Dupont Lajoie
Note moyenne
3,6
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90 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 octobre 2016
Ce film n'est pas raciste comme l'ont dit certaines personnes.Il dénonce justement la sottise de ceux qui le sont.Je l'ai vu quand j'avais 7 ans en 1975 et il est toujours aussi marquant.Le seul racisme peut-être c'est l'absence de Mohamed Zinet dans le haut de la distribution.Je sais... j'en demande trop à la FRANCE et/ou au cinéma.
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

49 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2017
Drame volontairement caricatural et fabuleusement orchestré par Boisset. Le réalisateur y dissèque non sans humour la pire et la plus fréquente des misères françaises: intellectuelle et morale. Dupont Lajoie ou la plongée vertigineuse dans les abîmes de la médiocrité. Dur, mais grand film.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juin 2016
(...) Mettre dans la peau de cet immonde ordure un tel acteur fait pleinement partie de la démarche de Boisset, qui emploie aussi dans des rôles dramatiques des acteurs reconnu pour leur talent dans la comédie comme Pierre Tornade (inoubliable voix d'Obélix dans mon enfance bien évidemment) afin de créer un malaise palpable d'un bout à l'autre du film. J'imagine sans peine que le public de l'époque a dû être désarçonné par ce contre-emploi, qui propose d'abord une identification immédiate avec l'acteur mais qui trouve sa limite dans les paroles et surtout les actes du personnage à l'écran.Je pourrais d'ailleurs reprocher au film de proposer un portrait qui manque légèrement de nuances. Le français moyen est, en effet, présenté sous un jour peu flatteur et aucun cliché n'est épargné au spectateur : Lajoie et ses amis sont vulgaires, bruyants, bêtes, gras, mesquins, hypocrites, envieux, vaniteux etc... Ils se goinfrent, ils picolent, ils se comportent comme des animaux et le "héros" du film est le pire de tous car lui, on sent presque qu'il sent qu'il est mauvais et qu'il sait que ce qu'il ressent pour Brigitte est malsain mais il ne fera rien pour réprimer ses instincts. Tout au long du film, Georges Lajoie fait les mauvais choix et sort les pires horreurs mais on ne sent jamais chez lui le désir de faire autrement ou bien d'assumer. Un tel portrait au vitriol ne pouvait que déplaire au pouvoir en place, surtout que le cinéaste étend sa critique bien au-delà du simple citoyen. (...) Yves Boisset est un cinéaste important pour moi. Déjà par le choix de ses thèmes mais aussi par son utilisation judicieuse des séquences chocs. Son style est assez classique mais son découpage est d'une grande justesse. Il sait conduire sa narration avec soin, il mesure ses effets et s'il ne rechigne pas à employer quelques plans à la limite et à montrer de manière frontale la violence, il sait aussi suggérer et s'appesantir sur l'après, ce qui est le plus important dans un film dénonçant ces mêmes actes : pas de complaisance ni de stylisation, une image brute et le silence qui suit, étouffant. Sa direction d'acteurs est également magistrale. Dans sa carrière, il aura tourné avec beaucoup de grands noms et ce film regorge d'acteurs talentueux de cette époque. Encore aujourd'hui, le film apparaît comme nécessaire. La critique complète ici
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2016
Comme à son habitude, Yves Boisset réalise un film percutant qui égratigne une fois encore la société française. Cependant le film n'a pas tout à fait l'impact escompté, la faute à l'usage répété de nombreux clichés. Dommage donc, car les acteurs sont vraiment bons, beaucoup à contre-emploi, et le sujet brulant, est aujourd'hui encore terriblement d'actualité.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2015
Excellente dénonciation du racisme! Jean Carmet est génial en beauf peu ouvert d'esprit qui accuse des travailleurs d'un chantier alors que c'est lui qui a commis le crime! La mise en scène est vraiment énergique, les dialogues naturelles, montrant parfaitement la bêtise humaine et le racisme. Les dernières secondes du film sont particulièrement viscérales!
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 novembre 2015
Une comédie qui vire au dramatique. Jean Carmet excelle dans son role. Un poil trop moralisateur a mon gout. Mais tout de meme pas mal.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2015
Un film choc qui garde encore aujourd'hui toute sa virulence. Dénonciation du racisme qui est assimilé ici à de la lâcheté, le film nous montre d une manière acide les travers d une société communautariste ou chacun reste dans son groupe en haïssant tous ceux qui n en font pas partie. Le film monte crescendo dans cette dénonciation car au début on s amuse presque des défauts de chaque personnage de leur bêtise mais au fur et à mesure que le film avance et que le phénomène de groupe prend il devient de plus en plus glaçant pour franchement déraper. Et de ce point de vue aussi le film est remarquable car il pose la questions de quelles sont les limites des paroles et des actes, à partir de quel moment doit on intervenir. Le film a une distribution remarquable avec Jean Carmet terrifiant de haine et de couardise, Jean Bouise en inspecteur dont la ténacité va être mise à mal par la lois du plus fort, Victor Lanoux, Pierre Tornade et Jean Pierre Marielle opportuniste en présentateur télé. Une phrase du film résume parfaitement ce qu il veut décrire: quand l inspecteur de police demande à un des ouvriers arabe ce qu il pense des français : "c est comme chez nous, il y en a des bons et des mauvais"! La bêtise est universelle, et ce film dénonce une des grande bêtise et la lâcheté de la nature humaine.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 mars 2015
Un film magnifique, bouleversant sur la lâcheté humaine la plus ignoble et le racisme le plus primaire. Jean Carmet y est épouvantablement talentueux.
rudy N.
rudy N.

16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2015
Certainement un grand film d'utilité publique, avec un casting remarquable.
On y observe comment un drame va se nouer en mélangeant un racisme ordinaire, beaucoup de bêtise et de méchanceté exacerbée par un effet de groupe, et l'accident criminel d'un vicelard d'une lâcheté abjecte.
A ce titre, il cristallise sur un fait divers fictionnel les mécanismes complexes entrant en œuvre dans la prolifération d'un racisme ancré sur des "vérités" déformées touchant à des sujets hautement sensibles.
Qu'on ne s'offusque pas du côté outrageusement franchouillard (certains diront prolétaire) de l'oeuvre, car elle est aussi là pour nous rappeler que même si le racisme n'est pas affaire de niveau social, c'est sous cette forme qu'il parait le plus inoffensif et, de fait, le plus insidieux.
laurent r.
laurent r.

8 abonnés 87 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 janvier 2015
Honteux et scandaleux. Un scénario extrêmement facile, un viol ignoble, de la violence et du racisme. Comment des acteurs ont-ils pu accepter de jouer dans ce film ? Je ne comprends pas la participation de grands acteurs que j'apprécie tel que Pierre Tornade, Jean Carmet, Jean-piere Marielle, Jacques Villeret. Surtout ne regardez jamais ce film et ne le montrez jamais à vos enfant. Je me pose la question, pourquoi faire un film que personne n'aimera ? A une époque de débat sur la liberté d'expression, on aimerait parfois une limite sur la liberté visuelle et là est dépassée.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 novembre 2014
spoiler: Dupont Lajoie, l'avatar du Français moyen des années 70, beauf, sexiste, raciste, viol et tue la fille d'un de ses amis de vacances (Pierre Tornade : la voix d'Obélix). Plutôt que d'assumer son geste, Dupont Lajoie déplace le corps sur un chantier à proximité du camping où travaillent "des Arabes". Ils sont accusés à tord par les amis franchouillards de Lajoie, et, plutôt que d'attendre l'enquête de police, décident de se venger. Un autre vacancier, italien, dont le père à été tué à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale par des franchouillards racistes, est le seul à prendre la défense des immigrés. Mais la vindicte populaire est inarrêtable, et ils tuent un immigré innocent. Les autorités veulent étouffer l'affaire et l'inspecteur s'acharne à la dévoiler au grand jour, en vain. Dupont Lajoie ne sera ni inquiété ni même suspecté du meurtre de la fille, et les franchouillards ne seront pas accusés du lynchage de l'immigré. Le frère de ce dernier, blessé mais bien vivant, ne supportera pas cette injustice et assassinera Lajoie et sa femme.

Partant d'un bon sentiment, à savoir dénoncer un certain racisme à l'égard des immigrés maghrébins, l'idéologie qui se dégage du film est finalement extrêmement clichée : les français sont racistes, tuent, sont solidaires dans le mensonge, et sont soutenus par les autorités. Seuls les immigrés, le vacancier italien et le "bon flic" sont foncièrement bons...
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 010 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2014
Yves Boisset signe une oeuvre dérangeante suite à de nombreux faits divers racistes en France en 1973. Ici il réunit une pléiade de stars et les confronte au racisme, à la lâcheté et à la corruption : cette dénonciation courageuse est marquante et quasi parfaite ! Jean Carmet signe l'un de ses meilleurs rôles de lâche salopard. A voir en ces périodes troubles !
Mister_Ed
Mister_Ed

9 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2015
Je suis un peu tombé par hasard sur ce film et j’ai été complètement pris par l’histoire et le jeu des comédiens. Dans la première moitié du film, nous avons droit à une immersion dans une famille de français moyen des années 70 dont le père est gérant de café. Il y a quelques propos racistes mais qui restent très superficiels et qui sont sans véritable méchanceté dans les milieux populaires. Une longue séquence drolatique décrit le départ en vacance dans le Sud et les joies de la route en période estivale. A son arrivé au camping, notre famille Bidochon retrouve d’autres français. Notre gérant de café cinquantenaire, impeccablement joué par Jean Carmet (dans son 1er rôle dramatique au cinéma), lorgne avec envie sur la fille de 17 ans du voisin. Tout bascule quand une bouffée de chaleur le prend spoiler: et cherche à violer cette fille, et l’a tue accidentellement.
Le délire s’empare alors de nos sympathiques campeurs franchouillards et spoiler: la ratonnade meurtrière
commence.
Le film montre bien que des personnes ordinaires comme vous et moi (tous les « Dupont Lajoie » de France), mises dans des situations extraordinaires, peuvent se mettre à complètement péter les plombs et se transformer spoiler: en véritable meurtriers
. Les personnages héroïques du film sont par contre le fils Lajoie (qui passe du stade fils à papa béta au début film à un « homme » à la fin), le gérant juif pied-noir du camping et l’immigré italien. Le film est plus centré sur une analyse sociologique que psychologique des personnages. Le réalisateur ne s’intéresse pas à l’analyse psychologique spoiler: du tueur de la jeune fille
mais plus à l’analyse de ce qui va amener spoiler: la ratonnade
et à l’attitude de chacun face à celle-ci. Je conseille vivement ce film qui je pense est toujours d’actualité aujourd’hui.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2014
Un superbe film, en tout cas c'est celui d'Yves Boisset qui a le plus séduit le public avec près d'un demi-million d'entrées en salles.
La guerre d'Algérie n'est pas loin et le racisme franco-arabe est encore très présent dans les mémoires, comme les rixes sanglantes en France de la lutte OAS-FLN. Mais les musulmans qui restent dans notre pays et subissent la haine des autres, sont précisément pour beaucoup ceux qui ne veulent pas être mêlés à cette guerre et qui restent sur notre territoire parce qu'ils ont du travail : souvent sous-payé et dans des tâches ingrates que les français ne veulent plus faire.
Pourfendeur d'injustice, Yves Boisset dénonce cette haine en décrivant les vacances d'un camping dans lequel a eu lieu un meurtre pour viol, pour lequel un algérien est tenu pour bouc émissaire.
Le témoignage d'une époque où la bêtise était aveugle, et un film dont le casting laisse rêveur : Jean Carmet y joue un rôle à contre-emploi qui est un des plus beaux de sa carrière.
Un témoignage d'une époque qui tend à renaître avec les extrémistes...
willycopresto
Pierre Olivier D
Pierre Olivier D

12 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juillet 2014
Dupont Lajoie ou la Chronique d'un racisme ordinaire. Le Français moyen à la limite de la caricature et du cliché, une peugeot, la caravane et les bobs vissés sur la tête, direction le camping, le pastis et le soleil du midi... Yves Boisset, en spécialiste de nos tares sociétales dénonce surtout le pouvoir du groupe sur l'individu avec evidemment un coupable tout désigné.
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