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Un visiteur
4,0
Publiée le 21 février 2018
Duel est le premier film réalisé par Steven Spielberg en 1973. Spielberg avait 21 ans à l’époque lorsque il a réalisé ce film pour une chaîne de télé Américaine. J’ai pu me procurer le Blu Ray pour pouvoir le regarder dans les meilleurs conditions possibles. Qu’en ai-je pensé alors ? J’ai vraiment beaucoup aimé ce film, et j’ai d’ailleurs été agréablement surpris en le visionnant. On sent déjà le talent créatif extraordinaire de Spielberg qui a réussi à pondre un thriller racontant une course poursuite entre deux véhicules de très grande qualité alors qu’il avait à l’époque: 10 jours de tournage (qu’il a dépassé jusqu’à 12 jours) et seulement 100 000 dollars de budget environ. La tension est juste excellente dans le film. La narration est très bien racontée, car la mise en scène la sert à la perfection, elle est vraiment propre. C’est tout simplement bluffant pour un premier film. Le fait d’entendre les pensées du héros est excellent. C’est d’ailleurs Dennis Weaver qui l’interprète, et il le fait vraiment bien, Spielberg savait déjà à l’époque diriger des acteurs comme il continuera de le faire tout au long de sa carrière. La musique est, même si assez simple, très bonne et le montage est tout aussi bon. Spielberg s’est beaucoup battu avec son producteur George Eckstein pour que le film ne soit tourné qu’à l’aide d’images réelles, sans jamais utiliser d’effets spéciaux. C’est un autre tour de force de la part de Spielberg. L’absence d’effets spéciaux lui offre d’ailleurs la possibilité d’être réellement créatif pour créer ses plans. Sur ce point, il touche encore une fois dans le 1000 en livrant une mise en scène très esthétique et beaucoup de plans très beaux à regarder. Je pense que c’est très important de voir ce film quand on est cinéphile. Ce métrage de 1973 est autant synonyme de réelle leçon de cinéma que de début de carrière d’un des plus grands réalisateurs de toute l’histoire.
Premier (vrai) film de Spielberg Duel partant d’un scénario très simple parviens pendant quasiment 1heures30 à nous tenir en haleine avec ce duel à l allure de combat à mort que dire de ce chef d’œuvre qui n’a pas déjà était dis?A La base simple téléfilm tourné pour un budget ridicule en seulement 13 jours (oui!) le succès critique fut tel qui fut adapter au cinéma, le plus impressionnant dans ce film c’est que malgré le manque de moyen est le scénario tenant sur un ticket de métro Spielberg arrive à nous tenir en haleine jusqu’à à la magnifique scène de fin, qui lança la carrière d’une légende du cinéma moderne avec un Dennis Weaver qui crève l’écran avec sa Plymouth vaillant,un monument du cinéma
Ce qui devait être à l'origine un banal téléfilm a connu un succès retentissant et a permis de lancer la carrière d'un des plus grands cinéastes de tous les temps, Steven Spielberg. Autant vous dire que ça change du téléfilm du lundi aprèm sur TF1, Spielberg livrant ici une oeuvre saisissante à ranger aux côtés des meilleurs films qui composent sa filmographie. Partant d'un concept simple, Spielberg propose un film qui se révèle captivant et sans temps mort, mettant les nerfs du spectateur à rude épreuve. L'intrigue se renouvelle sans cesse pour surprendre le spectateur et maintenir un suspense quasi hitchcokien. La mise en scène est un modèle de maîtrise et d'inventivité, Spielberg maniant à merveille son cadre pour maintenir constamment la tension. L'idée de ne jamais montrer le conducteur ni de révéler la nature de ses motivations rend ce film encore plus terrifiant et permet au spectateur de mieux s'identifier au personnage principal que Dennis Weaver interprète à merveille. Loin d'être un Spielberg mineur, ce film est au contraire un excellent long-métrage et un incontournable de son auteur.
Je ne sais pas ce que les gens ou la presse ont trouvé à ce film. Un scénario des plus basiques pour ne pas dire inexistants. Les seuls points positifs sont les quelques angles de caméras qui sont bien trouvés. En fait au début du film je me suis dit "bon la course poursuite commence à être un peu longue", si j'avais su que ça durerait tout le film j'aurais arrêté mon lecteur de suite !
Entre nous heureusement qu'on ne tue pas qqn parce qu'il nous a fait une crasse sur la route parce que sinon vas y avoir une sacrée chute démographique c'est moi qui vous le dit !
Revu avec grand plaisir ce premier film de télévision qui fit sortir Spielberg de l’ombre. Malgré son scénario hyper minimaliste, et l’absence d’explication à cette course poursuite, il est impossible d’oublier ce conte justement terrifiant parce qu’incompréhensible. Le début met en place une journée ordinaire et banale, symbolisé par l’appel téléphonique à la radio locale, d’un homme qui reste à la maison pendant que sa femme travaille et qui ne sait pas remplir sa fiche de recensement ! Denis Weaver, connu surtout pour ses rôles dans des séries TV, n’est pas un acteur inoubliable, le camion moche et crachant une fumée nauséabonde qui le poursuit est devenu lui une icône. Une sorte de HAL (l’ordinateur de 2001 chez Kubrick) terrestre qui s’emballe et devient menaçant. Tout l’art de Duel est de ménager une montée progressive mais inéluctable de la tension à partir de petits détails, de scènes banales qui vont commencer par une banale queue de poisson pour se terminer par une interminable chasse à la voiture. Le jeune Spielberg maitrise déjà une mise en scène dynamique, des prises de vues style bande dessinée, l’alternance des gros plans avec les panoramas des paysages désertiques. Dans un monde disparu, dans lequel les portables n’existaient pas, la moindre rencontre augmente le dilemme auquel est confronté ce représentant de commerce, héros malgré lui : ainsi la longue scène dans le café isolé de la station-service, le doute qui s’installe, la recherche du chauffeur invisible, quelle maitrise dans la sobriété ! Ou l’irruption d’un car scolaire en panne ! Aujourd’hui, on ferait techniquement plus fort, mais l’idée de départ reste géniale !! Spielberg vient de démontrer son immense à talent à raconter des histoires avec une âme d’enfant. Si Duel n’est pas un chef d’œuvre, ce film reste une pépite rare, qui n’a pas perdu de son impact émotionnel. TV2 - novembre 17
Certes, pour un premier film, “Duel” peut être considéré comme une réussite. Cependant, je ne peux m’empêcher de penser à certains côtés qui rendent le déroulement de l’intrigue invraisemblable, voire franchement naïve. Les films qui suivront celui-ci sont bien plus crédibles du seul point de vue de l’intrigue. En conclusion, c’est bien filmé, on s’attache facilement à ce pauvre conducteur du dimanche, mais si vous cherchez quelque chose de réaliste, vous serez un peu déçus.
Un film prenant qui propose un. suspens fou et la fin... la fin est horrible elle laisse énormément de questions ! L' ambiance est très stressante c'est un bon film
Pour ma part l ayant découvert ce soir le scénario est d une banalité et beaucoup d' incohérence ce film fait passer le temps mais sans plus ...je mets 2,5 en guise d' encouragement pour ce jeune réalisateur ,il mérite a etre connu ( humour ) !
Peu de moyens, rien de spectaculaire, et pourtant quel effet ! Sans chercher à nous impressionner, Spielberg nous offre ici la quintessence du suspense : un représentant de commerce seul sur des routes monotones et désertes, un chauffeur de semi remorque psychopathe. Évidemment nous ne sommes pas à l'ère du portable.Juste deux hommes et leur machine, pour un duel génial, aux détails réglés et sans accroc, pas de musique perturbatrice. La simplicité même au service de l'efficacité.
Nous ne sommes pas en présence d'un film, mais bel et bien d'un téléfilm. Son succès d'audience fut tel, qu'il fut porté aux grands écrans. Bien que destiné à la télé, cet objet montrait déjà les aptitudes de celui qui allait devenir l'un des meilleurs cinéastes contemporains : un certain Steven Spielberg. Et il faut bien avouer que Spielberg a été d'ailleurs très culotté, encore inconnu (ou très peu connu), sans réalisation à son actif, celui-ci opte pour filmer un simple course poursuite entre une voiture et un camion citerne transportant de l'essence. Il ne fallait vraiment pas rater son coup. Et Spielberg ne le rate pas. En effet, le cinéaste sait parfaitement où il veut aller, et comment il veut y aller. Et mieux encore, il fait preuve d'une très belle science du dosage en injectant du suspense pile au moment où il faut. C'est donc sans le moindre ennui que l'on suit ce chassé-croisé routier, dont Denis Weaver est la victime malheureuse poursuivie par un routier dont on ne voit jamais le visage. Vu le contexte, le sujet choisi et le budget minimal accordé, « Duel » est une très belle réussite.
Un grand classique du cinéma, ou l'art de créer du suspens sur un non évenement . Ce film est de fait un marqueur dans l'histoire du cinéma, et cette piste de l'épouvante "Soft" , sera beaucoup travaillée par la suite. Mais il faut reconnaitre à Speilberg le génie d'avoir été le premier à oser. Une réussite.
Il faut dire ce qui est, Spielberg fait preuve de maestria vis à vis de ce soit disant "télefilm" qui se révèle aussi efficace et maîtrisé qu'un véritable film de cinéma. La mise en scène est déjà plutôt inventive et surtout très inspirée. Le postulat de base est très simple mais le développement scénaristique ainsi que les choix de Spielberg parviennent à captiver le spectateur. J'ai tout de même noté quelques temps morts et plusieurs passages qui peuvent se révéler répétitifs. Néanmoins, j'ai passé un très bon moment devant cette première oeuvre du cinéaste américain et ne peut que la conseiller.
Réussir à créer un suspense en ne voyant qu'une voiture et un camion à l'écran, cela reste une prouesse ! Film culte qui vieillit très bien comme le bon vin.
Le synopsis du film paraît très simple, car l'histoire n'est pas très original. Mais c'était sans compter sur le génie qu'est Steven Spielberg, qui nous donne à voir un film haletant, angoissant... On comprend rapidement sa nomination au Golden Globes 1972 du meilleur téléfilm.