1631 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
123 critiques spectateurs
5
41 critiques
4
50 critiques
3
9 critiques
2
17 critiques
1
6 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
C'est dans l'ensemble un bon film, mais malheureusement, une fois que l'on connait le pitch ou qu'on a vu la bande annonce, on connait 80% du film. C'est une histoire somme toute classique qui pourrait faire l'objet d'un reportage. C'est presque le cas... Si comme moi vous avez vu pas mal de films sur la drogue, les mafias, etc, ce film ne vous surprendra absolument pas. L'actrice principale rattrape complètement les lourdeurs du scénario.
Peu de film m'ont laissé une impression de ratage comme celui-ci. Pas de rythme, une histoire prometteuse qui finalement est fade. On apprend rien sur les filières de la drogue, sur la vie passée et future des "mules" même la police US à l'aeroport à l'air crédule et de s'ennuyer lors de l'interrogatoire. Bref un film sans saveur où les méchants sont méchants par définition et les pauvres mules victimes de la pauvreté Colombienne. La réalité est toute autre et les interactions bien plus fortes. Ce n'est pas la bauté deux actrices qui peut sauver le film.
Catalina Sandino Moreno, qui tourna depuis dans « Paris je taime » (Ana dans « Loin du 16ème ») et dans « Fast food nation » (Sylvia) fut choisie par Joshua Marston après un long casting pour incarner le rôle de Maria, et nominée pour lOscar de la meilleure actrice. « Maria pleine de grâce » obtint de multiples récompenses en 2004 : Festivals de Deauville, Berlin, Sundance. Le titre et laffiche, dabord : jouant avec limage de la Vierge Marie, ils ont pu choquer. Je ny vois pas un sacrilège car ils donnent au destin individuel de la jeune fille une portée universelle. Ces femmes colombiennes sont bien des victimes dignes de compassion, prises au pièges, devenues « mules » en avalant des capsules de drogue. Douceur et douleur mêlées, sur cette affiche symbolique : commençant dans une plantation de fleurs avec les images dun travail ingrat, le film se poursuit par une aventure à laquelle nous avons du mal à croire au début, mais qui repose sur des faits réels. Maria essaie de sortir de sa condition et se trouve prise dans un engrenage implacable. Tout en ayant des aspects documentaires (glaçants, terrifiants, mais quil faut connaître avant de porter un jugement, c'est pourquoi toute cette préparation est longuement montrée) le film nous saisit littéralement et ne nous lâche plus grâce à son scénario excellent, entre angoisse et espoir, cynisme et entraide. Lactrice est lumineuse, dun naturel extraordinaire. Je nai trouvé aucune longueur à lhistoire, dont la scène la plus prenante, qui nous fait presque mal physiquement, se passe à 10000 mètres daltitude. Tout ce qui suit est du domaine du possible. Le réal ne se place pas du point de vue moral mais relate des faits bruts, nous laissant le soin de conclure. Depuis ce film, on ne peut plus lire sans révolte et colère les "faits divers" qui nous relatent la mort "accidentelle" d'un de ces passeurs de la misère sacrifiés sur l'autel du profit criminel.