une ville aussi immense et peuplée que Los Angeles . Alors, pourquoi une si bonne note. Car c'est un nanar d'une drôlerie irrésistible et nous avons piqué des crises de fou-rire mémorables pendant ce film, même pendant la scène de viol. Du coup, on a passé un très bon moment, et j'en profite pour conseiller le 3, encore plus nanardesque, bien que s'assumant, lui, franchement dans la caricature du genre.