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Hulufo
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4,5
Publiée le 13 janvier 2021
Encore plus délicieux que le premier, "Before Sunset" est une ballade à texte protéiforme. Un tango qui ne s'arrête jamais et qui se continue dans le noir. Quand le soleil au zénith disparaît, l'imaginaire prend le relais sous l'ombre des délicats pas de Nina Simone. La traversée n'a jamais été aussi belle.
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1,5
Publiée le 6 décembre 2020
Before Sunset est un autre exemple d'une expérience pseudo-intellectuelle artistique qui a tragiquement mal tourné. C'était tout simplement un mauvais film. Les personnages étaient égocentriques et terriblement inintéressants. Le scénario était bourré de citations philosophiques et de paraphrases à l'emporte-pièce. La ville de Paris aurait pu être utilisée comme un personnage distinct cependant la ville des lumières a été reléguée au second plan comme si elle se trouvait dans les coulisses d'Universal. Hawke est à nouveau inimitable et Delpy est dépourvue du charme qu'elle avait dans le premier film et tout ressemble à une tentative désespérée de tirer profit de la popularité du premier film avec encore une fois un final ambigu...
Subtils dialogues bien que un peu nombriliste. Excellente Julie Delpy. On est emporté par l intensité de la conversation. Le regret est la position sociale un peu trop archetypale ( l écrivain et la militante ecolo du Xe) des 2 personnages.
Intéressant concept que cette discussion en temps réel d'un couple fantasmant sur une réalité alternative qu'il ne peut ou n'ose tenter. Face à certains éclats de vérité s'opposent malheureusement des réactions ou discussions forcées voire artificielles, rendant ce second volet plus bancal. Même si l'émotion affleure encore, elle ne peut effacer les maladresses de cette suite dont les incertitudes s'incarnent dans sa fin. To be continued...
Une splendeur de cinéma intelligent. Minimaliste, naturaliste, ce cinéma renferme en lui toute la puissance des histoires d'amour, toute la confusion, la légerté, l'imprudence, la magie. Une pièce d'orfèvrerie
Un Before Sunset en dessous du précédent mais non dénué d'intérêt. Le début est assez décevant dans mon contexte : les flash back sont redondants et les conversations, probablement innovantes il y a 10 ans enfoncent aujourd'hui les portes ouvertes de l'écologie. La tendance bourgeoise de nos héros est encore accentuée, Jesse est devenu auteur à succès, Céline travaille dans une organisation internationales pour aider les démunis... Cela ne nous empêche pas de les retrouver avec plaisir la relation entre eux deux fonctionne toujours aussi bien. Ils sont marqués par le sentiment que la nuit passée ensemble a été structurant dans leurs vies. Chez Hawke surtout, on sent le regret, l'opportunité gâchée et la conviction, chaque minute renforcée, qu'il ne veut pas faire deux fois la même erreur. C'est touchant. Certes nos héros ne vivent rien d'extraordinaire lors de cet après midi : pas de tour de grande roue, de baiser sous une pluie battante, d'enlacement à l'avant d'un paquebot ou de marche sur le sable d'une île tropicale (ni même de Paris plage !) mais ils parlent, du monde et d'eux même. Et on s'attache parce qu'on trouve en eux, un peu de nous. Comme son prédécesseur Before Sunset vaut essentiellement pour son thème car au-delà il n'y a pas grand chose : la réalisation est plate (surtout quand on vient de découvrir le plan séquence de 1917), la photographie pouvait mieux faire au vu du cadre parisien (la SD n'aide pas il est vrai), il n'y a que deux acteurs (heureusement ils sont bons) et il n'y a aucune action. Richard Linklater parvient tout de même à créer une tension constante : on a l'impression qu'ils doivent se quitter après 30min ! Mon seul vrai regret finalement sont les dialogues qui m'ont moins touché. Il n'empêche qu'on pardonne à la faveur de quelques beaux moments : spoiler: "Did you show up in Vienna that December", "I see their little details, so special things to each of them, small things that move me" "the love of your life : the concept is absurd, the idea that we can only be complete with another one is evil".
La réalisation de Richard Linklater est assez étrange avec des flashbacks du premier volet au début comme pour nous rappeler qu'il y a eu un autre film avant. Before Sunset n'est pas aussi larmoyant que son confrère mais on retrouve un Paris un peu stéréotypé.
Dans "Before Sunrise", Jesse et Céline passaient une nuit magique à Vienne, après laquelle ils promettaient de se retrouver. 9 ans plus tard, on apprend qu'ils ne se sont jamais revus, jusqu'à ce que Jesse vienne présenter son livre à Paris, et rencontre Céline à nouveau ! Ils auront alors à peine plus d'une heure pour rattraper le temps perdu, avant que Jesse ne prenne son avion... Pour apprécier pleinement "Before Sunset", il est préférable d'avoir vu (et aimé) le volet précédent, tant le film fait référence à cette nuit et à la manière dont elle a chamboulé les personnages. Mais entre deux dialogues denses sur divers sujets sociétaux, le film évoque surtout la situation de trentenaires ayant vécu des années pas toujours roses, et faisant le point sur leurs vies respectives. Le tout avec une alchimie toujours présente entre Julie Delpy et Ethan Hawke, et des dialogues réfléchis, crédibles et bien construits (auxquels les acteurs ont contribué). Richard Linklater est quant à lui toujours adepte des traveling lisses, symbole d'une relation fluide, et enchaîne de nombreux plans-séquences, pour raconter une histoire quasi en temps réel, chose inhabituel pour un drame.
Deuxième volet de la trilogie des Before, cet épisode a quelque chose de mineur par sa durée réduite (1h20), par sa temporalité moins étendue que le précédent (ici presque en temps réel, alors que Before Sunrise couvrait toute une nuit), mais aussi par sa nature même de suite, largement adossée aux événements du précédent volet. Pourtant, j’y ai pris plus de plaisir. Les personnages ont grandi, ont pris quelques coups, sont devenus moins agaçants et assument leur banalité (le personnage de Delpy reste insupportable à chaque fois qu’elle se met à minauder). Les acteurs aussi ont mûri et les petits détails de leur jeu m’ont émerveillé à beaucoup de moments, sans parler de leur évidente alchimie. Linklater est au sommet de son art, avec des mouvements de caméra et un découpage d’une absolue fluidité. Mais surtout, cet épisode met sur le chemin du couple ce qui manquait à l’épisode précédent et qui fait le sel de toute bonne romance: des obstacles réels et concrets.
On ne va pas disserter cent six ans sur les partis pris de mise en scène de Richard Linklater. Before Sunset pourrait tout aussi bien être une pièce de théâtre ou simplement un dialogue dans la rue, dans les transports ou dans un magasin entre deux personnes. En réalité, je ne suis pas sûr qu'on fasse connaissance, qu'on se séduit ou qu'on se retrouve après une longue absence en dissertant sur l'amour, l'engagement et le sens de la vie au sens large. Mais c'est justement ça qui fait qu'on est devant un film de cinéma. Film qui a la particularité de suivre ces deux amoureux neuf ans après leur première rencontre. Et des dialogues qui sortent de leur bouche écrits par Ethan Hawke et Julie Delpy eux-mêmes. C'est un peu leur bébé. C'est une succession de longues saynètes tournées dans plusieurs endroits de la capitale : la rue, le bistrot, le bateau-mouche, l'appartement de Céline. Et ils discutent sur ce qu'ils sont devenus pendant ces neuf longues années. Leur amour est évident. Mais ce n'est pas parce que c'est évident que ça fonctionne. Il y a les aléas de la vie, les malentendus, les empêchements, les occasions loupées, la malchance. Ce qu'il faut se dire, c'est qu'il y a toujours un infime espoir de se retrouver. Même si de l'eau a coulé sous les ponts et que chacun a fait sa vie entretemps. La preuve avec eux. Quelle probabilité avait-ils ? On peut voir ça comme un gâchis, une perte de temps. Mais aussi comme une manière de se faire languir. De faire mûrir leur amour pour qu'ensuite ils en récoltent les fruits...un jour. Ou pas. Avec eux, je crois qu'on ne sera jamais vraiment sûr.
9 ans après leur rencontre éclair à Vienne dans Before sunrise, Jesse et Céline se retrouvent à Paris et se racontent leur vie. Le film est plaisant mais n'apporte pas grand chose de plus.
On retrouve avec grand plaisir la recette du premier opus « Before sunrise » : le duo bavard, la déambulation, une romance qui monte. Cette répétition devient ici un monteur et non un poids grâce aux 9 ans qui séparent les deux films, en tournage et dans le récit. L'histoire peut être apprécié indépendamment du premier film mais sa puissance réside justement dans l'écho entre les deux moments. Le tandem enchanteur Jesse-Céline se recompose à merveille, des retrouvailles d'abord gênées qui dérivent vite vers une complicité retrouvé et des confidences poignantes. Leurs discussions sont plus graves, ils dressent chacun un constat doux-amer de leurs vies respectives, entre réussites, rancunes et regrets. Le film fonctionne comme le premier, avec la même verve tendre et imaginative. Ce qu'il perd en originalité et poésie, il le gagne en intensité. Le récit est plus ramassé, se déroulant quasiment temps réel. Cette brièveté, c'est justement la force du film. Leur nouvelle rencontre apparaît comme un moment volé, une parenthèse dans leur vie quotidienne, une ouverture vers une autre vie, celle qu'ils avaient effleuré 9 ans auparavant.
9 ans plus tard, on retrouve ce couple improbable qui s'était donné rendez-vous dans 6 mois, jour pour jour après leur première rencontre. 9 ans plus tard, que s'est-il passé ? J'avais beaucoup aimé le premier "Before Sunrise" avec les mêmes acteurs. Cette suite est d'un réalisme saisissant, les personnages sont toujours présents à 200% derrière les acteurs. Je suis bluffé et j'aime toujours autant l'histoire de ces deux personnages romantiques et âmes sœurs qui se tournent autour dans Paris. Beaucoup de scènes sont filmées en temps réelles. Des réflexions, des discussions, de l'humour, quelques vannes... La romance continue le plus naturellement du monde, un vrai plaisir !