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shmifmuf
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4,5
Publiée le 5 février 2012
Cette suite de "L'auberge espagnole" est rythmée mais plus mélancolique. C'est un film qui reflète bien les peurs et les espoirs des jeunes trentenaires (encore un peu adolescent dans l'âme, mais déjà adulte). Une comédie sociale réjouissante et superbement interprétée( Keilly Reilly l'illumine de son charme).
Pourquoi Klapisch a-t-il donc fait une suite à sa déjà méprisable Auberge Espagnole? L'idée était stupide et mal lui en a pris de réitéré son coup. Le film est toujours aussi nauséabond dans sa façon d'idéaliser ce que Mai 68 à créé de plus ideux. A savoir une jeunesse gangrenée par la beaufitude, qui parle d'amitié et d'amour sans en connaître la véritable signification - ici, on remplace les sentiments et la passion par un simulacre de discours sur l'amour, d'une banalité affligeante. Duris qui se pose en insupportable philosophe donneur de leçon, alors qu'il n'est que le reflet d'une connerie collective - , une jeunesse qui vit dans la crasse et se complait de sa débauche, un libertinage de pacotille, faussement intellectuel...Bref, ce film contient suffisamment d'immondices spirituelles, de réflexion fainéantes aussi profondes que l'anus de Mère Thérésa, pour vous soutirez un bon litre de vomi avant la fin du massacre. Ormis cela, on regrette avec amertume que Klapisch n'ait pas réussi à se débarrasser de ces tics maladroits de réalisateurs à la noix. Le bonhomme s'obstine avec ces petits effets cache-misères n'apportant strictement rien au récit, si ce n'est de masquer l'incapacité de son réalisateur à rythmer son film. Dommage de voir un tel casting se ridiculiser de la sorte, être aussi mal exploité. La moitié des acteurs que l'on trouvait dans l'Auberge espagnole ne doivent leur brève apparition qu'à une seule raison. Ils apportent la touche de la bien-pensance dégoulinante nécessaire pour clore un pareil amas de platitude. Bref une bouse presque pire que son prédécesseur. Non mais franchement...voir Duris se la jouer génie incompris avec ses "c'est chiant l'amour! Rien ne marche jamais. Il faut toujours que quelque chose aille de travers. Et blabla bla".
Ne boudons pas notre plaisir, c'est une petite comédie avec une première demi-heure enlevée et le reste du film un peu longuet mais très correct. Je ne sais même pas pourquoi j'écris mon texte, tous les gens concernés iront le voir ! Néanmoins, je tire mon chapeau à Klapish, dont je n'aime pas tous les films, pour cet instantané de la vigueur et du je m'en-foutisme de la génération des pré-trentenaires. Et vues les perspectives d'avenir que leur ont laissés leurs parents, personne ne peut les blâmer. Duris, cabot, tête à claque et doué, charmeur, jeune, en un mot, parfait. Tautou est sympa, De France un peu éclipsée, à part une scène savoureuse de lesbienne en robe, et Kelly sans doute trop âgée pour le rôle, et trop complexe pour une comédie, mais elle fait le pendant des autres rôles franco-français. Le film est très construit avec quelques originalités pendant la première moitié, après ça patine parfois franchement, mais sans jamais perdre de vue la justesse d'analyse, on s'emmerde comme dans une virée entre copains pas très inspirés. Mais on est bien quand même, parce que ce sont nos copains. Si le rythme n'était pas chancelant, il serait presque mieux que le premier. En attendant la suite déjà annoncée dans le film. A noter une très belle photo pour un film français, et une bande son dans le vent.
Evidemment, étant donné que Klapisch a touché les sommets avec ‘L’auberge espagnole’, tenter une nouvelle fois d’émouvoir le spectateur est difficile voire impossible. Cependant, on est heureux de revoir la troupe du premier film en portfolio (ou du moins une partie). Les artifices de la mise en scène tels que le split-screen. Cette fois-ci, Klapisch s’étale très nettement jusqu’à la Russie et en faisant toutes ces digressions -qui démarre à l’origine dans les toilettes de l’Eurostar- le réalisateur perd un peu son sujet. La vie de Xavier, qui a maintenant 30 ans, semble bien volatile avec toutes ces rencontres amoureuses ou non mais souvent brèves : le come-back d’Isabelle (Cécile De France, toujours au top), une vendeuse de Kookaï (Aïssa Maïga), la très british Wendy dont le penchant ne cesse de croitre (Kelly Reilly), le jeune mannequin Celia Shelburn (Lucy Gordon)… Pourquoi est-il moins bon que ‘L’auberge’ ? Tout simplement parce que la diversité n’a pas réussie, on passe de Londres à Paris ainsi qu’à Saint-Pétersbourg avec trop de précipitations ce qui suscite une incompréhension récurrente. Comment peut-on analyser les fautes commises ? En plus de 2 heures, le spectateur a le temps de s’ennuyer. Même si la première partie centrée sur Xavier nous met dans l’ambiance grâce aux talents de narrateur de Duris, l’arrivée du mariage de William et Natascha –danseuse étoile- (Kevin Bishop et Evguenia Obraztsova) fait diversion. Saint-Pétersbourg et sa rue parfaite (de l’architecte Carlo Rossi) est beaucoup mieux montrée que Londres même si on se sent verser une larme quand Lucy Gordon apparaît… Trop long certes mais nostalgique, point trop n’en faut. Les acteurs et actrices ayant joués précédemment font plus de la figuration à part bien sûr Kelly Reilly. Notons que la musique est globalement bonne sauf lorsqu’il s’agit des titres russes qui, eux, sont horribles. L’idéal est de visionner les deux pour se faire sa petite idée. Attention, il s’agit d’une suite assez distante et il ne faudrait pas rapprocher les deux pour les inclure dans une seule et même démarche de la part de Klapisch.
Les succés cinématographiques entraînent généralement une suite, l'auberge espagnole ne pouvait y échapper. Les étudiants Erasmus ont quelque peu changé depuis l'épisode barcelonais. On peine même à en reconnaître certains à l'image de William, le petit frère de Wendy qui devient désormais un personnage central de ce second volet. Les suites ne sont pas toujours réussies. On doit pouvoir les compter sur les doigts d'une main. Entrons directement dans le vif du sujet : les poupées russes sont loin de surclasser leur grand frère espagnol. Le film a su éviter les pièges des suites râtées qui compilent les meilleurs moment d'un film original pour les reservir avec une sauce différente. Le scénario quoiqu'original ne nous transporte pas comme dans le premier volet. Le cadre est différent. On part vers Saint Petersbourg et Xavier n'est plus en proie avec ses problèmes d'avenir professionnel. Ses seules préoccupations sont désormais d'ordre amoureux et ça n'est guerre plus facile à gérer que ses premières angoisses.
L'histoire: Xavier fait désormais ce qu'il aime, il écrit. Seulement c'est une branche beaucoup moins lucrative que l'économie vers laquelle il s'était dirigé. Il enchaîne les boulots de scénariste jusqu'à tomber dans le soupe au lait qui lui permet de vivre contre tous ces idéaux. Sur ce, il apprend le mariage du turbulent William avec une jeune femme russe. C'est l'occasion pour lui de retrouver ses amis d'antan et de faire un long bilan de sa vie amoureuse qui se résume à un défilé de conquêtes qui ne parviennent jamais à le rendre heureux.
Dans ce second volet "Adieu Judith Godreche" et "Bonjour Audrey Tautou" dans le rôle de la potiche agassante par excellente. J'ai vraiment un problème avec ces actrices qui surjouent au point de véhiculer une image presque froide des actrices françaises. il ne manquerait plus qu'un dernier volet à cette saga avec Marion Cotillard ou Mélanie Laurent pour vraiment faire concurrence à ce duo. Peu importe, leurs temps de passage est presque inexistant tout comme le reste du casting. Place aux relations franco anglaises, aux allers/retours en Eurostar et aux p'tits dej' bacon Beens anglais pour notre plus grand plaisir.
Au final Romain Duris signe encore une belle prestation et se place sérieusement dans le panel de mes acteurs favoris. Il faut aller au delà de sa belle gueule et d'en parler me donne immédiatement envie de regarder à nouveau De battre mon coeur s'est arrêté dans lequel on peut voir l'étendu de son talent d'acteur. Le film fera sûrement l'objet d'une prochaine chronique que je suis dèjà impatient de mettre sur papier.
N'hésitez pas à venir sur mon blog http://accro-dvd.blogspot.com
Moins bien que le premier Cédric Klapish signe quand même un très bon film. Malheureusement il y a des longueurs et Audrey Tautou vient gacher le film.
Pour "les poupées Russes", Cédric Clapisch retrouve une fois de plus son acteur fétiche Romain Duris et toute l'équipe de "L'auberge espagnole" : Cécile de France, Audrey Tautou... Il signe ici une comédie assez drôle et légère où l'on suit avec toujours le même plaisir les aventures de Xavier. L'oeuvre montre d'ailleurs beaucoup ses gros problèmes émotionnels. Tous les personnages sont trentenaires, ils ont perdu l'innocence qu'ils avaient dans le premier et ont du mal a se faire à la vie d'adulte. Le scénario montre les dilemmes de jeunes adultes. "Les poupées russes" est plus sérieux et un peu plus sombre que "L'auberge espagnole" mais il traite toujours son sujet avec une touche d'humour.
Une suite un brin plus décevante puisque la magie de Barcelone est passé. Il est en tout cas intéressant de voir l'évolution de tous les personnages dans la société. C'est tout simplement la suite de ce que Klapish avait débuté dans le premier volet, un Romain Duris toujours aussi bon .
Les personnages de l'Auberge Espagnole ont grandi, et il était en effet intéressant de voir leur évolution dans la société "réelle". Résultat : on est forcément déçu, car l'esprit du premier film n'est plus là, l'innocence et l'enthousiasme des personnages se sont évaporés, et et les ressorts comiques avec. Nous avons ici plutôt affaire à une comédie romantique, voire à une pure histoire d'amour entre le Français et l'Anglaise. Ceci dit, on reste captivé par l'évolution de Xavier, et la dimension psychologique du personnage, pétri de contradictions, et ne sachant jamais où il va. Les seconds rôles sont toujours aussi convaincants, et la mise en scène encore au service des comédiens.
Trois ans après le très bon premier volet , Cedric Klapisch me déçoit franchement avec une suite qui a perdu toute la folie et le fun qui rendait le premier si frais et original . Fini les études et la jeunesse , le héros Xavier arrive dans la période de remise en questions : la trentaine et tous les problèmes y sont abordés avec plus ou moins de lourdeur , les romances s'enchainent et se ressemblent , en plus la superbe vision de l'Europe mise en premier plan dans l'Auberge Espagnole disparait quasi-complètement . Autant l'histoire est un peu fade , autant les acteurs sont restés au même niveau avec un Duris plus mature mais toujours aussi drôle , une Kelly Reilly pétillante a souhait et belle comme tout et des seconds rôles différents dans l'esprit mais toujours les mêmes trentenaires dans la galère . Tout le sentiment de folie et de liberté qui faisait de la réalisation de Klapsich une réussite dans le premier n'est plus , il devient presque classique et quand ça se veut original , ça part complètement en live sans jamais en revenir . Une suite décevante , si une suite doit sortir , j'espère qu'elle retrouvera l'esprit de "L'Auberge Espagnole" .
Très bonne suite, aussi bonne que les deux premiers volets selon moi. Ce volet a une part de magie et est très bien joué par Romain Duris, toujours aussi bon. Quelques passages sont longs, mais Les Poupées russes est dans l'ensemble très distrayant. J'adore !