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4,0
Publiée le 21 juillet 2019
Dans Les Poupées russes, les questionnements sur l'avenir professionnel n'ont plus lieu. Et pour cause : ils ont maintenant trente ans. Un âge où on est normalement entré dans la vie active. Tous et toutes ont de bonnes situations, de beaux appartements, un beau physique. Reste à trouver l'amour et c'est un sujet qui touche tout le monde quelle que soit la catégorie sociale. Qu'on soit riche ou pauvre. Beau ou moche. Petit ou grand. On espère tous trouver la bonne personne avec qui vieillir. Là aussi, toute cette bande enchaîne les relations sans parvenir à se fixer. Xavier en fait partie. Martine, sa copine de L'Auberge Espagnole, a fait sa vie. Ne reste que des conquêtes sans lendemain. Moi, ça me paraissait évident qu'ils étaient faits l'un pour l'autre mais comme quoi...Quand c'est trop évident, ça ne fonctionne pas forcément. Du coup, quand il se reporte sur Wendy, il y a un sentiment étrange. Elle est comme une sœur pour lui. C'est comme sortir avec son ou sa meilleur(e) ami(e). Tu te demandes si ça peut marcher. Amusant dans sa mise en scène, touchant, pertinent, énervant au vu des défauts de Xavier dont il semble lucide (encore faut-il qu'il arrive à les corriger !), Les Poupées russes devient une comédie romantique réussie dans le sens où ils continuent à avancer. Mais avec eux, on ne sait jamais. Le prochain chapitre amènera son lot de problèmes.
Moins choral que ne l’était « L’Auberge Espagnole », « Les Poupées Russes » nous (re)plonge dans les déboires sentimentaux de Xavier, toujours aussi positivement campé par Romain Duris. Dans cette suite un brin supérieure, Cédric Klapish disserte sur l’amour autour de personnages à l’approche de la trentaine et à la maturité encore hésitante. C’est enlevé, souvent drôle mais il n’en n’oublie pas pour autant la sincérité et l’émotion des sentiments d’un thème ô combien universel. L’enquiquineuse Audrey Tautou, et la savoureuse Cécile de France squattent la première heure alors que la seconde est largement dominée par la plus que charmante Kelly Reilly.
Agaçant mais intéressant à regarder. Les plus : - Romain Duris a gagné en charisme par rapport au précédent film, sa compagne anglaise aussi - quelques audaces scénaristiques ou dans la mise en scène, comme toujours avec Klapisch - du fond, de la réflexion avec notamment ce parallèle entre la vie désordonnée du héros et l'histoire d'amour si directe de son ami, pourtant réputé peu subtil dans le premier opus. Les pitres ou les lourds cachent parfois bien leur profondeur.
Pour le reste, le film est hélas une immense accumulation de clichés, même si certains l'étaient moins il y a 14 ans, mais le temps et le manque d'imagination du cinéma français ont accentués depuis certains défauts : - le parisiano centrisme, parfois remplacé par d'autres métropoles (Londres, Moscou). En dehors des grandes villes, pas de cinéma intéressant ; - l'aisance financière et professionnelle des personnages. Pourtant peu studieux dans le premier opus, qui gardait un semblant de réalisme, ils accèdent tous à des postes recherchés : financier, auteur à succès, et vivent dans des lofts aisés. Outre le manque de réalisme sur la vie professionnelle (qui croira que les traders prennent leur information sur une chaine TV), les quelques galères financières de l'auteur (cachetonnant pour des séries B) sont assez anecdotiques et ne l'empêchent ni de voyager ni de vivre à Paris. Encore moins de séduire vendeuses ou mannequins sans trop d'effort. - A en croire ce film, les seules difficultés des trentenaires sont sentimentales et jamais matérielles. L'insistance lourde et nombriliste du narrateur sur ses problèmes sentimentaux agace passablement. - l'inévitable scène de mariage bling bling (des fois c'est dans un chateau, ici sur une péniche) - la connivence avec les personnages du premier opus, peu crédibles (ils sont tous invités au mariage). On se passerait volontiers de cet effet "saga" prétentieux pour des personnages sans grand intérêt. -enfin, à trop vouloir suivre la mode, on est plus rapidement ringard : tenues typiques des années 2000, musique trip hop trop forte, affiche "film choral", inscriptions décalées façon "collage d'art plastique d'élève de terminale" : tout cela a vieilli.
on continue de suivre la petite équipe de l'auberge espagnole qui doutent, essayent, réussissent ou non enfin qui vivent dans un monde que nous connaissons. PLV : comme d'habitude bande sonore adéquate
Les suites réussies ne sont pas si courantes, celle-ci se paie le luxe d'être supérieure au pourtant délicieux "L'auberge espagnole". Parce que sans doute plus mature, plus lucide, moins schématique et moins bordélique. Ce n'est pas un film à message, mais un reflet de la réalité, la perfection n'existe pas, les sentiments éternels non plus, (c'est quand même dingue qu'il faille le rappeler à ceux qui ne savent pas encore) La direction d'acteurs est parfaite avec une Kelly Reilly qui était déjà bien belle dans "L'auberge espagnole". mais ici elle est rayonnante. A noter quelques scènes croustillantes comme celle ou Cécile de France bien déjantée se met à parler en langage boursier devant le grand-père de Duris, ou celle où Iréne Montala et Romain Duris courent complètement nus dans les rues de Paris, ou encore celle ou Audrey Tautou parle de son prince charmant à son enfant. Un petit régal.
une 2ème opus qui reprend les mêmes ingrédients avec le plaisir non dissimulé de retrouver cette bande, désormais jeunes trentenaires, avec tous les questionnements associés. facile de s'identifier à ces personnages : le dynamisme et l'énergie qui s'en dégagent sont toujours aussi communicatifs! une référence générationnelle.
Suite de l'auberge espagnole. La bonne idée du film est d'avoir su adapter une mise en scène plus adulte (moins branchouille) que le précédent opus. Ce qui correspond parfaitement aux tourments de cette génération de trentenaire qui ne savent pas trop ou ils en sont. Et Kelly Reilly est tout simplement sublime !! Je pense surtout à cette scène magnifique où elle pleure dans les rues de Londres sur une musique de Portishead...
Un excellent deuxième volet des aventures de Xavier. Romain Duris reprend avec brio son rôle favori offert par Cédric Kaplisch. On retrouve Audrey Tautou, Cécile de France et Kelly Reilly dans des scènes hilarantes.
Cette suite n'est pas désagréable mais elle perd de son charme. Audrey Tautou dans un premier temps puis Kelly Reilly dans sa seconde moitié empêche le film de sombré dans le vide. Moins de rires mais toujours aussi distrayant.
On retrouve les personnages principaux de l'Auberge Espagnole dix ans plus tard ou presque pour de nouvelles histoires de vie sur fond de Londres et St Peterbourg... Certes Xavier, Martine Kelly et son frère sont toujours aussi attachants mais le scénario peine un peu plus.
Sans égaler l'Auberge espagnole, le film identitaire culte du même réalisateur Cédric Kaplish, ces Poupées russes nous font passer un excellent moment. Moins film choral que le précédent, cette suite se concentre bien plus sur le personnage interprété par Romain Duris, sur ses doutes, sur sa recherche de l'amour et on a plaisir à le retrouver accompagné de Cécile de France et de la jolie anglaise. Les autres acteurs de l'Auberge espagnol se contentent finalement d'être de simple faire valoir ce qui pourra nous heurter au début du film car l'ambiance collégiale peut nous manquer. Toutefois, la qualité de la réalisation, son inventivité et les excellents comédiens nous redonnent la joie de vivre dans cette histoire simple, belle, émouvante et drôle. On grandit avec ces comédiens avec leurs histoires, on continue à s'identifier à eux et on rêve d'intégrer leur bande d'amis, merci Kaplish pour ce bon moment.
Kelly Reilly fait de l'ombre à tout le reste du casting. Elle est superbe et incarne formidablement bien la jeune anglaise de la troupe. Ce personnage a d'ailleurs pris de l'importance par rapport à « l'Auberge Espagnole ». A contrario, Audrey Tautou, elle, semble être, ici, sous-exploitée. Ce deuxième volet est moins drôle que le premier; peut-être est-ce pour être en phase avec les personnages qui ont mûri et sont donc moins insouciants, moins légers ? Dans « Les Poupées Russes », il n'y a pas non plus, dans la réalisation, l'inventivité visuelle du premier volet (je pense, par exemple, à la scène des documents administratifs nécessaire pour le dossier ERASMUS qui se superposaient sur l'image façon « cartoon »). Mais c'est surtout au niveau du rythme que la comparaison avec le premier volet est la plus cruelle. En effet, quelques scènes sont en trop spoiler: (la course-poursuite nocturne dans les rues de Paris) , certains quiproquos un peu trop gros spoiler: (le dialogue/règlement de compte avec la vendeuse de vêtements sur le pas de la porte) et globalement le film aurait gagné à être moins long. Vous l'aurez compris, même si j'ai aimé ce film, il ne m'a pas autant plu que d'autres films du réalisateurs comme « l'Auberge Espagnole » ou « Le Péril Jeune ». Je fais la fine bouche car, avec « L'Auberge Espagnole », la barre était placée très haut et c'est là aussi le problème des suites : l'attente et les espoirs du spectateur sont amplifiés. Cependant, pour rester sur une vision d'ensemble du film, cette suite se savoure pleinement et on passe un très bon moment à suivre les aventures de ces trentenaires. Un bon film, assez frais.
Un film très pauvre, mais qui n' est cependant pas sauvé par ses bons acteurs. Un scénario qui n' en est pas un: des bobos imbéciles, égoïstes et malsains se regardent, se plaignent et s' analysent, pleurnichent sur leur petit nombril et ne pensent qu' a s' envoyer en l'air avec le copains, les copines, et tout à l' avenant........qu' ils aillent à l' usine, c' est bien mieux! Ils n' auront ni le temps de s' ennuyer ni de geindre sur leur sort. Bref, une énième comédie dramatique sur la vie et la psychologie glauque des nantis parisiens. Le réalisateur devrait s' intéresser à un monde autre que le sien, et qui constitue 98% de l' humanité. Comme pour les romans photos des ménagères ou les SAS des beaufs c' est sans doute plus vendeur de montrer ces gens-là que ceux de la "vraie vie". Et, cerise sur le gâteau, Cédric Klapisch nous inflige un sous-titrage en français puisque la moitié du film est en ...anglais!!! Comme si le doublage n' était pas indispensable: bonne lecture!!! Pendant que vous vous évertuerez à lire les sous-titrages vous ne regarderez pas l' image: mais, dans ce film, vous ne raterez pas grand-chose...C' est bien filmé, bien interprété; sinon, rien de rien. Nullissime; on en ressort comme on y est entré...
Les Poupées Russes est une comédie correcte mais sans plus, ça ne m'a pas plus séduit que ça. Les acteurs sont bons, Romain Duris en tête. L'histoire est pas mal mais sans vraiment beaucoup de surprises. Il y a quelques bonnes situations comiques mais elles sont, somme toute, assez rares. On ne s'ennuie pas trop. L'auberge espagnole faisait preuve de plus d'originalité et de fraîcheur.
Pour cette suite à "L'auberge espagnole", Cédric Klapisch rempile avec les mêmes acteurs mais avec une histoire différente. La recette n'en reste pas moins identique tout comme les thèmes abordés. L'effet provoqué est le même que celui du précédent opus, à savoir un film sympathique mais qui ne présente rien de bien transcendant. Petit plus sur la réalisation et le montage, plus personnelle et recherchée.