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Pascal
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3,0
Publiée le 14 août 2021
Lors de sa sortie en salles "blue steel" avait obtenu un bon succès public et critique. Je l'avais alors raté. Je viens de le découvrir plus de quarante ans après et il me semble qu'il avait été alors un peu surestimé. Finalement c'est un vrai faux film policier, qui tire vers le thriller voire le fantastique. En résumé, une jeune femme qui vient de sortir de l'école de police, abat en flagrant délit l'auteur d'un braquage dans un magasin. Un des temoins de la scène, prend subrepticement l'arme du criminel et quitte les lieux sans être interrogé. La femme policier qui ne peut plus prouver le caractère légitime de son intervention est suspendue de ses fonctions....Commençons par le meilleur : réalisé à ses débuts par Katryn Bigelow ( épouse de james Cameron) et auteur plus tard, de notamment "dark zero tirthy" mais aussi de "demineurs", elle faisait ici ses gammes. Mais surtout il y a la présence lumineuse de Jamie Lee Curtis ( fille de Janet Leigh et de Tony Curtis) qui tient le film sur ses épaules. Maintenant le moins bon : Tous les autres acteurs n'ont aucun charisme et le film pêche sur ce point par son déséquilibre trop flagrant avec la présence de Jamie Curtis. On notera que le gros point noir est ici le scénario, qui n'est pas travaillé et ce dès le début et rend brouillon l'enchaînement de certaines scènes de la traque du criminel psychopathe. Finalement "blue steel" trouve son aspect largement le plus intéressant, lorsqu'il aborde les aspects personnels de la vie du personnage principal. On regrettera que Jamie Lee Curtis ( qui débuta chez john Carpenter ) ne fit pas a la suite de "blue steel", une carrière dans des films de qualité. Les aficionados de cette actrice , dont je fais partie et qui tend vers le style de celui de Sigourney Weaver ( dont elle est d'ailleurs, l'amie à la ville) et de la réalisatrice d'ailleurs, ne manqueront surtout ce film. Les autres spectateurs peuvent passer leur chemin.
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1,5
Publiée le 15 février 2021
Jamie Lee Curtis joue le rôle de l'officier Megan Turner une flic débutante qui tue un voleur à main armée dès son premier jour de travail. Pendant l'agitation un des témoins un marchand d'or de Wall St. s'empare de l'arme du voleur et plus vite qu'on ne peut dire se transforme en tueur en série psychopathe avec une fixation obsessionnelle à la fois sur les armes et sur Turner. L'absence totale de logique dans ce film le rend pénible à regarder. Même après que Hunt ait assassiné son ami le plus proche sur le pas de sa porte Turner continue de passer ses soirées dans son appartement ne se donnant jamais la peine de vérifier si des intrus s'y trouvent. Il est donc peu choquant que Hunt soit là à l'attendre un soir. Personne d'autre dans le film ne parvient à démontrer un QI supérieur à son âge non plus. Un employé de supermarché après avoir été menacé par le maniaque pendant cinq longues et fastidieuses minutes menace de se faire exploser plus tard sous interrogatoire de la police il dit que l'arme était peut-être un couteau. La seule raison aussi stupéfiante soit elle est qu'il était nécessaire de forcer un mauvais scénario à donner des coups de pied sur une intrigue plus qu'improbable...
Dès le début c'est improbable, un courtier pété de thunes qui peut s'offrir tous les revolvers qu'il veut… prends celui d'un braquage qui lui tombe devant le nez. Donc ça mérite une demi-étoile car zéro n'existe pas.
une intrigue qui n'a aucun sens. le méchant est très méchant et très fou, et s'en prend à l'héroïne avec un réel acharnement sans qu'il n'en ai aucune raison. avec tout les clichés de réalisation des thriller des 90's de seconde zone. affreux.
Un film policier où le flingue est un véritable objet de fascination. Piètre polar à cause de ses incohérences, mais Jamie Lee Curtis y est stupéfiante. Et après Halloween, elle a toujours autant de mal à refroidir ses agresseurs.
Flou style Trois ans après Aux Frontières de l’Aube, Bigelow collabore à nouveau avec son scénariste Eric Red, cette fois dans un thriller psy. Nous faisons la connaissance d’une jeune femme flic, fraîchement débarquée dans la maison. Elle est pleine de candeur et prend sa mission très au sérieux. Pendant ce temps-là, un tueur en série sévit en ville et il se pourrait bien que nos deux personnages se connaissent. On ne va pas se mentir, l’ambiance a quelque peu vieilli et l’image et l’ambiance très new-yorkaise rappellent les vieux épisodes de New-York Police Judiciaire. Il s’agit de la première incartade de Bigelow dans le monde de l’uniforme, première d’une longue série qui répondra peut-être à son autre marotte, la liberté des marginaux. Étonnant contraste. Sous l’uniforme, la femme. Ce n’est pas une évidence et c’est le point de vue que prend Bigelow en montrant le sexisme ambiant et les préjugés qui accompagnent une femme à qui on confie arme et pouvoir. Intéressant car tout ceci se passe tant dans le monde professionnel (les supérieurs) que dans la sphère privée (le père, la séduction ...). Hélas, ce discours tombe un peu plat car notre héroïne accumule les mauvais choix, fonctionne à l’émotion et met en danger ses collègues. Au final, on en retient qu’elle se conforme aux préjugés. Dommage. Au rayon de la mise en scène, de très bonnes choses. On sait que Kathryn Bigelow maîtrise à merveille les scènes d’action et elles sont ici dynamiques et surprenantes. On sait aussi qu’elle a tendance à en faire trop et c’est effectivement le cas à travers des ralentis lourdingues et des postures martiales trop évidentes. A l’interprétation, on est certes ravi de retrouver Jamie Lee Curtis mais il ne faudra s’attendre à rien de folichon. Pour résumer, Blue Steel est un bon moment mais c’est aussi probablement le film le plus faible de son auteure.
Polar urbain très typé eigthies et c'est ce qui en fait son charme. Look, néons bleutés, tout l'esthétique y passe, on y ajoute les golden boys de cette époque et le danger des nuit new yorkaise . Ce qui fait le charme aussi du film c'est que Kathryn bigelown est depuis devenu une auteur qui compte et que l'on voit les germes de son cinéma, gout de l'adrédaline, du danger, femmes fortes, gout de l'action, mégalomanie des personnages. Tant pis si la dernière demi-heure vire dans la surenchère comme bien des films, cela reste un bon face à face teinté de paranoia et de romance entre la Belle Jamie Lee Curtis et l'inquiétant Ron Silver
Un thriller de Serial Killer très marqué années 90 époque fertile en psychopathe excentrique. Mais ce Blue Steel arrive à se hisser au delà de la moyenne . Ceci grâce à une Jamie Lee Curtis convaincante qui ajoute un psychokiller de plus à son palmarès. Mais aussi une mise en scène dynamique de Kathryn Bigelow et un sous texte sur la condition de la femme dans la société occidentale et le semblant d’égalité. Oui le personnage de Megan devient policier, mais elle doit faire plus que les autres, on ne la prend pas au sérieux, elle est rabaissée constamment par ses collègues, sa hiérarchie son père et quasi tous personnages masculins à une exception près à son rang de femme. Cet aspect donne un peu plus d’épaisseur à ce thriller qui s’il n’a rien d’exceptionnel se suit avec plaisir.
Considéré au sein de la filmographie de Kathryn Bigelow, dont l’essentiel des œuvres abordent la fascination qu’exerce la pulsion de mort sur les individus au point de définir leur rapport à la vie, Blue Steel en est peut-être l’incarnation la plus radicale et froide, pure démonstration d’une théorie psychanalytique que la mise en scène, au demeurant magistrale, réussit à convertir en moment de cinéma rugueux et dissonant. La cinéaste ne recherche à aucun moment l’illusion de vérité mais compose des personnages qui sont autant de types à analyser, disséquer, faire réagir les uns avec les autres : l’espace urbain devient ainsi une vaste caisse de résonance dans laquelle se percutent et se répercutent des personnalités tourmentées et esseulées, souffrant de ce mal de l’urbain perdu dans un dédale de rues et de taxis jaunes. Bigelow capte la ville comme un champ de ruines futuristes ; les nombreux plans en hélicoptère semblent flotter au-dessus de tours plongées dans la nuit, comme endormies, figées dans cette neige rassurante parce qu’elle immobilise tout. La rigueur de la mise en scène n’a d’égal que le sérieux avec lequel Jamie Lee Curtis campe son rôle : tel un automate, elle arbore fièrement son insigne, charge son revolver, contrôle son existence jusqu’à l’accident, soit l’inattendu, une rencontre. Blue Steel est une machine qui se dérègle, qui perd sa mesure et laisse voir, à terme, des corps perlés de sueur qui se touchent et s’enlacent avant le coup de feu. Éros annonce Thanatos, tous deux marchent ensemble et tendent à se confondre. On pourra reprocher à la cinéaste la lourdeur de son approche, ainsi que la légère confusion qui résulte d’un agencement saccadé des espaces et des lieux – on saute d’un endroit à un autre, du jour à la nuit en l’espace d’une seconde – mais force est de constater l’efficacité de son geste artistique et féministe (il est question des difficultés éprouvées par une femme à trouver sa place dans un corps d’hommes, la police) tout entier tourné vers la lutte de deux pulsions que redouble celle de deux excellents acteurs : Jamie Lee Curtis et Ron Silver.
Kathryn Bigelow réalisatrice engagée et féministe se livre avec virtuose à un bel exercice de style. Jaimie Lee Curtis nous livre une prestation parfaite dont elle a le secret, Ron Silver est remarquable en tueur psychopathe. Un polar musclé féministe d'actualité, engagé qui dénonce la pression de l'opinion sur la police ainsi que la pression masculine à tout les échelons même familiaux. Une réalisatrice qui se fait trop rare habituée hélas aux échecs au box office mais qui garde une totale liberté dans le traitement de ses sujets. Un des grands polars de ces 30 dernières années.
En plus de s'appuyer sur un scénario combinant les invraisemblances et les exagérations, ce film charrie toute un discours qui fleure bon (plutôt : mauvais) le fascisme et le manichéisme les plus sournois... D'une esthétique très 80's, froide comme l'acier du titre, cette œuvre ne vaut que par la présence de Jamie Lee Curtis qui réussit à faire exister quelque peu son personnage.
Le film vaut surtout pour sa mise en scène au cordeau et l'investissement de ses acteurs, installant une ambiance prenante qui tient presque de bout en bout, en dépit d'un scénario truffé d'incohérences et qui repose sur des idées pas toujours crédibles. On est encore à la lisière de ce qui se fera dans la décennie suivante en la matière, et Bigelow sera amenée à faire de bien meilleurs films, mais ça reste un divertissement qui se regarde.
Un thriller au féminin au scénario intéressant mais trop d incohérences et les policiers américains sont plus des assassins que des auxiliaires de la justice
il est dispo sur arte quelques jours en ce moment . film badass très moyen avec des erreurs en pagaille .... pour exemple , le méchant prend une balle au bras gauche , il se soigne le bras droit , et plus trad on revois la blessure au bras gauche .... mouais ....
Un polar au féminin, tendu mais poussif réalisé par Kathryn Bigelow, produit par Oliver Stone. Jamie Lee Curtis se donne à fond pour réduire à néant l’oppressante balade perverse et meurtrière d’un Ron Silver habité par son rôle. Pas mal.