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Second long-métrage pour Serge Leroy qui nous réserve pas mal de surprises avec La Traque (1975). Alors que le film démarrait assez mal (des scènes de brouhaha ininterrompus dans une salle à manger puis à l’extérieur d’une auberge), finalement, petit à petit le film commence à faire son petit effet et nous retient en haleine jusqu’à la dernière seconde (regrettant même que ce dernier se termine déjà au bout de 90 minutes). Il est assez rare dans le paysage cinématographique français d’avoir des survivals, alors lorsque l’on tombe sur une œuvre comme celle-ci et que cette dernière s’avère être une franche réussite, on ne va pas s’en priver pour le faire savoir. Alors que l’on pensait avoir affaire dans un premier temps à un banal drame, puis à un rape and revenge, Serge Leroy ne cessera de nous surprendre et de créer la surprise avec son œuvre radicalement sombre (et très réaliste) où la cruauté humaine prend toute sa forme. En fin de compte, on aura bel et bien eu affaire à un survival forestier à l’image aussi poisseuse que ses principaux protagonistes (des chasseurs animés par leurs pulsions animales et qui finissent tous par se dévoiler au fur et à mesure de l’intrigue). Ce qui fait la force du film, c’est bien évidemment la mise en scène de Serge Leroy, nous rappelant Les chiens de paille (1971) de Sam Peckinpah. Mais que serait ce film sans toute cette distribution de grandes gueules incarnée par des acteurs plus ou moins connus du grand public (Jean-Pierre Marielle, Jean-Luc Bideau, Michael Lonsdale, Philippe Léotard, Michel Constantin & Paul Crauchet), sans oublier l’une des rares femmes au sein d’un casting masculin : Mimsy Farmer, les cheveux courts, ressemblant à s’y méprendre à Mia Farrow période Rosemary's Baby (1968). Cette dernière est pratiquement présente dans tous les plans, elle subit sans relâche, tentant de fuir ses assaillants coûte que coûte. Si les rednecks appartiennent au paysage cinématographique US, on peut d’ores et déjà dire que nous avons ici trouvé les notre, d’une rare hypocrisie et d’une rare bestialité.
Ajoutée le 17 mai 2012 à 22h39 Signaler un abus
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