Film intéressant sur un plan moralistique et scénaristique mais très moyen sur le plan de la réalisation et des jeux d'acteurs. On se croirait dans une série Z.
Woody Allen trouve ici l'équilibre parfait entre sa veine comique et sa veine dramatique. Les deux facettes se nourissent mutuellement, chargeant l'une de mélancolie et permettant à l'autre d'échapper à la lourdeur démonstrative qu'on trouvait dans "Interieurs" ou "September". Le propos gagne en nuance et en profondeur. En dureté aussi. Le pessimisme de woody trouve dans cette sombre histoire de meurtre et de culpabilité une caisse de résonance toute particulière, ou même son personnage de clown décalé ne s'en sort pas. On pourrait presque parler de cynisme, si le talent du cinéaste ne parvenait à insuffler une vraie humanité à tous ses personnages. Avec ce film, Allen se fait un spectateur désabusé et implacable de son monde : une société opulente et fermée, qui tient par-dessus tout à le rester, et qui est prête à passer par pertes et profits la vie des êtres qui pourraient déranger son confort béat. Ce que dit le film, c’est que toute société est un mensonge et celui qui y prospère a fatalement du sang sur les mains. Le film de la maturité pour Woody Allen. Indispensable.
J'aurai tellement aimé le voir avant Match Point,car pour moi l'élève à largement dépassé le maître. Enfin j'ai noté objectivement. Attention c'est profond comme film,de la bonne masturbation intellectuelle, allergiques s'abstenir !
Un des chefs-d'oeuvres de Woody Allen. Le film se divise en deux histoires, une sous la forme d'un drame, l'autre plus comique, qui semblent totalement dissociées et qui finissent par se rejoindre. Dans la première, Martin Landau se débat avec une maitresse encombrante qui menace sa vie familiale et professionnelle d'homme respecté. Il finit par faire appel à son frère, un truand, pour l'éliminer et doit faire face ensuite au remord. Dans la deuxième, Woody Allen accepte de filmer le portrait d'un producteur de télé imbu de lui-même pour financer un documentaire sur un philosophe. Film très noir, voir cynique.
Woody Allen broie du noir...et signe un grand film sombre. Le film suit 2 histoires en parrallele, celle d'un médecin décidant de supprimer sa maitresse et celle d'un réalisateur, rigide, sans travail et exigeant, amoureux d'une assistance qui, on n'est pas dans une comédie, finira dans les bras de son grand rival. Le film interroge sur la morale sociétal et religieuse. Très proche de "Match Point".C'est finement écrit et absolument désespéré à l'image du dernier plan.
Autant j'apprécie Woody Allen, autant je trouve que parfois il tombe dans des écueils qui lui sont assez caractéristiques : il propose une histoire qui se veut intelligente, profonde, réfléchie, mais très vite le spectateur, à mon sens, s'ennuie, et assiste à une histoire dont il n'a au final que peu d'intérêt.
En y repensant, je trouve que certaines scènes font très téléfilm de qualité moyenne, ou série policière bas de gamme.
C'est un peu dur de parler d'un film de Woody Allen comme ça, mais ce film de lui est je pense celui que j'aime le moins de ceux que j'ai vu pour le moment.
Un agréable moment malgré que l'histoire ne marque pas beaucoup les esprits. Woody Allen garde son casting identique, se penche sur l'infidélité au sein des couples avec intérêt et sa présence à l'écran illumine toujours autant l'ensemble. Pour l'originalité on repassera mais on ne change pas une équipe qui gagne. Classique et efficace.
Un drame abouti,qui pose de nombreux dilemnes moraux.On ne dirait pas un film de Woody Allen,pourtant ça en est un,et c'est même le précurseur au futur "Match Point"."Crimes et délits" traite parallèlement 2 histoires,l'une tragique,l'autre romantico-comique.Martin Landau écrase de sa présence la partie sombre,celle ou cet ophtalmologue commandite le meurtre d'une maîtresse trop envahissante et hystérique.Comment qualifier un tel acte?Le paie-on un jour devant une entité supérieure?Comment survivre en ayant si peu de considération pour la nature humaine?Cet homme veut juste être tranquille,vivre sa vie faite de magouilles financières et d'apparences trompeuses.Woody Allen est bien entendu l'acteur principal de la partie légère,en réalisateur raté,qui en plus se fait souffler la femme dont il est amoureux par une célébrité riche,mais bête comme ses pieds.Son regard de chien battu lors du banquet nous fait fondre!Dans les 2 cas,Allen veut montrer que nous sommes ce que nous choisissons d'être.Assumer sa nature.Constater l'inopérance de la religion de nos jours.Et souffrir en silence...Magnifique.
Dostovïevski vous ennuie ? Vous ne trouvez pas votre bonheur avec "Crime et Châtiment", à votre goût pompeux (ce qui n'est personnellement pas mon cas !) ? Réfugiez-vous dans l'oeuvre de Woody Allen, et plus particulièrement "Crimes et délits", dont le principe et la psychologie des personnages principaux sont clairement empruntés au célèbre romancier Russe. Transposition d'un dilemme philosophique dont beaucoup se sont inspirés dans le contexte du Manhattan contemporain, ce long-métrage se démarque évidemment des autres réalisations de son auteur de par la gravité entourant son scénario. Cette fois-ci, on n'est plus tellement dans la comédie un peu "fofolle" où les situations insensées s'enchaînent un peu à la manière d'un Keaton (en plus bavard) mais bel et bien dans un drame à la fois intense et léger, ou comment combiner les questions qui peuplent la conscience d'un pécheur avec une dérision relativement cynique, de temps à autres méchante donnant de la verve et du rythme à un film se démarquant du reste de la filmographie Allenienne. Flashs-back, suspense et rebondissements "policiers" sont au menu de ce qui s'apparente peut-être comme la meilleure synthèse de l'univers complètement déjanté d'un cinéaste à part. Lorsque la caméra, sobre mais mobile (contournant l'obstacle récurrent du théâtre filmé dans ce type de tentative) sert les bons mots (les dialogues sont un délice) entourant de fantasques protagonistes sans pour autant les réduire à des rangs de marionnettes, de schémas comiques (dans la mesure où ils sont vraiment approfondis), cela accouche effectivement d'un petit régal où se mélangent allègrement et brillamment des notions aussi vastes que le péché, la croyance en Dieu, la conscience, la culpabilité, le sentiment amoureux et bien d'autres choses encore. Comme d'habitude très bien joué, "Crimes et délits" est donc un long-métrage bluffant au ton et au développement atypique, bien loin de ses récentes et à côté décevantes tentatives tragiques.
Woody Allen fait du Woody Allen. Un film sans originalité qui passe sans attirer vraiment l'attention dans sa filmographie tellement longue. Rien de bien marquant dans ce film.
Un très bon film, plutôt logique puisque signé Woody Allen. Cette rencontre entre deux personnages diamétralement opposés est le fil conducteur d’une œuvre subtile sur la psychologie humaine et la part d’ombre de chacun. Bien mis en scène et musicalement parfait, Allen signe là un petit bijou.
Inconnu dans mon bataillon cinématographique jusqu'à ce jour de mai, à La Filmothèque ! L'erreur est réparée. Un très grand film, très belle oeuvre d'Allen. Le plus psychologique, le plus noir peut-être. Pas une seule fausse note ! A masterpiece, Joyce, et je ne referai pas la même blague !
Un an après Une autre femme (énorme déception), Woody Allen produit un autre film auquel j’ai été très hermétique. Le film n’a pas le comique de ses autres œuvres, et quand l n’y a pas d’humour avec Allen, on s’ennuie ferme. Je n’ai pas trop aimé le montage. Mais aux vues des différentes critiques, il faudrait peut être que je le revois, n’ayant pas accroché je n’ai pas fait attentions ni a l’humour, ni au message que le film dégageait.