Il est extrêmement rare que je sois obligé de lire les critiques avant de rédiger la mienne mais là ce film m'a tellement laissé une impression de malaise, d'intention mal placée et d'ennui que j'ai voulu comprendre un peu plus. Globalement les critiques, en particulier des professionnels, sont assez unanimes et soulignent l'esthétique, la finesse des détails et la précision de la réalisation pour nous emmener sur de fausses pistes et la notion de passage qui semble être le sens du film. Hélas, si intellectuellement je peux comprendre ces explications, je suis très loin de ce que j'ai ressenti en tant que spectateur. La première impression est l'ennui devant un film très lent et une façon exagérée presque manièrée de s'apesantir sur des plans ou des détails au nom d'un certain esthétisme mais aussi d'une mise en condition du spectateur. Mais l'impression dominante est surtout un doute permanent, une impression malsaine de final qui confirmera mon appréhension. Appréhension que cette école pensionnat isolée en pleine forêt et qui ne comporte que des groupes de très jeunes enfants filles, ne soient en fait un réservoir, une préparation à alimenter un réseau de pédophile. Enseignement essentiellement centré sur la danse et la nature, on place le spectateur en voyeur quasi permanent de corps de jeunes filles pré puberes quasiment nues ou en petite culotte ou en jupe mini mini blanche. C'est malsain, dérangeant et tout nous amène à redouter le pire, le soi disant fameux piège habilement orchestré par la réalisatrice. Le problème est que ce film doit au passage être un régal pour les vrais voyeurs pervers voire un excitant. Le final apparemment très symbolique ne nous apporte pas beaucoup au niveau de l'intérêt et de la compréhension. A signaler Marion Cotillard dans un rôle bien fade et énigmatique de professeur de danse.
Vu sur OCS ce soir, l'affiche était intéressante avec Hélène de Fougerolles et Marion Cotillard. J'ai pensé que j'allais voir un "thriller à la française" comme nous savons en faire.
Au final... 120 minutes d'ennui, il ne se passe strictement rien dans ce film du début à la fin, l'ambiance malsaine n'ajoute rien au film qui est dénué d'une quelconque intrigue.
Est-ce que filmer des fillettes en petite culotte était le but de la réalisatrice ? Cela pourrait être le fantasme condamnable d'un réalisateur pervers mais lorsqu'il s'agit d'une femme qui réalise le film je ne comprends pas !
Ceci dit il est aussi difficile de comprendre pourquoi un être qui a été violé dans son enfance va parfois reproduire cela à l'âge adulte et créer une ou plusieurs nouvelles victimes.
On pourrait penser que ce film dénonce quelque chose... J'attendais cela mais rien.. puisqu'en faits il ne se passe rien !
Il s'agit sans doute un exutoire pour la réalisatrice, qui doit être la seule à comprendre et apprécier ce film. Si cela lui a fait du bien et lui a permit de recouvrer la paix je ferai l'impasse sur les deux heures de ma vie que j'ai perdu à cause de ses traumas !
Passé totalement inaperçu à sa sortie confidentielle sur Paris, Innocence est pourtant un premier film très intéressant par l’univers décalé et poétique qu’il propose. Si le rythme est globalement lent, le film passe relativement vite vu le peu de choses qui s’y passe. On reste intrigué par cette narration elliptique qui ne cherche pas à prendre le spectateur par la main. Le métrage peut donc se lire comme une vaste métaphore du passage de l’enfance vers l’adolescence. Il s’agit ni plus ni moins qu’une description à hauteur d’enfant – et en l’occurrence ici de petite fille. Lorsque l’on est enfant, le monde nous apparaît souvent inquiétant, mystérieux et fréquemment incompréhensible. L’adolescence constitue ainsi une réelle ouverture vers l’autre, tout en étant un éveil à la sensualité. C’est ni plus ni moins ce que cherche à développer la réalisatrice à travers cette histoire finalement assez simple, pour peu qu’on se laisse glisser dedans. A noter une réalisation superbe à base de plans fixes et de cadrages savamment étudiés. De la belle ouvrage en somme.
Plutôt joli dans la forme avec des plans fixes très bien composés, "Innocence" est assez hermétique dans le fond : ce récit suivant l’éducation de jeunes filles ne semble pas mener à grand chose, le mystère, très présent, n’amène aucun enjeu ni climax, bien que le drame de l’isolement et de l’enfermement soit parfois touchant.
Étrange et mystérieux c'est un constat de base. Ensuite il y a la magie et la douceur, l'inquiétude du silence aussi. On ne peut éviter le rapprochement très subtil des princesses enfermées par le géant Kotchei dans le conte russe "l'oiseau de feu". Pourquoi sont-elles là , que font-elles et question essentielle: qui sont-elles? Elles sont comme les princesses du conte, dans un jardin féerique entouré d'un grand mur que va escalader un jour le prince (ici l'institutrice??) Mais cette explication posée, on s'en échappe assez vite pour profiter du charme bucolique des images toutes pleines de sens s'adressant à l'imaginaire et non à la raison, au cerveau fondamental de l'homme et non à intellect formaté par une vie quelconque, à son esprit naïf et innocent. Il y a forcément aussi l'explication de la forêt des contes: ce qu'on y trouve n'est pas toujours ce qu'on espère et ce qu'on imagine fait parfois peur et devient angoissant.
Le premier métrage de la compagne de Gaspar Noé à la ville, instille une ambiance surréaliste, voire fantasmée. Ces jeunes demoiselles toutes de blanc vêtues qui évoluent dans la nature sans présence masculine semblent heureuses de prime abord même si certaines aimeraient sortir au plus vite. Alors sont-elles ici pour préserver leur innocence ? Sont-elles séquestrées par des messieurs riches et pervers les destinant à un futur plus qu'indélicat, un peu comme dans le sulfureux "Salo" de Pasolini ? Ou bien font-elles partie intégrante d'une nouvelle méthode pédagogique comme le suggérait la nouvelle dont le film est une adaptation ? Peut-être encore n'est-ce qu'un étape intermédiaire avant d'atteindre un autre univers, une sorte de renaissance comme le suggère Zoé Auclair (Iris) dans son interview ? A moins que tout ceci ne soit qu'un rêve ? Il faudra donc attendre les ultimes instants pour avoir une réponse... ou pas ! Quoi qu'il en soit, ce film est singulier au possible et se laisse regarder jusqu'au bout malgré certaines scènes que d'aucuns pourraient trouver répétitives et quelques longueurs car la curiosité l'emportera malgré tout ! De plus, les jeunes actrices sont formidables de naturel et d'ingénuité, à l'instar de celle interprétant Bianca.
Etrange et beau film français créée par un femme. Dans un domaine étrange, entouré de hauts murs, peuplé d'arbres, des fillettes vivent pratiquement seules et apprennent quelques leçons, dont la danse. Peu d'adulte, les fillettes vivent entre elles dans une grande demeure. Filmé d'une façon très professionnelle, des images poétiques ici et là qui n'apportent rien à une intrigue qui reste bien mystérieuse. La forêt et les arbres sont très bien filmés (dominance du vert), les fillettes en blanc. On ne s'ennuie pas, on attend que quelque chose se passe et le film prend un aspect fantastique. La fin est bien venue avec la scène du train sous-terrain et des paysages urbains. Mais quel est la symbolique du film ? Peut-être la fin de l'enfance ?
"Innocence" est un film d'un autre temps qui m'a fait penser au "Pique-nique à Hanging Rock" de Peter Weir. Injustement descendue par la critique, cette oeuvre signée Lucile Hadzihalilovic, la femme de Gaspar Noé, est étrange, envoûtante, malsaine. La tension est palpable. On est pris dedans comme dans un thriller, on a envie de savoir. De cette fable poétique, les images sont sublimes, les actrices justes. Un film français aussi étonnant qu'inclassable.
Je suis partager sur ce film. Je le trouver esthétiquement très beau, poétique. Je trouve la tension instauré tout au long du film très bien mené on a envie d'en savoir plus à chaque minute du film! Mais la fin m'a tué! spoiler: On ne sais tout simplement rien du tout! J'ai lu que le livre d'origine était aussi comme ça mais je trouve ça horrible, on ne comprend pas plus à la fin qu'au début! Je déteste ça.
Et bien a part si on aime regarder des petites filles en slip pendant 2h...je sais pas ce qu'on peut trouver à ce film. Meme les fans de cotillard, que j'ai eu la surprise de voir dans ce film ne seront pas ravis de cette apparition inutile ou l'"actrice" a l'air de se faire plus ch*er que nous, j'imagine qu'il fallait bien payer les factures....
Quelque part dans une forêt, se trouve une école. Isolées du monde, de très jeunes filles apprennent la danse et les sciences naturelles…
Premier long-métrage pour la réalisatrice Lucile Hadzihalilovic après s’être fait la main sur plusieurs courts-métrages et moyen-métrage (La Bouche de Jean-Pierre - 1997). Ici, elle adapte la nouvelle "Mine-Haha, ou l'éducation corporelle des jeunes filles" (1888) de Frank Wedekind et nous entraîne dans un monde étrange, coupé du monde réel où des fillettes de 4 à 12 ans vivent en autarcie.
Innocence (2005) est un film lourd de symboles (la chrysalide et le passage de l’enfance à l'adolescence) et assez incompréhensible car finalement, au bout des 120 minutes que compte le film, beaucoup de questions qui nous tiraillait n’auront trouvé réponse (qui sont ces jeunes filles ? Sont-elles mortes ? (elles arrivent toutes dans un cercueil), Ont-elles été kidnappées ? Pourquoi sont-elles livrées à elles-mêmes et pourquoi assistent-elles à seulement deux cours ? (les sciences naturelles et la danse), Pourquoi n’y a t-il aucun homme ? Quelle est cette école ? Est-ce une organisation secrète, un réseau pédophile ou lié à la prostitution infantile ?).
Le film baigne littéralement dans une ambiance assez pesante et qui ne cesse de nous questionner sans jamais apporter la moindre réponse. Sans parler de la mise en scène complètement amorphe et lénifiante (le film dure 2h et aurait gagné à être resserré). Bref, il ne manquait plus qu’une histoire à raconter au lieu de laisser (ou d’abandonner) les spectateurs à leur triste sort, les laissant interpréter à leur manière ce que la cinéaste a bien voulu nous dire...
Malgré cela, il faut néanmoins reconnaître les très beaux décors dans lesquels évoluent les jeunes filles, ainsi qu’une distribution très réussie où l’on retrouve Marion Cotillard, Hélène de Fougerolles, ainsi que la jeune (et prometteuse) Bérangère Haubruge.
Nul et non avenu, ce film distille deux heures d'ennui qui peuvent ravir peut-être les pédophiles en herbe... Madame Hadzihalilovic a dû recevoir l'aide d'un producteur sourd et aveugle ou de quelconque subventions généreuses... Je ne saurais trop lui conseiller de retourner à son évier et d elaisser le cinéma à ceux qui savent en faire...
Si Lucile Hadzihalilovic avait pour ambition de tourner un film étrange et mystérieux , force est au moins de lui reconnaitre qu'elle y soit parvenu . Poussé au comble du contemplatif , ce film dépeint la vie de très jeunes filles (entre 6 et 13 ans) dans ce qui semble être un pensionnat complétement isolé du monde dans lequel leur sont enseignés essentiellement (apparemment) des arts corporels . Les journées sont rythmées par le sport , la danse , les loisirs dans la forêt et la contemplation de la nature . Arrivées mystérieusement dans des cercueils , les fillettes passent là quelques années "cloitrées" (cf le mur d'enceinte) avant d'être "rendues" au monde oserais-je dire "réel" vers l'âge de 13 ans . Sur le fond , faut il y voir là le traitement du passage de l'enfance (6 ans) à l'adolescence (13 ans) ? Le film pourrait se voir comme un hymne à une période de pureté des petites filles , pureté seulement compromise et perdue à jamais au moment de la puberté . Devenues "impures" , ces fillettes devenues jeunes filles n'ont donc plus leur place dans ce lieu ... Sur la forme , les images sont magnifiques et les longs plans fixes suggèrent le rêve , le bien être d'une vie sans souci , la sérénité . Certes le but final du film reste bien nébuleux mais voyons cela d'un côté positif : cela laisse loisir à chaque spectateur de se faire sa propre opinion ! Ceux qui se laissent charmer par la poésie globale du film y trouveront leur compte . Les autres pointeront du doigt une absence de rythme , un jeu d'actrices (puisqu'il n'y a pas d'hommes dans ce film) assez terne et un scénario incompréhensible . Les plus virulents et mal pensants s'offusqueront évidemment des cadrages permanents au ras de jupettes bien trop courtes (qui font qu'on ne manque jamais rien des dessous des fillettes) et de scènes un peu trop souvent déshabillées et pas forcément justifiables au premier abord . 3 étoiles pour le côté poétique d'un film dont j'ai préféré oublié les côtés négatifs pour ne garder que le charme général qui s'en dégage ... Mais un film qui à coup sûr suscite la polémique ...
je ne sais pas trop quoi pensé de film, qui est long certes mais on ne voit absolument pas le temps passé. une très belle histoire; mais cependant on reste sur sa fin, beaucoup de mystères ne sont pas résolus, on nous laisse en suspend, et finalement on ne sait pas à quoi rime toute l'histoire depuis son commencement... et c'est assez désagréable en fait. Les jeunes actrices ne sont pas toutes bonnes.