Le Privé
Note moyenne
3,8
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CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juillet 2019
Le début m’a vraiment amusé, puis je me suis gentiment lassé et j’ai fini par sombrer peu avant la fin dans un léger sommeil... Qu’écrire de plus si ce n’est que le film de Robert Altman est bien trop inégal mais que la nonchalance de ce Philip Marlowe des "seventies" doit tout à la délectable interprétation d’Elliot Gould.
philippefleury
philippefleury

5 abonnés 111 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 décembre 2018
J'aime bien Philip Marlowe et son interprète Elliot Gould est sympathique. Mais le film a pris un sacré coup de vieux. L'intrigue est mollassonne et obscure, les personnages manquent de subtilité. Au moins on n'a pas les fusillades, les courses poursuites et les litres d'alcool qui caractérisent les polars américains d'aujourd'hui. On peut de passer de voir ou revoir.
Christian M.
Christian M.

2 abonnés 154 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2017
Un bon début de film cynique et désabusé bien dans la veine pessimiste d'Altman, malheureusement le reste ne suit pas et on s'ennuie quelque peu.Eliot Gould est parfait en détective privé looser mais le scénario se traîne et s'avere peu captivant.Quelques éclats de violence ponctuent un film qui laisse un sentiment d'inachevé.
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juin 2017
une bonne atmosphère un air désabusé et cynique, bien-sûr l intrigue est secondaire mais c est plus les seconds rôles et l ambiance qui compte et nous reste après. pas déçu et plutôt plaisant
TTNOUGAT

702 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mai 2017
Le début est plus que prometteur… Bien filmé et très original, Philip Marlowe réveillé à 3 heures du mat. par son chat affamé, se réveille, allume sa première cigarette (il ne les quittera plus) se lève (il dormait habillé avec ses chaussures) et va au super marché chercher la boite d’aliments espérée. Rupture de stock, le vendeur lui en conseille une autre. De retour il se dissimule aux yeux du matou et transfère le contenu de la boite apportée dans une vide ayant contenu celle réclamée…Ruse éventée; le chat n’en veut pas et se sauve…On comprend alors que c’est un ''loose''r trop gentil que même son chat quitte. La suite ne sera plus hélas qu’un long pensum car se vouloir être créatif est une chose mais tenir la distance une autre et Altman n’y arrivera pas. En dehors de Nashville, qui s’en passe avec bonheur, le réalisateur ne pourra jamais conclure ses idées qui resteront inachevées ou inacceptables comme ici avec le crime final.
Gerard M
Gerard M

16 abonnés 78 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2017
Sans comparaison avec les autres rares bonnes adaptations du personnage de Marlow , qui elles , là c'est sur , ont pris un petit coup de vieux ( confirmant ce phénoméne du temps qui passe et qui dévaluent auprés de spectateurs jeunes ces grands classiques de notre Cinéma : Hitchcock lui même prend de sacrées rides - à part les Oiseaux et Psychose - par leur rythme , mais surtout nos grands maitres du cinéma noir et blanc ...malheureusement . Le Cinéma évolue tant ! .Voir les notations parfois aberrantes sur Allo ciné !!) le film d' Altman , lui , avait trente ans d'avance ! C'est une merveille : le choix d' Elliot Gould d'abord , Marlow idéal , moins stigmatisé que ses précésseurs , puis la mise en scéne avec ces trois parties distinctes , comme dans un Opéra moderne , la dernière , fantastique , étant la plus lyrique . Quelle intelligence dans la réalisation , avec la pointe d'humour qui caractérise les oeuvres de Chandler et d' Altman ! Un grand , grand moment de Polar classique , un vrai Série Noire orné qui plus est de superbes couleurs .
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 octobre 2016
Je suis bien trop attaché au roman noir, dont The Long Good-Bye du maître Raymond Chandler est l'un des piliers littéraires, pour entrer totalement dans cette relecture désabusée du genre, marotte habituelle de Robert Altman. La fin (seul moment qui m'ait véritablement percuté, à part une ouverture très réussie, débonnaire et vénéneuse) confirme à elle seule la volonté totale de se démarquer du roman. Dans celui-ci, si Marlowe était malmené et parfois en retard sur les événements, il lui restait face à l'univers d'une noirceur labyrinthique où il se débattait comme un coup d'avance au niveau le plus essentiel : s'il ne pouvait rien changer au Mal, Marlowe savait s'en prémunir, où placer sa confiance, et comment reconnaître la marche à suivre. C'est l'une des facettes du personnage littéraire et peut-être ce qui le rend aussi admirable ; il n'est capable que de parvenir à la vérité, pas de changer celle-ci, mais possède malgré certaines failles une immunité contre le Mal, une vigilance payante pour garder son intégrité. Altman, lui, faisait de son Marlowe un type encore plus dépassé, et même à côté de la plaque, spoiler: incapable d'admettre que son ami Terry Lennox soit un assassin. Mais plus encore, le récit oblige Marlowe à s'impliquer, à tuer Lennox pour laver l'affront de l'avoir trompé et de lui avoir fait perdre la dernière innocence qui soit. Le meurtre, en lui-même, compte à peine : il n'est que la confirmation dans les faits d'une défaite que Marlowe avait déjà subie.
En ce sens, le film s'inscrit pour de bon dans les obsessions thématiques du Nouvel Hollywood, qu'il avait déjà cultivées jusque là. Très lumineux pour le genre, Le Privé ne dessine par exemple ses parts d'ombre que par une image pauvre et assez granuleuse, pas par le noir tranchant d'un monde haut en couleur. Les personnages, eux-aussi, ne sont qu'une désincarnation pâlotte de ceux du roman et des archétypes du genre. La richesse, la perversité (un personnage mis à part, c'est vrai), la beauté, l'astuce ; tous ces traits sont appauvris, tirant vers le banal et le déjà-oublié un univers désabusé où tout dans les canons du genre ne semble se maintenir que par une habitude dégoûtée. On sent bien tout le cachet des films américains de l'époque, qui joue sur une désillusion douce-amère (on caricature gentiment le mouvement hippie, qui en 1973, avait déjà brûlé ses plus belles heures et laissé derrière lui tout pouvoir porteur et toute espérance). Le seul sursaut violent qui secoue le personnage principal vient d'ailleurs sans doute de son cri virulent contre la police corrompue, trait là-aussi typique d'une époque qui déconstruisait le système sans vraiment trouver la force d'une alternative. On peut donc imaginer ma déception, moi qui aurais souhaité une vraie retranscription de la classe glacée du livre de Chandler. Au lieu de ça, ne demeure qu'un film dont la très forte personnalité vaut le coup d’œil, mais qui s'avère souvent fatigué, fatigué par ce que son univers artistique déplore, certes, mais aussi par ce geste dépressif qui finit par tourner à vide. Pour moi, la greffe n'a pas pris, et Chinatown aura bien mieux réussi sa ré-appropriation d'un genre qui a beaucoup à dire si on sait le faire parler avec tact.
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2016
D’une mélancolie parfois un peu trop languissante, le film d’Altman dresse le double portrait d’un homme en porte-à-faux avec son époque et d’une civilisation qui galvaude ses idéaux libertaires sur l’autel du profit, endormie par les drogues douces et la soudaine richesse. Derrière la bonne santé, le luxe, le soleil se cachent la violence, la corruption et la trahison. Le film a le charme mais aussi les limites de son récit trop lâche, pas toujours passionnant à suivre, mais à l’image du monde en déliquescence qu’il décrit.
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2015
"Le Privé" est un polar de Robert Altman que j'ai trouvé presque ennuyeux, malgré quelques bonnes répliques et un certain charme... Dans l'ensemble, c'est pas trop mal interprété, même si la manière de jouer d'Elliott Gould a un peu vieilli - sa trop grande désinvolture a un côté surjoué, en plus - ; mais c'est surtout l'intrigue que je n'ai pas trouvée très passionnante, d'autant plus qu'elle n'avance pas... En fait, il y a d'après moi trop de blabla. Heureusement, certaines situations sont amusantes et la fin est vraiment sympa... Tout comme les voisines ! :
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2014
Après Humphrey Bogart et avant Robert Mitchum, c'est au tour de Elliott Gould d'enfiler le costume du détective privé Philip Marlowe, personnage imaginé par l'écrivain Raymond Chandler à la fin des années 1930. Sous la caméra de Robert Altman, le détective enmène en urgence un de ses amis, Terry Lennox au Mexique mais dès son retour, il apprend la mort de l'épouse de Terry et se voit accuser de complicité de meurtre...

Robert Altman actualise à sa façon le film noir et ce dès l'excellente première scène où il n'y a pas d'intrigue mais juste le détective dans sa vie de tous les jours entre son chat, ses voisines hippies et son réveil nocturne. Et dès cette introduction, il nous met de suite dans l'ambiance avec ce héro qui s'avère très loin de l'image laissé par Bogart. Personnage qui n'a pas le charisme de ce dernier mais qui s'avère désinvolte, cool voire même nonchalant toujours avec sa clope au bec et surtout que l'on prend un grand plaisir à suivre.

Si l'intrigue est importante et bien ficelé, Altman attache au moins autant d'importance à Marlowe ainsi qu'à la galerie de personnages que l'on trouve autour. On y croise son pote qui veut se barrer à trois heures du matin au Mexique, un docteur très ambigu, un chat qui fugue ou encore un romancier alcoolique à la Ernest Heminghway. Galerie de personnages alternant plusieurs humeurs et donnant différents tons aux films entre thriller, drôle ou drame, ce que Altman maîtrise à merveille pour notre plus grand bonheur.

Altman joue avec les codes du film noir où l'on retrouve plusieurs éléments, de l'enquête alambiqué à des personnages où les frontières entre le bien et le mal sont souvent très flous. Mais aussi avec Marlowe, il donne une dimension humaine à son récit où on se sent proche de ce personnage qui fait son enquête d'un air désabusé et désinvolte. Ce dernier est d'ailleurs très bien incarné par Elliot Gould qui s'avère surprenant et attachant. Dans l'ensemble le casting est très bon, à noter aussi une des premières apparitions de Sschwarzenegger au cinéma dans le rôle d'un homme de main.

Altman sublime Los Angeles à travers un visuel très 1970's qui lui donne un charme désuet. Derrière la caméra, il est là aussi brillant, trouvant toujours de superbes plans et mettant parfaitement en valeur ses personnages. Il maintient la tension tout le long et retranscrit aussi très bien les années 1970 comme en témoigne la première scène avec l'intérieur de Marlowe ou ses voisines. A noter la B.O. de John WIlliams, très loin de ce qu'il a pu faire par la suite et qui joue avec des variations de la superbe chanson "The Loog Goodbye"
Brillamment mis en scène et réalisé, Altman adapte à sa sauce le film noir et le personnage de Marlowe et nous livre l'un de ses meilleurs films, haletant et passionnant. Elliot Gould, parfait opposé de Humphrey Bogart, donne sa désinvolture et sa coolitude au célèbre détective.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2014
La façon dont l’une des figures majeures du film noir, le personnage de Philip Marlowe créé par l’écrivain Raymond Chandler et précédemment immortalisé par notamment Humphrey Bogart dans Le grand sommeil, est remise au gout du jour par Robert Altman est un prétexte idéal pour le réalisateur de redonner un coup de jeune à un genre en perte de vitesse. En donnant davantage de place à la désinvolture que dégage ce détective blasé, en décalage avec son temps car sûrement coincé à l’époque de l’âge d’or du film noir, et à son quotidien dans un Los Angeles dans l’esprit des années 70 (caractérisé par ses voisines hippies et son gardien fan des stars de l’époque) qu’à l’intrigue elle-même, Le privé est une œuvre à part qui réussit à jouer des stéréotypes du genre tout en leur apportant une touche d’autodérision et une mise en scène moderne. Car même si beaucoup de personnages, comme la femme fatale incarnée par Nina Van Pallandt et son mari, l’auteur alcoolique interprété par Sterling Hayden, sont des clichés mais ils sont utilisés dans des scènes, telles que celle de la noyade, d’une intensité qui les rendent uniques.
gimliamideselfes

3 436 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2014
Franchement pour tout vous dire ça fait longtemps que je voulais voir ce film, j'avais adoré MASH et the player et ça faisait longtemps que je n'avais pas vu d'Altman (l'un des rares réalisateurs américains "contemporains" que je considère).

Je tremblais durant tout le début du film, toute la séquence avec le chat, le type qui croise ses voisines hippies à poil, la bouffe pour chat, c'était juste génial. C'était juste du train-train quotidien, la routine, pas d'intrigue, juste un chat difficile, quelques vannes et ça suffit pour se mettre dans l'ambiance, comprendre qui est le personnage, son attitude, sa façon d'être, et ça sans réellement de dialogue juste en le suivant dans un acte routinier et banal. Et j'ai adoré.

Après il fallait forcément qu'il y ait une intrigue, ce meurtre, ce suicide… Et comment souvent dans ce genre de films ce n'est pas ce qui est réellement intéressant ou important, ce qui est génial ici c'est les personnages, le cynisme et le ton désinvolte du héros… le docteur ultra louche, le mafieux juif qui est complètement malade, le romancier alcoolique… et le chat difficile.

J'aime vraiment le ton désabusé du film, ce charme désinvolte qu'il peut avoir. Et il en résulte une atmosphère où finalement on a jamais vraiment peur pour le héros, où même les scènes "chocs" ne choquent plus réellement, on est comme le héros, blasé de tout ce merdier et on a quand même cette petite envie d'avoir le fin mot de l'histoire, savoir à quel point c'est absurde.

C'était vraiment très bon, même si je dois avouer trouver qu'il y a une baisse par rapport au tout début du film avant que l'intrigue ne commence. Limite j'aurai adoré suivre ce type faire ses courses au supermarché pendant 2h. C'est le genre de film où il n'y a pas besoin d'histoire, les personnages et le ton suffisent.

En tous cas c'était juste excellent avec en plus ce petit côté marche funèbre cynique… Délicieux.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2014
Altman nous donne sa vision du privé version Marlowe des années 70, campé par un Elliot Gould qui emprunte les habits de Bogart, apportant toute la dérision qui faisait défaut à Boggie. Il faut dire que la vague hippie est passée par là et qu’en confiant le rôle à Gould fortement marqué par sa prestation de médecin « jean foutre » dans Mash , Altman ne pouvait prendre une autre direction. L’intrigue est plutôt bien ficelée et constamment filmée de nuit en opposition avec celle où évoluaient Tony Rome (Frank Sinatra) ou Lew Harper (Paul Newman) qui se déroulaient sous le soleil éclatant de Floride ou de Californie. Marlowe est un solitaire et sa vie ne semble pas des plus joyeuses. En particulier ses rapports avec les femmes sont peu développés alors qu’on pouvait s’attendre à un héros volage comme le veut l’archétype de la profession. On peut noter des apparitions furtives de David Carradine et Arnold Shwarznegger
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2014
Même si on retrouve l'esprit des romans de Raymond Chandler, un film qui a pris dans l'ensemble un sérieux coup de vieux, truffé de longueurs. Bonne intrigue malgré le côté déjà vu. Loin de marquer les mémoires de façon durable.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2013
L’univers de Raymond Chandler (célèbre auteur de romans noirs) visité par le cinéaste Robert Altman (auquel on doit quelques films bien connus). Voila un programme qui est tout à fait tentant. La première chose la plus flagrante qui apparaît lors du visionnage de ce « Privé », c’est qu’Altman ne se concentre quasiment pas sur l’histoire. celui-ci préfère travailler l’ambiance et s’attarde également sur la psychologie de son personnage. Philip Marlowe apparait comme un homme désinvolte, à l’humour pince sans rire agrémenté de quelques vannes croustillantes et bien empreintes de cynisme. Le plus intéressant dans le personnage de Marlowe, c’est qu’il est en décalage complet avec son époque. Il se conduit contrairement aux normes fixées par la morale de l’époque. Dans son rôle, Elliott Gould est simplement excellent et on éprouve une réelle sympathie pour ce personnage à la fois relax et irrévérent. Il est d’ailleurs bien dommage que cet acteur ne soit pas plus connu chez nous. Tout cela démarre sur les chapeaux de roues (la première demie heur), puis l’ensemble somnole un peu pendant à près une heure avant de déboucher sur un final super convaincant dans lequel le personnage principal semble accepter ce qu’il est. Il n’est pas toujours évident de se lancer dans la réalisation d’un exercice de style. Altman se démerde bien. Très bien même.
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