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Lord of War
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Lord of War" et de son tournage !

Qui est Yuri ?

Andrew Niccol avoue s'être inspiré de cinq trafiquants d'armes bien réels pour créer son personnage de Yuri Orlov. Pour sa documentation, Niccol s'est entretenu avec de nombreuses personnes exerçant cette profession peu commune, communiquant essentiellement par emails, ce genre de personnes étant bien évidemment difficilement approchables.

Une somme d'événements réels

"Presque tous les événements du film ont un précédent réel. Des hélicoptères militaires ont bien été vendus comme des engins destinés à des interventions de secours, des trafiquants d'armes ont bien changé les noms et paramètres d'enregistrement de leurs navires une fois en mer, un célèbre trafiquant d'armes a été libéré des prisons américaines après des pressions mystérieuses, des stocks d'armements militaires soviétiques ont été pillés après la chute de l'URSS... Tout cela est avéré." déclare Andrew Niccol.

Andrew Niccol, trafiquant d'armes ?

Pour le tournage du film Lord of war, Andrew Niccol, qui avait besoin d'armes, décida d'acheter 3.000 Kalashnikovs réelles, moins chères que des armes factices. Après le tournage, il revendit toutes les armes, même s'il ne fit pas bénéfice dans cette vente se déclarant alors lui-même comme un "piètre vendeur d'armes"
Pour d'autres scènes, il prit contact avec de réels trafiquants. Ceux-ci lui fournirent, en plus d'armes à feu, 50 Tanks russes T-72. "En fait, je suis allé en République Tchèque et ai trouvé un type qui possède, à titre privé, 100 tanks T-72 russes. Cela ne lui a posé aucun problème de me les louer (...) Quand un type vous dit 'je peux te livrer 50 tanks' et 'je te les apporte mardi à 9h du matin' vous êtes sûr de les y trouver tous parfaitement allignés'" explique Andrew Niccol. "Ici, c'était même moins cher d'utiliser de vrais tanks plutôt que de les recréer en images de synthèse". Niccol dut néanmoins avertir l'OTAN du tournage pour éviter l'éventualité que les images satellites puissent faire croire à la préparation d'une guerre.

Le trafic d'armes en chiffres

  • En 2005, il y a plus de 630 millions d'armes à feu en circulation dans le monde. Les chiffres de Lord of war, déjà alarmants, sont donc en dessous de la vérité car ils datent déjà de plusieurs années (époque à laquelle le script fut écrit). Il n'y a pas une arme pour douze personnes sur la planète mais presque une pour dix !
    80 à 90 % des ventes d'armes à feu dans le monde sont régis par les gouvernements. Dans un tiers des états de la planète, les dépenses d'armement des gouvernements dépassent leurs dépenses sanitaires.
  • Chaque minute dans le monde une personne meurt à cause d'une arme à feu.
  • Dans cette minute, ce sont plus de 15 armes qui sont produites.
  • Au cours des conflits armés, des centaines de milliers de femmes et de fillettes ont été violées sous la menace d'une arme au Rwanda, en Ex-Yougoslavie, au Congo, au Soudan, en Colombie.
  • En 2001, les Etats-Unis arrivaient en tête des ventes d'armes aux pays en développement, (6.956 millions de dollars contre 12.997 millions en 2000). Venaient ensuite la Russie (5.700 millions de dollars contre 8.319 millions), la Chine (600 millions contre 624 millions) et la France (400 millions de dollars contre 2.184 millions). En cinquième place arrive... la Grande-Bretagne ce qui réunit donc les cinq membres permanents de l'O.N.U. La vente de ces armes répresentant un montant supérieur à l'aide qui est versée à ces mêmes pays en développement.
  • Génèse du projet

    Après avoir traité de la manipulation génétique dans Bienvenue à Gattaca et de la réalité virtuelle dans Simone, Andrew Niccol passe à la tragi-comédie réaliste avec l'univers du trafic d'armes dans Lord of war. "On voit beaucoup d'armes dans le film. Le cinéma gravite autour d'elles mais n'explore jamais le sujet. (...) Tout ce qu'il y a dans le scénario est vrai, assure Andrew Niccol qui s'est beaucoup documenté. Il est très difficile de parler à des marchands d'armes. Grâce à un ami, j'ai pu comuniquer avec l'un d'entre par e-mail. Yuri le personnage interprété par Nicolas Cage, est un composite de cinq véritables trafiquants."

    Producteurs frileux

    Après avoir prospecté sans succès outre-Atlantique auprès des studios, Andrew Niccol a rencontré le producteur français Philippe Rousselet (Les films de la Suane) en 2002. "Le scénario circulait aux Etats-Unis juste avant le début de la guerre en Irak. Pas le meilleur moment pour un film sur un trafiquant d'armes qui fournit les gouvernements, notamment américain" explique Rousselet. Niccol, lui déplore le rejet des patrons des studios dès que l'on traite d'un antihéros : "Que le héros du film soit immoral ne veut pas dire que le film l'est. Ils ont du mal à comprendre ça."

    Hésitations...

    Nicolas Cage qui incarne Yuri, un trafiquant d'armes peu recommandable avoue avoir hésité avant d'accepter le rôle d'antihéros aussi détestable qu'attirant. "Peu de réalisateurs ont les couilles qu'à Andrew Niccol. Il écrit ce que tout le monde sait sans jamais oser en parler. Cela dit, à la première lecture du scénario, je n'étais pas sûr de vouloir trimballer Yuri avec moi pendant des semaines. Mais la route vers l'enfer est pavée de bonnes intentions, et je me suis dit que le diable devait être quelqu'un de très sympa."

    French touch

    Philippe Rousselet, fils d'André Rousselet fondateur de Canal +, fait ses grands débuts aux Etats-Unis avec Lord of war. Déjà producteur de Papa ou de Blanche, il s'est démené pendant plus d'un an pour trouver les 50 millions de Dollars du budget obtenus via des fonds européens, en majeure partie allemands.
    Philippe Rousselet et Andrew Niccol se sont associés pour créer leur société de production : Entertainment Manufacturing Compagny.

    Changement de casting

    Dans un premier temps, c'est Monica Bellucci qui devait incarner la femme de Nicolas Cage dans le film, mais sa grossesse avancée l'a forcé à abandonner le rôle. Finalement, c'est Bridget Moynahan qui a été retenu. Donald Sutherland et Jeffrey Wright devaient également figurer au casting.

    Mauvaises habitudes...

    Jared Leto retouve ses mauvaises habitudes de Requiem for a dream. Dans Lord of war, il incarne Vitaly, le petit frère Nicolas Cage, paumé et complètement accro à la drogue.

    Le diable en Cage

    Ce nouveau personnage ne détonne pas dans la filmographie de Cage, déjà peuplée de diables flamboyants comme dans Volte-face ou de schizophrène instables dans Les Associés ou Adaptation.

    Retrouvailles

    Ethan Hawke retrouve Andrew Niccol avec qui, il avait collaboré huit ans plus tôt sur Bienvenue à Gattaca.
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