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    Belle de Jour
    note moyenne
    3,7
    1257 notes dont 129 critiques
    répartition des 129 critiques par note
    20 critiques
    47 critiques
    31 critiques
    19 critiques
    8 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur Belle de Jour ?

    129 critiques spectateurs

    ygor parizel
    ygor parizel

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    4,0
    Publiée le 29 mars 2013
    Sobre mais pas étincelant, l'histoire est intéressante le traitement est pas mal. Mais heureusement que le film ne dure pas 30 minutes de plus ou on aurait le temps de s'ennuyer. En plus je ne suis pas un fervent amateur de Catherine Deneuve toujours aussi inexpressive et froide qu'a l'accoutumée.
    Roub E.
    Roub E.

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    3,5
    Publiée le 18 août 2018
    Un portrait onirique d’une femme bourgeoise qui s’ennuie et qui rêve d’autre chose. Si bien qu’elle va se prostituer pour tenter de vivre ses fantasmes. La mise en scène de Bunuel joue justement à fond la carte du fantasme et du rêve tant et si bien que part moment on ne sait plus si on est dans un rêve ou dans la réalité. Catherine Deneuve alors très jeune trouve déjà un de ses rôles les plus marquant. Dommage que l’on sente par moment une forme d’autocensure dans le film par rapport à l’époque où il a été réalisé et au vu de son sujet.
    Parkko
    Parkko

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    3,0
    Publiée le 27 août 2011
    Bunuel était vraiment un provocateur, il y a un côté subversif dans tous les films que j'ai vu de lui ou presque il me semble. Ca fait vraiment plaisir à voir un mec qui comme ça ose bousculer les valeurs traditionnelles etc. Sauf que dans Belle de jour j'ai trouvé qu'une fois l'idée emmenée y avait plus grand chose. Dès que le sujet et le côté subversif sont proposés, le reste est finalement assez décevant, ça peine un peu à convaincre tout du long. Bref, une petite déception de la part de Bunuel pour ma part.
    groil-groil
    groil-groil

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Séverine, jeune et belle bourgeoise, interprétée par une Catherine Deneuve dans l’un de ses plus beaux rôles, ne parvient pas à refouler ses fantasmes sexuels, sado-masochisme et prostitution. Après une hésitation légitime, elle se rend dans une maison close et comble ses après-midi en se prostituant, devenant une « belle de jour ». Situé dans ce qu’on appelle communément la période française de Bunuel, « Belle de Jour » est l’un de ses chefs-d’œuvre, dans une carrière qui en compte beaucoup. Mettant à jour une nouvelle fois toutes les obsessions de son auteur, sexuelles comme surréalistes, Bunuel réalise un film d’une profonde noirceur en parvenant néanmoins à rester accessible. Adapté de Joseph Kessel, « Belle de Jour » obtient à juste titre le lion d’or à Venise en 1967.
    SebD31
    SebD31

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    5,0
    Publiée le 27 septembre 2008
    Un excellent film, tortueux et complexe ! L'interprétation est d'une grande qualité et la mise en scène originale et maîtrisée. Incontournable !
    Multiface
    Multiface

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    2,5
    Publiée le 20 octobre 2007
    Belle de jour a reçu en 1967 le Lion d’or à Venise mais à mon avis il a été surestimé à cause de son côté provoquant et vraiment audacieux pour l’époque. Le film décrit l'histoire tourmentée d’une jeune femme bourgeoise qui aime profondément son mari sans qu’elle trouve le plaisir sexuel auprès de lui. Mais en se prostituant dans une maison close, elle découvre par la suite sous le nom de Belle de jour l’humiliation, le fétichisme et autres perversions ... Même si on devine que le refoulement est à l’origine des visions et rêves sadomasochistes de l’heroine, on peut regretter que le film reste qu’à la surface de son sujet car il n’explore pas assez les raisons qui pousse Séverine à vivre ses contradictions, ce qui empêche de les comprendre en profondeur. Dans sa forme, le film est totalement désuet si on compare sa mise en scène à Eyes wide shut de Stanley Kubrick, autre film fantasmatique qui mélange aussi le rêve et la réalité. Enfin, Catherine Deneuve qui n’avait que 23 ans lors du tournage prouve très tôt l’étendu de son talent en interprétant un personnage complétement à l’opposé de la fille romantique qu’elle incarnait 3 ans auparavant dans les Parapluie de Cherbourg .
    Kloden
    Kloden

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    3,5
    Publiée le 5 octobre 2016
    Le fait qu'il soit assez proche de Cet obscur objet du désir, le film testamentaire de son metteur en scène Luis Buñuel, suffit à indiquer l'importance que Belle de Jour revêtait sans doute aux yeux de son auteur. Certes, Buñuel décrit ici en adaptant Joseph Kessel une confusion différente de celle qui tenaille Fernando Rey dans son chef-d'oeuvre de 1977. La caméra n'épluche plus un homme incapable de savoir ce qu'il aime chez la femme, mais plutôt une femme tout aussi incapable de savoir pour quoi elle veut se sentir désirée. La différence est certes déterminante sur le plan dramatique, mais les ressorts des deux récits sont in fine les mêmes ; ce sont ceux, grouillants et bourdonnants, du mystère érotique qui anime le complexe de l'âme et du corps et dont Buñuel s'est toujours plu à démêler les nœuds. Là encore, le film ne livre pas de réponses, ou presque ; tout juste peut-on bel et bien affirmer l'existence d'un propos social sur la bourgeoisie et le vernis craquelé de son étiquette, et encore, tout ceci est assez accessoire d'un film qui ne jure que par l'opacité et une impression de non causalité, de hasard d'un désir adventice qui se développe comme une excroissance. Même s'il s'est assagi depuis ses débuts, Buñuel n'a d'ailleurs pas tout à fait oublié le surréalisme qui lui est si cher. Réservé à des songes qui petit à petit se mêlent au récit, celui-ci ne manque pas d'amener une dose d'onirisme, captant l'esprit souvent hagard de son personnage, trop reculé pour souffrir vraiment en dehors d'une mélancolie éthérée. Celle-ci, d'ailleurs, Buñuel la cultive à peine, et ses allusions à Godard (la vente du New-York Herald dans les rues de Paris pour À bout de souffle, la présence d'un Piccoli cynique qu'on dirait sorti du Mépris depuis 10 ans) contribuent à son rachitisme, tant le rappel à l'Oeuvre du réalisateur de Pierrot le Fou prononce comme dans un cri sorti du néant l'existence d'une mélancolie bien plus déchirante qu'on ne retrouve pas dans Belle de Jour. Celui-ci est plutôt comme le delirium tremens d'un désir qui mue sans arrêt, entre érotisme et pureté, et empêche son sujet de se fixer durablement pour rendre sa cohérence à une existence devenue double. Se mêlant à l'ordinaire, l'étrangeté de la situation finit par gagner sa place, tout recouvrir, les fantasmes peuplant un quotidien qu'ils exproprient petit à petit, jusqu'à en faire, justement, le fantasme moqueur et disparu d'un être désormais enchaîné à ses désirs et condamné à vivre selon la légèreté cruelle de leurs fantaisies.
    defleppard
    defleppard

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    4,0
    Publiée le 12 juillet 2010
    Le meilleur de Bunuel , pas un chef d'oeuvre non plus mais un classique à voir.
    Robin M
    Robin M

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    4,5
    Publiée le 16 juillet 2013
    Avec Belle de Jour, Luis Buñuel s’offre l’apothéose de la frustration sexuelle. Séverine (Catherine Deneuve) devient le symbole de la filmographie du tendancieux cinéaste espagnol : alliant beauté, faille, bourgeoisie et perversion. Obnubilé par la question du désir – d’autant plus celui inavouable –, Buñuel réduirait-il son personnage à ses fantasmes en l’asservissant à ses troubles ? L’insatisfaction sexuelle de Séverine, résultant d’un attouchement durant son enfance que Buñuel évoque succinctement au détour d’un songe, est paradoxale. S’oppose ainsi une vie réelle dans laquelle elle repousse les avances d’un mari qui par un comportement de gentleman bourgeois tend vers la niaiserie, et les désirs enfouies à la limite du masochisme dans laquelle son corps en malmené. Cependant au-delà de la perversion, Séverine apparaît comme la « dernière des Romantiques ». Peuplant ses fantasmes de landau et de châteaux, elle se place au sein même des codes de l’amour courtois des récits chevaleresques. N’est-ce pas pour son honneur et son désir que se batte Pierre (Jean Sorel) – le prince (trop) charmant – et Henri (Michel Piccoli) – l’envoûtant cavalier noir – pendant qu’elle est attachée à un arbre comme l’objet de convoitise qu’il faut sauver ? Elle endosse même au détour d’un de ses délires de plus en plus ancré dans la réalité le costume mortuaire d’un Comtesse. A la manière d’une Bovary ne pouvant plus distinguer réel/fantasme, elle se refuse le rôle de Marquise auprès d’un des clients de chez Madame Anaïs ne pouvant jouer un rôle d’elle-même. Séverine se retrouve également dans le romantisme allemand dont elle partage les sentiments à vifs et la place du « moi ». C’est seule qu’elle semble toujours avancer, se souciant peu des gens qui l’entoure et finalement se servant des autres pour répondre à ses fantasmes intérieurs. Chez Madame Anaïs, elle choisit en quelque sorte les clients et inverse alors la logique de la prostituée. Pour ça, elle se montre soit frigide et farouche, soit câline et avenante. Séverine cherche finalement à travers ses fantasmes à vivre une passion issue d’un imaginaire enfantin de l’amour fusionnel. Ainsi, si son corps est malmené dans ses fantasmes, c’est pour répondre à cette quête de fougue et de désir brutal. Elle tente de percer la façade de l’aristocratie, ce qu’elle entrevoit chez Henri et ce qu’elle trouve dans la rudesse de Marcel (Pierre Clémenti), son amant. Belle de Jour, pseudonyme aux airs de conte de capes et d’épées, est donc comme la bête des passions qui sommeille dans le ventre de Séverine pour rependre l’image platonicienne du désir. S’oppose ainsi clairement ce qu’elle vit (Séverine) et ce qu’elle voudrait vivre (Belle de Jour). Belle de Jour devient alors une œuvre initiatique, celle du corps. Si Buñuel trouve un écho plus favorable à ses perversions chez la Bourgeoisie, c’est parce que il y trouve l’hypocrisie des conventions qui se délie au sein de la chambre et dont les domestiques sont alors les témoins muets. Belle de Jour dévoile ainsi les limites des conventions puisque l’individu ne s’explique non pas par un ensemble de règle de savoir-vivre mais par ses désirs et ses pulsions. Si Séverine semble plus « vraie » et même plus heureuse lorsqu’elle prend part au bordel de Madame Anaïs, c’est parce qu’elle met en adéquation ce qu’elle est profondément et ce qu’elle doit être. La prostitution est dont l’éducation du corps, et donc du l’homme véritable. En schématisant, elle s’ouvre au monde de la manière qu’elle ouvre ses cuisses. Sulfureux, Belle de Jour tient sa réussite du regard que porte Luis Buñuel sur ses personnages. Ne les jugeant pas et n’usant d’aucune morale, le cinéaste dévoile progressivement ses personnages en ne privilégiant aucun manichéisme. Pas de mauvais, pas de bons. Chaque personnage dispose, comme finalement dans la réalité, d’une part d’ombre souvent caché. Le jugement ne vient donc pas des spectateurs conquis à la beauté de Catherine Deneuve, mais des personnages qui jugent avec le poids de leur propre défaut perdant ainsi une légitimité.
    benoitparis
    benoitparis

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    4,0
    Publiée le 29 novembre 2008
    Le talent des scénaristes (J.-C. Carrière inclus donc) est à saluer : les scènes passent des registres du réalisme à l’onirisme avec beaucoup de finesse et de subtilité. Le mariage, la vie bourgeoise sont désignés comme fauteurs de frustration féminine. Avec l’évolution des mœurs des quatre dernières décennies on peut se demander si par cet aspect le film n’a pas vieilli. Les comédiens sont formidables, Bunuel filme Deneuve avec une sensualité inégalée.
    real-disciple
    real-disciple

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    4,0
    Publiée le 1 décembre 2011
    Premier film de Bunuel que je vois et plutôt satisfait. Déjà la réalisation est fluide, transformant l'image en une espèce de rêve continu et parsemé de scènes suggérées, où le spectateur est dans son rôle d'imaginateur (on fait référence plusieurs fois à des lâchés de chats qu'on ne voit pas). Aussi les dialogues sont très bien écrits et l'esthétisme donnée au film est particulière, intimiste. Le realisateur fétichiste a parfaitement su utiliser la beauté glaciale de Catherine Deneuve (excellente au passage) pour son histoire de bourgeoise frustrée par un mari trop parfait pour éprouver un vrai désir et laisser cours à ses fantasmes. Tout à tour inquiétant, érotique et drôle (les fantasmes des clients du bordel), Belle de jour est un très bon film français qu'il faut voir, parce qu'il aborde le thème de l'amour et du désir de façon intelligente.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    2,5
    Publiée le 20 août 2013
    Séverine est l’épouse d’un médecin interne. Celui-ci est très sage sexuellement ce qui exacerbe les fantasmes de la demoiselle. Un ami play boy lui glisse discrètement l’adresse d’une maison de passe luxueuse. Et hop, voilà la belle qui part s’encanailler. Ce film de 1967 incarne les débuts de la liberté sexuelle. Bien interprété, on ne peut tout de même s’empêcher de trouver les références du cinéma érotico porno des 70’s. Ici le thème exploité est celui de la bourgeoise secrètement salope. Les ellipses permettant l’émergence des fantasmes de Séverine sont bien menées, mais le film ambitionnant de créer le trouble et le malaise fait plutôt souvent sourire. Après Séverine est aussi en fait un personnage très actuel : elle aspire à ce qu'elle n'a pas. Parce que son jeune, beau et fortuné chirurgien de mari n'est que douceur et prévenance, elle rêve d'humiliation, de fange sur son visage diaphane. Plus tard, quand ce mari idéal sera hors service, elle rêvera de tendresse conjugale... On a rarement tout à la fois, Séverine en fera la cruelle expérience. Catherine Deneuve était réellement faite pour ce rôle ; lisse, parfaite, diaphrane ; la bourgeoise au potentiel de salope n’est peut être pas un rôle de composition !!! Pour la bourgeoise, c’est sûr ; elle n’a jamais été bien capable de jouer autre chose avec du talent. Lion d’or à Venise… Faut que je vois d’autres films de Bunuel, là, je ne suis pas convaincu…
    Guillaume836076
    Guillaume836076

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    4,0
    Publiée le 9 juillet 2013
    En ayant vu pour la énième fois, "Belle de jour", je me demande à quel point ce film de Luis Bunuel, n'est pas à l'origine du "malentendu" qui existe entre le public et Catherine Deneuve et à quel point elle n'en a pas jouer! Car tout le mythe Deneuve et l'idée que s'en fait le public se nourrit de l'ambigüité entre ce qu'elle montre et expose (sa beauté éclatante, objet de désir) et ce qu'elle ne livre pas d'elle (son intimité et ses sentiments les plus profonds), porte ouverte à tous les fantasmes imaginables sur sa vie. Cette apparente froideur ou distance, dont on l'affuble, n'est en fait que de la pudeur. Car quand on connaît sa carrière, on se rend compte de ses prises de risques dans le choix de ses rôles et de son jeu incandescent qui révèle beaucoup de son caractère intense et passionné. Le choix de Deneuve pour incarner Séverine/Belle de jour, n'était pas le choix initial de Bunuel. Aujourd'hui , il est impossible de s'imaginer une autre actrice dans le rôle, tant l'actrice semble "faire corps et âme" avec son personnage, d'où en parti le malentendu dont elle fait l'objet... Bunuel et Carrière ont fabriqués le personnage de Séverine qui a contribuer a fabriquer le personnage public de Deneuve... qui flirte entre ce qu'elle montre et ce qu'elle ne montre pas... Au travers de ce personnage, qui de l'extérieur est parée de toutes les vertus, Bunuel provoque et dénonce une bourgeoisie corsetée dans ses préjugés hypocrites, origine de la frustration sexuelle initiale de l'héroïne, qui ne demande qu'à exprimer désirs et fantasmes sexuels "toujours coupables" et forcément "inavouables" en réponse à une morale jugeant le plaisir comme "mauvais". D'entrée, Bunuel nous fait pénétrer dans le monde de fantasmes de Séverine, où elle se soumet de manière masochiste à son mari... avec qui dans le réel, elle ne semble pas avoir eu de rapports sexuels... Frigide ? Certainement pas. Elle ne souhaite sûrement pas "trahir" la pureté et la force de son amour pour son mari (Jean Sorel-bien fade en face de Catherine Deneuve), car chez elle amour et désir sexuel sont en conflit permanent et cela alimente ses fantasmes masochistes. D'un côté la Séverine amoureuse, belle, naîve, distante et de l'autre une Séverine qui ne résiste pas à ses pulsions sexuelles masochistes. D'où les aller-retour entre fantasmes et réalité. On pourrait penser que le point de vue de Bunuel est misogyne, mais ce n'est pas le cas. Il pose simplement des questions sur le désir. Au fond, à quel point le désir des femmes, n'est il pas conditionné par le désir de domination des hommes en général ? N'est-il pas plus confortable de finalement vivre ses désirs de façon fantasmatiques dans la richesse de notre imaginaire? Etc. Quoique la fin est très ambigüe, est-ce réel ou imaginaire? Le landeau, vide, suggère la réponse... De toute façon, bien qu'avec ce film, on parlait vraiment de sexualité pour la première fois en France, les questions posées sur le désir et le fantasme semblent bien plus importantes que l'aspect érotique, traité, lui, avec élégance et distance en privilégiant la suggestion des ébats sexuels. Avec ce film, Catherine Deneuve, devint une star internationale, et "Belle de jour" reste l'un de ses meilleurs rôles. Bunuel la réembauchera 3 ans plus tard dans "Tristana", rôle encore plus fort et abouti. Quant au reste de la distribution, chapeau bas à Michel Piccoli, en dandy cynique, et à Geneviève Page, éblouissante en tenancière de bordel de luxe. Le travail d'adaptation de Jean-Claude Carrière est, comme toujours, très réussi. Mais n'oublions pas le côté esthétique de l’œuvre, particulièrement soigné (beaux contrastes de couleurs de Sacha Vierny, chef opérateur photo, faisant ressortir décors et costumes). Une œuvre essentielle des années 60, une œuvre essentielle dans la carrière de Deneuve et de Bunuel, et une œuvre essentielle du cinéma mondial.
    Ghost_face
    Ghost_face

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    2,5
    Publiée le 13 octobre 2008
    BELLE DE JOUR nous offre une Catherine Deneuve, au début de sa carrière, qui interprète le personnage d’une femme perdue dans sa vie et ses désirs avec élégance et raffinement sans jamais sombrer dans la perversité dérangeante et excessive. Une vision plutôt « poétique » sur le(s) vice(s) d’une bourgeoise(rie) qui souffre d’un manque à combler et de frustrations malgré le confort amoureux (rendu monotone) et financier (préjudiciable) dont ils bénéficient.
    DarioFulci
    DarioFulci

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    4,0
    Publiée le 24 septembre 2017
    Une bourgeoise à la sexualité réfrénée assume ses fantasmes pour devenir prostituée dans une maison close. La charge contre la bourgeoisie bien pensante est virulente. Cette beauté glaciale se révèle être une nymphomane adepte de la soumission. Un sujet scandaleux pour l'époque qui garde un côté très à charge des riches moralisateurs qui n'en pensent pas moins. Catherine Deneuve est parfaite. Il fallait le faire à l'époque. L'émancipation par le sexe déviant, la liberté de penser, les fantasmes cachés... des thèmes très fin 60s qui illustrent bien son époque. C'est moins féroce mais toujours aussi étonnant.
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