Brazil
On ne rit jamais à gorge déployée, mais par légères secousses. La vie aquatique se laisse porter par l'écume de ces cahots.[...] Un croisement entre une franche comédie populaire et une autre vision du rire, plus trouble, en apnée.
Ex. : J. Edgar, Pathé, Gaumont, 69001, Marseille...
Attention, chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutes les notes attribuées sont remises au barême de Allociné, de 1 à 5 étoiles.
On ne rit jamais à gorge déployée, mais par légères secousses. La vie aquatique se laisse porter par l'écume de ces cahots.[...] Un croisement entre une franche comédie populaire et une autre vision du rire, plus trouble, en apnée.
Impossible de séparer réalisme et fantasmagorie dans un film où les effets les plus incongrus relèvent toujours d'un pur réalisme affectif ou mental : d'où le comique bouleversant de cette Vie aquatique, d'où surtout la nécessité absolue de ce burlesque libre et versifié, oeuvre de métronome et de fou (mi-Keaton mi-Rozier) désormais la propriété exclusive d'Anderson.
On se balade dans une parodie charmeuse et nonchalente, une vraie comédie dont le refrain est "rien de tout ça n'est vrai".
Voir la critique sur www.lexpress.fr
La sympathie qu'on ressent pour les personnages s'accentue d'autant qu'on devient comme eux, énergumènes, tous attachés à une idée fixe mais incapables de la suivre jusqu'à son terme, emportés par la distraction, les vents contraires, le Campari et l'incohérence échevelée du projet.
Sur le fil périlleux qui sépare dérision et douleur, amour et égoïsme, honnêteté et jeu, Anderson réussit à faire avancer ses personnages, sans jamais se prendre trop au sérieux, en se moquant beaucoup, mais aussi en s'attendrissant.
La vie aquatique choisit l'anecdote, le brio bricoleur, pour mieux s'en libérer et porter son imaginaire à ébulition. Wes Anderson est un cinéaste dialectique.[...] L'impassibilité enchaîne joyeusement sur l'épique, le merveillleux, l'héroïsme miniature.
Voir la critique sur www.lefigaro.fr
De bout en bout, sa comédie burlesque et délicieusement décalée ne cesse de surprendre. Impossible d'anticiper sur le développement de l'histoire qui ne suit qu'une " logique " : l'esprit absurde et incohérent du héros, Steve Zissou (!!!), clone frappadingue et mégalo de Jacques-Yves Cousteau.
Qui n'entre pas dans son jeu sera vite déconcerté puis agacé sans doute par un état d'esprit qu'il n'est pas évident de partager. Dommage, car on peut plutôt, dans le sillage de Bill Murray, Owen Wilson, Cate Blanchett, Anjelica Huston, (le beau casting que voilà !) se laisser prendre à la fantaisie délirante d'un imaginaire jamais à court de ressources dans l'incongru et la poésie. Et plonger de plaisir.
Avec ses airs de récit d'aventure, La vie aquatique est un film trompeur. Il se révèle à retardement, et c'est parfois longtemps après sa vision que certains gags ou situations révèlent toute compléxité.
Voir la critique sur www.studiomag.com
Ne vous laissez pas secouer par l'écume de clins d'oeil et de blagues pinces-sans-rire que ce film laisse dans son sillage. Accrochez-vous au bastinage car vous allez tout simplement accoster l'univers le plus singulier que l'Amérique ait produit depuis Tim Burton. Des personnages croquignolets défendus avec dignité par un casting de très haut vol.
Cette loufoquerie - qui risque de laisser certains perplexes - n'est jamais loin de la tristesse. Rien n'est dramatisé mais tout va plus ou moins de travers, de mal en pis.[...] Jusqu'à ce que, merveille d'artifice cinématographique, l'océan ne rende à cette humanité désenchantée le spectacle miraculeux de la beauté du monde, et l'extase enfantine qui va avec.
Il y avait la poésie dévalée de Tim Burton, il faudra maintenant compter sur celle de Wes Anderson, dont le quatrième film est tout simplement un ravissement.
Voir la critique sur www.cinelive.fr
Quelle déception ! [...] D'autant que Bill Murrey est encore plus expressif en creux, drôle en triste et digne en toutes circonstances que dans Lost in Translation. [...] Du scénario confus et du manque d'humour des situations, étirées ad nauseam, ainsi que la plupart des dialogues, qui clignotent avec insistance leur deuxième degré, et ratent l'impact.
Autant dans sa touche de désespoir heureux que dans le burlesque triste, La Vie aquatique trouve vite ses limites. Au-delà de quelques situations où la jubilation enfantine de ce monde réalisé se fait drôle ou émouvante, les images d'Anderson finissent par être vouées à leur propre finitude, à la production d'un système qui génère sa seule entreprise esthétique figée.
La critique complète est disponible sur le site Fluctuat.netAvec La vie aquatique , le réalisateur Wes Anderson [...] sabre aujourd'hui un peu plus le mythe, pourtant très sérieux du commandant cousteau. Comme dans tous les long-métrages signés Wes Anderson, les personnages [...] sont tous au final des adultes ayant mal grandis...
Wes Anderson [...] nous entraîne dans un tumultueux voyage aux frontières du réel, avec des poissons imaginaires et cocasses. On s'amuse même si l'histoire traîne un peu en longueur.
Le film fuse dans tous les sens comme l'air d'une bouteille de plongée pércée, mais les bulles ne nous chatouillent pas au point de nous faire rire. Cette "Vie aquatique" stagne, ne trouve pas son rythme [...] Reste la musique de David Bowie joliment recyclée en bossa-nova et brillament intérprétée par Seu Jorge.
Surestimée jusqu'à l'excès aux Etats-Unis, cette comédie décalée nous laisse penser que Wes Anderson était peut-être l'homme d'un seul film, l'excellent Rushmore. Encore moins abouti que La Famille Tenenbaum, ce troisième long métrage intrigue quelques minutes, avant de lasser puis d'exaspérer.
La critique complète est disponible sur le site Positif...on se dit que ça doit être forcément drôle... au huit centième degré. Parfois, ça marche [...], parfois le micmac est tellement artificiel que le manque d'oxygène lui est fatal.
Ici, la gravité des personnages est constament mis à mal par l'agitaton des gags et l'empilement des scènes. Reste tout ce qu'il y a autours (Fellini, les poissons imaginaires, les reprises de Bowi en portugais), et c'est déjà beaucoup.
La critique complète est disponible sur le site Score
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De Eric Toledano, Olivier Nakache
Avec François Cluzet, Omar Sy
Comédie
De Gilles Balbastre, Yannick Kergoat
Avec Arlette Chabot, Laurence Ferrari
Documentaire
De Måns Mårlind, Björn Stein
Avec Kate Beckinsale, Stephen Rea
Action

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