Le Dahlia noir
Note moyenne
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647 critiques spectateurs

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Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2012
Je n'ai pas lu le roman de James Ellroy et je ne pourrais donc pas me prononcer sur la fidélité du film au livre. Certains critiques affirment que la noirceur et le pessimisme du roman ne se retrouvent pas à l'écran. Eh bien, qu'est-ce que ça doit être... L'histoire est complexe, et les procédes narratifs choisis ne cherchent pas à simplifier les choses, loin de là. Il y a une multitude de personnages, et les fausses pistes s'entrecroisent avec les vraies, finissant par devenir vraies à leur tour, de coups de théâtre en surprises. Nous ne ferons pas l'injure à Brian De Palma (contrairement à Jacques Morice dans Télérama) de penser un instant qu'il n'ait pas voulu cette opacité de l'intrigue. D'une part parce que nous nous retrouvons sur le même plan que Josh Hartnett (présent à l'écran d'un bout à l'autre), les intuitions en moins ; et d'autre part parce que visiblement, le réalisateur de "Scarface" s'est intéressé à bien d'autres choses, et nous avec.

De Palma a trouvé dans cette intrigue inspirée d'un fait divers réel (et par l'assassinat de la mère d'Ellroy quand il était enfant) matière à illustrer une nouvelle fois ses obsessions : le voyeurisme et le viol de l'intimité, les faux-semblants et les signes, le plaisir de la citation. Dans un Los Angeles reconstitué à Budapest, il se met derrière une caméra virevoltante pour suivre les errements de ses personnages. La virtuosité n'est jamais gratuite, elle sert la narration : quand les deux coéquipiers se font tirer dessus, elle bascule en même temps que Bucky sauvé par son ami ; ce n'est que plus tard que nous découvrirons avec Bucky que ce basculement nous aura fait rater un point de vue essentiel sur les événements.

Plus que jamais, Brian De Palma cite avec à propos son maître Hitchcock : Scarlett Johansson coiffée comme Grace Kelly ou Kim Novak, la présence menaçante de corbeaux, jusqu'à la chute de deux corps dans une cage d'escalier tout en profondeur, réplique de la chute dans le clocher de "Vertigo". Vers la fin, il va même chercher du côté de l'expressionnisme allemand, de "Nosferatu" ou de "M le Maudit". Et que dire de ses propres citations, avec un personnage défiguré joué par William Finley... qui incarnait il y a plus de trente ans Winslow Leach dans "Phantom of the Paradise" !

Il joue sur le montage interne et la profondeur de champ pour nous montrer plusieurs actions et des points de vue différents dans une même image, repassant une même scène plus tard dans le film pour souligner un aspect que ni le héros ni le spectateur n'avaient capté, utlisant à foison les distortions et projections de l'image, depuis un meurtre en ombres chinoises jusqu'aux bouts d'essai du Dahlia noir, où Mia Kischner est contrainte de se dévoiler devant un voyeur hors champ dont on n'entend que la voix, justement celle de Brian De Palma (Notons d'ailleurs la ressemblance de John Kavanagh qui joue un affreux absolu avec le réalisateur lui-même, détournement du principe hitchcokien de l'apparition)...

Les acteurs sont à la hauteur du brio de la réalisation : Josh Hartnett, qui a bien grandi depuis "Virgin Suicides", Scarlett Johansson, glamoureuse à souhait, Aaron Eckhart ("Thank you for smoking") qui joue parfaitement l'ambiguité de son personnage, et Hilary Swank ("Million dollar baby") en fille à papa nymphomane. Sans oublier la prestation hallucinante de Fiona Shaw (pour les afficionados d'Harry Potter, c'est elle qui jouait Tante Petunia...), version féminine d'un Joker sous acide. Après un "Femme fatale" bien mièvre, Brian De Palma nous revient au sommet de sa forme, prouvant s'il en était encore besoin qu'il est un des réalisateurs les plus importants de son temps.


http://www.critiquesclunysiennes.com/
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 octobre 2012
Quand Brian DePalma décide d'adapter un roman de James Ellroy sur grand écran, on ne peut avoir que l'eau à la bouche, surtout quand on sait que le réalisateur américain s'est illustré de fort belle manière dans le thriller et le film de gangsters ("Scarface", "Les Incorruptibles"). Ellroy, auteur de romans noir à succès comme "Lune Sanglante" ou la trilogie "Underworld USA" n'en est pas d'ailleurs à la première incursion de son univers dans le milieu du septième art. "LA Confidential", réalisé avec brio par Curtis Hanson et "Cop" de James B. Harris en sont des adaptations, excellente pour le premier, moyenne pour le second. C'est surtout en ayant le souvenir de la réussite de "LA Confidential" que l'on démarre ce "Dahlia Noir", histoire inspirée du véritable meurtre d'une starlette d'Hollywood, Elizabeth Short. Brian DePalma oblige, la mise en scène est extrêmement minutieuse et soignée. Dommage que le montage ne soit pas au niveau, notamment par le biais de ces transitions agaçantes. Mais le point noir du film se retrouve dans le travail de Josh Friedman, le scénariste, qui a pondu un script excellent pour la première heure, mais foutraque dans la seconde. La première heure prend bien le soin d'introduire les personnages principaux, leurs buts, leur quotidien tandis que l'enquête démarre en "douceur" afin que le spectateur assimile bien les évènements. La dernière heure réduit en miette la subtilité de la première, ainsi que du roman d'Ellroy. En voulant condenser les points méticuleux du livre, liés à l'enquête, Friedman se plante en beauté. Tout n'a plus aucun sens. Le personnage principal découvre des indices sans qu'il y ait une quelconque logique. En deux trois transitions, il se retrouve dans des lieux comme par magie, lieux qui conduisent rapidement à la fin de l'enquête sans que nous ayons eu le temps d'assimiler le pourquoi du comment. Les liens qui permettent de conclure l'enquête sont présentés devant nos yeux sans avoir le temps d'expliquer les choses et le film se conclut dans un joyeux bordel. On est perdu, on a l'impression d'avoir manqué quelque chose et ça nuit terriblement au film. L'aspect enquête du film est bâclé. L'enquête avance plus en s'attardant sur les liens qu'entretiennent les principaux protagonistes entre eux qu'autre chose. La distribution quant à elle est de bonne facture, entre un Aaron Eckhart torturé par sa volonté de "bien faire les choses" et une Scarlett Johansson et Hilary Swank parfaites en femmes fatales, chers à l'univers d'Ellroy. Même Josh Hartnett surprend, lui qui d'habitude présentait un jeu d'acteur mou et plat.
"La Dahlia Noir" est un DePalma mineur qui aurait pu faire l'office d'un nouveau grand film de la part du bonhomme. Hélas, il s'agit d'un divertissement convenable quoi que assez méli-mélo, loin du chef d'oeuvre de littérature que représente le livre. On en attendait mieux de la part du réalisateur de "Scarface".
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 18 septembre 2012
De Palma ne trouve ni le ton, ni le rythme, pour permettre à son Dahlia noir d'etre autre chose que soporifique. A éviter !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 16 septembre 2012
L'idée de faire un film noir à la mode ancienne était sympa, le résultat pathétique. Même les acteurs sonnent faux et sont somme toute assez ridicules. Les dialogues sont bien trop bavards. On s'ennuie ferme (quand on n'essaye pas de nous horrifier).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 août 2012
J'ai vu les critiques concernant ce film et je ne les comprends pas. En effet, il m'a beaucoup plu, l'histoire est passionnante. J'avais deja lu l'oeuvre de James Ellroy, et le film retranscrit tres bien l'ambiance du roman. Et qui d'autre que Brian De Palma pour realiser une histoire de femmes et d'obsessions? Excellent film que je conseille de voir.
Victor COLT
Victor COLT

10 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2012
Brian De Palma réussi un bon polar situé dans les années 40, avec le même style, la même angoisse des films noirs d'époque, en l'actualisant un peu. Le réalisateur réussi à recréer l'atmosphère glauque des films du genre. Sans un tournage en noir & blanc, De Palma met en scène ses personnages dans des décors gris provocant un grand coup de pessimisme chez le spectateur. De plus, grâce à sa trame, il redonne aux spectateurs les mêmes sensations d'angoisse, de confusion que devant un polar noir 40's. Il retranscris la même violence suscitée, donne la même froideur à ses protagonites... Malgrès une intrigue pas toujours corectement ficelée, il est impossible de décrocher du film, tant le suspence est tranchant et compense les quelques défauts du scénario. Côté casting, Aaron Eckhart est génial mais ce fait vite rare à l'écran. Josh Hartnett est juste convaincant, sans plus. Ce qui est remarquable encore ici, c'est la direction d'actrices de De Palma: Scarlett Johansson et Hilary Swank, véritables beautés vénéneuses et femmes fatales. Elles sont le centre de l'histoire et l'objet des rebondissements en interprétant une part de mystère, de vulnérabilité et de fourberie. Elles torturent le spectateurs, partagé entre méfiance et compassion avec une tendance à succomber...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 25 juillet 2012
En caricaturant à peine, on peut classer les films de Brian de Palma en deux catégories : les chefs d'oeuvre et les ratés. "Le Dahlia noir" appartient sans aucun doute à la deuxième catégorie. Avec cette histoire complexe retranscrite de manière confuse, il est difficile d'apprécier les fulgurances visuelles du réalisateur, par ailleurs pas toujours très inspiré, à l'image de la séquence de la mort d'un des personnages principaux, qui en plus d'être maladroite s'avère être un grossier exercice d'auto-citation (on pense à la scène finale de "Scarface" mais aussi à la scène des escaliers des "Incorruptibles") ; les références à Billy Wilder (il y a indéniablement un peu de "Sunset Boulevard", surtout dans la grande tirade de Fiona Shaw) et Hitchcock (le triple raccord dans l'axe sur le cadavre, à la fin, se retrouve dans "Les Oiseaux") sont, comme toujours, plus malins. Il demeure malheureusement difficile de s'intéresser à l'histoire, la faute à des acteurs peu impliqués : Josh Hartnett est plat comme une limande et Scarlett Johansson se contente d'être belle, ce qu'elle fait certes très bien. C'est finalement Mia Kirshner qui marque vraiment le spectateur, grâce à ces très belles scènes d'essais filmés en noir et blanc, dans lesquelles elle répond aux questions d'un réalisateur hors-champ joué par De Palma lui-même. Ce sont probablement les scènes les plus simples du film et ce sont pourtant celles où il se passe le plus de choses à l'écran.
RuleZzZ
RuleZzZ

13 abonnés 225 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 juillet 2012
Incompréhensible. Si tout semble expliqué, on reste de marbre. C'était quoi l'intrigue déjà ? Ah, et donc le dénouement ? Sans enjeu ressenti, aucun suspens vécu, et aucune attente du début à la fin. La forme ne vaut pas tellement mieux : une veille musique tout droit sortie d'un pastiche de film de détective jouée et rejouée du début à la fin, tous les personnages jouant leur propre caricature, des décors de téléfilm et des acteurs pourtant connus pour être bons qui se gâchent du début à la fin.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 juillet 2012
Adapter James Ellroy ne relève pas de la gageure impossible puisque "L.A. Confidential" est une brillante réussite, Brian De Palma est (a été ???) un cinéaste qui déchire par sa virtuosité et des tas de films sont là pour le prouver, donc question : comment avec deux ingrédients pareils, avec en plus une affaire criminelle sordidement fascinante, peut-on faire un film aussi mauvais ??? Ben vous prenez deux acteurs totalement dénués de charisme, Josh Hartnett et Aaron Eckhart par exemple, dans des personnages totalement vides, vous les entourez de belles actrices, Scarlett Johansson superbe physiquement comme à son habitude et Hilary Swank en femme fatale plus noire que sa chevelure qui est très noire, dans des personnages tout aussi vides et qui prennent sans arrêt des poses caricaturales, vous ajoutez des décors, des costumes et des accessoires qui donnent l'impression d'être tout juste construits ou sortis de leurs malles, une intrigue tellement confuse à souhait qu'on finit par se demander s'il y en a une et puis qu'on s'en fiche qu'il y en ait une ou pas, et une absence totale d'atmosphère ; reste plus qu'à mélanger le tout. En fait, seules les séquences d'essais de la future victime avec la voix hors-champ de De Palma arrive à surnager dans cet océan de médiocrité. Le grand De Palma serait-il mort dans le sens artistique du terme ???
yayo
yayo

75 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2012
Pas lu le livre mais le film est sympa grâce à son exceptionnelle distribution. Je trouve cependant que l'intrigue aurait mérité plus de fluidité et les personnages sont assez froids. C'est dommage car les bases sont là pour faire un très grand film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 avril 2012
Brian De Palma nous livre encore un bon thriller avec une excellente mise en scène. Un Bon casting avec un très bon jeu d'acteurs, mais l'histoire reste confuse avec des histoires secondaires inutiles.
Film à voir avant tout si vous aimez les bons polar, on s'en vas quand même avec un gout amer.
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2012
De Palma met en scène cette adaptation du livre de James Ellroy.
La distribution est parfaite, Aaron Eckhart et Scarlett Johansson en tête.
Un film noir à l'ambiance vénéneuse et maîtrisée.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 24 mars 2012
Une mise en scène magistrale. Une histoire noire, noire, noire, mais d'une complexité à dormir debout.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 février 2012
Grosse déception, un jeu d'acteur des plus mauvais, un scénario brouillon et incompréhensible ; on passe du coq à l'âne constamment et l'absence d'ambiance générale est flagrante. Dommage aussi que les caractères et les langages des personnages soient aussi lissés, cela participe à en faire un film sans âme et indéfinissable dans le temps. L'adaptation du bouquin n'était peut être pas forcément aisée mais si on n'est pas capable de le faire, alors on ne le fait pas
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2012
« Le Dahlia noir » possède deux chemins que l’on peut suivre en fonction d’une détermination attentive ou contemplative, le choix de l’attention auditive délaisse des intérieurs somptueux, des éclairages magnifiques ainsi que des prises de vues aériennes de toutes beautés montrant le drame unit à l’indifférence de comportements quotidiens.

Le film est certes bavard, il nécessite d’avoir pied dans un récit au dessus de la niaiserie. Ici la participation est un bienfait, les neurones reprennent enfin du service.

Les situations galbées sont largement au dessus d’une normalisation simple et productive, l’attention soutenue indispensable qu’il faut offrir à cette eau de jouvence redore le blason d’un intellect enfin déconnecté de petites œuvres faciles et sans intérêts.

Pas de doute Brian de Palma juge par les richesses constantes de son œuvre une télévision au ras des chaussettes. Dans un environnement ou les téléfilms travestis en 7eme art ont l’audace de contourner un spectateur mal conseillé cette lumière bienfaisante restructure des fondations lézardées.

La trame tortueuse respecte à la lettre le parcours nuiteux d’esprits parfaitement à leurs aises dans un concept glauque et ombrageux, les ingrédients d’un parcours menant au drame des convertis aux ténèbres cérebrales s’exécutent à la lettre avec l’apport machiavélique d’une fatalité incontournable au sujet.

Les héros connaissant les dangers de cette spirale nauséabonde attirant de l’intérieur activent un scénario n’ayant plus qu’à s’exécuter dans les normes du concept.

Brian de Palma signe une œuvre maîtresse ou le spectateur renaît enfin de ses cendres dans un climat ou son statut est reconnu et respecté.
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