Dennis Quaid a-t-il l'étoffe d'un héros de film d'action ? Depuis Le Jour d'Après, on se dit que oui ... Et le Vol du Phoenix le confirme, car il a ici cette touche de désinvolture et de crédibilité qui le rapproche plus d'un Harrison Ford que d'un Sylvester Stallone ! Ajoutez à cela une histoire qui tient la route et des personnages plutôt bien dessinés et surtout bien incarnés (le casting compte entre autres Hugh Laurie, Miranda Otto et surtout Giovanni Ribisi, excellent), et vous obtenez un film d'action classique, très efficace où l'on a jamais vraiment le temps de s'ennuyer. La scène de crash et le final apportent quant à eux leur part de spectaculaire, sur fond de carte postale (le désert de Gobie est très cinégénique)... Voilà longtemps que notre soiffe d'efficacité pure et dure n'avait pas été satisfaite avec autant de brio !
Un peu creux...tout est axé sur la reconstruction de l'avion, et c'est dommage car il ne paie pas de mine. Les jours passent à une vitesse extraordinaire. L'aspect psychologique n'est pas au rendez vous, à croire qu'ils savent qu'ils vont s'en sortir. Le film a été fait pour être spectaculaire, soit, mais hormis le crash le compte n'y est pas.
Ce film d'aventure est rempli d'incohérences et de facilités scénaristiques. Avec des dialogues insipides et des personnages stéréotypés, il n'y a pas grand chose à tirer de tout cela. L'idée du film, certes intéressante, n'est même pas du réalisateur puisqu'il s'agit d'un remake du film de Robert Aldrich "Le Vol du Phénix" de 1965. Le seul moment vraiment intéressant du film se situe à la fin quand l'avion construit vole enfin. Quel soulagement pour le spectateur d'en avoir fini avec ce presque navet.
Quand un scénario n'est pas terrible, on essaie de le compenser par de l'action et du suspense, ... Ici, rien du tout. Le réalisateur pense vraiment que les spectateurs vont croire qu'on peut reconstruire un avion avec les restes d'un avion écrasé. Et comme par hasard, l'avion décolle lors de la dernière chance. Je mets quand même deux étoiles pour la scène du crash.